12 Avr

Intel transfère ses équipes de Montpellier vers Toulouse

Bonne nouvelle pour Toulouse. Le leader mondial de microprocesseurs Intel veut agrandir son site toulousain en transférant ses équipes de Montpellier. L’objectif est de confirmer la ville rose comme l’un des pôles mondiaux du géant américain.

© MaxPPP

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La direction d’Intel France souhaite rapprocher les équipes de Montpellier et de Toulouse. Depuis fin 2015, le fabricant de microprocesseurs veut fermer le centre R&D de Montpellier, dédié aux logiciels d’application. Soit environ une cinquantaine de salariés. « Toulouse et Montpellier travaille sur les mêmes projets » précise Mikaël Moreau, en charge de la communication chez Intel France. 

Cette fusion des sites régionaux devrait avoir lieu « cette année » espère-t-il.

En 2009, Intel avait ouvert le laboratoire toulousain dédié à l’ultra-mobilité et à l’internet des objets en reprenant une partie des salariés de Freescale. Suivra ensuite un centre de R&D sur les smartphones inauguré en 2012. Aujourd’hui, le site toulousain emploi 300 personnes et compte comme l’un des principaux pôles mondiaux du géant informatique.

Julien Leroy

06 Avr

Tour France Digital 2016 : 3 applications toulousaines participent au championnat de France de la meilleure start-up numérique

L’association d’entrepreneurs et d’investisseurs du numérique, France Digital, lance ce mercredi son tour de France pour sélectionner la meilleure start-up du moment. 60 jeunes pousses participent dont 3 de Toulouse. 5 demi-finales sont prévues en région avant la grande finale à Paris.

© France Digitale

Le Tour de France Digital est un concours national qui récompense la meilleure start-up dans le secteur du numérique. A l’arrivée, le vainqueur de cette 2e édition repartira avec 1,5 million d’euros, dont 500.000 sous la forme d’un prêt accordé par bpifrance. Une levée de fonds qui permettra au champion de concrétiser son innovation.

Ce concours est organisé depuis 2 ans par France Digital, une association d’entrepreneurs et d’investisseurs du numérique. L’objectif est de « de créer une France qui est fertile pour la croissance des startups et de faire émerger les champions numériques de demain » explique France Digital. 

60 demi-finalistes dont 3 toulousains

Après avoir examiné des dizaines de candidatures, les organisateurs ont sélectionnés 60 start-up à travers la France. « Nous recherchons des start-up de moins de 5 ans dont le chiffre d’affaires est inférieur à 250.000 euros, mais dont l’ambition est internationale », explique Emanuele Levi, membre du conseil d’administration de France Digitale.

Parmi les nominés se trouvent 2 sociétés toulousaines : SkaleSmartHeal et SmartMe Studio SAS.

Skale est une start-up toulousaine créée par deux anciens salariés de Sigfox : Cédric Artigue et Marc Vertes. Ils proposent une « plateforme en ligne de traitement de données pour le Big Data » nous explique Cedric Artigue. « Concrètement il s’agit d’une solution logicielle de calcul distribué permettant aux entreprises de traiter efficacement et très rapidement de larges volumes de données afin de rendre possible l’émergence de nouvelles applications et d’améliorer le pilotage stratégique de leur business » poursuit-il.

Quant à SmartMe Studio, la jeune pousse a été fondée par Alain Extramiana. Son équipe conçoit des applications de gestion de documents et de données pour « aider les préparateurs industriels, AET, agents Lean ou encore les ergonomes dans leur activité d’observation atelier et retranscription » explique-t-il sur son site internet. 

SmartHeal est également une startup Toulousaine. Elle « gère l’ensemble du processus de réservation de votre voyage médical à l’étranger courte durée ou longue durée » peut-on lire sur le site web. « Notre vocation est connecter les patients internationaux aux meilleurs soins au monde en démarrant de la France » précise le fondateur David Servais.

 

Nos régionaux passent devant les jury de Montpellier et Aix-en-Provence

Le Tour de France Digital fait étape dans 5 villes de province : Montpellier (le 6 avril), Rennes (le 22 avril), Grenoble (le 4 mai), Aix-en-Provence (le 17 mai) et Lille (le 1er juin). A l’issue de ce tour de France, 10 finalistes seront retenus pour la grande finale le 30 juin à Paris. 

Nos régionaux, Skale et SmartMe Studio SAS défendront leur chance lors de la première demi-finale ce mercredi à Montpellier. Face à elles, 8 autres concurrents qui présenteront également leur projet devant un jury composé de professionnels du numérique et de la finance. SmartHeal saisira sa chance lors de l’étape d’Aix-en-Provence, le 17 mai prochain.

 

Aucune étape à Toulouse ? 

La nouvelle peut effectivement surprendre alors que Toulouse est la 3e ville de France dans le secteur du numérique. Une position que les organisateurs n’ignorent pas. En fait, le choix de l’étape régionale se fait « en fonction du nombre de candidatures » nous précise Kayla Roark, déléguée générale de France Digital. Mais elle assure que le tour est « prêt à venir sur Toulouse« . Effectivement, selon nos informations, peu de start-up toulousaines ont candidaté. Une situation que les représentants de la French tech de Toulouse veulent changer en mobilisant les acteurs pour l’édition 2017.

Julien Leroy

03 Mar

Youwant, l’application toulousaine pour aider et rendre des services de la vie quotidienne

Exclusivité. Envie d’un poulet rôti ce midi ou de jouer au tennis gratuitement ? ayez le réflexe Youwant. Cette application toulousaine permet de mettre en relation des particuliers pour des besoins et des services de la vie quotidienne. Elle sera disponible sur App Store et Google Play en avril 2016. 

© MaxPPP

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« Youwant est entre le Bon Coin et Uber » résume Romain Quilès, conseiller en communication de l’application. « Demandez ce que vous voulez, quand vous le voulez en toute simplicité. Postez votre demande, fixez vous-même le prix, le moment et le lieu du rendez-vous pour satisfaire vos envies et vos besoins de la vie quotidienne » complète le fondateur toulousain, Jean-Philippe Pelegry. 

Demandez aux habitants autour de vous un poulet rôti pour 10 euros, recrutez des habitants pour rechercher votre chat égaré, recherchez une place de concert à la dernière minute – Jean-Philippe Pelegry, fondateur de Youwant

L’application pour smartphone va alors diffuser votre offre aux habitants connectés autour de vous. « Dès que l’un d’eux accepte une mission, contactez le et partager une nouvelle expérience collaborative » poursuit-il. 

Youwant offre ainsi des milliers de possibilités. « Demandez aux habitants autour de vous un poulet rôti pour 10 euros, recrutez des habitants pour rechercher votre chat égaré, recherchez une place de concert à la dernière minute ou de vous vendre un bonnet à 8 euros en haut du télésiège pour vous éviter de prendre froid » détaille Jean-Philippe Pelegry. 

Et cela fonctionne dans l’autre sens pour les personnes qui veulent réaliser des missions et gagner des euros. Youwant permet d’être « récompensé par des étoiles et des commentaires positifs » afin de bâtir sa réputation.

L’application Youwant est entièrement gratuite. « Nous ne prenons aucune commission » précise le fondateur qui envisage déjà de l’ouvrir aux professionnels. 

Le jeune toulousain a eu l’idée de cette application inédite en « observant tout simplement la vie quotidienne » explique-t-il. Avec l’aide de plusieurs associés, Jean-Philippe Pelegry vient de créer sa propre startup AYW pour développer Youwant. La première version est prévue pour avril 2016 sur App Store et Google Play. 

Julien Leroy

22 Fév

Emploi : Jobextra, l’application toulousaine pour les jobs de dernière minute

Exclusivité. Née à Toulouse, Jobextra est une nouvelle application qui permettra de mettre en relation les recruteurs avec des candidats pour des extras de dernière minute. Sa sortie est prévue pour avril 2016.

© MaxPPP

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Comment recruter des personnes à la dernière minute ? C’est l’objectif de cette nouvelle application Jobextra inventée par un toulousain de 32 ans, Sofiann Akerbib. « Vous avez besoin de personnel disponible immédiatement suite à un désistement ? Vous organisez un événement ? Vous devez faire face à une augmentation momentanée de votre activité ? » explique le fondateur dans un communiqué. L’employeur poste son annonce sur Jobextra et « nous le mettons en relation avec les personnes disponibles immédiatement (..) et souhaitant travailler rapidement » poursuit-il. 

« Les candidats sont prévenus par notication push sur leur smartphone » détaille Franck Ménigou, conseiller en communication et en marketing pour Jobextra. « C’est eux qui répondent s’ils sont disponibles. L’employeur prend alors rendez-vous pour signer le contrat de travail ».

L’application toulousaine s’adresse aux travailleurs saisonniers, aux étudiants, aux chômeurs, aux seniors et aux slashers, nom donné aux personnes qui effectuent des petits jobs ou des missions ponctuelles.

Inventé par un entrepreneur autodidacte 

Sofiann Akerbib a eu l’idée de Jobextra en travaillant dans des commerces, bars et discothèques. Des secteurs souvent confrontés au manque de personnel. « Pour tester son idée, il a d’abord crée une page Facebook Jobextra 31 » raconte Franck Ménigou. « En quelques mois, il a attiré plus de 8000 personnes ». En 2015, il décide alors de se lancer dans l’aventure. Développé par Beorn Technologies, l’application sortira en avril 2016.

La mise en relation et l’inscription sur Jobextra seront entièrement gratuites. Mais une version Prenium verra prochainement le jour avec « possibilité de rendre anonyme une annonce » précise Franck Ménigou. L’application toulousaine sera disponible librement sur Google Play et Apps Store. Vous pouvez déjà vous pré-inscrire sur le site

>> Le site web Jobextra :http://www.jobextra.fr/

Julien Leroy

16 Fév

Lowiee : le premier paquet de cigarettes connecté s’invente à Toulouse

Un paquet de cigarettes connecté pour aider à réduire sa consommation. Lowiee est unique en France et verra le jour en 2016. Les deux concepteurs finalisent leur invention entre Angers et Toulouse.

© Lowiee

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Lowiee est le premier paquet de cigarettes connecté de France. Son objectif est d’aider le fumeur à réduire peu à peu sa consommation. D’un côté, ce dernier dispose d’un paquet en aluminium qui contient 20 cigarettes et les délivrent une par une. De l’autre, « il télécharge l’application Lowiee sur son smartphone et fixe ses objectifs » explique Jérôme Quemeneur, l’un des 2 fondateurs.

Lowiee offre plusieurs possibilités : programmer le nombre de cigarettes à fumer par jour, définir un intervalle de temps entre chaque cigarette, fixer un budget maximum alloué à votre consommation,… L’application évalue aussi « l’impact physiologique de votre diminution ainsi que les économies réalisées » résument les deux concepteurs. « Vous avez même un programme strict et souple » conclu Jérôme Quemeneur.

© Lowiee

© Lowiee

Unique en France, Lowiee a vu le jour à Paris en 2015. Ses deux inventeurs, Jérôme Quemeneur et Guillaume Lujan, âgés respectivement de 27 et 25 ans, ont l’idée lors d’une discussion sur les moyens pour lutter contre le tabagisme. L’un fume. L’autre pas. Le premier veut créer sa propre startup. Le second est ingénieur en informatique.

Pour lancer Lowiee, ils intègrent, dans un premier temps, la cité de l’objet connecté à Angers. « Cela nous apporte un soutien technique » raconte Jérôme Quemeneur. Mais l’application a pris surtout son envol depuis ce 3 févier à Toulouse. Ce jour là, Jérôme Quemeneur et Guillaume Lujan sont sélectionnés par le Connected Camp, un accélérateur de start-up basé à Labège et spécialisé dans les objets connectés (IoT). Depuis, « nous nous développons entre Angers et Toulouse » explique le cofondateur. 

« La sortie est prévue en 2016 » promettent les deux jeunes inventeurs. Lowiee sera payant mais son prix reste encore confidentiel. En attendant, le premier paquet de cigarettes connecté décroche les récompenses. « Nous sommes lauréat de la French Tech et nous avons obtenu le 1er prix de la créativité lors du Futurapolis 2016 de Toulouse » liste son co-fondateur.  

>>> Site officiel de Lowiee : www.lowiee.com

Julien Leroy

15 Fév

Montre connectée : Watchelp, l’application toulousaine qui apporte de l’autonomie aux autistes

Disponible d’ici quelques jours sur Google Play, l’application pour montre connectée Watchelp a été inventée par Estelle Ast, maman toulousaine d’un enfant autiste. Elle apporte de l’autonomie aux autistes et plus généralement aux personnes victimes de troubles cognitifs.

© WatcHelp

© WatcHelp

La première fois qu’Estelle Ast a fait parler d’elle dans les médias, c’était en mars 2014. Cette mère d’Allan, actuellement âgé de 10 ans et diagnostiqué autiste à l’âge de 2 ans, s’était réfugiée en haut d’une grue de chantier des allées Jean Jaurès à Toulouse pour conserver l’assistante de vie scolaire de son fils élève de CE1. Elle avait alors obtenu gain de cause auprès de l’Inspection d’Académie.

Aujourd’hui, c’est avec une invention destinée à apporter de l’autonomie aux autistes qu’elle revient à la une de l’actualité.

Lire la suite sur le site de France 3 Midi-Pyrénées >>>

© Laurence Boffet France 3 Midi-Pyrénées Estelle Ast, la créatrice de Watchelp, et son fils Allan

© Laurence Boffet France 3 Midi-Pyrénées Estelle Ast, la créatrice de Watchelp, et son fils Allan

03 Fév

L’application toulousaine OpenBikes facilite l’utilisation des vélos en libre-service dans le monde entier

Utiliser les vélos en libre service va devenir un jeu d’enfant avec OpenBikes. L’application toulousaine indique le nombre de vélos et de places disponibles dans les stations grâce à des algorithmes. Plusieurs dizaines villes dans le monde sont ainsi cartographiées dont le réseau VélôToulouse.

© Maxppp

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L’application toulousaine OpenBikes répond aux cyclistes qui se demandent où poser et prendre son vélo en libre service. Sur la carte, chaque station de vélo est visualisée par un point coloré. Il suffit de cliquer dessus pour voir le nombre de vélos et de places qui restent disponibles. Le calcul se fait grâce aux algorithmes d’apprentissage conçues par les deux concepteurs, Max Halford et Axel Bellec.

« Les vélos en libre-partage font partie de l’écosystème urbain dans le monde entier. Nous voulons rendre le transport en vélo un jeu d’enfant » explique les deux étudiants en sciences de données et de business intelligence à l’Université Paul Sabatier de Toulouse. 

« Nous voulons que OpenBikes devienne une référence pour la visualisation et la prédiction de vélos en libre service » espèrent-ils. 

L’application fonctionne dans la plupart des villes dans le monde : Paris, New-York, Montréal,… La seule limite est que le réseau de vélo en libre partage soit accessible en Open Data (données en libre service).

La meilleure application Open Data de Toulouse

Lors de la finale 2016 du concours Dataconnexions, le 2 février à Toulouse, l’application OpenBikes a reçu le prix spéciale « Open Data Toulouse Métropole ». Chaque année, l’agglomération toulousaine récompense un projet innovant sur son territoire.

« Je félicite Max Halford et Axel Bellec, les créateurs d’OpenBikes, qui va se révéler fort utile pour les usagers de VéloToulouse. Ils recevront donc une aide de 7.000 euros de Toulouse Métropole pour développer cette application innovante » a déclaré Jean-Luc Moudenc, Président de Toulouse Métropole.

Depuis 2012, le concours national Dataconnexions met en avant les projets les plus innovants réutilisant des données publiques (open data) et qui ont une utilité très concrète dans notre quotidien. 6 prix ont été décernés cette année

>> Pour utiliser l’application OpenBikes :cliquez ici (et choisissez votre ville)

Julien Leroy

 

13 Jan

BTP : « BatiVigie », une application toulousaine pour lutter contre le travail illégal sur les chantiers

BatiVigie est une application pour lutter contre le travail illégal dans le BTP. Une innovation unique en France créée à Toulouse par le dirigeant du groupe IFECC, spécialisé dans l’économie de la construction.

©BatiVigie

©BatiVigie

Comment lutter contre le travail illégal sur les chantiers ? Une réponse est venue d’un professionnel du bâtiment et des travaux publics (BTP), Frédéric Pradal. Le directeur général du groupe toulousain IFECC, spécialisée dans l’économie de la construction, a eu l’idée de créer l’application « BatiVigie » pour smartphone. 

La solution, unique en France, permet de contrôler et de signaler « aux maîtres d’ouvrages la présence de travailleurs en situation irrégulière«  explique le créateur sur le site internet officiel. Concrètement, les informations sur les salariés fournies par les entreprises présentes sur le chantier, sont contrôlées par une société spécialisée. Cette dernière va alors vérifier les données, chaque semaine sur le terrain. En cas d’irrégularité, l’entreprise concernée reçoit un mail demandant de régulariser sous 48h00. 

Une solution pour répondre aux nouvelles obligations légales des employeurs

La commercialisation de BatiVigie a été lancée en octobre 2015 à destination des donneurs d’ordre et des maîtres d’ouvrages. L’abonnement coûte entre 130 à 350 euros par mois et par chantier. Le contrôle est facturé en supplément. Un coût élevé qui peut éviter des pénalités pouvant aller jusqu’à 500 000 € par site ou 2000 € par salariés sanctionnés. En effet, depuis la loi Savary en 2014, les donneurs d’ordre et des maîtres d’ouvrages sont responsables des infractions au code du travail commises par les entreprises sur leurs chantiers. 

Le secteur du BTP est particulièrement touché par le travail illégal. Les infractions représentent 42% des fraudes en Haute-Garonne, selon l’inspection du travail. Près de 120 procédures ont été engagés en 2014 dans le département. Un fléau qui représente 13 millions de préjudice au niveau national. 

BatiVigie est une solution numérique qui semble séduire les professionnels. Les prometteurs Kaufman & Broad, Acantys, Sagec et Pichet ont adopté l’application toulousaine.

>> Reportage sur l’apps BatiVigie par notre équipe de France 3 Midi-Pyrénées (Cécile Fréchinos et Christian Bestard) :

>>> Site de l’application BatiVigie : http://bativigie.fr/

Julien Leroy

05 Jan

« Qui dit miam ! », l’appli qui simplifie l’accès aux menus des cantines scolaires de Toulouse

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« Avant de préparer le repas de mon enfant le soir, je jette un œil à mon téléphone pour voir ce qu’il a mangé à l’école à midi. Je ne vais quand même pas lui faire deux fois des pâtes dans la même journée ! »

Cette réflexion est désormais possible à Toulouse avec l’application « Qui dit Miam ! » qui permet d’accéder rapidement aux menus des écoles primaires et maternelles de la ville. D’un geste sur son smartphone on visualise le menu du jour.

Pratique pour faire la cuisine le soir, mais aussi pour surveiller dans les menus des jours suivants, la présence potentielle d’allergènes. Les menus des cantines de Toulouse sont déjà en ligne sur le site de la ville, mais l’appli simplifie largement l’accès. 

screen568x568-2« Qui dit Miam ! » a été développée par la société Absolum Design, installée à Lacroix-Falgarde près de Toulouse. A l’origine une idée de Guillaume Vidoni, mise au point par Aurélien Clauzel  avec le soutien d’Olivier Melet. 

« On a travaillé avec la ville de Toulouse et Toulouse Métropole, dans le cadre de la démarche Smart City, explique Aurélien Clauzel. Nous avons été le premier projet retenu. La démarche Smart City permet de mettre l’appli en test grandeur nature et d’en faire la promotion ».

L’appli est donc téléchargeable gratuitement sur les plateformes AppleStore et GooglePlay jusqu’au 1er juillet 2016. Et ça marche ! En deux mois, avec peu de publicité, on compte déjà 850 utilisateurs actifs !

Au-delà de cette période de test, Aurélien Clauzel espère pouvoir développer un business plan, notamment avec la ville de Toulouse. Mais d’autres villes en France pourraient être intéressées par ce concept d’une grande efficacité et surtout d’une grande simplicité. Et c’est bien connu : tout ce qui simplifie la vie des parents est bienvenu !

Fabrice Valéry (@fabvalery)

18 Déc

Après les attentats de Paris : un toulousain veut créer une application pour désengorger le 17

Suite aux attentats du 13 novembre à Paris, Nicolas Poirier lance l’idée d’une application pour pouvoir joindre le 17 rapidement et de manière sécurisée. L’appel de ce toulousain  installé au Canada, fait le buzz sur les réseaux sociaux. En attendant une réponse officielle des autorités.

© MAXPPP

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L’idée de Nicolas Poirier, responsable juridique spécialisé dans le web, est simple : créer une application pour smartphone du 17, le numéro d’appel d’urgence français. L’objectif est de signaler aux forces de police, une situation d’urgence ou un attentat. Un signalement qui doit également « se faire silencieusement pour ne pas compromettre la sécurité de celui ou celle qui en est l’auteur » précise le juriste qui a habité 17 ans à Toulouse. 

Nicolas Poirier a eu cette initiative après les attentats de Charlie Hebdo du 7 janvier 2015 à Paris. Il s’aperçoit que le 17 est très vite saturé lors d’une situation urgente. Le toulousain cite l’exemple de ce journaliste qui a voulu prévenir la police de l’arriver deux hommes cagoulés et armés dans les locaux du journal satirique. En vain. Les témoignages de personnes n’ayant pas pu appeler les secours lors des attentats du 13 novembre 2015 ont malheureusement confirmé « l’obsolescence du 17 » affirme-t-il. Inventé en 1928, « le 17 n’est plus approprié aux situations d’urgence, il faut inventer quelque chose de nouveau ». 

© Nicolas Poirier

© Nicolas Poirier

« Les autorités pourraient géolocaliser précisément la menace, échanger discrètement via un chat avec une victime cachée sur les lieux, donner des indications précises pour se mettre à l’abri, etc. » précise Nicolas Poirier. C’est ainsi que le toulousain a lancé dès le 14 novembre, un appel dans les médias et sur les réseaux sociaux. Une vidéo est également disponible sur YouTube

Un contact avec le ministère de l’intérieur

« Ça serait très simple à créer » plaide Nicolas Poirier qui refuse de lancer sa propre startup. « Il n’y a aucun intérêt » justifie-t-il. Le juriste estime que l’application doit être déployée par le Gouvernement. « J’ai simplement crée des visuels ».

C’est ainsi qu’il a pu entretenir par e-mail avec « une conseillère du ministère de l’intérieur« . En vain. « Me disant même pour conclure notre premier échange : Je vous reviens rapidement, malgré la piètre opinion que vous semblez avoir de notre travail » raconte Nicolas Poirier. Nous avons également tenté de joindre le ministère pour avoir une nouvelle réponse. 

En attendant un retour officiel, le juriste toulousain continue de mobiliser médias et internautes. Pour le soutenir, Nicolas Poirier a lancé le hashtag #17moiuneapp. Parallèlement, d’autres ont également lancé un appel à moderniser les services d’urgence de l’Etat. A l’instar de Jean-François Pillou, co-fondateur du célèbre site internet « Comment Ça Marche.com »qui a tiré la sonnette d’alarme sur Facebook deux jours après les attentats

Julien Leroy