30 Oct

L’étonnant patrimoine du cimetière de la Chartreuse à Bordeaux

La Toussaint est le moment de l’année où il accueille le plus de visiteurs. Construit au XVIIIe siècle dans l’enclos d’un ancien couvent, le cimetière de la Chartreuse à Bordeaux est le plus grand cimetière urbain de France après celui du Père-Lachaise à Paris, couvrant 29 hectares.

Un témoignage particulièrement riche sur les traditions funéraires, avec ses petites chapelles et ses tombes souvent originales et  surprenantes.

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Ce musée à ciel ouvert n’est pas fait que de pierres : la végétation y est désormais tolérée, offrant un décor paysagé entretenu par les équipes de la ville de Bordeaux.

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C’est Cathy Foucher qui est en charge de la conservation de ce cimetière historique. Elle exerce son métier avec un certain état d’esprit, comme elle l’explique :

J’ai beaucoup de plaisir à travailler dans les cimetières. C’est un lieu où il y a de la vie après la mort. On doit respecter les morts mais on doit penser avant tout aux vivants qui viennent visiter leurs défunts.

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Le cimetière de la Chartreuse se visite avec un guide, parfois même la nuit… Petit aperçu de ce patrimoine particulier avec notre reportage.

17 Oct

Malagar : contemplez l’automne depuis la terrasse de François Mauriac

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Dans la foulée de la remise du Prix François Mauriac, nous vous emmenons au Domaine de Malagar, dans la propriété qui a tant inspiré l’auteur, sur les hauteurs de Saint-Maixant en Gironde.

Sa « maison des champs transformée en manoir » comme il l’écrivait…

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Tant qu’il restera sur la Terre un ami de mes livres, Malagar palpitera d’une sourde vie…

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La vigne, les pins, les cyprès qu’il avait lui-même plantés en rentrant de Toscane, son salon, son bureau, l’odeur de la cire présente dans les pièces comme dans les pages… Mille et un détails nous racontent son passage dans ce décor et  les correspondances dans ses romans.

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Une visite littéraire que l’on peut faire et refaire, en rêvant sur le banc de la terrasse ouverte sur les coteaux… Cette terrasse au panorama infini, où François Mauriac allait aborder les longs moments muets.

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Venez avec nous dans ce cadre enchanteur où règne une ambiance si particulière, à la fois champêtre et littéraire… 

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Infos pratiques :

Du 1er avril au 30 septembre
Ouvert tous les jours
De 10h à 13h et de 14h à 18h.

En octobre – novembre, février – mars
Ouvert tous les jours sauf le mardi
De 10h à 13h et de 14h à 17h30.

** Fermeture du domaine :
Décembre et janvier, ainsi que le 1er mai.

06 Oct

Le château de Toulouse-Lautrec devient Maison des illustres

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C’est une belle reconnaissance pour le Château Malromé à Saint-André-du-Bois. L’ancienne demeure du peintre Henri de Toulouse-Lautrec est officiellement labellisée « Maison des illustres ».

Cette labellisation n’est pas un aboutissement mais bien le début d’une démarche culturelle. Colette Paris, guide au Château Malromé

La valorisation du château se traduit par de grands travaux qui se dérouleront jusqu’au printemps 2017, sous l’impulsion de la famille Huynh, propriétaire depuis 2013. Le Château Malromé constitue la troisième Maison des Illustres en Gironde, aux côtés de Malagar tout proche (François Mauriac) et du Château de Labrède (Montesquieu).

Venez avec nous découvrir cette demeure qui porte le souvenir du célèbre peintre. Il y retrouvait sa mère chaque automne, à l’époque des vendanges…   

La visite du château

Le château Malromé de saint-André-du-bois

 

Gradignan, la ville à la campagne

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Gradignan, dans la Métropole bordelaise, cultive son image de ville à la campagne. Depuis plusieurs décennies, les politiques municipales ont misé sur la sauvegarde du patrimoine bâti mais aussi naturel. C’est ainsi que la commune a acheté sept châteaux et vingt parcs, ne laissant qu’un cinquième des propriétés aux promoteurs.

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Envie d’aller y faire un tour en marge du salon Lire en Poche qui se déroule ce week-end ? Direction le Château de Laurenzane, l’actuel Hôtel de Ville, entouré d’arbres remarquables mais aussi des sculptures de l’artiste Danielle Bigata.

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Une belle balade à découvrir dans ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato et Sarah Paulin.

 

14 Sep

[Journées du Patrimoine] La Réole, plus petite ville d’art et d’histoire de France

Bordeaux, Limoges, Poitiers, Pau, Bayonne… Sans surprise, elles font toutes partie du palmarès. Au total, la Nouvelle-Aquitaine compte 33 villes et pays d’art et d’histoire, reconnues pour leur richesse historique et la sauvegarde de leur patrimoine.

Un label délivré par le Ministère de la Culture et de la Communication depuis 1985 pour récompenser la valorisation de l’architecture et du paysage mais aussi l’embellissement du cadre de vie des habitants.

©Olivier Prax

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Savez-vous que la plus petite commune de France à avoir obtenu cette reconnaissance se trouve en Gironde ?

Il s’agit de La Réole, récompensée en 2015. Une façon pour la petite commune de l’Entre-Deux-Mers de redorer son blason et de mettre en avant des charmes inattendus…

Et pour ces Journées du Patrimoine, de nombreuses activités vous sont proposées à La Réole, que vous retrouverez en cliquant sur le lien du ministère de la culture.

 

12 Sep

Le château aux assiettes : une curiosité méconnue à Bias, en Lot-et-Garonne

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Le château aux assiettes fait partie des sites ouverts exceptionnellement pour les Journées du Patrimoine. 

Le lieu est particulièrement surprenant : il s’agit d’un ancien château entièrement recouvert d’assiettes et de plaques émaillées !

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Ce musée à ciel ouvert est l’oeuvre de Louis Léon de Brondeau, un collectionneur de faïence des plus grandes manufactures françaises du XIXe siècle, comme Gien, Sarreguemines ou Vieillard.

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Au total, pas moins de 650 pièces ornent les façades. Elles ont pour thème la nature, les sciences, la mythologie mais aussi la République, reflétant l’univers et les convictions de Louis Léon de Brondeau. Une personnalité hors du commun perçue comme excentrique, passionnée d’agriculture, d’astronomie… et de politique.

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Pendant des décennies, « la maison aux assiettes », façonnée en 1888, fait tellement partie du paysage qu’elle reste totalement ignorée derrière ces arbres centenaires. C’est une ferme presque comme les autres, où l’on vient chercher du lait sans y regarder de plus près…

Depuis une dizaine d’années, l‘association Brondeau de Senelles oeuvre pour sauvegarder le château légué en 1906 à la ville de Villeneuve-sur-Lot, dont Bias n’était alors qu’un quartier.

C’est en 2004 que la municipalité de Bias, devenu commune à part entière en 1935, achète cette propriété qui se trouve sur ses terres, dans l’intention de la protéger.

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« Le château aux assiettes » est presque aussitôt reconnu comme patrimoine : dès 2012, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques… mais la restauration ne fait que commencer.

A noter cette anecdote inattendue : l’arrière-arrière-arrière petite nièce de Louis Léon de Brondeau n’est autre que… Bernadette Chirac. L’ancienne première dame de France est venue au pays de ses aïeux, en compagnie de Jacques Chirac, en 1975…

Découvrez le château avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Xavier Granger et Vincent Issenuth. Les images aériennes ont été réalisées par l’association Brondeau de Senelles.

04 Juil

L’Abbaye de la Sauve Majeure, la grande forêt de pierres de l’Entre-deux-Mers

©France 3 Aquitaine©France 3 Aquitaine

C’est une abbaye millénaire, faite de lumière, de ciel et de vent… Un chef d’oeuvre méconnu de l’art roman, situé près de Créon, où la pierre et la végétation se répondent pour former d’étonnantes perspectives.

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C’est en 1079 que l’histoire de l’Abbaye commence. Elle abrite jusqu’à 300 moines bénédictins accueillant les pèlerins en marche vers Compostelle. Pendant sept siècles, la Sauve Majeur, Salva Mayor, la « grande forêt », fut considérée comme l’un des plus beaux joyaux de la Gironde  avant de subir les affres de la Révolution.

Ses ruines furent récupérées pour d’autres constructions alentour avant que l’édifice soit protégé par le classement aux monuments historiques en 1840. Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques.

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Le promeneur qui aperçoit l’Abbaye au loin peut avoir le sentiment d’avoir déjà tout vu, sans ressentir la nécessité de s’approcher…

La magie du lieu

Et pourtant, il faut prendre le temps de flâner et de sentir le calme s’installer pour découvrir des secrets, façon chasse au trésor, dans les chapelles où sont illustrées des scènes bibliques, comme nous l’explique Olivier du Payrat, administrateur des monuments historiques.

Le regard peut être attiré par une multitude de détails, de sculptures qui montrent une foule d’histoires et de personnages, comme Daniel qui reste zen dans la fosse aux lions ou Samson, représenté comme un play-boy du Moyen-Age avec sa cape et sa chevelure de jeune homme.

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Ce que le visiteur trouve ici, c’est aussi toute une atmosphère, empreinte de paix et de sérénité. Une ambiance qui se prolonge au jardin médiéval créé par les Amis de l’Abbaye, réunissant des amoureux du site qui se passionnent pour son histoire.

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On y découvre, soigneusement disposés, les carrés typiques de l’époque médiévale, avec ces fleurs blanches et bleues destinées à Marie, ces plantes aromatiques et médicinales, mais aussi son verger et son potager de fruits et légumes oubliés.

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On ne  peut pas faire un jardin monastique si on n’a pas un minimum de relation avec l’au-delà ou ce que l’on veut bien y mettre, en tout cas quelque chose de supérieur au geste du jardinier. Yves, ami de l’Abbaye

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L‘Abbaye de la Sauve Majeure multiplie les animations : poésie, musique, théâtre, expositions photos en plein air. Vous pourrez également effectuer des dégustations de vins dans l’ancienne grange abbatiale. Histoire de rappeler que la grande forêt vaut bien le détour dans cet Entre-deux-Mers que l’on surnomme la petite Toscane girondine

Suivez le guide, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lecuyer, Xavier Granger et Isabelle Rougeot.

Et pour voyager un peu plus dans ses méandres, plongez-vous dans la saga de La Dame de La Sauve écrite par Sandrine Biyi, auteur passionnée et inspirée par l’Abbaye ( Editions Vents Salés). Sortie du prochain tome à la rentrée.

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Bonne lecture et bonne visite !

 

 

 

Dans les coulisses du Jardin Public de Bordeaux

©France 3 Aquitaine

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Difficile d’échapper à la pluie ! C’est avec les bottes que nous partons explorer le Jardin Public de Bordeaux… Si les promeneurs ont déserté les allées, il en faut plus pour décourager les jardiniers qui ont fort à faire en raison des averses et des températures clémentes, propices au développement de la végétation, entraînant beaucoup d’entretien de désherbage notamment.

C’est une femme, Caroline Miramon, qui dirige une équipe de 7 jardiniers municipaux, impliqués dans l’entretien et les réalisations des massifs (certains portent même discrètement leurs prénoms). Elle nous explique leur nouvelle approche.

On est plus à l’écoute, plus observateur de la nature qu’autrefois, on cherche moins à la maîtriser…

 Un jardin français, anglais et… écologique

Le Jardin Public n’est pas né de la dernière… pluie : il compte 260 printemps.

Après une période à la française lors de sa création en 1746 sur décision de l’Intendant Tourny, le Jardin Public connut une parenthèse après la Révolution : les fleurs sont arrachées pour laisser place à de la pelouse.

C’est en 1856 qu’il est réaménagé par L-B Fischer, imaginant un parc à l’anglaise, avec ses couleurs tendres, ses arrondis et ses petits ponts. La largeur des passerelles est déterminée en fonction de celles… des crinolines.

Aujourd’hui, le Jardin Public est entré, pourrait-on dire, dans sa troisième période, correspondant à notre époque contemporaine : celle du jardin écologique où le respect de l’environnement dicte tous les choix, en matière d’économie d’eau, de gestion du sol (paillage pour éviter l’évaporation), d’élimination des déchets (sur place), de plantation (fleurs vivaces plutôt qu’annuelles) et de respect de la faune et de la flore.


Le Jardin Public a reçu un éco-label, décerné par un organisme indépendant : les produits phyto-sanitaires y sont interdits depuis 2010. Un technicien de la Direction des Espaces Verts est chargé de vérifier que les 96 critères écologiques sont bien respectés.

On comprend mieux le retour de certaines plantes indésirables, comme les orties, et même la tolérance de gastéropodes, comme la limace.


Les arbres centenaires constituent la partie la plus ancienne du jardin. Samuel Trichot, au sein de l’équipe spécialisée de la Métropole, est un peu le docteur de ce patrimoine végétal mais aussi de tous les arbres qui sont régulièrement plantés, sélectionnés en tenant compte du réchauffement climatique.

Enfin, le Jardin Botanique, créé à Bordeaux en 1629, a trouvé ici sa place définitive en 1858, jouxtant l’hôtel de Lisleferme qui abrite actuellement le Muséum d’Histoire Naturelle. Un peu oublié depuis l’ouverture du Jardin Botanique de la rive droite, il joue toujours pleinement son rôle et peut se visiter aux mêmes horaires que le Jardin Public.

C’est une autre balade, plus intimiste, où l’on découvre les collections, dans un petit havre de paix…


Et pour en savoir beaucoup plus, Trésors et Pépites vous recommande Histoire des jardins, l’ouvrage de Philippe Prévôt, directeur du service du Patrimoine de l’Office de Tourisme de Bordeaux Métropole. Bonne lecture et bonne visite !

BLOG HISTOIRE DES JARDINS

09 Juin

Le quartier des Chartrons, coeur historique du vin et du négoce à Bordeaux

La Cité du vin offre un nouvel horizon dans le paysage des Chartrons, remettant en lumière l’histoire du quartier, fief des négociants depuis trois siècles. Petite balade dans cet ancien faubourg devenu the place to be à Bordeaux.

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Au bord de la Garonne, le quartier tendance bruisse encore du souvenir de son passé maritime, nourri de l’expédition des vins de Bordeaux sur tous les océans. Pour mieux comprendre sa réputation, il faut entrer au Musée du vin et du négoce, rue Borie, fondé en 2008 par un jeune négociant passionné par l’histoire de sa ville.

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Le musée est installé dans une cave datant du début du XVIIIe siècle.

Tout un symbole car c’est à cette époque que l’histoire commence, avec l’arrivée de négociants anglais, écossais, irlandais, allemands et flamands, surnommés les Chartrons en raison de la proximité d’un couvent de Chartreux.

Un monde à part, comme nous l’explique l’historienne Marie-Chantal Leboucq.

Les Chartrons sont alors un faubourg, ils ne font pas partie de Bordeaux… On est Chartronnais, pas Bordelais. C’est une micro-société avec ses négociants, ses ouvriers, ses tonneliers, ses maîtres de chai…

Pour des raisons pratiques, liées aux transports, les négociants quittent le quartier dans les années 1970 pour y revenir plus que jamais ces dernières années. Il semblerait que l’adresse des Chartrons, connue dans le monde  entier, soit la meilleure publicité !


Rares sont les familles présentes depuis le début de l’aventure du négoce.

Denis Johnston et ses frères, Archibald et Ivanhoë, représentent la neuvième génération. Ils ont accepté de nous ouvrir leurs portes et de nous raconter l’histoire de leurs ancêtres, Nathaniel et William Johnston. Des précurseurs qui ont fondé une société transmise en ligne directe depuis trois cents.

Denis Johnston©France 3 Aquitaine

Denis Johnston©France 3 Aquitaine


L’histoire du quartier des Chartrons est également marquée par le commerce colonial. Aujourd’hui, le passé continue à se lire à travers les noms, comme le cours de la Martinique, et les lieux, comme les Entrepôts Lainé. C’est dans cet immense bâtiment, qui accueille aujourd’hui le CAPC, qu’étaient stockés le sucre, le café, le cacao et les épices…

Autant de denrées venues des colonies françaises, et notamment de l’île de Saint-Domingue, la perle des Antilles.

Un commerce étroitement lié à la traite des Noirs. C’est du quai des Chartrons que partit le premier bateau chargé d’esclaves… Au total, 130 000 personnes furent déportées. Karfa Diallo, fondateur de Mémoires et Partages, retrace cette période sombre de l’histoire lors de visites inédites, intitulées Bordeaux créole.

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l'esclavage

Karfa Diallo recueilli devant la plaque commémorative en mémoire des victimes de l’esclavage


Nous continuons notre balade à la rencontre, cette fois, des brocanteurs. Que serait le quartier sans eux  ?

Les antiquaires, présents dans de nombreuses petites rues, ont également leur village, le village Notre Dame, où le vintage côtoie le classique et le design. Prêt à chiner ? Suivez-nous chez les anciens et les modernes…

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Enfin, on retiendra que c’est aux Chartrons qu’est né l’un des premiers marchés bio de France. Il fut le deuxième créé en Aquitaine, après celui de Villeneuve-sur-Lot, ouvrant la voie autour d’une poignée de producteurs…

Ce printemps,le marché des Chartrons a fêté ses quarante ans… Rendez-vous tous les jeudis sur les quais.

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Bonne balade et bonnes découvertes !

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12 Mai

Le Jardin des Nénuphars au Temple-sur-Lot, l’invitation à la sérénité

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Le Lot-et-Garonne détient un véritable joyau végétal : le Jardin des Nénuphars, berceau mondial des nymphéas.

Un endroit réellement unique, où il fait bon flâner dans une ambiance reposante, entouré de magnifiques plantes aquatiques dont les reflets font le régal des photographes et des contemplatifs, apaisés par ce spectacle immobile.

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L’histoire du jardin est à elle seule une invitation à la rêverie. Tout commence au XIXe siècle, avec la découverte extraordinaire du pépiniériste Joseph Latour-Marliac.

Ce passionné de botanique, à force de patience, parvint à réaliser une première mondiale : la création de nénuphars de couleurs. Un véritable exploit car, sous nos latitudes, les nymphéas étaient seulement blancs dans la nature. Les nénuphars colorés ne s’épanouissaient que sous les Tropiques…

Selon un procédé resté mystérieux, Joseph Latour-Marliac fut capable de proposer des variétés rustiques résistantes, allant du jaune tendre au rouge électrique. C’est grâce à lui que les nénuphars explosent de couleurs dans nos jardins.

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Lorsque le Lot-et-Garonnais présente ses fleurs à l’exposition universelle de Paris en 1889, c’est la révélation.

Claude Monet tombe fou amoureux des nénuphars et passe aussitôt commande auprès de la pépinière du Temple-sur-Lot pour agrémenter son jardin de Giverny.

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Le peintre n’aura de cesse de plonger son regard dans les bassins aux tâches multicolores, y puisant son inspiration pour réaliser ses célèbres Nymphéas et les toiles monumentales exposées au Musée de l’Orangerie, décrivant ainsi ses sensations :

Illusion d’un tout sans fin et d’une onde sans horizon et sans rivage…

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C’est un Américain, Robert Sheldon, qui a racheté la pépinière, soucieux de préserver l’esprit du lieu et de sauvegarder ce patrimoine botanique. Il a restauré les 65 bassins d’autrefois et le Jardin des Nénuphars, classé jardin remarquable, continue à exporter des plantes dans le monde entier. Il sera représenté ce week-end aux Journées des plantes de Chantilly qui rassemble tous les amateurs de belles fleurs…

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Une curiosité à ne pas manquer cet été : l’ouverture du lotus géant Victoria. C’est l’un des rares que l’on peut observer en Europe dans une serre tropicale.

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Observez son éclosion le temps d’un time-lapse et suivez-nous avec le reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Eric Delwarde et Catherine Collin. 


Découvrez le Jardin des Nénuphars au Temple sur Lot

 

Et pour vous plonger dans cet univers magique, vous pouvez également lire l’ouvrage de Caroline Holmes. 

Bonne lecture et bonne visite !

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