04 Fév

Lormont : les 30 ans du Musée National de l’Assurance Maladie

Un musée consacré à l’Assurance Maladie ? Quelle drôle d’idée pense-t-on au premier abord. Et pourtant il serait dommage de s’arrêter à ce préjugé car ce musée, unique en France, est l’occasion de s’immerger dans l’histoire de la protection sociale, si fondamentale dans nos sociétés.

Née juste après la Seconde Guerre Mondiale, la Sécurité Sociale est imaginée par le Conseil National de la Résistance. Une première mondiale qui devient un droit universel en 1948, apparaissant dans l’Article 22 de la Déclaration des Droits de l’Homme.

Dans un cadre surprenant, le visiteur peut découvrir l’évolution de la solidarité, maître-mot du lieu et fil conducteur, de l’Antiquité jusqu’à nos jours. Les thématiques actuelles sont également présentées, comme la CSG.

C’est l’une des grandes originalités de ce musée fondé en 1989 dans un ancien « château du social », une propriété bourgeoise acquise par la Sécurité Sociale en 1948 pour la transformer en centre de convalescence et de soins. Le château appartient aujourd’hui à la CPAM de la Gironde.

Et pour fêter les 30 ans du musée tout au long de l’année 2019, un mur de photos sera réalisé, façon vintage, derrière un bureau des années soixante. Une manière de piquer l’intérêt et la curiosité des plus jeunes…

Plus d’infos sur les sites du Musée National de l’Assurance Maladie  et de la Sécurité Sociale 

Et en regardant notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Sarah Paulin, Isabelle Rougeot).

Les personnes interviewées sont : Emmanuelle Saujeon-Roque, responsable du musée, et Jaurel, volontaire en service civique.

28 Jan

Bordeaux en miniature, trésor inattendu des Archives

C’est une machine à remonter le temps… Nous sommes dans un magasin original des Archives Bordeaux Métropole. Un magasin particulièrement surprenant parmi les 19 que compte le nouveau bâtiment inauguré en 2016, sur la rive droite bordelaise.

Ici, ni papier, ni parchemin ancien, mais des maquettes. Elles représentent le Stade Chaban-Delmas, la caserne des pompiers de la Benauge ou bien encore la Cité du vin. Une ville en miniature, où l’on découvre autant les réalisations que les projets.

Une façon de conserver la mémoire de la ville, dans son évolution et ses prises de décision. On découvre également des décors de théâtre destinés à l’Opéra. Plus insolites encore, des collections d’objets du quotidien, des petits riens comme ces boîtes de bonbons qui permettent d’illustrer la vie quotidienne.

Ces collections de maquettes et d’objets sont accessibles, sur demande, au public. Et il est toujours bon de rappeler que, depuis 1794, tous les citoyens ont librement accès aux archives. Il suffit aux visiteurs de présenter une carte d’identité pour consulter gratuitement les documents.

 

N’hésitez donc pas à venir faire un tour dans cet environnement contemporain pour plonger dans l’Histoire !  (Reportage Nathalie Pinard de Puyjoulon, Philippe Turpaud, Robin Nouvelle)  

 

14 Jan

L’oeuvre prolongée d’Eugène Viollet-Leduc au château de Roquetaillade

C’est un chantier en forme de défi qui se déroule actuellement au château de Roquetaillade, forteresse rendue célèbre par le cinéma.

Les propriétaires ont décidé de prolonger l’oeuvre inachevée d’Eugène Viollet-Leduc.

L’histoire commence au milieu du XIXième siècle à Mazères, en Gironde.

Le rénovateur de Notre-Dame de Paris et du Mont Saint-Michel est sollicité pour transformer le château-fort en habitation (un peu comme on transforme une usine en loft).

Il réalise son projet de grand escalier, projet initialement prévu pour l’opéra Garnier…

Son objectif est de faire entrer la lumière.

Des ouvertures sont percées. Pas évident quand les murs font deux mètres d’épaisseur ! Eugène Viollet-Leduc privilégie également la couleur, avec des fresques éclatantes, dont celle surmontant la fontaine de l’entrée.

Ayant carte blanche, l’architecte va investir librement les lieux, dans les moindres détails, comme ci-dessous dans la chambre rose.

Il s’agit également d’évoquer la nature, invisible en raison du nombre limité de fenêtres.

Le plafond rappelle ainsi une tonnelle ou un jardin d’hiver…

Le chantier se déroule entre 1865 et 1870 et s’arrête avec la chute du Second Empire.

L’oeuvre reste en suspens, jusqu’à ce que les propriétaires se lancent un véritable challenge artistique en 2015 : prolonger et réaliser le rêve d’Eugène Viollet-Leduc.

Pour cela, ils disposent de maigres indices : deux aquarelles seulement qu’il faut regarder à la loupe !

Première étape : depuis le mois de septembre 2018, le plafond de la grande salle synodale a été peint, aux couleurs de la famille propriétaire du château depuis sept siècles.

Par ailleurs, une fresque représentant 9 personnages a été agrandie à l’échelle réelle mais ce n’est qu’un début : 70 personnages au total doivent y figurer. Ils seront imaginés, dans l’esprit de Viollet-Leduc, en se référant à ses dictionnaires et en faisant appel à des caricaturistes.

Le financement est assuré en partie par les dons de mécènes via la Fondation de France.

Découvrez la première étape de ce chantier historique (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Quentin Trigodet, Xavier Granger, Christian Arliguié)

 

06 Nov

Faïence Vieillard : la passion de toute une vie

C’est une passion débordante, dévorante, foisonnante ! Jacques et Laurence Darrigade chinent inlassablement à la découverte de la perle rare. Depuis leur mariage, ils n’ont cessé de vouloir reconstituer l’intégralité de la production de la manufacture bordelaise Vieillard.

Cette manufacture fut l’une des plus importantes de France au XIXème siècle. Installée dans le quartier Bacalan, elle fut même la première industrie de Bordeaux, comptant plus d’un millier d’employés, ouvriers, artisans et artistes dessinant des modèles uniques.

Aujourd’hui, la maison de ce couple de passionnés est bien remplie, gardienne d’un patrimoine historique patiemment réuni. Et cette chasse au trésor est devenu un vrai mode de vie ! Regardez notre reportage. Vous comprendrez ce qu’est une vraie passion de collectionneur !

27 Mai

Saint-Macaire, le village qui n’aime pas les « vieilles pierres »

L’expression fait horreur au maire-adjoint de la petite cité médiévale girondine. Trop passéiste, trop poussiéreuse ! A Saint-Macaire, on revendique un patrimoine vivant depuis la réfection du prieuré il y a 50 ans. Il jouxte une belle église qui fut l’une des toutes premières à être classées en France.

Le mot d’ordre ? Habiter aujourd’hui des maisons d’hier dans une petite commune particulièrement vivante : on y compte pas moins de 60 associations, dont « Vivre le patrimoine macarien » qui a impulsé la restauration d’une grange sur pilotis en faisant appel aux fonds participatifs.

Venez découvrir avec nous Saint-Macaire, près de Langon, au bord de la Garonne… (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lécuyer, Christophe Varone, Isabelle Rougeot)

 

 

19 Mai

La beauté des moulins de Calon

Du soleil et peut-être un souffle de vent. Le temps idéal pour aller visiter les moulins de la région en ces Journées Européennes. De nombreux passionnés s’investissent pour les restaurer. C’est le cas à Montagne-Saint-Emilion, où se trouve un  site exceptionnel.

Sur la colline de Calon qui signifie « beauté », Jean-Noël Boidron a redonné vie à quatre moulins dont deux ont déjà retrouvé leurs ailes. Et c’est toujours une émotion d’entendre le grincement du mécanisme de bois !

Autrefois, « les moulins étaient partout » explique l’historien Pierre Lucu. Le blé envahissait le paysage avant le développement de la vigne. Un inventaire est actuellement en cours dans la région de Saint-Emilion où l’on comptait une centaine de moulins.

C’est pourquoi, aujourd’hui encore, de nombreux châteaux viticoles font référence aux moulins dans leurs noms ou sur leurs étiquettes.

Regardez notre reportage. Les moulins de Calon et bien d’autres vous accueilleront tout le week-end.

 

15 Fév

Notre-Dame du Lac, une nouvelle église à Bordeaux

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C’est la première église construite à Bordeaux depuis 40 ans. Elle s’appelle Notre-Dame du Lac, une église d’aujourd’hui construite au coeur du nouvel écoquartier Gingko qui accueillera bientôt 6000 habitants dans le quartier… du lac.

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Et cette fois, pour cette construction, pas question de se limiter à un « hangar amélioré » comme ce fut le cas dans les années soixante, où les nouvelles églises devaient se fondre dans le paysage urbain, simplement identifiées par une croix.

La commande du diocèse était claire : Notre-Dame du Lac devait être simple, mais belle et bien visible. De fait, elle est située à un rond-point, à l’entrée du quartier, et obéit à un critère extérieur sans équivoque : elle arbore un véritable clocher.

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C’est l’architecte Emilie Brochet qui a imaginé ce lieu de culte moderne, fait de béton, de bois et de verre, qu’elle souhaitait remplie d’une mystérieuse lumière.

Il fallait qu’on voit la lumière mais qu’on ne voit pas la source, donc tout est caché, dissimulé… C’est l’idée de la présence, la lumière. Emilie Brochet

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Des ouvertures vers le ciel, une recherche d’élévation sous un toit en pente, évoquant les plis d’une tente au désert, symbole de rencontre et de recueillement. Les  couleurs sont volontairement ton sur ton pour plus de douceur…

Une conception résolument contemporaine dans un dialogue incessant entre l’architecture et la foi.

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L’Eglise a toujours évolué dans sa manière de construire les lieux de son rassemblement, les lieux qui sont signes de la présence de Dieu. Au XXIème siècle, il n’y a pas de raison que l’on ne continue pas ce travail avec les artistes, les architectes de façon si heureuse… Père Jean Rouet, vicaire général du diocèse de Bordeaux

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Un édifice ponctué par les couleurs des vitraux et des céramiques de Raymond Mirande. Les travaux ont duré 14 mois, entièrement financés par le diocèse qui a notamment vendu deux églises désaffectées pour financer ce projet.

D’un patrimoine à l’autre, le signe d’un nouveau souffle de l’église bordelaise. Consacrée le 4 février 2018 par Monseigneur Ricard, Archevêque de Bordeaux, Notre-Dame du Lac compte 150 places assises. La messe a lieu tous les dimanches soirs à 18 heures 30.

C’est un horaire plus pratique pour certains… Tous ceux qui se sont couchés tard le samedi soir ou qui ne peuvent pas venir le dimanche matin à 11 heures ! Plusieurs paroisses de Bordeaux ont déjà essayé cette proposition et on s’est dit que ça pouvait être bien dans ce quartier. Père Alexandre, prêtre à Notre-Dame du Lac

Les premiers fidèles ont trouvé cette nouvelle église lumineuse, reposante, accueillante…Découvrez-là le temps d’un reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Pascal Lecuyer, Christophe Varone, Isabelle Rougeot)

25 Nov

Sadirac, le village des potiers

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Sadirac a une longue histoire liée à la qualité de son argile. Depuis le Moyen-Age, des générations de potiers s’y sont succédé. A la Maison de la Poterie, on peut découvrir un vestige datant du XIVème siècle. Il s’agit d’une lampe à huile dont la fragilité n’est qu’apparente. Fabuleux d’imaginer que quelqu’un s’est éclairé grâce à cet objet de terre qui a traversé le temps !

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Sadirac compte aujourd’hui une dizaine de potiers. Artisans ? Plus vraiment. Pas question de confectionner des ustensiles et autres jarres de jardin. La concurrence est impossible avec l’industrie. Ils sont plutôt des artistes, toujours en quête de création dans leur rapport personnel et particulier avec la terre.

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La Maison de la Poterie propose régulièrement des expositions. Cet automne, c’est Audrey Bignon et ses personnages en céramique : « Tout va bien », sur le thème des vacances dans le Midi de la France.

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19 Nov

Le charme retrouvé des cabanes de vigne

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Envie de contempler les couleurs de l’automne ? Partir à la découverte des cabanes de vigne constitue le meilleur des prétextes en Gironde ! Direction Saint-Emilion et son paysage millénaire classé au patrimoine mondial de l’Unesco…

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Longtemps oubliées à l’ombre des châteaux, les cabanes de vignes ont été patiemment recensées par un Saint-Emilionnais passionné par ce petit patrimoine rural.

Pierre Lucu en présente 90 dans son guide des cabanes de vigne, paru aux Editions de l’Entre-deux-Mers.

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L’historien, à travers son ouvrage, a réveillé la mémoire de certains propriétaires. Une poignée d’entre eux a décidé de restaurer ces modestes abris remplis de souvenirs de famille, du temps où la cabane permettait de se protéger des caprices de la météo. Le château étant souvent éloigné, ce refuge était le bienvenu pour tous les travailleurs de la vigne mais aussi pour le cheval.CABANES 4

Un début de reconnaissance pour ces cabanes car après tout, ce paysage de vignoble mondialement célébré ne serait pas tout à fait le même sans leur présence fragile ponctuant les rangs de vigne…

Regardez notre reportage (images Chrystelle Arfel, montage Boris Chague, mixage Isabelle Rougeot).

Ces cabanes ne sont pas l’apanage du Bordelais. On en trouve dans toute la France sous des appellations diverses : baraque, borie, buvette, capitelle, chibotte, folie, grangeau ou grotte… Dans la région de la Loire, ces « loges » revisitées ont inspiré des architectes pour créer des haltes cyclistes… Une piste de réhabilitation ?

A noter que les Editions de l’Entre-deux-Mers ouvrent leurs portes le week-end prochain, les 25 et 26 novembre 2017, à Saint-Quentin de Baron. Vous pourrez rencontrer l’éditeur Bernard Larrieu et les auteurs mais aussi découvrir les derniers ouvrages.

Les Editions de l’Entre-deux-Mers ont notamment publié l’oeuvre monumentale de Léo Drouyn, le dernier volume portant sur la représentation des arbres dans le travail de l’illustrateur. Regardez notre reportage sur Léo Drouyn en cliquant ici.

20 Oct

Le Guignol Guérin fête ses 165 ans à Bordeaux

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Sa tête de bois a réjoui des générations de Bordelais. Le Guignol Guérin, né en 1853, fête son anniversaire en grandes pompes. Pendant un mois, du 28 octobre au 18 novembre, le célèbre redresseur de tort offrira une série exceptionnelle de spectacles au théâtre de l’Inox à Bordeaux. Petits et grands pourront également découvrir l’envers du décor et une grande exposition de marionnettes.

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Voilà six générations que les marionnettes se relaient au bout des doigts des Guérin.

L’histoire a commencé avec Etienne Jean Eugène qui a « importé » Guignol depuis Lyon. Guignol fut en effet la première marionnette de France, créée par le Lyonnais Laurent Mourguet, un « canut » (ouvrier tisserand de la soie), également arracheur de dents, qui inventait des histoires pour ses clients avant d’imaginer le petit héros qui lui ressemble…

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Le répertoire lyonnais compte 300 pièces ! Une richesse insoupçonnée. Aujourd’hui, les Guérin se limitent à une vingtaine d’histoires, basées sur de simples trames. L’essentiel du jeu se fait devant le public, façon « canevas » en improvisant selon les réactions.

Envie de regarder Guignol depuis les coulisses… Venez avec nous, nous vous dirons (presque) tout !