19 Fév

IoT : Sigfox dévoile ses résultats 2018 et lance son premier… satellite

Sigfox continue d’afficher une santé éclatante. La start-up de Labège près de Toulouse, a dévoilé ce mardi 19 février, ses résultats pour l’année 2018. Le premier réseau mondial d’objets connectés couvre désormais 60 pays pour un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros.

© Sigfox

Créé en 2011 dans un garage, Sigfox reste toujours le premier réseau mondial d’objets connectés.

L’entreprise de Labège, près de Toulouse, a présenté ce mardi 19 février, ses résultats 2018.

Sigfox affiche, une nouvelle fois, un chiffre d’affaire record de 60 millions d’euros. Soit une hausse de 10 millions par rapport à 2017. « En seulement 4 ans, le chiffre d’affaires a augmenté de 400% » précise la direction.

Côté réseau, la start-up couvre désormais 60 pays, conformément à ses objectifs annoncés au début de l’année 2018. Ce réseau mondial couvre ainsi 6,2 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte 13 millions de messages.

En 2018, Sigfox a également multiplié les applications technologiques. Exemple avec la dernière FreeBox Delta de l’opérateur Free. Cette dernière offre un détecteur de bruit et de mouvements suspects grâce au réseau toulousain. D’ailleurs, Sigfox veut continuer à se développer sur le marché des dispositifs de sécurité. Aujourd’hui, « 2,8 millions d’alarmes Securitas ont été liées au réseau Sigfox« . 

D’autres accords majeurs ont été signés avec de grands groupes dont Michelin, NEC, PSA, IBM et Total. « La technologie Sigfox est en train de se démocratiser » assure Sigfox.

Lancer un satellite en 2019

D’ici 2023, Sigfox ambitionne de connecter 1 milliard d’objets à son réseau (re)baptisé « 0G ». Pour y parvenir, le Toulousain veut s’implanter dans 3 pays stratégiques : l’Inde, la Russie et la Chine.

Sigfox va également lancer son premier satellite au second semestre 2019. En partenariat avec Eutelsat, « l’objectif est de couvrir l’ensemble de la planète avec une solution unique, simple et ultra performante (..) L’écosystème et les clients Sigfox pourront utiliser le satellite sans modifier leurs appareils existants » assure Ludovic Le Moan, PDG et co-fondateur de Sigfox.

Malgré un chiffre d’affaire encore limité, Sigfox est en pleine forme. Il reste un acteur majeur du marché prometteur des objets connectés (IoT). Les experts estiment que le secteur comptera 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020 pour un chiffre d’affaire de 7000 milliards d’euros.

Julien Leroy

12 Fév

Le secrétaire d’État chargé du numérique vient à Labège pour lutter contre l’illectronisme

Le secrétaire d’État chargé du numérique va passer la Saint-Valentin près de Toulouse. Mounir Mahjoubi sera en visite à Labège ce jeudi 14 février pour parler du numérique inclusif. Un plan national déployé pour la première fois en Occitanie.

Thibaud Moritz / MaxPPP

Mounir Mahjoubi sera dans la région toulousaine ce jeudi 14 février à 17h00.

Le secrétaire d’État chargé du numérique est attendu à Labège pour signer la charte du numérique inclusif, avec le Sicoval qui regroupe 36 communes du Lauragais jusqu’au Sud-Est de Toulouse.

La signature sera ensuite suivi d’un débat sur le numérique pour tous. 

C’est la cinquième fois que Mounir Mahjoubi visite les terres d’Occitanie. Sa dernière venue date du 18 juin 2018 lors d’un sommet de start-up à Toulouse.

Le numérique inclusif, kesaco ?

Le numérique inclusif est un plan national lancé par le Gouvernement en septembre 2018.

L’objectif est de faciliter l’accès au numérique dans les territoires.

La stratégie comporte deux volets. La première est de lutter contre les zones blanches. Le ministère du numérique ne plus que « personne puise dire : je te rappelle ça capte plus !« .

Le second volet concerne l’amélioration des usages. « Un numérique inclusif, c’est aussi faire en sorte que dans chaque département français, dans chaque ville, dans chaque territoire, des outils de formation et d’accompagnement soient mis en place de manière pérenne pour toutes celles et ceux qui ne sont pas autonomes numériquement » précise le secrétariat chargé du numérique sur son site web.

Après Pau en octobre 2018, Sicoval est la deuxième collectivité locale de France a signé cette charte contre la fracture numérique.

« En contrepartie, le rôle de l’Etat est d’accompagner et de soutenir le Sicoval, comme 9 autres collectivités en France, dans la mise en œuvre d’actions concrètes sur son territoire pour notamment aider les publics les plus éloignés du numérique à l’heure de la dématérialisation de la plupart des services publics » nous précise la présidence du Sicoval.

Sur le plan national, cela concerne 14 millions de français. 

Julien Leroy

06 Fév

Toulouse aura (bientôt) sa cité des start-up

Dans un an, Toulouse aura sa propre « station F ». Le Conseil régional d’Occitanie a détaillé, ce 6 février, son projet de cité des start-up. 200 jeunes pousses et partenaires de l’innovation numérique sont attendus dans les 12.000 m² des anciennes halles de Latécoère à Montaudran.

© Conseil Région d’Occitanie

Après 2 ans d’attente, la présidente de la Région Occitanie a détaillé ce mercredi 6 février, le projet de la future cité des start-up à Toulouse. 

Sur 12.000 m², la Cité des start-up « sera un équipement structurant au service du développement de l’écosystème d’innovation à Toulouse et en Occitanie » assure Carole Delga.

Ce sera le plus grand lieu de la région dédié à l’économie de demain. Une « station F » occitan ! 

Pour y parvenir, la Région a racheté les anciennes halles de Latécoère dans le quartier de Montaudran.

Une acquisition à 5,5 millions d’euros conclue en juillet 2017. A l’époque, nous vous avions fait découvrir, en exclusivité, la seconde vie de ce lieu emblématique de l’aéronautique.

© Conseil Région d’Occitanie

Depuis, le projet a avancé. Les travaux vont débuter d’ici le mois d’avril.

Cette cité de start-up accueillera un espace de co-working, un FabLab, des dizaines de jeunes pousses innovantes, l’incubateur Nubbo et l’agence  régionale de développement économique Ad’Occ.

Le lieu s’organisera autour de 5 fonctions complémentaires :
• Un espace « Tiers-lieu » de 3700 m² . Il hébergera les start-up et proposera différents services aux entreprises. Il sera composé d’espaces de co-working (280 postes de travail), de salles de réunions, d’espaces projet, d’un espace conférence de 200 places ainsi que d’un service de restauration ;
• Un espace FabLab, accessible à tous (particuliers, étudiants, entreprises…)
• Un espace événementiel ouvert au public
• Les équipes de l’agence régionale de développement économique Ad’Occ
• Les équipes de Nubbo, l’incubateur et accélérateur régional.

L’ouverture est prévue début 2020 pour un budget total de 33 millions d’euros.

Candidats prè-sélectionnés

En attendant, la Région a prè-sélectionné plusieurs candidats potentiels pour occuper les lieux. Ils devront finaliser leur projet devant un jury au mois de mars.

Ainsi, Manatour et Artilect sont en compétition pour la construction du FabLab. Pour le tiers lieu, 3 projets sont en concurrence : Interfaces, At Home et Newton.

Par ailleurs, 9 start-up sont également candidates pour s’intaller : LCB Industries (Mobilier personnalisable), Quaternion Design (Aménagement, mobilier), NELIS (intelligence relationnelle et Smart Data), Tout l’or du Sud (Marketplace), FEELOBJECT (Solutions 3D pour personnes malvoyantes), Smartrezo (Plateforme de diffusion de contenus), WIDID (Plateforme d’immersive learning), TANu Digital (Plateforme d’acculturation numérique) et Human Design Group (conseil et service en ergonomie)

 

© Conseil Région d’Occitanie

Julien Leroy

05 Fév

Insolite : Découvrir la programmation informatique dans un… Combi (et susciter des vocations)

A bord d’un Combi Volkswagen, des étudiants toulousains font actuellement le tour d’Occitanie. L’objectif est de sensibiliser les adolescents à la programmation informatique et susciter des vocations.

© Coding Club – 2019

Depuis 3 semaines, des étudiants toulousains parcourent l’Occitanie pour faire découvrir la programmation informatique aux collégiens et aux lycéens. Des ateliers ludiques qui se font à bord d’un Combi Volkswagen aménagé pour l’occasion.

Ce roadtrip pédagogique est organisé par l’association « Coding Club » basée à l’école informatique Epitech à Toulouse. Cette structure étudiante a pour but de familiariser le grand public avec le code.

L’objectif est de susciter des vocations professionnelles.

En effet, l’informatique et le numérique sont des secteurs très prisés. En Occitanie, 2000 postes sont à pourvoir. On prévoit également 670.000 postes d’ici 2022 selon France Stratégie.

Le combi des Toulousains fera étape ce mercredi 6 février à Cahors et le 12 février devant le conseil Régional à Toulouse.

Julien Leroy

En Occitanie, la startup Lunchr lève 30 millions d’euros

© Lunchr

Basée à Montpellier, Lunchr annonce, ce mardi 5 février, une levée de fonds de 30 millions d’euros. Seulement 8 mois après un premier tour de table de 11 millions d’euros.

Index Ventures est le principal participant de cette nouvelle levée de capital, accompagné par les investisseurs Daphni et Idinvest et Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel)

Ce montant va aider Lunchr à se développer sur le nouveau marché national du titre-restaurant dématérialisé. La société commercialise notamment une carte Mastercard remplaçant le célèbre titres-déjeuner en papier. 

Depuis un an, la startup a connu une croissance rapide. Elle vise désormais 200.000 utilisateurs et plus 400 millions d’euros de volume d’affaires d’ici la fin de cette année. Elle compte également 60 salariés dans ses bureaux de Montpellier et de Paris.

Julien Leroy (avec l’AFP)

04 Fév

Changement de nom (obligatoire) pour la start-up toulousaine CityMeo

Avoir un nom imprononçable sur le marché international. C’est ce qui arrive à la startup toulousaine CityMeo. Face à son déploiement dans 32 pays, l’entreprise change de nom pour devenir Cenareo

© cenerao

« Le nom de CityMeo a été choisi dans notre garage mais aujourd’hui c’est devenu un poids (..). Il est imprononçable en anglais » avoue David Keribin, le CEO de la jeune pousse. Un frein pour l’entreprise qui revendique 8000 écrans équipés dans 32 pays.

C’est pourquoi, la startup de l’IoT de Labège près de Toulouse, a décidé de changer pour devenir « Cenareo« .

« Nous avons voulu jouer avec le nom de Cenareo (prononcé Scénario), qui fait référence à la mise en scène pour appuyer nos objectifs : affirmer notre développement international et se positionner en acteur qui donne vie aux histoires de nos clients » enchaîne Valérie Besnard, directrice de la communication.

La nouvelle identité sera dévoilée officiellement ce mardi 5 février lors du salon ISE à Amsterdam. Il s’agit du plus grand salon mondial de l’audiovisuel et des systèmes intégrés.

Née en 2012 à l’IoT de Labège, Cenareo (ex-CityMeo) veut révolutionner l’affichage des écrans dans les magasins et les entreprises. Elle a conçu un boitier qui permet de créer, gérer et diffuser des contenus sur des écrans physiques, depuis un ordinateur, tablette ou smartphone. Une offre qui s’adresse à la fois aux régies publicitaires, aux réseaux de point de vente et à la communication internet des grands groupes.

Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros en janvier 2018, la société compte 32 salariés, 8000 écrans déployés dans 32 pays et des gros clients tels que Leclerc, Elior et Veolia.

Julien Leroy

29 Jan

Chap’nGo, l’application pour partager les bonnes adresses entre… vrais amis !

Imaginez un « Tripadvisor » personnel alimenter par vos amis. C’est le concept de l’application « Chap’nGo ». Née à Toulouse, elle permet de partager, avec vos proches, toutes vos bonnes adresses de restaurants, de bars, d’expositions ou de boutiques. 

© France 3 Toulouse

Chap’nGo est un réseau social personnel à mi chemin entre Tripadvisor et Facebook.

Il permet de partager les bonnes adresses…. uniquement à ses proches : du restaurant à la boutique en passant par le bar ou l’exposition culturelle à ne pas rater. Le concept est d’avoir des recommandations écrits par vos amis. Cela permet d’éviter les avis achetés ou bidonnés.

D’autant plus que 35 % des avis postés sur internet sont trafiqués selon la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Pourtant, les Français sont champions des avis sur internet. Plus d’un million de recommandations sur les commerces locaux sont postés chaque année et 88% des internautes se disent influencés par ces recommandations.

Ce partage de bons plans entre vrais amis a déjà séduit plus de 5000 utilisateurs en l’espace d’un an. Entièrement gratuit, Chap’nGo aimerait étendre son offre aux professionnels de santé, aux avocats et aux banques.

Créée en 2018 à Toulouse par Olivier de Guyenro, la startup est hébergée chez At Home. Avec 4 salariés, elle prépare également une seconde levé de fonds de 750.000 euros.

Découvrez Chap’nGo avec le reportage de Julie Valin et Thierry Villeger

Julien Leroy

28 Jan

Deux vendeurs de Montauban font le buzz en reprenant un titre de M

A Montauban, deux vendeurs mélomanes ont repris l’un des derniers titres de le chanteur « M ». La vidéo cartonne sur le web et a séduit…Mathieu Chedid.

Deux vendeurs d’une grande enseigne culturelle de Montauban (Tarn-et-Garonne) se sont amusés à reprendre « Machistador », l’un des titres du dernier album de M.

Publiée sur Facebook ce samedi 26 janvier, la vidéo cartonne sur le web. Surtout depuis que l’auteur de la chanson a partagé la reprise avec le commentaire « Mieux que dans mes rêves les plus fous !« . 

En 48 heures, la reprise totalise plus de 115.000 vues.

Certes, la reprise offre un formidable coup de pub à Mathieu Chedid. Cependant, les deux vendeurs mélomanes ne sont pas à leur premier coup d’essai.

Depuis plusieurs années, Lionel et Florian s’amusent à chanter dans les allées de leur magasin. Baptisée « La Rache », ce duo ont déjà fait plusieurs reprises comme en témoignent les vidéos postées sur la page Facebook de Cultura de Montauban.

Nouvel Album de M "Lettre Infinie"

M, on aime et on le chante ! Merci à notre duo légendaire La Rache pour cette petite reprise improvisée… à la rache, comme d'hab ! C'est top !Vous aimez ? En tout cas, on a écouté le nouvel album de M… ça valait au minimum une reprise maison ! A écouter de toute urgence ! La bise des musiciens culturiens 🙂 [PS: si Matthieu Chedid tombe par hasard sur cette vidéo, (oui, on ne sait jamais ! Ah ah ah) on veut bien un p'tit mot !!!]Avec La Rache Officiel

Publiée par Cultura sur Samedi 26 janvier 2019

 Julien Leroy

Albi : créer un jeu vidéo en 48 heures

Créer un jeu vidéo en 48 heures. C’est le défi du Global Game Jam qui a réuni plus de 40.000 gamers à travers le monde, ce samedi 26 et dimanche 27 janvier. A Albi, 80 passionnés se sont prêtés au jeu. Reportage.

© France 3 Tarn

Depuis 10 ans, Le Global Game Jam (ou GGJ) est un challenge mondial qui consiste à créer un jeu vidéo en 48 heures à partir d’un thème imposé. Il s’agit du plan hackathon de gameurs au monde. 

L’édition 2019 s’est déroulé ce week-end, les 26 et 27 janvier. 40.000 passionnés et professionnels de 108 pays étaient derrières leurs écrans. Cette année, le thème était « what’s home mean to you » (« Que signifie la maison pour vous ? »). 

A Albi, 80 gameurs se sont prêtés au jeu.

Une de nos équipes de France 3 Tarn (Saloua Taourda et Véronique Galy) a pu suivre ce défi :

Julien Leroy

24 Jan

Sigfox a-t-il fermé ses bureaux aux Etats-Unis ?

Depuis 48 heures, le média américain LightReading affirme que Sigfox a fermé ses bureaux de Boston et de San Francisco. La direction de la startup de Labège dément mais confirme le départ du président de sa filière US.

© 2014 Dan Taylor

Sigfox a-t-il fermé ses bureaux aux Etats-Unis ?

Ce 22 janvier, le média américain LightReading publie un article affirmant que Sigfox vient de fermer ses bureaux de Boston et de San Francisco. L’annonce est alors reprise sur quelques sites spécialisés et sur les réseaux sociaux.

Contacté ce matin, Sigfox dément. Les bureaux n’ont pas fermés. Ils ont simplement… « déménagés » affirme la direction. « A la demande des salariés » poursuit-elle. Les employés (impossible de connaître le nombre exact) ont ainsi intégré des espaces de co-working à Boston et à San Franscico.

Le bureau de Dallas n’est pas impacté par ce changement.

Le président US de Sigfox est-il sur le départ ? 

Nos confrères de LightReading assure également que le président de la filiale américaine de Sigfox, Christian Olivier, est sur le départ. Seulement 1 an après sa nomination.

L’information a été confirmée par la société toulousaine. « Christian Olivier est sur le départ en raison d’un problème de disponibilité (..). Nous avons besoin de quelqu’un à temps plein » assure les responsables du premier réseau mondial des objets connectés.

Pour lui succéder, Carlos Beato va assurer l’intérim. Il est actuellement vice-président de Sifgox en Amérique du sud.

Sigfox est-il en difficulté aux Etats-Unis ? 

Nullement affirme la société toulousaine. Le déploiement aux Etats-Unis se poursuit. « A l’heure actuelle, 24 métropoles, soit 30 % du pays, sont couvertes par le réseau de Sigfox« .. « et des recrutements sont prévus en 2019« .  Depuis son arrivée en septembre 2015, le marché américain semble rester une priorité pour Sigfox.

La start-up basée à Labège près de Toulouse, créée un réseau mondial des objets connectés en bas débit. Une première mondiale. Grâce à sa technologie, les entreprises peuvent ainsi collecter et exploiter des millions de données jusque-là inaccessibles ou coûteuses.

Julien Leroy