23 Fév

Un nouveau programme d’accompagnement de start-up débarque à Toulouse

Info exclusive. 1Kubator pose ses valises à Toulouse. C’est l’un des plus grands réseaux d’innovation en France. Son objectif est d’accompagner les entrepreneurs de la ville rose avec des programmes d’incubation et d’accélération.

1Kubator à Toulouse / © Didier Descouens

A partir du 5 avril 2021, 1Kubator ouvrira un bureau à Toulouse après Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille et Strasbourg.

Créé en 2015 par Alexandre Fourtoy, 1Kubator accompagne les entrepreneurs et les start-up dans le développement de leurs innovations.

« Nous avons accueilli plus de 450 startups et nous détenons des participations dans 150 startups ce qui représente un investissement de 3,7 millions d’euros » souligne Alexandre Fourtoy, fondateur d’1Kubator.

Aujourd’hui, 1Kubatore est l’un des plus gros incubateurs régionaux de start-up en France. D’ailleurs, en janvier 2021, il est parvenu à lever 6 millions d’euros pour poursuivre son déploiement sur le territoire.

Dans la ville rose, ce réseau proposera un programme d’incubation complet de 10 à 18 mois incluant : un accompagnement pragmatique avec plus de 70 ateliers, du mentorat, et un financement à hauteur de 15 000 à 35 000 euros selon les programmes.

L’accompagnement s’adresse à tous les « projets digitaux, Deeptech, Hardware innovant, IoT ou encore les projets à fort impact social ou environnemental » précise la société.

L’ensemble sera piloté depuis les locaux situés au sein de la Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées, partenaire local de cette implantation.

L’appel à projets est ouvert sur 1kubator.com jusqu’au 26 mars. D’ici là, l’agence organise le 16 mars son premier « 1KrashTest ». Cette soirée virtuelle est destinée aux entrepreneurs qui souhaitent tester gratuitement leur idée devant des mentors.

Patrice Cazalas aux manettes

Pour s’implanter à Toulouse, le réseau a recruté Patrice Cazalas. Figure emblématique de l’écosystème toulousain des startups, il a été longtemps le délégué Général de Capitole Angels. Ce club de business met en relation des entrepreneurs avec des investisseurs d’Occitanie. 

« J’ai toujours été convaincu que le trio gagnant et indissociable pour les startups était fait de financement, mentoring et accompagnement. Je suis très heureux d’avoir trouvé tout cela au sein d’1Kubator et c’est un bonheur d’avoir été choisi pour cette implantation toulousaine » raconte Patrice Cazalas.

L’arrivée d’1Kubator confirme l’attractivité de Toulouse dans le domaine du numérique et de la création d’entreprise. La ville rose est l’une des 3 villes françaises où l’on créer le plus de jeunes entreprises selon une étude de Capterra en 2019

Julien Leroy

 

22 Fév

Toulouse : Lancement de Summax, un coach sportif dans son smartphone

Le coaching sportif devient de plus en plus virtuel. Une tendance qui n’a pas échappé au Toulousain Yannick Vialelles. En février 2021, il lance Summax, une application pour smartphone qui vous guide dans votre entraînement. L’une des rares nées dans la ville rose.

© Summax

« J’ai voulu que Summax se différencie à la fois par son utilisation intuitive et la rigueur de ses programmes » résume son fondateur, Yannick Vialelles.

Coach sportif personnel depuis 15 ans, le natif de Toulouse a longuement mûri le fonctionnement et le contenu de Summax.

« Son but : que chacun ait accès à des entrainements de qualité quelles que soient ses contraintes et ses attentes : perdre du poids, se muscler, améliorer sa forme, devenir un athlète ou reprendre confiance en soi » poursuit-il.

Une fois les objectifs et le niveau renseignés, il suffit de se laisser guider à travers différentes sections : cours du moment, recommandation personnalisée, choix de l’intensité, durée des séances, zones du corps ciblées, entrainements les plus populaires et 8 thèmes spécifiques (anticellulite, spécial dos, sans impact, summer body, athlète, déesse, brûleur de graisse, challenge).

« J’ai conçu des programmes sans aucun matériel spécifique pour que les l’utilisateurs de Summax puissent s’entrainer où et quand ils veulent ! » précise Yannick Vialelles.

Les entrainements vidéo s’appuient sur la méthode HIIT (High Intensity Interval Training). Il s’agit d’un programme sportif avec des courtes périodes d’effort intense alternées de périodes de récupération. 

Pour tester ce coach à domicile, une partie des cours est gratuite. Puis comptez 7,99 €/mois ou 59,99 €/an sans engagement pour accéder à l’ensemble des entraînements. Une bonne façon d’attendre la réouverture des salles de sports.

Plus d’info sur https://summax.fr/

Julien Leroy

17 Fév

IoT à Labège : Ludovic Le Moan quitte Sigfox !

Ludovic Le Moan ©Christophe Morin / MaxPPP

Coup de tonnerre dans l’écosystème IoT de Labège et de Toulouse. Ludovic Le Moan quitte Sigfox, la société qu’il a co-fondé en 2010 à Labège, près de Toulouse.

L’annonce a été faite ce mercredi 17 février 2021.

« Nous avons la plus grande reconnaissance pour la façon dont Ludovic a dirigé Sigfox au cours des 10 dernières années » déclare Anne Lauvergeon, présidente du conseil d’administration de Sigfox. « Il a indéniablement été la vision qui a nourri les succès de Sigfox, et l’héritage de Ludovic continuera d’être ressenti à travers tout l’écosystème. Nous le remercions sincèrement pour ses précieuses contributions ».

C’est Jeremy Prince qui devient le nouveau Président-Directeur Général de Sigfox. Il occupait le poste de président de Sigfox USA depuis mars 2019 et fait partie du comité exécutif de Sigfox depuis qu’il a rejoint la société en tant que Directeur de la Stratégie en 2018.

« Je suis fier de devenir le dirigeant de cette fantastique entreprise qui a créé le réseau 0G et fait de l’IoT une réalité qui vient quotidiennement soutenir les entreprises du monde entier » a déclaré Jeremy Prince, PDG de Sigfox.

« Je suis ravi de pouvoir marcher sur les traces de Ludovic Le Moan et de travailler avec les équipes de professionnels exceptionnels qui sont l’un des principaux atouts de Sigfox et qui contribuent chaque jour à faire de cette entreprise une aventure unique et une référence sur le marché ».

De son côté, Ludovic Le Moan part pour d’autres projets selon nos informations. 

« Je souhaite beaucoup de succès à Jeremy et je suis convaincu qu’il mènera Sigfox à l’étape suivante de son évolution » a déclaré Ludovic Le Moan.

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise toulousaine couvre aujourd’hui 72 pays, 17 millions d’objets IoT et 1,3 milliard de personnes.

Fondée par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, la société est basée en France et possède également des bureaux à Boston, Dallas, Dubaï, Madrid, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Sigfox dans la tourmente depuis plusieurs mois

Depuis un an, Sigfox est confronté à la crise sanitaire et au décollage tardif du marché des objets connectés. En en septembre 2020, la société toulousaine a été contraint de lancer un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Il prévoit 47 suppressions de postes dont 25 départs volontaires. Soit environ 12 % des 400 salariés du groupe.

Par ailleurs, nos confrères de Médiacités ont publié en décembre 2020, des témoignages qui relatent des méthodes managériales contestables.  

Le nouveau patron de Sigfox a donc beaucoup de travail pour redorer le blason du groupe toulousain.

« Le conseil d’administration est convaincu que Jeremy, aux côtés de Franck Siegel, son président directeur général adjoint, mènera efficacement la mission de Sigfox. Celle-ci consiste à numériser le monde physique tout en s’engageant à exploiter et délivrer les avantages de l’IoT de manière à pérenniser et respecter notre environnement » précise Anne Lauvergeon.

Ludovic Le Moan reste à l’IoT Valley de Labège

Au-delà de Sigfox, Ludovic Le Moan reste au sein de l’IoT Valley basée aux portes de Toulouse. Cette pépinière d’entreprise spécialisée dans l’internet des objets (IoT) héberge Sigfox mais aussi plus de 40 startups et partenaires.

« Ludovic Le Moan a choisi ce nouveau départ et l’IoT Valley travaille de concert avec lui depuis plusieurs semaines dans cette perspective. En tant que Président de l’IoT Valley, il reste plus que jamais engagé aux côtés des équipes de l’association qu’il a fondée en 2011. L’IoT Valley finalise actuellement son positionnement stratégique ainsi que son offre autour de la valorisation de la Data » a réagi Sylvie Vergez, directrice générale de l’IoT Valley.

 

Julien Leroy

16 Fév

En 2020, la Tech de Toulouse parvient à lever 164 millions d’euros !

© Richard Villalon /BELPRESS / MAXPPP

Décidément, 2020 aura été une année très particulière. Malgré la pandémie, le bilan des levées de fonds des startups toulousaines est un record.

Au total : 25 levées de fonds pour 164 millions d’euros, soit une hausse de 170 % par rapport à 2019. 

« La performance est notable, compte tenu de l’environnement largement dégradé par la crise sanitaire à partir de mars 2020 » souligne la French Tech de Toulouse

Mais cette embellie est à nuancer. 70% du jackpot ont été réunis par seulement trois start-up. A commencer par le champion de l’année : Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, la jeune pousse a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés. Un exploit. 

Sur la deuxième marche du podium, nous retrouvons Naïo Technologies. Le leader mondial des robots agricoles est parvenu à boucler un tour de table de 14 millions d’euros.

Enfin, Exotrail complète ce trio avec 11 millions d’euros. Une somme qui lui permettra de développer sa solution de propulsion miniaturisée pour les petits satellites.

Les suivants enregistrent également de belles performances à l’image de la BioTech Cell Easy (7 millions), du télécom Alsatis (4,6 millions) ou de Getfluence et Norimat  (2,5 millions chacun).

Si le spatial représente les 2/3 des montants levés sur 2020, les secteurs hors spatial et aéronautique représentent 88% en nombre des levées de fonds, signe que la diversification est en marche.

2020, année record en France

La tendance toulousaine suit celle du pays. En effet, les levées de fonds des start-up françaises ont battu des records en 2020, selon le baromètre EY. 5,4 milliards d’euros ont été levés pour 620 opérations, soit une croissance de 7% en un an. 

« La Tech de Toulouse représente donc 3% du montant global, ratio bien supérieur à la part de la population toulousaine rapportée à la population française (2%) » précise la French Tech de Toulouse

Pour 2021, l’année commence fort pour l’écosystème toulousaine. Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros, la jeune pousse Getfluence vient de décrocher 5 millions d’euros pour optimiser sa plateforme de relation entre annonceurs et médias digitaux.

Julien Leroy

15 Fév

Toulouse : en 20 ans, comment les start-up ont évolué ? (Interview avec la directrice de Nubbo)

A Toulouse, Nubbo vient de souffler ses 20 ans. C’est l’un plus anciens incubateurs de France. L’occasion de faire le point sur l’évolution des jeunes pousses du numérique et de l’innovation technologique. Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? Retour vers le futur avec Anne-Laure Charbonnier.

Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo depuis 2012 © Nubbo

Quel est le point commun entre les start-up Antabio, MyFeelBack et Naïo Technologies ? Réponse : Nubbo. Depuis octobre 2000, cet incubateur public accompagne des projets innovants dans divers domaines. En l’espace de deux décennies, la structure a aidé plus de 280 entrepreneurs en Occitanie, dispensé 50 000 heures de conseils, investi 10 millions d’euros et servi 240 000 cafés !

En 20 ans, comment l’univers des startup a évolué ? Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? A quoi ressemblera l’écosystème numérique dans 10 ans ? Eléments de réponse avec Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo. Interview.

Après deux décennies à rencontrer des startups, quelles évolutions constatez-vous ?

Anne-Laure Charbonnier : « Il y a eu trois grandes périodes.

Les dix premières années, cela restait un sujet d’initiés : le terme de startup n’était pas encore utilisé en France. On parlait de jeunes entreprises innovantes.

On était sur des projets à caractère technologique, souvent issus de la recherche, qui conduisaient à des créations d’entreprises à forte valeur mais restant majoritairement de taille et d’ambition relativement modestes.

Puis, avec une bonne quinzaine d’années de retard par rapport aux Etats-Unis, nous avons connu à partir de 2012/2013 l’explosion du « tout startup ».

Avec des impacts extrêmement positifs, tels qu’une forte valorisation de l’entrepreneuriat et une augmentation très significative des projets, ainsi que des dispositifs de soutien et de financements privés et publics.

Mais aussi avec les limites et les excès dont tout le monde est bien conscient aujourd’hui : multiplication des créations d’entreprises avec des bases essentielles de modèle économique insuffisamment réfléchies, voire inexistantes, survalorisation de la course aux levées de fonds conçues comme une fin en soi et non comme un moyen de développement, grand nombre de startups n’arrivant pas à se structurer pour devenir des PME stables et pérennes.

Enfin, depuis 2017/2018, il y a un retour progressif aux « fondamentaux » : moins de projets quantitativement, mais majoritairement beaucoup plus réfléchis, nettement mieux structurés dans leur exécution, avec une différenciation technologique souvent forte.

En résumé, on a enfin pris conscience que l’état de startup n’est que transitoire et qu’une startup qui a vraiment réussi est celle qui est devenue une entreprise classique, ayant trouvé un modèle économique stable et une rentabilité.

Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé en 20 ans ?

Oui, en particulier sur les profils les plus jeunes. Ils sont nombreux aujourd’hui à démarrer leur projet d’entreprise avant même la fin de leurs études et ils choisissent l’entrepreneuriat là où il y a encore 3 ou 4 ans, ils se seraient naturellement orientés vers les grandes industries ou la finance.

On peut citer par exemple Hinfact, co-fondée fin 2018 par Thomas Bessière et Thibault Vandebrouck de l’ISAE-SUPAERO, avec un très fort soutien de l’école à l’origine du projet. L’entreprise, qui développe une technologie d’eye-tracker associée à de l’intelligence artificielle pour analyser et optimiser les comportements des pilotes, compte déjà 15 personnes dans son équipe et a su intéresser des mentors de très grande expérience dans l’industrie aéronautique.

Est-il plus facile de créer sa startup aujourd’hui ?

Oui, certainement, et beaucoup plus tôt qu’auparavant.

A l’exemple de l’ISAE-SUPAERO (..), beaucoup d’universités ou de grandes écoles ont fait aujourd’hui de l’entrepreneuriat une vraie voie d’insertion professionnelle, fortement mise en avant. Ces établissements investissent beaucoup sur la sensibilisation en amont de la création d’entreprises, sur les formations spécifiques à ces sujets ainsi que sur la pré-incubation. Ils mettent notamment à disposition des plateaux et des moyens techniques auxquels les porteurs de projets n’auraient pas accès autrement.

Par ailleurs, pour tous les porteurs de projets, quelles que soient leurs origines professionnelles, l’écosystème est plus dense, plus structuré et mieux coordonné, en particulier dans le cadre de la French Tech. Le début de parcours des entrepreneurs est donc clairement facilité.

Ensuite, les PME et grands comptes industriels sont beaucoup plus ouverts aujourd’hui pour prendre le risque de tester des solutions techniques proposées par des startups et pour cofinancer des preuves de concepts.

© Nubbo

Comment voyez-vous l’écosystème régional du numérique et de l’innovation dans 10 ans ?   

A la pointe du traitement de sujets majeurs de l’économie de la vie et de l’environnement, grâce à la conjonction des efforts des laboratoires de recherche, des grandes industries et des startups.

Deux très vastes domaines essentiels sont déjà bien engagés aujourd’hui : les biotechnologies industrielles ou de la santé et les transports intelligents (grâce notamment aux savoir-faire de la région en intelligence artificielle) et verts (par le développement de la filière hydrogène, déjà particulièrement remarquable).

En 20 ans, y-a-t-il un projet qui vous a marqué ou touché ?

Beaucoup de projets nous ont touchés ou marqués. S’il faut n’en citer qu’un, c’est Preligens (ex. EarthCube), que nous avons accompagné en 2016/2017, car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une entreprise qui, dès sa première preuve de concept, a démontré un apport déterminant permettant aux forces armées de lutter plus efficacement contre les mouvements terroristes internationaux.

L’entreprise, spécialisée à l’origine dans l’analyse d’images satellite, est devenue l’un des principaux acteurs mondiaux de référence dans l’intelligence artificielle pour le renseignement et la défense. Elle compte déjà 80 salariés et a levé 20 M€ en novembre dernier, avec notamment le fonds d’investissement du Ministère des Armées.

Propos recueillis par Julien Leroy

13 Fév

Saint-Valentin : la parodie toulousaine sur les films romantiques cartonne sur le web

La Saint Valentin ne pouvait pas échapper à l’humour des Toulousains Mélissa et Fred.

Le duo de comédiens s’est demandé si la vie amoureuse pouvait ressembler aux comédies romantiques.

Ils ont ainsi tenté de reproduire les plus belles scènes d’amour du cinéma (Boom, Pretty Woman,…).

Posté ce samedi 13 février 2021, le sketch cartonne sur les réseaux sociaux. Il totalise (déjà) 37 000 vues en l’espace de 19 heures.

Depuis 2013, Mélissa et Fred font rirent les internautes et les spectateurs du café-théâtre, les « 3T » à Toulouse. Leur marque de fabrique : la parodie. De la ville rose aux coulisses de l’aéronautique (spectacle « Aéro malgré lui ») en passant par la Covid-19 et les Ariégeois, rien n’échappe à leur humour.

En 2020, ils avaient cartonné sur le web avec leur vidéo sur le confinement. 9 millions de vues.

Julien Leroy

11 Fév

Une startup d’Occitanie lance une plateforme de téléconsultation pour animaux

© Liv’Vet

Plus besoin de se déplacer chez son vétérinaire. 

A Montpellier, la start-up Liv’Vet lance ce 2 février 2021, l’une des premières plateformes françaises de téléconsultation pour animaux de compagnie.

‘Il est enfin possible de pouvoir réaliser une consultation de son animal depuis son domicile ou lieu de vacances » explique Jean-François Audrin, le fondateur

« Liv’Vet permet aux vétérinaires de pratiquer un examen fiable à distance, de médicaliser les animaux qui ne le sont pas, de limiter le stress de l’animal, de pouvoir consulter très rapidement en cas d’urgence et de faciliter la gestion de la médecine préventive » poursuit-il.

Le médecin « dispose d’un panel d’outils (pointeur sur l’animal, prises de photos, vidéos informatives, affichage sur écran…) permettant de guider le propriétaire pendant la téléconsultation« .

La plateforme fonctionne comme les outils de télémédecine. Une fois l’inscription terminée, vous planifiez un rendez-vous en ligne et recevez sur votre adresse e-mail, le compte-rendu et l’ordonnance. Quant au tarif, le prix est majoré de 3,50 € à chaque séance.

Cette digitalisation des consultations vétérinaires est autorisée par l’Etat depuis seulement mai 2020.

Liv’Vet espère ainsi profiter de ce marché émergent. Aujourd’hui, une soixantaine de cliniques vétérinaires utilise la plateforme.

Créée en novembre 2019 par Jean-François Audrin, vétérinaire dans l’Hérault, la jeune pousse est soutenue par le Bic de Montpellier, la French Tech et la Région Occitanie. Elle compte actuellement 3 salariés.

Plus d’info sur https://livvet.vet/

09 Fév

En 2021, quelles startups d’Occitanie figurent dans le « French Tech 120 » et le « Next 40 » ?

Quelles sont les startups de Toulouse et de Montpellier les plus prometteuses ? Le ministère de l’Économie a dévoilé lundi 8 février, sa nouvelle sélection nationale de la « French Tech 120 » et du « Next 40 ». Cinq jeunes pousses de la région y figurent voir un peu plus…

Cédric O dévoile la liste Next 40 et de la FT120 ce 8 février 2021 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

Lancés en septembre 2019 par le secrétaire d’Etat au numérique, le « Next40 » et le « French Tech 120″ regroupent les startups françaises en hypercroissance. Les 40 premières sont considérées comme le CAC 40 des entreprises technologiques. Les 80 suivantes sont sélectionnées dans le programme ‘French Tech 120 ».

Ses 120 lauréats bénéficient d’une visibilité accrue et d’un accompagnement. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

Après une première promo en 2019, Bercy a dévoilé ce lundi 8 février 2021, sa nouvelle sélection.

Avec 5 lauréats, L’Occitanie se classe sur le podium !

Comme en 2019, 5 startups de Toulouse et de Montpellier figurent dans ce nouveau TOP 120.

Côté Toulousain, nous retrouvons (sans surprise) Sigfox et son réseau 0G. Mais deux startups de la ville rose sont promus. Il s’agit du fournisseur d’énergies vertes Ilek. et de Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, elle a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés.

Par contre, Easymile (basé à Pibrac) et ses véhicules autonomes sortent du palmarès. 

Du côté de Montpellier, la jeune pousse Swile (spécialisée dans les titres-restaurants) et Microphyt (qui travaille sur les microalgues) conservent leur place.

« Avec ses 5 lauréats, l’Occitanie se classe derrière l’Île-de-France, ex-æquo avec Auvergne-Rhône-Alpes et Haut-de-France (..) Au total, cela représente 900 emplois dans notre région. » précise Alexis Janicot, directeur délégué de la French Tech de Toulouse. 

Sigfox sort du Next40 et remplacé par Kinéis
Lors de la première sélection en 2019, Sigfox était l’unique représentant d’Occitanie dans le Next40. Mais le groupe de Labège a connu quelques difficultés en 2020. Aujourd’hui, le réseau mondial d’objet connecté est hors des 40 premiers. Mais l’honneur toulousain est sauf. La start-up Kineis fait une entrée fracassante dans ce club des leaders technologiques.
Deux autres startups sont (quasiment) toulousaines
Elles n’ont pas leur siège sociale en Occitanie, mais d’autres lauréats peuvent afficher une certaine appartenance locale. C’est le cas de Papernest installée à Paris mais fondée par un Tarnais. Ou d’Openclassrooms également basé dans la capitale mais qui compte une centaine de salariés à Toulouse. La preuve que l’écosystème numérique de Toulouse reste l’un des plus performants de France.
Julien Leroy

04 Fév

A Toulouse, le défi #Takeawaychallenge envahit les réseaux sociaux

© Rodolphe Lafarge

Voici (enfin) un défi sur les réseaux sociaux qui réveille nos papilles.

Le #Takeawaychallenge invite les chefs cuisiniers à créer des plats de street-food à partir d’un thème hebdomadaire (canard, bord de mer,…). Chaque création est ensuite photographiée sur les réseaux sociaux et proposée à la vente à emporter.

Le principe a été imaginé par le Toulousain Rodolphe Lafarge (alias rodnroll), bloggeur culinaire et amoureux de cette cuisine de rue.

« Ce challenge est venue de la volonté de pousser les restaurants à se mettre au street-food lors des repas du midi » explique Rodolphe Lafarge

Lancé durant le deuxième confinement en novembre 2020, le challenge a repris du service à la mi-janvier. Aujourd’hui, plus de 750 photos ont envahit les réseaux sociaux misent en ligne par des dizaines de chefs cuisiniers . « Entre 15 et 30 chefs participent au défi de la semaine » poursuit Rodolphe Lafarge.

Parmi eux, des grands noms de la gastronomie Toulousaine : Yannick Delpech (Des roses et des Orties), Yann Ghazal du Bident, Solides,…

Ce challenge offre également aux restaurants un bon moyen de continuer à exister malgré la crise sanitaire.

Face à cet engouement, Rodolphe Lafarge veut désormais créer un festival du street-food.

En attendant, vous pouvez admirer (et déguster) les défis culinaires de nos chefs sur Twitter, Facebook ou Instagram.

Julien Leroy

03 Fév

IoT : pourquoi la start-up Toulousaine ffly4u cartonne en Europe ?

Malgré la crise sanitaire, Ffly4u continue de tracer son chemin dans le secteur de l’IoT industriel. Aujourd’hui, la jeune pousse de Toulouse relie 20 000 objets connectés et prépare une levée de fonds de 4 millions d’euros. Une success-story rendu possible grâce à un petit.. boitier.

© ffly4u

Quel est le point commun entre un touret, une benne et un médicament ?

Réponse : ffly4u !

Née en 2015 à Toulouse, cette startup a conçu un boîtier connecté et doté d’intelligence artificielle. Entièrement autonome, il permet de suivre et d’évaluer l’état d’un produit ou d’un matériau qui transite.

‘Les marchandises sont silencieuses. Nous leur donnons la voix’ résume en quelques mots Olivier Pages, le CEO de Ffly4u.

Ffly4u parvient ainsi à calculer la longueur restante de câble sur un touret, à mesurer le temps de lavage d’un emballage réutilisable, à alerter le remplissage d’une benne dans une déchèterie ou informer sur la température d’un produit pharmaceutique.

De la logistique à l’aéronautique en passant par le transport et l’agriculture, les possibilités de la jeune pousse sont immenses.

« Nous travaillons par secteur d’activité » précise Olivier Pages. Ainsi, chaque entreprise adapte l’innovation toulousaine à sa chaine de production. Cela réduit les pertes et optimise les déplacements.

Cette approche industriel est aujourd’hui un succès. Aujourd’hui, le Toulousain Ffly4u totalise 20 000 objets connectés à travers l’Europe, 15 salariés et un bureau commercial à Munich. « En 2020, notre croissance a augmenté de 40% sur un an et les ventes ont fait un bond de 50% » détaille Olivier Pages.

Pour 2021, ffly4u rêve de conquérir de nouveaux secteurs comme l’aéronautique et la viticulture. « Nos capteurs peuvent suivre la traçabilité d’un produit » assure le CEO de la startup.

En pleine croissance, la jeune pousse du quartier de Montaudran, prépare également une levée de fonds de 4 millions d’euros pour ce printemps. Ce sera la quatrième en l’espace de 5 ans.

Peu à peu, ffly4u est en train de devenir un fleuron du numérique français.

Julien Leroy