02 Déc

Prés de Toulouse, un chariot connecté recycle le matériel informatique

Développement durable. Le « Weee Cart » est un chariot connecté destiné au recyclage des déchets informatiques. Il a été conçu par l’association Envoi située à Colomiers. Une dizaine d’entreprises l’a déjà adoptée.

Crédits : Envoi

Voici une belle initiative mêlant écologique, innovation technologique et insertion sociale.

A Colomiers (Haute-Garonne), l’association Envoi propose aux entreprises et aux collectivités : le « Weee Cart ». Il s’agit d’une « poubelle » connectée qui collecte le matériel informatique hors d’usage (clavier, ordinateurs, souris, imprimantes, toners et portables,…).

Développé par la startup toulousaine Olok, le chariot géolocalisable est récupéré une fois plein.

« On sépare les différents matériaux qui partent ensuite dans les filières de recyclage » explique Jean-Charles Deveze, responsable de prestations chez Envoi. « Et lorsque c’est le cas, on essaye de donner une deuxième vie à un ordinateur« .

En quelques mois, le concept a séduit une dizaines d’organisations et a permis de recycler 2 tonnes de déchets D3E (déchets d’équipements électriques et électroniques).

Par ailleurs, le travail de tri est effectué par des personnes en grande difficulté. En effet, Envoi est l’un des principaux acteurs d’Occitanie de l’économie sociale et solidaire (ESS) en proposant une insertion sociale et adaptée par l’activité économique et le développement durable.

L’association espère aujourd’hui étendre son chariot « Weee Cart » à d’autres entreprises de la région toulousaine.

Julien Leroy

25 Nov

Montpellier : invention d’une litière connectée pour surveiller la santé des chats

En Occitanie, la startup Novandsat vient d’inventer « Caremitou ». Il s’agit d’une litière connectée pour chat, permettant d’observer son comportement et de réaliser des analyses biologiques à domicile. Cette maison médicale innovante recevra un prix lors du prochain CES de Las Vegas en janvier 2020.

© Caremitou

« Aujourd’hui, trop particuliers ne font pas la démarche de se rendre régulièrement chez le vétérinaire pour contrôler la santé de leur chat. Pourtant une simple analyse d’urine suffit souvent à  détecter une maladie chronique type diabète, insuffisance rénale, troubles hépatiques… » explique Philippe Daurenjou, le concepteur de Caremitou.

Pour y remédier, cet entrepreneur de Montpellier a créé « Caremitou » à partir de 2017.

Il s’agit d’une litière connectée pour chat permettant d’observer son comportement et d’effectuer des analyses biologiques à domicile.

Truffés de capteurs, la maison e-santé peut peser l’animal, relever sa température et réaliser des analyses d’urine du chat sans qu’il s’en aperçoive. Le tout à domicile !

Les données recueillies sont ensuite envoyées sur le smartphone du maître ou directement au vétérinaire.

« Caremitou est la solution idéale pour toutes les parties ! A la fois au profit du propriétaire, qui dispose d’un suivi régulier sur la santé de l’animal et au profit de l’animal qui ne subit plus le stress de l’analyse lors d’une consultation physique, ainsi que du vétérinaire qui peut suivre en continu la santé du chat et intervenir au bon moment si nécessaire » précise Philippe Daurenjou.

Cette litière brevetée sera commercialisée au premier trimestre 2020.

Avec 14 millions de chats en France, le marché est prometteur, à condition que le prix soit abordable.

En attendant, Novandsat et ses 6 salariés présenteront leur innovation au prochain CES de Las Vegas le 7 janvier 2020. Un prix leur sera également remis.

>> Démo de Caremitou : 

>> Plus d’info sur www.caremitou.com

Julien Leroy

19 Nov

Toulouse : avant sa Keynote, Sigfox fait le point sur le marché mondial des objets connectés (IoT)

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, / © Christophe Morin / MaxPPP

Le Toulousain Sigfox inaugure ce mercredi 20 novembre 2019 à Singapour, son grand rendez-vous annuel dédié à l’internet des objets. Durant 2 jours, le leader mondial du réseau IoT présentera les dernières innovations et ses ambitions pour 2020. La keynote de Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, est prévue cette nuit à 2h30 (heure française).

En attendant, le cofondateur du la start-up de Labège (près de Toulouse), a fait le point sur le marché des objets connectés. Un secteur émergent qui n’a pas encore atteint les niveaux espérés. Ludovic Le Moan reconnaît que le décollage est tardif mais réel.

Interview accordée à l’AFP

Où en est le marché des objets connectés aujourd’hui ?

Ludovic Le Moan : « Il décolle. Il y a 18 mois, nous en étions à trois millions de messages par jour transitant par nos réseaux. Nous avons désormais dépassé les 20 millions, la croissance est régulière et c’est un vrai signe que l’on peut mesurer. Ce dont ont avait besoin, c’était que des gros clients s’emparent des technologies, et c’est désormais le cas. DHL par exemple a connecté 250.000 machines et voit déjà un vrai retour sur investissement. Ils visent désormais les 700.000 machines connectées. Ils ont installé des « trackeurs » et grâce à un algorithme, ils réussissent à s’assurer qu’ils ont toujours leurs chariots là où ils sont nécessaires, et ils n’en perdent plus. Quand ils partagent ça avec leurs concurrents, ça leur parle et ils y réfléchissent à leur tour.

Ce marché du tracking (le suivi à distance, NDLR), c’est un marché de 100 millions de pièces aujourd’hui. En termes de prix, le capteur n’a plus réellement d’impact, sur la fonction de transmission on arrive à quelque chose autour de 23 cents en petite quantité, on passera sous les 20 cents sur de gros volumes. Cela permet de faire des trackeurs à 5-6 dollars qui dureront six ans. Il y a encore un an, nous n’étions pas à ce prix-là. Mais le fait de travailler désormais avec de gros industriels (pour produire les éléments de suivi, NDLR) nous le permet. D’ici 2023, l’objectif d’un milliard d’objets connectés sur le tracking est atteignable« 

Qu’est ce qui a tant retardé le décollage du marché ?

« Il a fallu intégrer des industries qui ne sont pas de notre écosystème. Il y a un an encore, on mettait 18 mois pour tester, réaliser le prototype et produire en masse sur notre réseau. Au total, sur un cas comme DHL, 24 mois ont été nécessaires entre la demande du groupe et le fait que l’industriel s’engage sur la production du trackeur. Cela retarde d’autant, fatalement. 

Nous n’en sommes qu’au début de la vague mais nous avions besoin de gros industriels capables de produire ce type d’appareils en volumes importants afin de faire baisser les coûts et montrer que nous pouvions répondre à une hausse de la demande. Globalement, les clients se fichent de savoir quel sera la technologie utilisée tant que les données remontent et que cela se fait au moindre coût. Alors certes, on a parlé un temps de la 5G et cela a pu retarder les prises de décisions mais tout le monde voit aujourd’hui la 5G ne répondra pas à tous les types de besoins« 

Ne pensez-vous pas que l’absence de standard commun a pu retarder les prises de décisions ?

« Pour nous, Sigfox c’est le standard car on a fait le bon mélange pour répondre aux demandes sur l’internet des objets, selon moi. Si l’on parle de la simplicité du protocole par exemple, aucune autre technologie ne peut faire ce que l’on fait à l’heure actuelle. Sur l’internet des objets, il faut que l’octet ne soit pas cher à envoyer, que le composant de transmission le soit également et que le processus soit simple.

Nous avons un seul réseau mondial et c’est ce qui fait la différence. Nous avons les brevets mais ils sont sous licence gratuite, ça aide à permettre des prix bas car les développeurs n’ont pas à payer de patente. Avant nous, personne ne parlait de bas débit, les autres sont venus par opportunisme, les opérateurs notamment par peur de perdre ce marché. DHL par exemple, a pris beaucoup de temps à sauter le pas car Deutsche Telekom a tenté de les convaincre que leur solution, via les réseaux mobiles, allait convenir. Mais dans les faits, ça ne convenait pas, ces réseaux ne permettent pas de transmettre à moindre coût. 

Mais j’espère que d’autres vont finir par venir, le marché est suffisant gros pour ça, et on n’a aucun intérêt à le prendre en charge seuls« 

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox a créé le plus important réseau mondial d’objets connectés. L’entreprise couvre aujourd’hui 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Julien Leroy (avec l’AFP)

05 Nov

Visite d’Emmanuel Macron en Chine : 3 start-up de Toulouse sont du voyage (dont Sigfox)

Info France 3 Midi-Pyrénées. Emmanuel Macron est actuellement en Chine. Une visite d’Etat consacrée aux échanges culturels et commerciaux entre les deux pays. Plusieurs entreprises françaises accompagnent le président français, dont les Toulousain Sigfox, , OpenAirlines et Syntony.

© 2014 Dan Taylor

18 mois après sa première visite d’Etat en Chine, le président français est arrivé ce lundi 4 novembre 2019 pour trois jours à Shanghai et Pékin. Emmanuel Macron est accompagné de plusieurs chefs d’entreprises dont la start-up Sigfox.

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox a créé le plus important réseau mondial d’objets connectés. L’entreprise couvre aujourd’hui 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

En attendant la probable signature d’un contrat, Sigfox a participé ce lundi 4 novembre à un forum sur l’IoT à Shanghai.

L’entreprise toulousaine faisait déjà partie du premier voyage présidentiel en janvier 2018. Elle avait ainsi signé un contrat de 300 millions d’euros avec la Ville de Chengdu pour déployer une solution de téléassistance.

Au total, 3 start-up de Toulouse dans la délégation française : 

Deux autres sociétés de Toulouse accompagnent Emmanuel Macron : OpenAirlines qui a créé un logiciel d’éco-pilotage dans les cockpits, et Syntony, spécialisée dans des solutions de localisation adaptées aux environnements confinés et en sous-sol. 

A suivre…

Julien Leroy

16 Oct

Réseau IoT : Amazon menace-t-il le Toulousain Sigfox ?

Le géant Américain du e-commerce se lance dans la bataille mondiale de l’internet des objets connectés. Amazon a présenté ce 26 septembre 2019, son nouveau service « Sidewalk ». Ce protocole sans fil et à bas débit, concurrence directement le réseau IoT du Toulousain Sigfox.

Première test du réseau SideWalk sur le collier d’un chien © Amazon

Aujourd’hui, il existe plus de 7 milliards d’objets connectés (IoT) dans le monde (selon une étude du cabinet IoT Analytics). Ces appareils transmettent quotidiennement des millions de données vers un smartphone, un ordinateur ou un serveur informatique.

Pour communiquer, les IoT utilisent divers réseaux comme la 3G, la 4G (comme pour votre téléphone portable) ou des protocoles sans fil à bas débit. En fonction du cheminement choisi, les coûts et les débits varient.

Aujourd’hui, cet internet des objets connectés est devenu une bataille mondiale.

L’enjeu économique est considérable. 21,5 milliards d’objets connectés seront en service en 2025 selon les diverses études. De quoi offrir une opportunité de marché 1567 milliards en 2025 (contre « seulement » 151 milliards de dollars en 2018). 

Toulouse, leader mondial du secteur

L’un des pionniers du secteur est la startup Sigfox, basée à Labège près de Toulouse.

Créé en 2011 dans un garage, Sigfox est aujourd’hui le premier réseau mondial d’objets connectés.

Son réseau de télécommunication IoT fonctionne sans fil et en bas débit (similaire à une télécommande de portail). Il est ainsi peu gourmand en énergie et en bande passante. Le réseau est également sans licence et facile à installer. 

L’entreprise couvre à ce jour 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Un autre concurrent (français) a également pris du galon ces dernières années : le réseau LoRa. Inventé à Grenoble, ce protocole mondial utilise les réseaux mobiles 4G ou 5G pour communiquer avec les objets connecté. Les opérateurs Télécoms Orange et Bouygues Télecom l’ont déjà adopté.

D’autres réseaux existent comme LTE-M (développé par Orange) et NB IoT (utilisé par SFR)

Amazon, futur concurrent ?

Avec son réseau Sidewalk (“trottoir” en français), Amazon concurrence directement Sigfox et LoRa. Il adopte des paramètres similaires : sans fil, bas débit et faible coût d’exploitation.

Un premier test a eu lieu à Los Angeles sur un collier de chien. Si le géant américain assure de l’efficacité de son service, il est loin d’avoir la couverture mondiale de ses concurrents européens.

Cependant, la puissance financière du géant Américain (2 milliards de dollars de bénéfice au second trimestre de 2019) peut changer la donne.

Pas d’inquiétude chez Sigfox

« Nous sommes ravis de constater qu’Amazon valide le fait que les solutions de connectivités existantes (Wifi, Bluetooth, Cellulaire) ne suffisent pas à relever les enjeux de demain » nous confie Ludovic Le Moan, le CEO de Sigfox.

« C’est avec ce constat que Sigfox s’est créée il y a 9 ans pour promouvoir ce que l’on appelle la 0G. Contrairement à Amazon qui vise le grand public avec des contraintes de qualité de service et d’autonomie des objets bien moindre que dans le secteur industriel, Sigfox a déployé la 0G avec un enjeu de qualité de service fort, et une volonté d’apporter une connectivité basée sur des énergies très faibles, donc renouvelables, pour pouvoir se passer un jour des batteries. Les enjeux d’environnements auxquels notre planète fait face nécessitent une approche industrielle et responsable » précise-t-il.

Mais la 5G pourrait jouer le rôle d’arbitre dans les prochains années. Le débit du nouveau réseau mobile permettrait de transmettre les données des objets connectés sans encombrer les communications téléphoniques. Les premières expérimentations ont débuté en France et à Toulouse. 

A suivre…

Julien Leroy

20 Sep

Next40 : le Toulousain Sigfox dans le « CAC40 » des startups

Le Gouvernement veut donner un nouveau coup de fouet à la French Tech en aidant 40 startups à fort potentiel. Baptisés « Next40 », cette première sélection va recevoir un soutien personnalisé de l’Etat. Sans surprise, Sigfox, basé à Labège près de Toulouse, y figure.

Cédric O dévoile la liste Next 40 ce 18 septembre 2019 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

« Le Next40, c’est le CAC 40 français des entreprises technologiques » a déclaré le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O.

Mise en place en 2018 par son prédécesseur, le « Next40 » est une sélection de startups françaises appelées à devenir des « leaders technologiques mondiaux » et les portes drapeaux de la French Tech.

Après 6 mois de travail, la première liste a été publiée ce mercredi 18 septembre 2019.

Ses 40 lauréats vont bénéficier d’une visibilité accrue, d’un accompagnement des organismes public et seront favorisées pour se joindre aux voyages officiels du président et des responsables gouvernementaux. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

« Ce n’est pas le gouvernement qui a choisi » a précisé Cédric O à l’AFP. Le Next40 a été élaboré par jury présidé par la Toulousaine Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi (cagnottes en ligne) et Mangopay (solutions de paiement).

Pour être sélectionnées, les 40 entreprises de ce club restreint doivent avoir leur siège social installé en France, n’avoir pas été rachetées par un autre groupe ou introduites en Bourse, et remplir certains critères de performance économique.

Sigfox, seul représentant d’Occitanie

Dans ce « CAC40 2.0 » figure (sans surprise) le Toulousain Sigfox.

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox a créée un réseau mondial des objets connectés en bas débit. Une première mondiale. Grâce à sa technologie, les entreprises peuvent ainsi collecter et exploiter des millions de données jusque-là inaccessibles ou coûteuses.

Aujourd’hui, l’entreprise compte 450 salariés et couvre 65 pays. 10 millions d’appareils sont connectés à son réseau qui partage jusqu’à 20 millions de messages par jour.

Avec un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros, Sigfox est également l’une 7 Licornes françaises (entreprises non cotées valorisées à plus d’un milliard de dollars).

Contacté par nos soins, la direction Sigfox se félicite de cette reconnaissance.

La jeune pousse toulousaine est le seul représentant d’Occitanie dans ce Next40. La sélection est dominée par de nombreux géants du web français dont BlaBlaCar, OVH, Deezer ou encore  Doctolib.

Julien Leroy

19 Sep

IoT Valley : la construction de la cité de startup de Sigfox va débuter près de Toulouse

Le calendrier se précise pour le futur village de l’IoT Valley de Labège, près de Toulouse. En 2022, ce vaste projet immobilier de 8 hectares accueillera le nouveau siège social de Sigfox, 100 start-up et des formations dédiées aux objets connectés. 

crédit photo : Jean-Paul Viguier & Associés

Le projet de Sigfox de créer un campus mondial dédié à l’IoT aux portes de Toulouse, devient une réalité. Le premier coup de pioche sera donné en janvier 2020 à Labège, pour une ouverture en 2022.

Le calendrier a été précisé ce mercredi 18 septembre, lors d’une conférence de presse de l’IoT Valley, de la communauté d’agglomération du Sicoval et de la Région Occitanie.

Initié par Ludovic Le Moan, fondateur de l’IoT Valley et CEO de la pépite Sigfox (fournisseur mondial de services de connectivité IoT), l’objectif est de créer l’un des plus grands campus au monde, dédié aux objets connectés. Un projet unique en Europe.

Cette cité de startup remplacera le site actuel de l’IoT Valley de Labège qui héberge Sigfox, 40 jeunes pousses et 700 collaborateurs.

D’ici 2 ans, un premier bâtiment de 20 000m2 sortira de terre pour un budget de 42 millions d’euros. 

« Il regroupera l’association IoT Valley, 100 entreprises et startups, notamment le siège de Sigfox, un Lab, un organisme de formation, un startup studio et l’incubateur inter-écoles « Do-It- Ocracy » précise Bertran Ruiz, directeur général de l’IoT Valley.

A terme, le site s’étendra sur 8 hectares. 

Julien Leroy

28 Mai

A Toulouse, un robot assiste les techniciens d’Enedis

A Toulouse, les équipes de dépannage chez Enedis ont désormais un nouveau collègue de travail : « Sidene ». Ce robot est destiné à porter leur matériel et les outils lors d’une intervention en centre-ville. Il peut également se déplacer seul et contourner les obstacles ou les piétons. Une première en France.

© Enedis

Les techniciens d’Enedis intervenant sur le réseau électrique du centre-ville, sont régulièrement confrontés à des problèmes pratiques : trouver une place de parking, éviter les embouteillages et dépanner rapidement. Sans oublier « les 40 kg de matériels ou d’outils qui pèsent lourd sur de longues distances » précise Tony Marchand, chargé de projet numérique chez Enedis Midi-Pyrénées.

A Toulouse, les agents d’Enedis ont trouvé la solution : un robot autonome qui assiste les équipes sur le terrain. Après un an de développement, « Sidene » est né.

Ce robot a été conçu avec l’aide de TwinswHeel. Cette start-up de Cahors, est spécialisée dans les droïdes (comme dans Star Wars !).

Doté de quatre roues motrices et de capteurs 3D, « Sidene » peut évoluer en zone urbaine, éviter les obstacles et les piétons. Son intérieur modulable « peut accueillir vêtements, outils et pièces de rechange » détail Enedis. Le droïde est évidemment autonome mais peut être guider manuellement.

« Avec ce robot, nous pouvons atteindre plusieurs buts » souligne Tony Marchand. « comme soulager les techniciens en leur évitant les charges lourdes et la perte de temps liée aux déplacements, contribuer à rendre la ville plus agréable et réduire les coûts liés à l’utilisation des voitures. Entretien, parking, amendes et retards sont onéreux ». 

Le robot est actuellement en test dans le centre de Toulouse.

A terme, Enedis prévoit de le déployer dans « près de 200 villes en France » estime Tony Marchand. En attendant, le droïde toulousain est unique en France et « une première en Europe pour l’utilisation d’un droïde en espace urbain publique » conclu-t-il.

>>> Reportage de France 3 Toulouse (J. Valin & T. Villeger) :

Julien Leroy

07 Mai

Trafic : L’IoT Valley s’attaque aux bouchons de Labège en proposant des permis deux-roues

Au sud de Toulouse, sortir ou entrer de Labège-­Innopole est devenu un cauchemar pour les automobilistes. Ce parc d’activité attire quotidiennement 20.000 salariés et étudiants provoquant ainsi des kilomètres d’embouteillages. Pour tenter d’y remédier, l’IoT Valley (pépinière de startups) propose de passer le permis 125cc à prix réduit.

© Vincent Isore / MaxPPP

Aux heures de pointe, le parc d’activité de Labège-­Innopole (aux portes de Toulouse) est encombré par les embouteillages. Alors, en attendant l’arrivé du métro en 2024, l’IoT Valley a décidé de s’attaquer à ce point noir.

Cette pépinière de startups dédiées aux objets connectés, propose ainsi de passer un permis pour 125cc à prix réduit. Au total, l’initiative vise les 16.800 salariés et 3.000 étudiants qui travaillent sur cette zone.

Baptisée « Tous en 125″, l’opération consiste à effectuer un stage de permis moto et scooter 125 cm3 pour 150 euros au lieu des 250 euros généralement demandés à titre individuel. Les séances se déroulent par groupe de 6 sur le campus de l’IoT Valley. Pour l’occasion, un partenariat a été signé avec l’auto-école ECF de Saint-­Orens.

Le dispositif est déjà testé depuis décembre 2018, auprès des 700 salariés de l’IoT Valley.

« Depuis 5 ans, l’IoT Valley grandit : nous enregistrons une croissance annuelle de 25% de notre nombre de collaborateurs (..). Nous sommes néanmoins à la fois témoins de l’engorgement de la zone de Labège-­Innopole, qui se cesse aussi de croître, et conscients de faire partie de ce problème, comme employés et citoyens. Il était ainsi devenu essentiel pour nous de participer plus activement à la résolution de ces enjeux territoriaux  » explique Bertran Ruiz, directeur général de l’Iot Valley.

A ce jour, 18 salariés de l’IoT Valley ont franchi le pas. Même si le ratio est faible, la direction du campus numérique a voulu étendre le dispositif. Reste à voir si les 20.000 travailleurs de Labège-­Innopole sont prêts à suivre cette démarche écologique. A suivre…

Julien Leroy

10 Avr

« Charlie », le premier robot médical autonome, né à Toulouse, débarque à l’hôpital

E-santé. Afin d’aider les patients et les professionnels de la santé, un jeune médecin de Lherm, près de Toulouse, a conçu « Charlie ». Ce robot médical entièrement autonome a déjà intégré un hôpital parisien avant de rejoindre prochainement le service pédiatrie du CHU de Toulouse.

© New Health Community

Du haut de ses 1.60 mètres et de ses 65 kg, Charlie est un robot d’aide médicale.

Un nouveau collègue de travail à l’hôpital

Premier robot médical autonome de France, Charlie a pour objectif de faciliter le quotidien des professionnels de la santé. L’automate aide ainsi le service médical dans la prise en charge des patients et favoriser leur séjour.

Charlie est équipé d’un système de visioconférence permettant au patient de dialoguer à distance avec son médecin. « Cela permet au personnel soignant de répondre aux inquiétudes du patient et le rassurer, sans avoir à se déplacer d’un bâtiment à l’autre » précise son concepteur, Nicolas Homeher.

Le robot embarque également un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre et un stéthoscope. Il suffit au patient d’appuyer sur l’écran et suivre les instructions pour prendre la mesure souhaitée. Les données sont ensuite transmises au médecin.

Charlie peut aussi détendre les patients stressés avec des applications de sophrologies, de relaxation et des jeux.

Malgré l’absence de lien humain, Charlie veut soulager les équipes médicales en sous-effectifs. 

L’automate peut ainsi remplacer les aides-soignants en guidant les personnes malentendantes, effectuer des rondes de nuit et suivre jusqu’à 30 patients. En résumé, Charlie devient un nouveau collègue de travail à diriger avec son smartphone ou avec sa tablette.

Charlie, une idée toulousaine

Charlie est la création du docteur Nicolas Homehr, généraliste à Lherm près de Toulouse. C’est suite à l’hospitalisation de son fils que le médecin constate que peu de moyens sont déployés pour l’accompagnement des patients.

« La distraction que permet Charlie est essentielle pour les séjours hospitaliers de longue durée » affirme Nicolas Homehr.

Pour concrétiser son idée, le concepteur lance en 2017, sa propre start-up à Toulouse : New Health Community.

La commercialisation de Charlie est prévue pour cette année 2019. Après un premier test à l’hôpital Bichat de Paris, Charlie va débarquer au service pédiatrie du CHU de Toulouse et dans un EPHAD.

En attendant, Nicolas Homehr arpente les salons de la Silver Economie pour présenter son invention. Charlie a même fait le déplacement jusqu’à Las Vegas en janvier dernier, pour le CES 2019.

Le généraliste cherche aussi à l’améliorer. Il souhaite créer un partenariat avec l’université Paul Sabatier de Toulouse. Le but étant de développer la reconnaissance faciale de l’androïd avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Comme dans d’autres domaines, les robots arrivent peu à peu dans les hôpitaux et les cliniques. Notamment, les robots chirurgicaux. Aujourd’hui, on compte une soixantaine d’établissements en France qui en sont dotés.

Eva Fleury et Julien Leroy