22 Oct

Toulouse : la startup IBAT lève 2,4 millions d’euros pour digitaliser le BTP

© IBAT

La start-up toulousaine IBAT annonce ce mardi 22 octobre 2019, une levée de fonds de 2,4 millions d’euros.

Un tour de table bouclé auprès du fonds d’investissement Irdi Soridec Gestion, de la Caisse d’Epargne Midi Pyrénées et d’investisseurs privés.

« Cette levée va nous donner la possibilité d’accélérer notre croissance en France et en Europe, et d’adapter nos solutions au marché des PME et TPE pour qui le numérique devient un véritable atout de développement économique » explique Mélanie Lehoux, fondatrice et CEO d’IBAT.

Cette ancienne conductrice de travaux a fondé IBAT en 2016 pour proposer des solutions numériques aux entreprises du BTP. L’objectif est de digitaliser la gestion financière et administrative des entreprises du bâtiment.

La digitalisation du secteur BTP prend de plus en plus d’importance en France. En particulier avec la généralisation du BIM qui modélise en 3D la construction des bâtiments. 

Cependant le numérique n’est pas encore toujours présent dans le quotidien des chantiers.

« Les équipes travaux travaillent sur fichiers excel et papier. Elles font également face à des pertes d’efficacité et de productivité significatives. Dans ce cadre, les outils d’IBAT permettent de réels gains de temps ainsi que financiers dans la gestion des 3 dépenses de l’entreprise : la main d’oeuvre, les achats et la sous-traitance » précise Mélanie Lehoux

Aujourd’hui, IBAT compte 15 salariés et revendique 2000 utilisateurs.

Julien Leroy

21 Oct

NotreSanté, l’application qui suit la santé de toute la famille (rdv, vaccins et ordonnances)

Après un lancement en 2017 à Toulouse, l’application NotreSanté revient dans une nouvelle version. Mais la philosophie reste intacte : réunir sur son smartphone tous les rendez-vous médicaux, les rappels de vaccins, les remboursements de la Sécu et les prescriptions de toute la famille. A (re)télécharger.

© NotreSanté

Une application « couteau suisse »

NotreSanté est une application mobile qui aide les familles à gérer leur santé au quotidien.

« On peut vite oublier un rappel de vaccin, ne plus savoir où l’on en est dans la prise des médicaments des enfants, avoir des rendez-vous qui se chevauchent entre médecin traitant et spécialiste, etc » énumère Benoît Vinceneux, l’un des fondateurs. 

« Bref, la gestion de la santé du quotidien n’a rien d’un long fleuve tranquille » poursuit-il.

C’est ainsi que 3 Toulousains, Benoît Vinceneux, Sébastien Tirvert et Tony Marcello, ont imaginé « NotreSanté ». 

Entièrement gratuite pour la famille, l’application recense les rendez-vous médicaux de chacun, les traitements en cours, les rappels de vaccins mais aussi les dépenses de santé et l’état des remboursements.

« Vous pouvez facilement numériser en les photographiant, les ordonnances, les certificats médicaux, les résultats d’analyses, les factures, etc. et les conserver ainsi au même endroit afin d’en disposer facilement quand vous en avez besoin » précisent les concepteurs.

Partager avec sa famille ou avec la… nounou

Les informations et les documents médicaux peuvent également être partagés entre parents, grands-parents et assistantes maternelles. L’ensemble est sécurisé sur des serveurs français certifiés par l’Etat.

« On peut aussi transmettre directement son ordonnance à la pharmacie du coin« . En 3 clics, la prescription est envoyée par fax. « Résultat : on gagne du temps, on évite les oublis de traitements (..) et on ne manque plus aucun rendez-vous médical » assurent les fondateurs. De quoi séduire les 5000 utilisateurs de l’application.

Une nouvelle version 2.0 plus stable

NotreSanté existe sur les plateformes Apple et Google depuis mai 2017 mais la première version comportait « des problèmes techniques« . Les 3 fondateurs ont ainsi attendu quelques mois pour optimiser leur innovation. Après des tests au printemps, la nouvelle version est disponible depuis cet été.

« Tout a été revu et l’application est plus stable » explique le trio. « Nous avons également simplifier l’inscription et optimiser le partage des données« .

Cette application unique a été créée par 3 ingénieurs : Benoît Vinceneux, Sébastien Tirver et Tony Marcello.

Basée dans le quartier de Basso Cambo à Toulouse, leur startup développe également d’autres services d’e-santé à destination des professionnels du secteur. Des solutions BtoB qui permettent d’assurer leur modèle économique.

>> Pour télécharger ou pour plus d’info : notresante.io

Julien Leroy

18 Oct

Tutofest : Le 1er festival des tutos web se déroule à Toulouse

La scène du Tutofest de Toulouse (credits Maxime Labat)

Que serait le web sans les tutos ? Ces petites vidéos explicatives sont devenues un phénomène de société.

Pour les célébrer, le Quai des savoirs de Toulouse accueille ce vendredi 18 octobre « Tutofest », le mini-festival consacré aux tutoriels sur le net.

L’évenement démarre à 14h00 par une 2 tables rondes sur les thèmes « Faut-il faire confiance aux tutos ? » et « Les tutos remplaceront-ils les profs ? ».

La journée se terminera par la remise du Tutodor qui récompensera la meilleure vidéo. 9 tutos sont en lice.

L’entrée est libre. Info pratiques sur le site du Quai des savoirs.

Mise à jour… 

Le Tutodor 2019 a été remporté par la youtubeuse scientifique Axelle FERRY (Le labo d’Heliox) basée en Seine-et-Marne.

Elle a été récompensée pour son tuto « Comment fabriquer cette magnifique Lampe Pixel Animée ? » mise en ligne avril 2019.

Julien Leroy

16 Oct

Réseau IoT : Amazon menace-t-il le Toulousain Sigfox ?

Le géant Américain du e-commerce se lance dans la bataille mondiale de l’internet des objets connectés. Amazon a présenté ce 26 septembre 2019, son nouveau service « Sidewalk ». Ce protocole sans fil et à bas débit, concurrence directement le réseau IoT du Toulousain Sigfox.

Première test du réseau SideWalk sur le collier d’un chien © Amazon

Aujourd’hui, il existe plus de 7 milliards d’objets connectés (IoT) dans le monde (selon une étude du cabinet IoT Analytics). Ces appareils transmettent quotidiennement des millions de données vers un smartphone, un ordinateur ou un serveur informatique.

Pour communiquer, les IoT utilisent divers réseaux comme la 3G, la 4G (comme pour votre téléphone portable) ou des protocoles sans fil à bas débit. En fonction du cheminement choisi, les coûts et les débits varient.

Aujourd’hui, cet internet des objets connectés est devenu une bataille mondiale.

L’enjeu économique est considérable. 21,5 milliards d’objets connectés seront en service en 2025 selon les diverses études. De quoi offrir une opportunité de marché 1567 milliards en 2025 (contre « seulement » 151 milliards de dollars en 2018). 

Toulouse, leader mondial du secteur

L’un des pionniers du secteur est la startup Sigfox, basée à Labège près de Toulouse.

Créé en 2011 dans un garage, Sigfox est aujourd’hui le premier réseau mondial d’objets connectés.

Son réseau de télécommunication IoT fonctionne sans fil et en bas débit (similaire à une télécommande de portail). Il est ainsi peu gourmand en énergie et en bande passante. Le réseau est également sans licence et facile à installer. 

L’entreprise couvre à ce jour 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Un autre concurrent (français) a également pris du galon ces dernières années : le réseau LoRa. Inventé à Grenoble, ce protocole mondial utilise les réseaux mobiles 4G ou 5G pour communiquer avec les objets connecté. Les opérateurs Télécoms Orange et Bouygues Télecom l’ont déjà adopté.

D’autres réseaux existent comme LTE-M (développé par Orange) et NB IoT (utilisé par SFR)

Amazon, futur concurrent ?

Avec son réseau Sidewalk (“trottoir” en français), Amazon concurrence directement Sigfox et LoRa. Il adopte des paramètres similaires : sans fil, bas débit et faible coût d’exploitation.

Un premier test a eu lieu à Los Angeles sur un collier de chien. Si le géant américain assure de l’efficacité de son service, il est loin d’avoir la couverture mondiale de ses concurrents européens.

Cependant, la puissance financière du géant Américain (2 milliards de dollars de bénéfice au second trimestre de 2019) peut changer la donne.

Pas d’inquiétude chez Sigfox

« Nous sommes ravis de constater qu’Amazon valide le fait que les solutions de connectivités existantes (Wifi, Bluetooth, Cellulaire) ne suffisent pas à relever les enjeux de demain » nous confie Ludovic Le Moan, le CEO de Sigfox.

« C’est avec ce constat que Sigfox s’est créée il y a 9 ans pour promouvoir ce que l’on appelle la 0G. Contrairement à Amazon qui vise le grand public avec des contraintes de qualité de service et d’autonomie des objets bien moindre que dans le secteur industriel, Sigfox a déployé la 0G avec un enjeu de qualité de service fort, et une volonté d’apporter une connectivité basée sur des énergies très faibles, donc renouvelables, pour pouvoir se passer un jour des batteries. Les enjeux d’environnements auxquels notre planète fait face nécessitent une approche industrielle et responsable » précise-t-il.

Mais la 5G pourrait jouer le rôle d’arbitre dans les prochains années. Le débit du nouveau réseau mobile permettrait de transmettre les données des objets connectés sans encombrer les communications téléphoniques. Les premières expérimentations ont débuté en France et à Toulouse. 

A suivre…

Julien Leroy

10 Oct

HelloAsso s’implante en Occitanie

Siège à Bordeaux / © HelloAsso

La plateforme de paiement sur internet pour les associations, HelloAsso, a ouvert son quatrième bureau régional à Montpellier (après Lille, Nantes et Lyon)

Une implantation qui date d’avril 2019 mais la startup a préféré attendre la rentrée de septembre pour le dévoiler.

Hel­loAsso veut ainsi couvrir l’ensemble de la région Occitanie. A ce jour, près de 7000 associations occitanes (principalement dans les secteurs Arts & Culture, Sports, Éducation & Formation et humanitaire) utilisent les outils de l’entreprise. En 2018, plus de 1,9 millions d’euros ont déjà été collectés par ces associations.

« Le tissu associatif d’Occitanie, particulièrement dynamique, poursuit de façon très active sa transition numérique. Des acteurs importants se positionnent notamment en faveur de cette transition » explique Sarah Rousseau, coordinatrice Grand-Sud HelloAsso

Né à Bordeaux en 2009, la startup propose solutions de paiement alternatives pour les associations et les clubs. HelloAsso fourni ainsi gratuitement des services pour gérer une billetterie en ligne, un collecte de dons, un opération de crowdfunding ou le paiement des adhésions. L’entreprise se finance grâce aux pourboires des clients.

Aujourd’hui, 85.000 associations utilisent les outils fournis par les 65 salariés de l’équipe HelloAsso. Plus de 160 millions d’euros ont été récoltés via la plateforme en l’espace de 10 ans. 

Julien Leroy

08 Oct

IA : Toulouse accueille « Minds & Tech », une conférence mondiale sur l’intelligence artificielle

© Minds & Tech

Toulouse veut devenir une place mondiale de l’intelligence artificielle. La preuve avec l’organisation de la conférence Minds & Tech ce mercredi 9 octobre 2019 au Quai des Savoirs de Toulouse.

Pour la première fois, des débats et des conférences vont parler d’intelligence artificielle et d’intelligence collective. « Une exclusivité dans le monde des nouvelles technologies » assure le MIT CCI, co-organisateur de l’événement avec la mairie de Toulouse.

L’objectif de la journée est de « remettre en perspective et questionner si, ou non, l’usage que nous faisons collectivement de ces technologies nous fait évoluer vers un développement intelligent et responsable« .

Pour en parler, 15 intervenants internationaux sont attendus à partir de 8h30 dont plusieurs membres du MIT Center for Collective Intelligence (MIT CCI). Ce laboratoire américain de l’institut de technologie du Massachusetts, regroupe des chercheurs et des experts sur l’IA.

Le programme complet se trouve sur le site officiel.

A l’issue de la journée, 5 start-up innovantes participeront à la finale du Minds & Tech. Les finalistes sont : Bayes Impact (l’IA pour la recherche d’emploi), Sunthetics (l’Ia pour l’industrie chimique), BrightSign (permettre aux personnes sourdes et muettes de communiquer), Observe Technologies (aquaculture) et Urban Data Eye (pour exploier les données issues des caméras publiques).

07 Oct

Qwant signe un (méga) partenariat avec la Région Occitanie, les collectivités de Toulouse et la Haute-Garonne

Exclusivité. La Région Occitanie, le département de la Haute-Garonne, Toulouse Métropole, la Communauté d’Agglomération du Sicoval et la startup Freya-Games signent ce lundi 7 octobre à Labège, une charte de partenariat avec Qwant. Le moteur de recherche français sera installé par défaut au sein des établissements scolaires et des administrations publiques. En attendant un Data Center  à Toulouse.

© Bruno Levesque / MaxPPP

Le moteur de recherche français Qwant fait une entrée fracassante en Occitanie.

A l’occasion du festival de la Mêlée numérique, Qwant signe ce lundi 7 octobre 2019 à 17h15 à Labège (près de Toulouse), un gros contrat avec la Région Occitanie, le département de la Haute-Garonne, Toulouse Métropole et la Communauté d’Agglomération du Sicoval (Labège).

Après la Bretagne, c’est le plus gros contrat régional pour le moteur de recherche dont le siège social est basé à Nice.

L’objectif de ce partenariat est d’adopter un moteur de recherche made in France respectueux des données personnelles.

En effet, Qwant est le premier moteur de recherche européen à disposer de sa propre technologie d’indexation du web. Son principal atout est de protéger la vie privée de ses utilisateurs en refusant tout dispositif de traçage à des fins publicitaires. Un « anti-Google » qui séduit de plus en plus, les entreprises et les institutions françaises dont l’Assemblée nationale.

Les collectivités locales signataires s’engagent à installer par défaut le moteur sur tous les ordinateurs des lycées et des administrations publiques d’Occitanie.

« En adoptant un moteur de recherche français respectueux de la vie privée tel que Qwant, le Conseil départemental fait le choix d’un numérique éthique, citoyen, responsable et inclusif » déclare Annie Vieu, Vice-Présidente du Conseil départemental en charge de l’innovation et du numérique.

Par ailleurs, les services « Qwant School » et « Qwant Junior » seront déployés dans les collèges et les écoles de Haute-Garonne.

« Je salue le regroupement de ces quatre collectivités autour d’une idée forte de souveraineté numérique qui vient tout naturellement dépasser les clivages. C’est une fierté pour Qwant que de recevoir aujourd’hui ces soutiens (..) » nous confie Eric Leandri, le PDG de Qwant. 

L’accord prévoit (également) le déploiement d’un jeu Toulousain

La charte signée ce 7 octobre, comporte aussi le développement du jeu vidéo «  Agent 001 » conçu par la startup toulousaine, Freya-Games.

« Agent 001 » est un Serious Game qui apprend aux enfants de 9 à 12 ans, à protéger leur vie privée et leurs données personnelles sur Internet. L’objectif est de promouvoir l’inclusion numérique.

Testé par des écoliers d’Ayguevives (Haute-Garonne), le jeu avait reçu le soutien du président de la République, François Hollande en novembre 2016.

L’accord avec Qwant prévoit de déployer l’Agent 001 dans l’ensemble des établissements scolaires de la région Occitanie. Un partenariat record pour l’entreprise Freya-Games fondée par le Toulousain Willy Lafran.

Un Data Center de Qwant dans la région de Toulouse

Eric Leandri, le PDG de Qwant semble se plaire en Occitanie.

Après avoir adhéré au cluster « Occitanie Data » et signé des partenariat avec le CNES et l’ANITI, Qwant va construire un Data Center dans la région. Ce sera le sixième de l’hexagone. Le lieu exact n’est pas encore officialisé mais le site sera basé dans la région toulousaine selon nos informations. Sa mise en service est prévue pour 2020. 

 Julien Leroy

06 Oct

Obsolescence programmée : voici les premiers produits certifiés par le label toulousain LongTime

Exclusivité. Né à Toulouse, LONGTIME veut devenir le premier label européen permettant aux consommateurs d’identifier avec certitude, les produits conçus pour durer. La startup a dévoilé ce jeudi 3 octobre, les deux premières marques labellisées.

© Vincent Isore / MaxPPP

Lutter contre l’obsolescence programmée et le gaspillage des produits de consommation via un label. C’est l’objectif de deux citoyens toulousains : Elsa Lomont et Florent Preguesuelo. Ils ont crée en 2018 leur startup sociale « Ethikis ».

Après 3 ans de travail, leur label « LONGTIME » vient de certifier ses premiers produits.

Il s’agit de l’aspirateur Rowenta Silence Force R064 de la marque SEB et des détecteurs de métaux DEUS et ORX du groupe XPlorer.

Pour obtenir la labellisation, les produits ont été évalués par un organisme de contrôle indépendant et déclarés conformes aux critères du cahier des charges du label.

Ce dernier compte 41 critères construits autour de la fiabilité des technologies, de la disponibilité des pièces détachées et de la possibilité de réparer l’appareil soi-même. L’objectif est de répondre aux préoccupations économiques et écologiques des consommateurs face à l’obsolescence programmée.

Ces produits peuvent désormais afficher le logo, en magasin ou sur internet.

« Nous sommes fiers que deux belles entreprises françaises soient les premières à bénéficier du label. Qu’il s’agisse d’un grand groupe ou d’une PME, le label est un outil de valorisation pour tous les fabricants européens qui s’engagent volontairement dans la démarche, pour concevoir des produits durables dans le temps » déclare Florent Preguesuelo, co-fondateur du label.

A terme, le label toulousain veut s’étendre à tous les pays européens et être une réponse à ce phénomène de société. 

L’obsolescence programmée est un concept né durant la crise économique de 1930. Un promoteur immobilier américain, Bernard London, a l’idée de parler « d’obsolescence imposée » pour stimuler l’industrie et la croissance.

> Plus d’info sur :   www.longtimelabel.com

Julien Leroy

05 Oct

Toulouse teste (pour la première fois) la 5G

SFR a mené ce vendredi 4 octobre, sa première expérimentation de la 5G à Toulouse. Un test grandeur nature qui vise à préparer le nouveau réseau des téléphones portables en France. Le lancement commercial est prévu pour 2020.

L’antenne 5G à Toulouse présentait le 4 octobre 2019 (crédit : SFR)

Un réseau téléphonique en 5G. C’est pour demain.

Depuis un an, les opérateurs téléphoniques historiques réalisent des tests « grandeur nature » dans plusieurs métropoles françaises. Bouygues Telecom a choisi Bordeaux. Orange est à Lille et Douai. Et SFR a sélectionné Paris, Nantes et Toulouse pour mener ses expérimentations de la 5G.

Après des applications à Paris et Nantes, SFR lance ce vendredi 4 octobre, les premiers tests à Toulouse. 

Une bonne nouvelle pour la ville rose qui avait déjà été l’une des premières à tester la 4G en juin 2013.

« Toulouse constitue ainsi un nouveau territoire qui va vivre l’expérience 5G, avec de nouveaux usages et services pour les professionnels et entreprises locales » explique Guillaume Fauré, Délégué Régional Sud-Ouest de SFR.

A quoi va servir la 5G ?

2G, 3G, 4G, 5G,… la future norme de téléphonie mobile doit permettre aux opérateurs d’offrir à la fois un débit plus important que celui offert par la 4G actuelle et un temps de latence.

« Avec des débits qui dépassent 1Gbit/s et une latence de l’ordre de la milliseconde, la 5G apporte la vitesse de la Fibre dans le mobile » assure la direction de SFR.

La 5G promet de répondre aux futurs besoins de connectivité en particulier dans la voiture autonome, la santé connectée ou encore l’internet des objets.

En attendant, le Gouvernement devrait mettre en vente les licences de la 5G, d’ici la fin de l’année 2019. Le lancement commercial est prévu dans la foulée.

SFR espère être le premier opérateur à lancer une offre pour les particuliers et les entreprises. L’opérateur téléphonique avait déjà été le premier en France pour la 3G (mai 2004) et la 4G (novembre 2012).

Dans le monde, plusieurs pays sont également dans la course. Des expérimentations sont actuellement menées en Europe, en Chine et aux USA. Mais la Corée du Sud est devenu en avril 2019 le premier pays à déployer une offre commerciale 5G. La Suisse pourrait suivre.

Julien Leroy

04 Oct

Toulouse : comment Clément Lazuech est devenu influenceur sur Instagram

A 28 ans, Clément Lazuech est d’abord une star sur Instagram suivi par 209.000 abonnés. Peu à peu, le jeune Toulousain est devenu influenceur. Un métier émergent apparu avec la révolution des réseaux sociaux.

© Clement Lazuech

Avec les réseaux sociaux, un nouveau métier a fait son apparition : influenceur.

Il n’existe pas de définition académique pour désigner ce nouveau métier 2.0. Mais un influenceur est souvent un autodidacte qui a su créer une communauté sur les réseaux sociaux en partageant sa vie quotidienne et en recommandant des produits ou lieux sponsorisés.

C’est ainsi que le Toulousain Clément Lazuech est devenu, peu à peu, un influenceur sur Instagram. « Je n’ai pas choisi d’être influenceur mais je le suis devenu » précise ce mannequin international.

« Entre 2010 et 2015, j’ai beaucoup voyagé à l’étranger et je me suis aperçu que les étrangers ou même les Français que je rencontrais durant mes voyages connaissaient bien Paris mais pas du tout le sud de la France, notamment Toulouse et la région Occitanie » raconte-t-il. « Du coup j’ai voulu mettre en avant sur les réseaux sociaux ma ville, ma région afin de la faire un peu plus connaitre« .

Clément Lazuech a commencé à poster des photos sur les richesses touristiques et gastronomiques de la ville rose, sans oublier de partager sa passion pour le mannequinat et la mode.

« Un engouement s’est alors créé (..). J’ai commencé à être suivi par beaucoup de Toulousains, puis de sudistes et ensuite de parisiens,… »

En 4 ans, le jeune Toulousain de 28 ans comptabilise 209.000 abonnés sur Instagram.

« Je pense que mon succès vient du fait que je suis quelqu’un de sincère, humain et souriant. Ma personnalité est simple et je discute beaucoup avec mes abonnés » estime-t-il.

Puis les marques l’ont contacté…

En 2016, « les choses se sont accélérées (..) à partir du moment où j’ai eu 30 000 abonnés » raconte le Toulousain. 

Comme de nombreuses stars sur Instagram, plusieurs marques commencent à le contacter pour qu’il parle de produits et de lieux. « Aujourd’hui, mon rôle est de recommander » déclare-t-il en toute franchise.

 

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Let’s cook with @maisonmaille products ! 👨🏻‍🍳 Have a nice evening my friends ! 🌹 • Comme vous avez pu le voir en story, dernièrement j’ai eu la chance de participer au superbe dîner de la @maisonmaille avec le chef @dennyimbroisi ! 😍 J’ai tellement adoré le moment que j’ai souhaité des mon retour à la maison mettre à profit tous les conseils du chef… 😆 Ce qui est top c’est que je viens de m’éclater en cuisine ! 👌🏻 En effet, j’ai utilisé les produits Maille comme je le souhaitais, je me suis amusé avec les saveurs et j’ai pu vraiment twister mon plat ! ❤️ Au menu : Escalope de dinde à la moutarde ancienne accompagnée de tagliatelles fraîches ! 😋 Je connaissais déjà bien la marque avec notamment sa moutarde Originale, mais croyez moi les amis je vous partage dans ce post quelques autres produits pépites dont vous ne pourrez plus vous passer pour cuisiner ! 🍳😇 Bonne soirée à tous ! 💋 • #toulouse #home #latouchemaille #enpartenariatavec #maisonmaille #cooking #cook #food

Une publication partagée par Clement ® Travel & Lifestyle (@clementlazuech) le


On appelle cela le marketing d’influence. En France, ils sont quelques centaines à signer des partenariats avec des marques. Dans 75% des cas, il s’agit de placer un produit sur une photo selon une étude de janvier 2019 par l’agence de communication Reech. Et contrairement aux idées reçues, 63% des recommandations ne sont pas rémunérées. 

« Il y a deux formes de partenariat : le partenariat dotation produit ou invitation dans des restaurants ou hôtels. Et le partenariat financier » précise Clément Lazuech. « Mais dans les deux cas, je suis libre de mes choix. Aujourd’hui je ne parle pas d’un lieu ou produit que je n’apprécie pas. (..) Je test tout avant de prendre la décision d’en parler ou non sur mes réseaux sociaux« .

D’ailleurs, cette transparence semble essentielle. Comme Clément Lazuech, la plupart des influenceurs évoque leur sponsoring par le biais d’un hashtag ou en le signalant à Instagram. Et cela fonctionne. 77 % des internautes perçoivent les partenariats de façon positives selon Reech. 

Beaucoup de sacrifices…

Amoureux de la ville rose, Clément Lazuech est également devenu, en 2017, ambassadeur de Toulouse. Un titre attribué par la Métropole toulousaine.

« A travers mes voyages, je parle régulièrement que je viens de Toulouse (..). Dans le milieu de l’influence je suis appelé « Le Toulousain ». Nous avons une ville et une région tellement riches que j’essaie chaque jour (..) d’y amener plus de touristes » explique Clément Lazuech.

Mais avant de profiter de cette célébrité numérique, il faut devenir une star du web. Cela demande beaucoup d’efforts. « Si j’en suis arrivé là aujourd’hui c’est grâce à un énorme travail, des sacrifices mais surtout grâce à mes abonnés » se rappelle le Toulousain.

(Clément Lazuech était l’invité du journal régional de France 3 Midi-Pyrénées du 7 septembre 2019)

Si l’univers des influenceurs vous intéresse, ce sera la thématique de la prochaine édition des Rencontres InfoCom de Toulouse. Rdv le 27 février 2020 à l’université Paul Sabatier (entrée libre).

Julien Leroy