13 Nov

Hautes-Pyrénées : un objet connecté pour alerter sur le risque d’inondation

Basée à Saint-Laurent-de-Neste (Hautes-Pyrénées), Ogoxe continue de développer ses capteurs IoT pour mesurer la montée des cours d’eau et donner l’alerte. Avec une centaine de clients, la jeune pousse prépare une levée de fonds d’un million d’euros. Reportage TV. 

© Ogoxe

Née en 2017 à Saint-Laurent-de-Neste (dans les Hautes-Pyrénées), la start-up Ogoxe continue de tracer sa route.

Elle a mis au point des objets connectés équipés d’une caméra à ultrasons qui calculent en permanence le niveau des cours d’eau, la pluie et la neige. L’ensemble de ces capteurs permet de prévoir les inondations et d’alerter. 

La solution s’adresse essentiellement aux collectivités territoriales, aux campings et aux bases de loisirs. L‘alerte est transmise sur le téléphone du client avec un délai d’une heure avant les premiers débordements. Charge à eux, d’avertir la population ou d’évacuer des quartiers.

Le dispositif vient en complément du réseau Vigicrues qui surveille uniquement les cours d’eaux les plus importants.

En trois ans d’existence, Ogoxe a séduit une centaine de clients et emploie 7 personnes. 

Exemple dans le village d’Izaourt traversée par l’Ourse (reportage de France 3 Tarbes – novembre 2020) :

Vers une levée de fonds d’un million d’euros ?

Aujourd’hui, la jeune pousse pyrénéenne veut accélérer son développement. D’autant plus que les inondations restent le premier risque naturel en France avec 17 millions de personnes concernées. 

C’est pourquoi elle lance une campagne de financement participatif sur Sowefund. L’objectif est de récolter 1 million d’euros. La somme permettra de recruter 5 salariés et de commercialiser la solution dans toute la France mais aussi en Espagne.

Ogoxe veut également étendre son innovation à d’autres catastrophes naturelles comme les feux de forêts.

Julien Leroy

12 Oct

Sigfox va connecter les huiles usagées de plus de 25 000 restaurants en France

Le réseau 0G de Sigfox s’apprête à connecter les points de collecte d’Allo à l’huile, spécialiste français du recyclage des huiles alimentaires. Au total, 25 000 restaurants vont être reliés afin d’optimiser le ramassage de ces déchets.

© Allo à l’huile

Soulagement pour le Toulousain Sigfox. Après une rentrée mouvementée sur le plan social, le leader mondial des réseaux IoT compte un nouveau client depuis ce mardi 6 octobre. L’entreprise de Labège signe un contrat avec « Allo à l’huile », spécialiste de la collecte d’huiles alimentaires usagées (HAU).

Depuis 30 ans, cette société d’Essonne assure le recyclage de ces déchets de cuisine auprès de 25 000 restaurants français. Elle les transforme ensuite en bio-carburant pour les moteurs Diesels.

En s’appuyant sur le réseau 0G de Sigfox, Allo à l’huile cherche à optimiser son circuit de collecte afin de réduire les kilomètres parcourus et son emprunte carbone.

« Nous avions besoin de connaître le niveau des cuves de nos clients pour pouvoir anticiper leurs besoins et optimiser les collectes de façon à ce que nos collaborateurs interviennent au moment opportun. Par le passé, nous intervenions à l’aveugle, et très souvent avant que le client n’ait atteint son niveau de remplissage optimal. La rencontre avec Sigfox et l’installation de solutions IoT dans les cuves d’HAU nous a permis de répondre à ce besoin essentiel, améliorant dans un même temps notre service client, avec 20% de déplacement en moins, ainsi que des coûts réduits pour nos clients équipés de notre solution globale connectée » explique Wilfried Martin, président d’Allo à l’huile.

Un premier test sur 300 cuisines, dont plusieurs grandes enseignes de la restauration, a été mené ces derniers mois. Le dispositif va désormais être étendu sur l’ensemble du territoire.

« Nous sommes fiers de pouvoir travailler avec des sociétés comme Allo à l’huile qui contribuent, au quotidien, à réduire leur impact sur l’environnement. C’est également un objectif très important pour Sigfox et nos solutions IoT, ainsi que notre réseau 0G, nous permettent de nous en rapprocher un peu plus chaque jour » précise Patrick Cason, directeur général de Sigfox France.

Allo à l’huile et Sigfox réfléchissent déjà à une prochaine étape en connectant les fûts de stockage.

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise toulousaine couvre aujourd’hui 72 pays, 16,3 millions d’objets IoT et 1,3 milliard de personnes.

Fondée à Labège par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, la société est basée en France et possède également des bureaux à Madrid, Munich, Boston, Dallas, Dubaï, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Julien Leroy

11 Oct

A Montpellier, la start-up Vaonis invente un (nouveau) télescope aussi simple qu’un iPhone

Deux ans après le lancement de Stellina, la startup Vaonis dévoile sa nouvelle création : Vespera. Ce télescope unique au monde se pilote toujours avec un smartphone. Une levée de fonds d’un million d’euros est en cours. 

© Vaonis

A Montpellier, la jeune pousse Vaonis veut continuer à révolutionner le marché de l’astronomie grand public.

En 2018, elle imagine un télescope connecté aussi simple qu’un iPhone !

Baptisé « Stellina », ce cube épuré est doté d’un seul bouton. Il suffit de cliquer dessus et le télescope se déplie automatiquement. Il se pilote directement avec une tablette ou un smartphone. Au bout de quelques minutes, l’appareil est prêt à photographier l’astre. Les photos sont à partager aussitôt sur les réseaux sociaux.

Deux ans après, Vaonis annonce ce premier octobre, le lancement d’une version mini de Stellina. Portant le nom de « Vespera » (soirée en latin), le nouveau produit est une version plus légère que son grand frère et surtout plus accessible (850 euros).

« Notre première révolution, Stellina, a rencontré un succès mondial dès son lancement. Cette année, nous mettons toute la technologie embarquée dans Stellina à la portée de tous avec notre nouveau produit, Vespera » explique Cyril Dupuy, fondateur de Vaonis.

Plus petit mais aussi puissant, ce télescope « est utilisable par n’importe quel néophyte grâce à sa simplicité d’utilisation et son application mobile » poursuit-t-il.

« Les utilisateurs pourront ainsi observer sur leurs écrans et en quelques minutes seulement les galaxies et nébuleuses cachées du ciel nocturne, puis partager les photos de leurs observations sur les réseaux sociaux. En plus d’être le plus petit smart télescope au monde, Vespera est le seul instrument à offrir une expérience partagée et interactive autour des étoiles« .

800.000 euros levés en 10 jours sur une plateforme de crowdfunding 

Ce bijou technologique est déjà en précommande sur le site de l’entreprise héraultaise. Par contre, pour la livraison, il faudra patienter jusqu’à noël 2021.

En attendant, Vaonis a lancé une campagne de financement participatif afin de de financer sa nouvelle chaîne de production. En seulement une dizaine de jours, la startup a déjà levé près de 826.000 euros. Une prouesse pour un projet Tech. L’équipe espère atteindre la barre du million d’ici le 31 octobre.

Vaonis est née dans la tête de Cyril Dupuy. Aujourd’hui, cet ingénieur passionné par les étoiles, est à la tête d’une équipe de 15 collaborateurs. Avec sa nouvelle innovation, il espère continuer à conquérir le marché européen et l’Amérique du Nord.

Julien Leroy

24 Sep

Toulouse : La startup Swallis Medical invente un collier connecté contre les troubles de la déglutition

© Richard Villalon / MAXPPP

Bonne nouvelle pour la startup toulousaine Swallis Medical. Seulement 18 mois après sa naissance, la jeune pousse de la e-santé annonce mercredi 23 septembre 2020, une levée de fonds d’un million d’euros.

Un tour de table réalisé grâce aux investissements d’Irdi Soridec Gestion (IRDInov2) et d’Inn’Vest PME Occitanie OUEST. La BPIfrance accompagne également l’opération.

Ces capitaux vont lui permettre de commercialiser son dispositif médical dédié aux troubles de la déglutition (dysphagie).

Il s’agit d »‘un collier connecté muni de capteurs, qui se positionne autour du cou du patient« . L’IoT va alors écouter et décrypter les bruits émis pendant la déglutition afin de mieux traiter la pathologie.

L’innovation toulousaine « va beaucoup améliorer la façon d’évaluer, de diagnostiquer et de prendre en charge les troubles de la déglutition. Grâce à notre collier connecté, nous voulons permettre à des millions de personnes en France et en Europe de s’alimenter de nouveau en sécurité et en toute dignité » affirme Linda Nicolini, fondatrice de Swallis Medical.

1 senior sur 3 concerné par la dysphagie

Le trouble de la déglutition touche environ 30% des personnes de plus de 75 ans selon une étude de l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Un chiffre qui peut atteindre les 40% pour les personnes hébergées dans les établissements gériatriques.

« Les dispositifs médicaux développés par Swallis permettront un diagnostic rapide non invasif et non irradiant en dehors des plateaux hospitaliers, ainsi que le suivi de la rééducation des patients. Nous pensons que cela aura un impact majeur dans le traitement de la dysphagie » complète Jean-Michel Petit, Directeur Participations chez IRDI SORIDEC.

Swallis Medical a été fondée en janvier 2019 à Toulouse par Linda Nicolini. Auparavant, elle dirigeait à Strasbourg, une entreprise spécialisée dans les prothèses du larynx, quand les travaux de recherche ont fait émerger l’intérêt des bruits émis pendant la déglutition.

Soutenu par le ministère de la recherche et par des experts de la déglutition du CHU de Toulouse, la startup vise un lancement commercial en juillet 2021.

Julien Leroy

13 Août

Safe city : La vidéosurveillance intelligente de 7 villes d’Occitanie épinglée par des associations

Un collectif d’associations et de syndicats dont la Quadrature du Net et la Ligue des droits de l’Homme, dénonce le déploiement en France, de la vidéosurveillance intelligente capable d’analyser les comportements de la rue (reconnaissance faciale, capteur sonore,…). Plusieurs villes sont pointées du doigt. Parmi elles: Toulouse, Millau, Montauban et Montpellier.

© XAVIER DE FENOYL / MaxPPP

Caméra automatisée, capteur sonore, reconnaissance faciale, détection de mouvements, drones, police prédictive,… Le secteur de la vidéosurveillance mise de plus en plus sur l’intelligence artificielle et les algorithmes capables d’analyser les bruits et le comportement d’une personne. On appelle cela le « safe cities » (déclinaison sécuritaire de la Smart City). 

Les projets se multiplient dans les villes de France. Comme à Toulouse qui a signé en 2017, un contrat avec IBM pour équiper ses caméras de vidéosurveillance d’un logiciel de détection d’évènements anormaux.

Le déploiement de ces outils inquiète aujourd’hui plusieurs associations et syndicats dont la Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’Homme, la FCPE ou encore le syndicat des avocats de France regroupé au sein de collectif « Technopolice ». 

« Il suffit de regarder dans le miroir que nous tendent l’histoire ou d’autres régions du monde pour savoir à quoi la Technopolice nous conduit : renforcement des formes de discrimination et de ségrégation, musellement des mouvements sociaux et dépolitisation de l’espace public, automatisation de la police et du déni de justice, déshumanisation toujours plus poussée des rapports sociaux » dénonce le collectif dans son manifeste

D’autant plus que « tout cela se fait sans aucun cadre légal » complète Martin Drago, juriste à la Quadrature du Net (association de défense des libertés numériques). « On veut aujourd’hui interdire ces dispositifs car ils ont trop de conséquences sur nos libertés » poursuit-il.

C’est pourquoi, le collectif a recensé les systèmes existants afin de sensibiliser le grand public. Après un an de veille, une première carte a été dévoilée ce lundi 10 août. 

Toulouse, Montpellier, Montauban,…

Une quarantaine de villes françaises sont ainsi épinglées par la Quadrature du Net, dont 7 en Occitanie : Toulouse, Montauban, Millau, Caveirac, Nîmes, Montpellier et Sète. 

Ces communes expérimentent toutes des systèmes de surveillance algorithme.

Exemple à Millau où la ville utilise ses caméras de vidéosurveillance pour identifier et sanctionner, sans contrôle physique, des manifestants. Environ 50 personnes ont reçu des amandes ces derniers mois.

A Nîmes, la commune utilise le logiciel de vidéosurveillance automatisée « Briefcam » spécialisé dans la reconnaissance faciale.

Enfin, à
Montauban et Montpellier, la police est équipée de l’application « Map Révélation » qui promet de prédire, à l’aide d’un algorithme, les futurs crimes ou délits (« la police prédictive »).

Le collectif Technopolice veut continuer à recenser ces utilisations excessives de la surveillance technologie à des fins sécuritaires. « La carte est non exhaustive » précise Martin Drago.

En attendant, le débat est ouvert entre les opposants d’une surveillance totale et les défenseurs d’une sécurité publique aidée par la technologie. 

> La carte est disponible ici : https://carte.technopolice.fr

Julien Leroy

07 Juil

IoT : conçu à Toulouse, le touret connecté se déploie dans les chantiers du monde entier

Après 3 ans de test, le touret connecté imaginé par les Toulousains de « ffly4u » e8t par le groupe Nexans (acteur mondial de l’industrie du câble), se généralise à travers le monde. L’innovation toulousaine va connecter plus de 15.000 tourets d’ici fin 2020.

© Ffly4u

Le secteur des travaux publics se digitalise de plus en plus. L’une des dernières innovations concerne le célèbre touret en bois.

Le groupe Nexans (leader mondial de l’industrie du câble) et la start-up toulousaine ffly4u (spécialisée dans l’IoT) ont eu l’idée de le connecter.

Grâce à des balises reliées au réseau 0G de Sigfox, « la solution unique permet de localiser avec précision et en temps réel les tourets afin d’optimiser leur gestion, la logistique et de réduire leur temps d’immobilisation, tout en prévenant les cas de perte et le vol de câble » explique Olivier Pinto, Directeur Services and Solutions de Nexans.

« Nos clients ont pu réaliser de substantielles économies générées par cette géolocalisation des tourets (moins de pertes, moins de coûts logistiques) » complète-t-il.

Les premiers tests ont démarré en 2017 et ont permis d’améliorer l’innovation.

« Les dernières évolutions intègrent une mise à jour en temps réel des longueurs résiduelles de câble sur touret permettant à nos clients de piloter au plus près leurs stocks et l’avancée de leurs projet ». Une technologie unique en Europe.

Face au succès de ce touret 2.0, Nexans a annoncé ce 25 juin, la généralisation du système à travers le monde. L’objectif est de connecter 15.000 tourets d’ici fin 2020 puis d’équiper le parc entier du groupe, soit 100.000 tourets.

Une bonne nouvelle pour la filière IoT de Toulouse. Ffly4u a été créé au sein de la pépinière d’entreprises de Toulouse Métropole à Montaudran sur la campus Aerospace Valley. Le site abrite également NEXT4 spécialisé dans le domaine de l’IoT industriel et RUBIX S&I qui vient de lever 7 millions d’euros avec son boîtier qui détecte les nuissances. A terme, la ville rose accompagné de l’IoT valley de Labége, veut devenir une capitale mondiale des objets connectés.

Julien Leroy

04 Mar

Silver économie : levée de fonds d’un million d’euros pour la startup toulousaine Telegrafik

Basée à Toulouse, la société Telegrafik annonce ce mardi 3 mars, une nouvelle levée de fonds d’un million d’euros. Une somme qui va permettre de commercialiser ses solutions IoT dédiées aux personnes âgées. Elle équipe déjà plus de 1000 chambres d’EHPAD. 

Nouvelle levée de fonds pour Telegrafik.

Après celle de janvier 2017 (1 million d’euros), le spécialiste toulousain de la silver économie et de l’IoT, dévoile ce mardi 3 mars 2020, un nouveau tour de table.

Telegrafik a pu bénéficier de la confiance de ses partenaires historiques (notamment Citizen Capital, Aviva Impact France, et le réseau BADGE) mais aussi de l’arrivée de nouveaux investisseurs « parmi lesquels Vessoa, Philippe Carle et LITA.co » précise Carole Zisa-Garat, la fondatrice de Telegrafik.

Des objets connectés pour des personnes âgées

Grâce à cette levée de fonds, Telegrafik veut accélérer le développement de ses solutions de téléassitance dédiées aux personnes âgées. 

La société toulousaine conçoit notamment des objets connectés pour détecter une chute, des capteurs de présence ou des appareils de motricité.

« Chaque mois, environ 250 chutes sont détectées par Telegrafik et envoyées vers des professionnels, et 83% des seniors interrogés s’accordent sur le fait qu’ils se sentent beaucoup plus rassurés » assure la société.

Telegrafik vise ainsi les résidences séniors, les maisons de retraite et les professionnels du maintien à domicile.

En l’espace de 7 ans, l’entreprise a équipé plus de 1000 chambres d’EHPAD raparties sur 25 établissements. « Telegrafik ambitionne sous 2 ans l’équipement de 300 sites » espère Carole Zisa-Garat.

Julien Leroy

 

11 Fév

IoT à Labège : Levée de fonds d’un million d’euros pour la startup Flipr

Basée à Labège près de Toulouse, Flipr annonce ce mardi 11 février 2020, une nouvelle levée de fonds à hauteur d’un million d’euros. La start-up ambitionne de vendre à l’international ses objets connectés pour l’entretien de la piscine.

© Flipr

Déjà présente en France, aux Emirats Arabes Unis et à Dubaï, la startup toulousaine Flipr va pouvoir accélérer son développement international grâce à ce tour de table bouclé avec IOTA, un fonds orienté IoT grand public.

Flipr a conçu un objet connecté pour sa piscine. En forme de dauphin, l’appareil analyse en permanence différents paramètres, comme le PH, la température et le chlore de l’eau. Toutes les données et les recommandations d’entretien s’affichent alors sur le smartphone du propriétaire. L’objectif est de simplifier toutes les opérations d’entretien d’une piscine privée.

En l’espace de 5 ans, l’innovation toulousaine compte 7000 utilisateurs.

Cette somme va également permettre à la jeune pousse de commercialiser de nouveaux produits et services connexes.

Exemple avec le nouveau Flipr Hub qui offre la possibilité de gérer les programmes de filtrage de sa piscine, directement depuis son smartphone. Ce nouveau service sera disponible au printemps 2020.

Par ailleurs, Flipr annonce vouloir attaquer le marché espagnol dès l’été prochain.

Parallèlement, la levée de fond va amener un nouveau CEO et permettre aux fondateurs de se recentrer sur leurs innovations. La jeune pousse a été co-fondée en 2015 lors d’un start-up week-end à Perpignan, par Paul Costaseca, Sven Fonteny et Florent Vidal.

Marie-Stella Papeghin (avec Julien Leroy)

06 Fév

IoT à Toulouse : Levée de fonds de 7 millions d’euros pour les boîtiers connectés de Rubix

Fondée en 2016 à Toulouse, Rubix poursuit son chemin. Ce jeudi 6 février, la startup annonce une levée de fonds de 7 millions d’euros. La seconde de sa jeune histoire. Rubix conçoit des boîtiers connectés qui analyse la qualité de l’air, les odeurs et le bruit.

© France 3 Occitanie

En ce début d’année 2020, les levées de fonds se multiplient pour les startups de Toulouse spécialisées dans l’IoT. Après Kinéis et ses 100 millions d’euros, voici Rubix S&I qui lève 7 millions d’euros.

Un tour de table réalisé il y a quelques semaines avec l’aide de nombreux investisseurs internationaux : PureTerra Ventures (Pays-Bas), Airbus Ventures (USA), Groupe ADP et M Capital (de Toulouse).

Ils rejoignent ainsi le fondateur Jean-Christophe Mifsud, Active’Invest (Paris), Rochefort & Associés (Paris), Evolem Start (Lyon) et CPG (Aix-en-Provence).

En 4 ans d’existence, c’est la seconde levée de fonds pour Rubix après celle de 2 millions d’euros en mai 2018.

Ce financement va permettre de développer ses boîtiers connectés qui analysent l’environnement d’une rue ou d’un bureau. 

La startup conçoit ainsi des appareils de mesure qui peuvent analyser la qualité de l’air, les nuisances sonores mais aussi détecter les odeurs de moisie, un pic aux acariens, un manque de lumière ou une pollution intérieur. En cas de seuil dépassé, le boitier alerte.

L’innovation toulousaine peut aller jusqu’à identifier un tir d’arme à feu et reconnaître plus de 67 modèles différents.

Aujourd’hui, Rubix vend ses boîtiers IoT partout dans le monde en passant par de nombreux prestataires dont une dizaine de sociétés du CAC 40.

« Cette nouvelle levée de fonds constitue une avancée significative dans notre développement. Elle démontre la confiance de nos investisseurs historiques, renforcés désormais par la présence d’acteurs financiers et industriels internationaux de premier plan, qui (..) permettre de consolider notre position dans le domaine de l’analyse et de l’amélioration de l’environnement ambiant. Nous allons ainsi renforcer nos efforts de recherche et de commercialisation en France et à l’étranger » explique Jean-Christophe Mifsud, Président de RUBIX S&.

Déjà implantée à Toulouse et Paris, la jeune pousse prévoit l’ouverture d’un bureau aux USA ou au Canada.

Julien Leroy

03 Fév

Toulouse : levée de fonds de 100 millions d’euros pour Kinéis et ses nanosatellites dédiés aux objets connectés

Espace. Basée à Ramonville Saint-Agne (aux portes de Toulouse), la startup Kinéis annonce ce lundi 3 février, une levée de fonds de 100 millions d’euros. Une somme qui va permettre de fabriquer sa constellation de nanosatellites dédiée à l’IoT.

© Kineis

Seulement un an et demi après sa création près de Toulouse, la startup Kinéis vient de boucler une levée de fonds auprès de plusieurs actionnaires. Un tour de table financé par CLS (Collecte localisation Satellites), actionnaire majoritaire de Kinéis, ainsi que le CNES, Bpifrance, Thales, Hemeria et Cela.

Cette sommes record pour l’espace français va permettre à la jeune pousse toulousaine de déployer une constellation de nanosatellites dédiée à l’Internet des objets.

L’idée de ce projet est d’utiliser le système Argos (développé par CLS) pour suivre des objets connectés dans le monde. L’objectif est de démocratiser les balises Argos. Au total, 25 satellites seront lancés autour de la terre d’ici 2022.

« Nous sommes très heureux d’avoir franchi cette étape majeure. Avec les fonds nécessaires au lancement de notre constellation, nous avons maintenant l’esprit libre pour nous concentrer entièrement sur la fabrication des satellites et le déploiement commercial » a réagit le président de Kinéis, Alexandre Tisserant.

Kinéis assure avoir signé des contrats commerciaux avec plusieurs grands groupes dont Bouygues Télécoms ou Suez.

La jeunes société est actuellement basée à Ramonville Saint-Agne et emploie 25 personnes.

Julien Leroy