28 Sep

[Mêlée numérique #3] Toulouse teste le restaurant connecté

A l’occasion de l’édition 2016 de la Mêlée numérique à Toulouse, votre blog vous fait découvrir les coulisses du plus grand rendez-vous de l’innovation en Occitanie. Pour ce troisième épisode, focus sur le restaurant connecté. Le concept est testé actuellement à Toulouse.

© MaxPPP

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« Digitaliser le restaurant » me résument les concepteurs du projet devant leur stand-restaurant. « Restô est une solution tout-en-un qui vous aide à transformer votre restaurant en restaurant connecté » poursuivent-ils. Ils veulent se développer partout en France. Toulouse figure parmi les villes pilotes.

Concrètement, il s’agit d’une plateforme digital où le restaurateur peut gérer à la fois sa carte des menus, ses réseaux sociaux, son site web, sa caisse, ses commandes, ses livraisons à domicile,… « Un service à 360°C pour le restaurant » précise Franck Depaillat de chez Df Consultant en charge du développement du projet à Toulouse.

Conçue par la start-up Waps basée à Aix-en-Provence, la solution e-commerce veut ainsi aider les restaurateurs « à passer d’un modèle de bricolage à un modèle professionnel » explique Franck Depaillat. Notamment, sur la gestion de leur présence numérique. Le patron de restaurant doit aujourd’hui gérer simultanément ses réseaux sociaux et son site web. « Restô permet de faciliter ce travail pour plus de visibilité » complète Ronan Paul, co-dirigeant de Waps. 

Capture de l'application restö

Capture de l’application restö

Autre aspect : l’encaissement. « Une partie très importante » m’assure Arthur Arlet, fondateur de Duck me. Sa chaîne de restaurant rapide teste actuellement le projet à Toulouse. « Lorsqu’on crée un restaurant, il faut compter environ 15 000 euros pour s’équiper de 2/3 caisses et d’un back-office pour les données« . Or, la solution Restô permet de tout regrouper dans une seule application « en s’installant facilement sur un PC ou une tablette » poursuit-il. Une réduction de coût considérable pour les professionnels.

Et du côté des clients ?

Le restaurant connecté vise d’abord les restaurateurs mais les concepteurs espèrent que les usages pour les clients viendront par la suite. Le fait de numériser la gestion d’un restaurant pourrait créer et généraliser certains services digitales. Tel que la commande via son smartphone pour éviter la file d’attente,… « Aux restaurants de créer » conclu Franck Depaillat. A suivre…


>>> Plus d’info sur :
 www.bewaps.com

Julien Leroy

A lire également : 
Episode n°1 :Coup d’envoi de la Mêlée numérique 2016, le plus grand salon dédié au numerique en Occitanie change de formule
Episode n°2 : Que devient Kubb, l’ordinateur 100% toulousain ?

27 Sep

[Mêlée numérique #2] Que devient Kubb, l’ordinateur 100% toulousain ?

A l’occasion de l’édition 2016 de la Mêlée numérique à Toulouse, votre blog vous fait découvrir les coulisses du plus grand rendez-vous de l’innovation en Occitanie. Pour ce seconde épisode, nous avons retrouvé le stand de Kubb, l’ordinateur 100% toulousain. Deux ans après son lancement, que devient-il ?

© Julien Leroy© Julien Leroy

A la Mêlée numérique, la plupart des acteurs de l’écosystème numérique s’y croissent. Il y a les nouveaux et les habitués. Justement, que deviennent ces derniers après avoir fait (parfois) le buzz sur la toile ou dans les médias ?

En défilant dans les allées du salon, je suis ainsi tombé sur le stand de Bleu Jour, la start-up toulousaine qui fabrique Kubb, un ordinateur français miniaturisé conçu entièrement en Midi-Pyrénées.

En décembre 2014, votre blog avait été l’un des premiers à présenter cette innovation audacieuse. Du haut de ses 12 cm, Kubb veut réinventer le secteur du PC personnel. Au-de-là de ses performances techniques, sa principale force repose dans le design. La forme de cube révolutionne (enfin) l’unité centrale, souvent critiquée pour ses couleurs grisonnantes et son encombrement. Kubb veut ainsi surfer sur le succès des produits Apple : compacts, beaux et performants.

Il a fallu 3 ans de recherche au Toulousain Jean-Christophe Agobert pour mettre au point cette innovation.

D’autant plus que le PC est labellisé « made in France » et 100% toulousain. Tout est assemblé dans les locaux de la start-up situé dans le quartier de Montaudran à Toulouse. Le boitier est conçu à Portet-sur-Garonne et peint chez un artisan d’Albi. Une belle réussite à l’heure de la mondialisation.

Et aujourd’hui ?

« Nous avons vendu un millier d’exemplaires » m’assure son fondateur Jean-Christophe Agobert. Pour 2016, « les objectifs sont atteints » poursuit-il. « Notre chiffre d’affaire va atteindre 1 million d’euros d’ici la fin de l’année« , comme promis lors de son lancement en décembre 2014.

Kubb s’installe à son rythme dans le paysage (très) concurrentiel du PC. Les ventes s’étendent sur toute la France mais aussi « en Angleterre, en Suisse, en Belgique et en Algérie« .  

Nous cherchons à réaliser une levée de fonds – Jean-Christophe Agobert, le fondateur de Kubb

L’ordinateur toulousain vise avant les professionnels. « 90% de nos clients sont des PME/PMI » m’explique son concepteur. Mais il espère toujours toucher le grand public. Quelques contrats avec la grande distribution et des sites de commerce sont déjà signés.

Le modèle a également évolué. D’abord, technologiquement avec un nouveau processeur Intel (partenaire de la start-up toulousaine) et des accessoires. « Nous avons réalisé le premier clavier 100% toulousain » me montre Jean-Christophe Agobert. Enfin, le coût amorce son déclin. Le prix de base débutait à 700 € il y a deux ans et atteint aujourd’hui 489 €. « Une diminution qui est due au volume » nous explique-t-il.

Et demain ? « Nous cherchons à réaliser une levée de fonds » m’avoue l’inventeur Toulousain. Impossible de connaître le montant mais les négociations sont en cours avec des capitaux étrangers.

Parallèlement, la start-up cherche à déménager dans l’agglomération toulousaine vers des locaux plus grands. Bref, Kubb continue à tracer progressivement son chemin. En espérant le voir l’année prochaine à la Mêlée.

>> site officiel de KUBB :www.bleujour.com/fr

Julien Leroy

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Episode n°1 : Coup d’envoi de la Mêlée numérique 2016, le plus grand salon dédié au numerique en Occitanie change de formule

 

12 Sep

Levée de fonds pour Coovia, l’application toulousaine de covoiturage

Exclusivité. Coovia, la plateforme toulousaine de covoiturage pour les trajets du quotidien annonce ce lundi 12 septembre, sa première levée de fonds et lance une grande campagne de communication.

© Coovia

© Coovia

Coovia passe aujourd’hui à la vitesse supérieure. La start-up toulousaine spécialisée dans le covoiturage des trajets du quotidien, lance ce lundi 12 septembre, une grande campagne de communication.

Des affiches vont fleurirent dans l’agglomération et dans le métro. Des spot radios sont également prévus. « Cette grande campagne va permettre de faire connaître notre service de covoiturage quotidien à tous les habitants de Toulouse et des communes alentours » explique David Larcher, directeur général de Coovia. 

L’objectif du Toulousain est d’atteindre 4% de covoiturage pour les trajets réalisés chaque jour dans la grande agglomération toulousaine. « On réussira ainsi à supprimer les bouchons » promet le fondateur.

Première levée de fonds pour le « Blablacar » des trajets réguliers

Parallèlement à cette promotion, Coovia annonce sa première levée de fonds avec le groupe international ACTIA. Ce dernier refuse de communiquer le montant exact de la transaction mais précise qu’il « rentre à hauteur de 20% du capital de Coovia« .

Surnommé le « Blablacar » des trajets réguliers, le toulousain Coovia permet de calculer le meilleur trajet entre deux points de la ville rose en combinant covoiturage, Metro, tram, bus ou VeloToulouse. Née en 2012, l’application est unique en France.

Elle a été créée par David Larcher, un ancien salarié d’Airbus excédé par les embouteillages toulousains. Aujourd’hui, la start-up compte 9 salariés et plus de 7000 utilisateurs dont plusieurs grandes entreprises (SMTC, Airbus,…)

Julien Leroy

30 Août

Deux Toulousains inventent « Muvzi », une application pour rencontrer des musiciens

Muvzi est le « Tinder des musiciens ». L’application mobile permet de rencontrer des musiciens le temps d’une soirée ou pour constituer un groupe. Lancé cet été par deux Toulousains et un Lillois, ce nouveau réseau social compte déjà 5000 utilisateurs.

© Muvzi

© Muvzi

« Venez rencontrer les musiciens à proximité de chez vous et ne jouez plus jamais seuls » résume en quelques mots l’équipe de Muvzi. « C’est est une application mobile, géolocalisée, qui va identifier les musiciens dans votre périmètre correspondant à vos paramètres de découverte » poursuivent-ils.

Inspirée du fonctionnement de la célèbre application américaine Tinder, l’interface de Muvzi  permet de faire défiler les profils de musiciens avec un simple glissement de doigt. L’application toulousaine offre 6 critères de recherche : l’instrument, les styles de musique, le niveau, la zone géographique, l’âge et le sexe. Une fois le musicien trouvé, il est ajouté à vos contacts et vous pouvez lancer une conversation via la messagerie interne de l’application. 

L’application Muvzi est destiné à tous les amoureux de la musique. « Que se soit pour jouer un après-midi avec un inconnu, rechercher un musicien pour compléter votre groupe, trouver un professeur de musique, remplacer un membre manquant, composer à plusieurs ou simplement discuter musique » détaillent les 3 concepteurs.© Muvzi

© Muvzi

Timothée Guillaume et Johan Kriouche, respectivement 24 et 23 ans, ont eu l’idée de Muvzi en débarquant à Toulouse il y a 2 ans. Musiciens amateurs, ils constatent rapidement qu’il n’est pas facile de trouver un professeur de musique. Les deux professionnels du web décident alors de créer Muvzi avec l’aide de Pierre-Loup Philippe (24 ans), un Lillois qui s’essaye au piano et à la guitare.

Lancé durant le 19 juillet 2016, Muvzi est disponible gratuitement sur Android et Iphone. Aujourd’hui, l’appli compte 5000 utilisateurs partout en France. « Plus de 12 000 swipes et 6000 messages ont déjà été échangés » précise Timothée Guillaume. Et le marché est prometteur. La France compte plus de 5 millions de musiciens passionnés.

>> Plus d’info sur le site officiel : www.muvzi.com

Julien Leroy

19 Juil

Des Toulousains conçoivent « Liberty Rider », la première application qui peut sauver la vie d’un motard

Liberty Rider est capable de détecter un accident à moto et de prévenir les secours pour qu’ils interviennent au plus vite. Créée par 4 Toulousains, cette application sur smartphone est unique en France.

© Liberty Rider

© Liberty Rider

Le principe de l’application Liberty Rider est très simple : « elle est capable de détecter les accidents à moto afin de pouvoir alerter les secours au plus vite quand le motard accidenté n’est pas en mesure de le faire » résume en quelques mots Emmanuel Petit à l’origine de l’idée.

« Grâce aux capteurs présents dans le téléphone et à un algorithme (..), nous avons développé un algorithme capable de déterminer avec précision si une situation particulière est un accident ou non. » poursuit-il.

« Quand une alerte est lancée, elle arrive chez les services de Liberty Rider qui se chargent de contacter en temps réel les secours et les aiguiller vers le lieu de l’accident« . Après plusieurs mois de tests et de simulations, l’application est sortie officiellement au début du mois de juillet.

66% des accidents de motards se déroulent en rase campagne

2 accidents mortels sur 3 impliquant un motard ont lieu quand celui-ci est seul et en campagne, selon une étude de la sécurité routière en 2012. « Par manque de témoins pour appeler les secours, le motard accidenté peut rester une longue période sans soins médicaux. Pourtant, un blessé pris en charge médicalement dans la première heure qui suit l’accident voit ses chances de survie augmenter de 80% » précisent les concepteursLiberty Rider est ainsi la première application française qui peut sauver des vies. 

L’application permet également de rassurer les proches. Liberty Rider offre la possibilité de partager « le trajet avec les personnes de son choix afin que ces derniers puissent les suivre en direct et qu’ils s’inquiètent moins de voir leur proches partir seul à moto » racontent les 4 créateurs.

Nous avons développé un algorithme capable de déterminer avec précision si une situation particulière est un accident ou non – Emmanuel Petit, l’un des 4 concepteurs de Liberty Rider

Créée par 4 motards Toulousains

Passionné de moto, Emmanuel Petit a eu l’idée de Liberty Rider en empruntant certaines routes de campagne et pour rassurer ses parents. « J’ai cherché sur internet et je me suis aperçu que l’application n’existait pas« . C’est alors que le Toulousain s’associe avec Julien LE, également diplômé de IFAG, école de Management à Labège. Jérémie Fourmann et Martin D’Allens les ont ensuite rejoint pour la partie technique et développement. 

Les 4 créateurs de Liberty Rider espèrent séduire la communauté des motards. En l’espace de 3 semaines, l’application compte 7000 utilisateurs mais l’objectif est d’atteindre les 60.000 motards d’ici la fin de l’année. En attendant, la sécurité routière de Haute-Garonne et plusieurs associations se sont associées à ce projet prometteur. La star-up vient également d’intégrer l’incubateur toulousain At Home. 

Pour le moment, l’application est disponible gratuitement sur Androïd. « Une version Iphone est en cours développement et sera prête mi-août » promet Emmanuel Petit. 

>>> Reportage de France 3 Midi-Pyrénées du 27 juillet 2016 (Maria Laforcade / Eric Foissac) :

« Liberty rider » la première application qui peut sauver la vie d’un motard

>>> Tout savoir sur  Liberty Rider : www.liberty-rider.com

Julien Leroy

15 Juil

Toulouse (et sa police) n’échappent pas au phénomène planétaire de Pokemon Go

Toulouse et sa région n’échappent au phénomène planétaire de Pokémon Go. En l’espace d’une semaine, le jeu vidéo sur smartphone compte plus de 20 millions d’utilisateurs aux quatre coins du monde. Une déferlante qui a poussé la police de Haute-Garonne à réagir.

© MaxPPP

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Toulouse n’échappe au phénomène du jeu Pokémon Go. Depuis le 6 juillet, l’application mobile de réalité augmentée est un véritable phénomène planétaire. Elle a déjà enregistré un pic de 21 millions d’utilisateurs actifs en une journée malgré l’absence d’une version francophone (le jeu est disponible uniquement aux Etats-Unis, Australie et dans quelques pays européens).

A Toulouse, il est difficile de mesurer précisément l’impact mais les joueurs sont de plus en plus nombreux. Il suffit de regarder dans les rues de la ville rose ou sur les réseaux sociaux où fleurissement les commentaires et les pages de fans.

Le jeu Pokémon Go est la nouvelle version de la franchise Japonnaise. Créés en 1996 par Satoshi Tajiri, les Pokémons sont des petits monstres qui faut capturer et dresser. Des centaines de modèles ont été imaginés mais Pikachu reste le plus célèbre d’entre eux. En quelques années, ils sont devenus l’un des jeux vidéos les plus vendus dans le monde.

Dans la version Pokémon Go, le principe reste identique : capturer des Pokémons. Mais cette fois-ci, le décor est celui qui se trouve autour de vous. A l’aide de la caméra de votre smartphone, les petits monstres apparaissent dans votre salle à manger, sur votre bureau, dans le parc ou sur le tableau de bord de votre voiture. Un jeu addictif ! 

La police de Toulouse s’intéresse à Pokémon Go

Les joueurs sont devenus tellement accros qu’ils sont nombreux à partir se balader pour attraper les Pokémons dans les rues de Toulouse. D’autres multiplient les lieux insolites y compris au volant de leur voiture. Une pratique marginale mais qui a fait réagir la police de Toulouse. Le 13 juillet dernier, elle a publié un tweet humoristique rappelant que l’usage du téléphone au volant est interdit, y compris pour Pokémon Go. « Bon jeu mais l’arrêt ! » rappelle la police. Le tweet a eu son effet. Il a été retweeter plus de 830 fois et Liker par des centaines d’internautes.

Julien Leroy

05 Juil

Hospitalidée, le « tripadvisor de la santé » né à Toulouse, prépare une levée de fonds de 3 millions d’euros

Un an après son lancement en juillet 2015, « Hospitalidée » considéré comme le Tripadvisor des hôpitaux, des cliniques et des médecins, s’est imposé comme le premier site d’avis santé en France. La plateforme web créée par un Toulousain s’apprête à lever 3 millions d’euros.

© Mathilde Laban / France 3 Midi-Pyrénées Loïc Raynal, le fondateur du site internet Hospitalidee

© Mathilde Laban / France 3 Midi-Pyrénées Loïc Raynal, le fondateur du site internet Hospitalidee

Internet permet de noter les hôtels, les restaurants ou encore la qualité d’une compagnie aérienne… on peut aussi y évaluer les établissements de santé et les praticiens. Depuis juillet 2015, le Toulousain Loïc Raynal a lancé Hospitalidee, considéré comme le Tripadvisor des avis de santé.

L’objectif est de « libérer la parole des patients et faciliter leur décision dans le choix des établissements » déclarait le fondateur au moment du lancement. Sur Hospitalidee, il est ainsi possible de noter les hôpitaux, les cliniques et les médecins. 

Aujourd’hui, Hospitalidee trace son chemin. « En quelques mois, Hospitalidée s’est imposé comme le premier site d’avis santé en France » avec « près de 50 000 avis » assure Loic Raynal. « Nous devrions atteindre les 100 000 avis enregistrés avant la fin de l’année 2016 » espère-t-il. 

Une levée de fonds de 3 millions d’euros

Malgré les méfiances et les réserves de certains corps médicaux, la plateforme toulousaine prépare actuellement « une levée de fonds de 3 millions d’euros » annonce le fondateur, ce mardi 5 juillet. 

Une levée de fonds pour recruter « 10 à 15 collaborateurs supplémentaires » détaille Loïc Raynal. Née à Toulouse, la start-up compte 5 salariés basés au coeur de la technopole de Castres-Mazamet, dans le Tarn. 

Hospitalidee cherche également à se déployer dans « 1 ou 2 autres pays européens » dès 2017. 

>>> Site Hospitalidee : hospitalidee.fr/

Julien Leroy

Ruecup, une application toulousaine pour localiser (et récupérer) des objets abandonnés dans la rue

Créé par 4 Toulousains, Ruecup est « le bon Coin » des meubles et des appareils à récupérer. Elle permet de signaler et localiser des objets laissés sur les trottoirs. Une application unique en son genre.

© MaxPPP

© MaxPPP

« Le but est simple : pouvoir signaler, localiser et récupérer (si besoin) des objets qui ont été laissés sur les trottoirs » résume en quelques mots Quentin Abrioux, l’un des 4 fondateurs. 

« Vous marchez dans la rue, vous voyez une chaise. Au lieu de vous dire « elle va partir à la déchetterie alors qu’elle est en bon état », vous utilisez Ruecup afin de signaler sa position aux autres utilisateurs potentiellement intéressés par cet objet » poursuit-il.

En quelques secondes, vous prenez une photo, sélectionnez une catégorie et indiquez l’état de l’objet. « Une fois l’objet posté, tous les utilisateurs dans un rayon de 3 km recevront une notification indiquant que l’objet est disponible à tel endroit« . L’annonce est conservée 72 heures maximum. L’ergonomie de l’application est également bien pensée avec une carte qui permet de visualiser les signalements et des listes pour s’y retrouver facilement.

L’idée est venue en récupérant des meubles pour son appartement

Quentin Abrioux a eu l’idée de Ruecup en arrivant dans la ville rose en 2011. « Quand je suis arrivé à Toulouse pour la première fois, je me souviens avoir récupéré dans la rue des meubles pour mon appartement. A cette époque déjà, je me disais combien il serait bien d’avoir une application qui nous permettrait savoir où trouver ces objets là » raconte-t-il.

Constatant que la situation ne s’arrange pas avec les années, il se lance dans la création de Ruecup avec son frère Kevin Abrioux et un ami, Thibaud Smith, tous deux développeurs d’application. Nicolas Miramon, web designer, a ensuite rejoint l’équipe. 

Entièrement gratuite, Ruecup compte aujourd’hui plus de 1000 téléchargements dans toute la France. Seul bémol : l’application mobile fonctionne uniquement sur Android. En attendant la version Iphone, Ruecup a reçu, le 1er juin dernier, les félicitations de la mairie de Toulouse pour aider à réduire les encombrants.

>> site de Ruecup : http://www.ruecup.com/

Julien Leroy

20 Juin

MyBetFriend, l’application toulousaine pour parier sur les matchs de l’Euro 2016 entre amis et…sans argent

On peut à peu près tout parier sur MyBetFriend, sauf de l’argent. Créée par des Toulousains, cette application permet de pronostiquer entre amis sur tous les matchs de l’Euro en échange d’une bière, d’un défi ou d’un câlin.

© Mybetfriend

© Mybetfriend

Entièrement gratuite, MyBetFriend est une application de pronostic et de défis entre amis spécialement conçue pour l’Euro 2016 de football.

Une fois son groupe d’amis constitué, vous pariez sur les matchs que vous pouvez suivre en live. Comparez ensuite vos résultats et devenez le meilleur parieur. Un jeu communautaire très pratique pour discuter et partager un verre entre potes. On peut quasiment tout parier sur MyBetFriend, sauf de l’argent. 

L’application a été lancée le 10 juin pour l’ouverture de l’Euro 2016 de football en France. Elle a été créée par 6 toulousains professionnels du numérique : Kevin Abrioux, Clément Andraud, Louis Granier, Vincent Hollard, Edouard Moutet et Vivian Sarazin.

« Nous avions envie de participer à l’Euro à notre façon et pouvoir offrir quelque chose d’unique et fun » explique, Vivian Sarazin, CEO de Mybetfriend. 

En l’espace de 10 jours, MyBetFriend a séduit plus de 2500 parieurs. Un beau succès alors qu’ils tablaient sur 1000 utilisateurs. L’application fonctionne le temps de la compétition. Mais les fondateurs cherchent à poursuivre l’aventure au-de-là du 10 juillet. « Nous réfléchirons à un business model qui sera satisfaisant pour tout le monde. D’une part abordable pour nos usagers. D’autre part, cohérent pour nous afin de payer OptaSports et nos (dorénavant) gros serveurs » précise Vivian Sarazin. 

En attendant, à vous de parier pour le troisième match, ce lundi 20 juin à Toulouse, entre la Russie et le Pays de Galles. 

Télécharger MyBetFriend sur Google Play et sur Apple Store

Julien Leroy

09 Juin

SAIP, l’application qui alerte la population en cas d’attentat ou de catastrophe

A la veille du coup d’envoi de l’Euro 2016 de football en France, le ministère de l’Intérieur lance l’application « SAIP » afin d’alerter la population en cas d’attentats ou d’événements exceptionnels. Un service mobile qui trouvera probablement un écho à Toulouse. La ville rose a notamment connu les attentats de Merah en 2012 et la catastrophe d’AZF en 2001. Par ailleurs, un toulousain avait déjà lancé un idée similaire il y a quelques mois. 

© Julien Leroy / France 3 Midi-Pyrénées

© Julien Leroy / France 3 Midi-Pyrénées

La première application officielle d’alerte de la population

A la suite des attentats survenus en 2015 à Paris, le ministère de l’Intérieur et la direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise (DGSCGC) et le Service d’information du gouvernement (SIG), ont lancé ce jeudi 8 juin, l’application gratuite « SAIP » pour smartphone. Disponible en français et en anglais sur Apple Store et Google Play

« Cette première version permet d’être alerté, via notification sur son smartphone, en cas de suspicion d’attentat ou d’événement exceptionnel » explique le communiqué de presse.

L’application offre deux options. La première est d’accepter le géolocalisation de votre smartphone afin de « recevoir des alertes dans une zone où un risque vient d’être détecté par les autorités« . Le ministère de l’intérieur garanti « qu’aucune remontée de position géographique ou d’identité d’information n’est opérée à partir du téléphone« . La seconde fonctionnalité est de recevoir des notifications d’alertes dans 8 zones géographiques que l’utilisateur paramètre lui-même.

Outre ces messages d’alerte, l’application « délivre également les conseils comportementaux et consignes à respecter en fonction de la nature de l’alerte« . Enfin, l’alerte s’affiche sur votre smartphone sans émettre de sonnerie ou de vibration.

Un seul bémol à cette application, elle doit toujours rester active sur votre mobile. A défaut, vous ne recevez rien. Un peu dommage.

Risque d’alertes sur Toulouse et sa région

L’application SAIP permet d’être alerter en cas d’attentat mais aussi en cas de catastrophes industrielles ou chimiques. D’ici quelques mois, une mise à jour de l’application prendra également en compte les inondations, les accidents de barrage ou les avalanches. 

Des risques majeurs naturels ou technologiques qui sont malheureusement bien réels à Toulouse et en Midi-Pyrénées. Les attentats de Merah en 2012, la catastrophe d’AZF en 2001, les inondations dans le sud de la Haute-Garonne en 2013, les barrages dans les Pyrénées,… démontrent que l’application SAIP devient primordiale pour les midi-pyrénéens.

L’idée d’une application d’alerte lancée par un toulousain dès 2015

Suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, un toulousain, Nicolas Poirier, avait lancé l’idée d’une application du 17, le numéro d’appel d’urgence français. L’objectif était d’alerter la population et de signaler aux forces de police, une situation d’urgence ou un attentat. L’appel de ce toulousain installé au Canada, avait fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il avait ainsi obtenu un entretien avec un conseiller proche du ministre de l’intérieur. 

L’application SAIP est très similaire à celle imaginée par Nicolas Poirier. Impossible de confirmer que le toulousain est à l’origine du projet du ministère mais « bravo à eux de s’être emparés du concept » nous a-t-il confié. 

Cependant, Nicolas Poirier reste déçu par le résultat. « Le problème, c’est qu’ils n’ont retenu en gros que le dernier slide de ma présentation et le coté alerte de l’app, pas le coté « transmettre une info aux autorités », qui pour moi est le plus important et qui manque toujours cruellement aujourd’hui » explique-t-il. Il est vrai que l’application SAIP fonctionne à sens unique.

« J’espère juste que maintenant qu’ils sont lancés, ils ne s’arrêteront pas là » espère le toulousain.

Julien Leroy