13 Avr

IoT : près de Toulouse, Sigfox s’attaque au fléau mondial des voitures volées

© Jean-Luc Flémal / MAXPPP

Après le départ tonitruant de son PDG historique, retour aux affaires pour l’entreprise Toulousaine Sigfox. 

Le leader mondial des réseaux IoT annonce ce mardi 13 avril, un partenariat avec le groupe Chinois Queclink.

Ce concepteur et fabricant d’objet connectés est notamment spécialisé dans les transports. En 2020, il figure dans le TOP 10 des fabricants de matériel GPS. Chaque année, il produit 35 millions de produits livrés dans plus de 140 pays. Un géant de l’IoT asiatique. 

L’objectif de cette collaboration est de s’attaquer à la gestion et à la récupération des voitures volées dans le monde entier.

Chaque année, ce fléau représente 7,3 millions de véhicules selon Interpol.

Les deux groupes lancent ainsi « GL52S », un dispositif de suivi intégré au réseau Sigfox.

« Le GL52S résiste au brouillage, largement utilisé par les voleurs de voitures, et ce grâce à l’un des nombreux avantages qu’offre le réseau de Sigfox. Avec son faible encombrement et son autonomie de plus de 4 ans, le GL52S est un dispositif discret idéal pour le suivi des véhicules et des biens statiques » explique Ajay Rane, VP Global Ecosystem Development chez Sigfox.

« L’intégration du réseau 0G de Sigfox dans notre vaste gamme de traqueurs d’actifs offre un avantage de taille : la résistance au brouillage. Cela permet aux clients spécialisés dans la récupération de véhicules volés actuels et potentiels de Queclink de prendre une avance encore plus grande dans la lutte contre le vol de voitures » complète Alejandro Patino, VP Global Sales chez Queclink

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et à basse consommation, l’entreprise de Labège couvre aujourd’hui 72 pays avec 17 millions d’objets IoT. Dirigée à Labège par Jeremy Prince, la société possède également des bureaux à Madrid, Munich, Boston, Dallas, Dubaï, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Julien Leroy

29 Mar

Voici la première cartographie des acteurs de l’IoT en Occitanie

Crédit : jeferrb de Pixabay

En Occitanie, des dizaines d’entreprises et organismes travaillent dans l’internet des Objets (IoT). Pour s’y retrouver, le cluster Digital 113 et l’agence Subvitamine ont dévoilé jeudi 25 mars 2021, la première cartographie régionale du secteur. 

« Cette dernière référence près de 150 acteurs, de la TPE aux Grands Comptes, du fabricant de capteurs aux centres de recherche, par thématique, par secteur d’activité et par localisation géographique. Elle dessine une filière variée et pluridisciplinaire » explique le cluster Digital 113.

Elle est en accès libre sur https://factory-iot.digital113.fr.

Ce recensement permet ainsi de dresser un portrait-robot de la filière. Près de 90% des acteurs de l’IoT sont répartis sur la Haute-Garonne et l’Hérault. Dans la moitié des cas, les start-up comptent moins de 20 salariés. Enfin, 89% des acteurs de la filière IoT en Occitanie ont plus de 10 ans d’existence.

Ce n’est pas la première fois que Digital 113 réalise ce travail de synthèse. En novembre 2020, il avait publié une cartographie de la filière de l’IA en Occitanie

Né de la fusion de DigitalPlace à Toulouse et de FrenchSouth.digital à Montpellier, Digital 113 est un cluster rassemblant tous les acteurs de la filière numérique d’Occitanie.

Replay de la présentation de la cartographie des acteurs de l’IoT en Occitanie : 

Julien Leroy

07 Mar

IoT : La startup ffly4u connecte les déchèteries de Toulouse

© Jean-François FREY / MaxPPP

A Toulouse, les 200 bennes à ordure réparties dans les 13 déchèteries de l’agglomération, sont désormais connectées.

Depuis juillet 2020, elles disposent d’un boitier intelligent qui permet d’obtenir une visibilité en temps réel de leur taux de remplissage et de leur localisation.

L’objectif est de diminuer la consommation de carburant, d’optimiser les flux de bennes et de réduire les coûts lors de la collecte.

Cette digitalisation des bennes à déchets a permis « de réduire de 5 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport des déchets » assure la start-up ffly4u à l’origine de cette innovation.

Née en 2015 à Toulouse, cette jeune pousse a conçu un boîtier connecté unique en Europe.

08Entièrement autonome, il permet de suivre et d’évaluer l’état d’un produit ou d’un matériau qui transite. De la logistique à l’aéronautique en passant par le transport et l’agriculture, les possibilités sont immenses. Aujourd’hui, Ffly4u totalise 20 000 objets connectés à travers l’Europe, 15 salariés et un bureau commercial à Munich.

Ce nouveau contrat avec les déchèteries a été signé avec le groupe Suez qui espère étendre ce dispositif à d’autres secteurs.

« Suez développe des solutions innovantes pour capter plus de déchets valorisables, optimiser en continu la performance de la collecte et réduire son impact environnemental. La solution ffly4u expérimentée avec succès dans la région toulousaine, est un apport important dans la digitalisation de nos métiers. Le groupe Suez et l’équipe de ffly4u sont en discussion pour étendre cette solution à d’autres territoires » explique Jean-Christophe Didio, Directeur régional Recyclage & Valorisation de Suez.

Julien Leroy

17 Fév

IoT à Labège : Ludovic Le Moan quitte Sigfox !

Ludovic Le Moan ©Christophe Morin / MaxPPP

Coup de tonnerre dans l’écosystème IoT de Labège et de Toulouse. Ludovic Le Moan quitte Sigfox, la société qu’il a co-fondé en 2010 à Labège, près de Toulouse.

L’annonce a été faite ce mercredi 17 février 2021.

« Nous avons la plus grande reconnaissance pour la façon dont Ludovic a dirigé Sigfox au cours des 10 dernières années » déclare Anne Lauvergeon, présidente du conseil d’administration de Sigfox. « Il a indéniablement été la vision qui a nourri les succès de Sigfox, et l’héritage de Ludovic continuera d’être ressenti à travers tout l’écosystème. Nous le remercions sincèrement pour ses précieuses contributions ».

C’est Jeremy Prince qui devient le nouveau Président-Directeur Général de Sigfox. Il occupait le poste de président de Sigfox USA depuis mars 2019 et fait partie du comité exécutif de Sigfox depuis qu’il a rejoint la société en tant que Directeur de la Stratégie en 2018.

« Je suis fier de devenir le dirigeant de cette fantastique entreprise qui a créé le réseau 0G et fait de l’IoT une réalité qui vient quotidiennement soutenir les entreprises du monde entier » a déclaré Jeremy Prince, PDG de Sigfox.

« Je suis ravi de pouvoir marcher sur les traces de Ludovic Le Moan et de travailler avec les équipes de professionnels exceptionnels qui sont l’un des principaux atouts de Sigfox et qui contribuent chaque jour à faire de cette entreprise une aventure unique et une référence sur le marché ».

De son côté, Ludovic Le Moan part pour d’autres projets selon nos informations. 

« Je souhaite beaucoup de succès à Jeremy et je suis convaincu qu’il mènera Sigfox à l’étape suivante de son évolution » a déclaré Ludovic Le Moan.

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise toulousaine couvre aujourd’hui 72 pays, 17 millions d’objets IoT et 1,3 milliard de personnes.

Fondée par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, la société est basée en France et possède également des bureaux à Boston, Dallas, Dubaï, Madrid, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Sigfox dans la tourmente depuis plusieurs mois

Depuis un an, Sigfox est confronté à la crise sanitaire et au décollage tardif du marché des objets connectés. En en septembre 2020, la société toulousaine a été contraint de lancer un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Il prévoit 47 suppressions de postes dont 25 départs volontaires. Soit environ 12 % des 400 salariés du groupe.

Par ailleurs, nos confrères de Médiacités ont publié en décembre 2020, des témoignages qui relatent des méthodes managériales contestables.  

Le nouveau patron de Sigfox a donc beaucoup de travail pour redorer le blason du groupe toulousain.

« Le conseil d’administration est convaincu que Jeremy, aux côtés de Franck Siegel, son président directeur général adjoint, mènera efficacement la mission de Sigfox. Celle-ci consiste à numériser le monde physique tout en s’engageant à exploiter et délivrer les avantages de l’IoT de manière à pérenniser et respecter notre environnement » précise Anne Lauvergeon.

Ludovic Le Moan reste à l’IoT Valley de Labège

Au-delà de Sigfox, Ludovic Le Moan reste au sein de l’IoT Valley basée aux portes de Toulouse. Cette pépinière d’entreprise spécialisée dans l’internet des objets (IoT) héberge Sigfox mais aussi plus de 40 startups et partenaires.

« Ludovic Le Moan a choisi ce nouveau départ et l’IoT Valley travaille de concert avec lui depuis plusieurs semaines dans cette perspective. En tant que Président de l’IoT Valley, il reste plus que jamais engagé aux côtés des équipes de l’association qu’il a fondée en 2011. L’IoT Valley finalise actuellement son positionnement stratégique ainsi que son offre autour de la valorisation de la Data » a réagi Sylvie Vergez, directrice générale de l’IoT Valley.

 

Julien Leroy

03 Fév

IoT : pourquoi la start-up Toulousaine ffly4u cartonne en Europe ?

Malgré la crise sanitaire, Ffly4u continue de tracer son chemin dans le secteur de l’IoT industriel. Aujourd’hui, la jeune pousse de Toulouse relie 20 000 objets connectés et prépare une levée de fonds de 4 millions d’euros. Une success-story rendu possible grâce à un petit.. boitier.

© ffly4u

Quel est le point commun entre un touret, une benne et un médicament ?

Réponse : ffly4u !

Née en 2015 à Toulouse, cette startup a conçu un boîtier connecté et doté d’intelligence artificielle. Entièrement autonome, il permet de suivre et d’évaluer l’état d’un produit ou d’un matériau qui transite.

‘Les marchandises sont silencieuses. Nous leur donnons la voix’ résume en quelques mots Olivier Pages, le CEO de Ffly4u.

Ffly4u parvient ainsi à calculer la longueur restante de câble sur un touret, à mesurer le temps de lavage d’un emballage réutilisable, à alerter le remplissage d’une benne dans une déchèterie ou informer sur la température d’un produit pharmaceutique.

De la logistique à l’aéronautique en passant par le transport et l’agriculture, les possibilités de la jeune pousse sont immenses.

« Nous travaillons par secteur d’activité » précise Olivier Pages. Ainsi, chaque entreprise adapte l’innovation toulousaine à sa chaine de production. Cela réduit les pertes et optimise les déplacements.

Cette approche industriel est aujourd’hui un succès. Aujourd’hui, le Toulousain Ffly4u totalise 20 000 objets connectés à travers l’Europe, 15 salariés et un bureau commercial à Munich. « En 2020, notre croissance a augmenté de 40% sur un an et les ventes ont fait un bond de 50% » détaille Olivier Pages.

Pour 2021, ffly4u rêve de conquérir de nouveaux secteurs comme l’aéronautique et la viticulture. « Nos capteurs peuvent suivre la traçabilité d’un produit » assure le CEO de la startup.

En pleine croissance, la jeune pousse du quartier de Montaudran, prépare également une levée de fonds de 4 millions d’euros pour ce printemps. Ce sera la quatrième en l’espace de 5 ans.

Peu à peu, ffly4u est en train de devenir un fleuron du numérique français.

Julien Leroy

19 Jan

Grace à ses Toulousains, afficher Waze, Spotify ou vos SMS dans votre casque à moto !

Près de Toulouse, la start-up EyeLights développe un accessoire unique pour les motards. Il permet d’afficher cartes, appels et musiques favorites directement dans leur champ de vision. Après un premier modèle en 2017, la nouvelle version est encore plus performante.

© Eyelights

En conduisant votre moto, imaginez que votre GPS s’affiche directement dans votre casque, sans oublier le titre de la chanson que vous êtes en train d’écouter sur Deezer. Bip. Voici un sms qui apparaît aussitôt à votre gauche. Cette scène de science-fiction est aujourd’hui une réalité.

Depuis 3 ans, la start-up toulousaine EyeLights développe « un appareil tout-en-un qui combine affichage tête haute, GPS, kit mains libres et commande vocale pour garder votre attention sur la route » explique Thibaut Aglioni, chargé de communication chez EyeLights. « Compatible avec la plupart des casques du marché » poursuit-il. 

Après un premier modèle en 2017, la jeune pousse vient de sortir une nouvelle version.

Désormais, il suffit de connecter le système à son smartphone pour afficher ses applications comme Google Maps ou Waze mais aussi sa plateforme musicale (Apple, Spotify, Deezer,..) et ses appels téléphoniques.

« Le tout sans regarder votre guidon ou être distrait par votre smartphone » précise Thibaut Aglioni – EyeLights

A ce jour, environ 10 000 motards utilisent ce casque en réalité augmentée.

La start-up propose également l’application « Captain Rider » qui offre la possibilité de communiquer entre motards via une messagerie vocale privée.

Née à Labège, EyeLights a réalisé une levée de fonds de 2,5 millions d’euros en février 2019. Elle compte aujourd’hui 20 collaborateurs. 

Plus d’info sur https://eye-lights.com/

Julien Leroy 

08 Jan

Occitanie : une litière connectée pour surveiller la santé de son chat

Basée à Montpellier, la startup Novandsat lance la commercialisation de « Caremitou ». Avec ses nombreux capteurs, cette litière innovante permet de surveiller la santé de son animal. Une prouesse technologique enfin disponible.

© Caremitou.

« Aujourd’hui, trop particuliers ne font pas la démarche de se rendre régulièrement chez le vétérinaire pour contrôler la santé de leur chat. Pourtant une simple analyse d’urine suffit souvent à  détecter une maladie chronique type diabète, insuffisance rénale, troubles hépatiques… » expliquait Philippe Daurenjou au moment de recevoir son prix au CES 2020.

Douze mois plus tard, le fondateur de la start-up Novandsat peut (enfin) lancer la commercialisation de sa « maison e-sante » pour chat.

Baptisée « Caremitou », son innovation réinvente la litière pour nos amis félins.

Truffés de capteurs, la litière peut peser l’animal, relever sa température et réaliser des analyses d’urine du chat sans qu’il s’en aperçoive. Le tout à domicile !

Les données recueillies sont ensuite envoyées sur le smartphone du maître ou directement au vétérinaire.

« Caremitou est la solution idéale pour toutes les parties ! A la fois au profit du propriétaire, qui dispose d’un suivi régulier sur la santé de l’animal et au profit de l’animal qui ne subit plus le stress de l’analyse lors d’une consultation physique, ainsi que du vétérinaire qui peut suivre en continu la santé du chat et intervenir au bon moment si nécessaire » précise Philippe Daurenjou.

Après des mois de tests, l’objet connecté est disponible à la vente pour la somme de 299 euros.

Avec 14 millions de chats en France, le marché semble prometteur. La start-up ambitionne de vendre 3500 litières d’ici fin 2021.

Plus d’info sur https://www.caremitou.com/

Julien Leroy

09 Déc

Labège : une nouvelle directrice pour l’IoT Valley

© IoT Valley

Près de Toulouse, l’IoT Valley de Labège annonce ce mardi 8 décembre, l’arrivée de Sylvie Vergez en tant que directrice générale.

Elle succède ainsi à Bertran Ruiz (directeur général) et Simon Vacher (directeur des opérations) à la tête de l’association depuis 2014. Ces derniers ont décidé de créer luer propre startup : Airsaas.io, spécialisée dans la transformation digitale des entreprises.

Ingénieure informatique, Sylvie Vergez s’est lancée dès 1994 dans l’expérience entrepreneuriale, en cofondant l’agence web « Midiway ». En 2011, elle est nommée Directrice du développement de la Mutuelle Nationale des Sapeurs-Pompiers de France avant de participer en 2014, au développement commercial de Sigfox.

A la tête de l’IoT Valley, Sylvie Vergez va poursuivre la stratégie de développement et d’accélération de l’écosystème de Labège.

« L’IoT Valley donne les moyens à un territoire de dynamiser son économie et de renforcer ses capacités de résilience. Notre proposition de valeur réside dans un modèle d’exécution qui accélère l’innovation de l’industrie, tout en favorisant l’émergence de startups. L’IoT Valley garantit l’accès à la meilleure expertise dans les technologies du numérique associées à la valorisation de la data (IoT, IA,…) » – Sylvie Vergez, Directrice Générale de l’IoT Valley.

Fondé en 2011, l’IoT Valley de Labège est un campus de start-up et d’innovations spécialisées dans l’internet des objets. Elle héberge Sigfox, plus de 40 startups et partenaires regroupant 645 collaborateurs.

Sylvie Vergez devra également finaliser le projet du campus mondial de l’IoT Volley prévue pour 2022.

Julien Leroy

13 Nov

Hautes-Pyrénées : un objet connecté pour alerter sur le risque d’inondation

Basée à Saint-Laurent-de-Neste (Hautes-Pyrénées), Ogoxe continue de développer ses capteurs IoT pour mesurer la montée des cours d’eau et donner l’alerte. Avec une centaine de clients, la jeune pousse prépare une levée de fonds d’un million d’euros. Reportage TV. 

© Ogoxe

Née en 2017 à Saint-Laurent-de-Neste (dans les Hautes-Pyrénées), la start-up Ogoxe continue de tracer sa route.

Elle a mis au point des objets connectés équipés d’une caméra à ultrasons qui calculent en permanence le niveau des cours d’eau, la pluie et la neige. L’ensemble de ces capteurs permet de prévoir les inondations et d’alerter. 

La solution s’adresse essentiellement aux collectivités territoriales, aux campings et aux bases de loisirs. L‘alerte est transmise sur le téléphone du client avec un délai d’une heure avant les premiers débordements. Charge à eux, d’avertir la population ou d’évacuer des quartiers.

Le dispositif vient en complément du réseau Vigicrues qui surveille uniquement les cours d’eaux les plus importants.

En trois ans d’existence, Ogoxe a séduit une centaine de clients et emploie 7 personnes. 

Exemple dans le village d’Izaourt traversée par l’Ourse (reportage de France 3 Tarbes – novembre 2020) :

Vers une levée de fonds d’un million d’euros ?

Aujourd’hui, la jeune pousse pyrénéenne veut accélérer son développement. D’autant plus que les inondations restent le premier risque naturel en France avec 17 millions de personnes concernées. 

C’est pourquoi elle lance une campagne de financement participatif sur Sowefund. L’objectif est de récolter 1 million d’euros. La somme permettra de recruter 5 salariés et de commercialiser la solution dans toute la France mais aussi en Espagne.

Ogoxe veut également étendre son innovation à d’autres catastrophes naturelles comme les feux de forêts.

Julien Leroy

12 Oct

Sigfox va connecter les huiles usagées de plus de 25 000 restaurants en France

Le réseau 0G de Sigfox s’apprête à connecter les points de collecte d’Allo à l’huile, spécialiste français du recyclage des huiles alimentaires. Au total, 25 000 restaurants vont être reliés afin d’optimiser le ramassage de ces déchets.

© Allo à l’huile

Soulagement pour le Toulousain Sigfox. Après une rentrée mouvementée sur le plan social, le leader mondial des réseaux IoT compte un nouveau client depuis ce mardi 6 octobre. L’entreprise de Labège signe un contrat avec « Allo à l’huile », spécialiste de la collecte d’huiles alimentaires usagées (HAU).

Depuis 30 ans, cette société d’Essonne assure le recyclage de ces déchets de cuisine auprès de 25 000 restaurants français. Elle les transforme ensuite en bio-carburant pour les moteurs Diesels.

En s’appuyant sur le réseau 0G de Sigfox, Allo à l’huile cherche à optimiser son circuit de collecte afin de réduire les kilomètres parcourus et son emprunte carbone.

« Nous avions besoin de connaître le niveau des cuves de nos clients pour pouvoir anticiper leurs besoins et optimiser les collectes de façon à ce que nos collaborateurs interviennent au moment opportun. Par le passé, nous intervenions à l’aveugle, et très souvent avant que le client n’ait atteint son niveau de remplissage optimal. La rencontre avec Sigfox et l’installation de solutions IoT dans les cuves d’HAU nous a permis de répondre à ce besoin essentiel, améliorant dans un même temps notre service client, avec 20% de déplacement en moins, ainsi que des coûts réduits pour nos clients équipés de notre solution globale connectée » explique Wilfried Martin, président d’Allo à l’huile.

Un premier test sur 300 cuisines, dont plusieurs grandes enseignes de la restauration, a été mené ces derniers mois. Le dispositif va désormais être étendu sur l’ensemble du territoire.

« Nous sommes fiers de pouvoir travailler avec des sociétés comme Allo à l’huile qui contribuent, au quotidien, à réduire leur impact sur l’environnement. C’est également un objectif très important pour Sigfox et nos solutions IoT, ainsi que notre réseau 0G, nous permettent de nous en rapprocher un peu plus chaque jour » précise Patrick Cason, directeur général de Sigfox France.

Allo à l’huile et Sigfox réfléchissent déjà à une prochaine étape en connectant les fûts de stockage.

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise toulousaine couvre aujourd’hui 72 pays, 16,3 millions d’objets IoT et 1,3 milliard de personnes.

Fondée à Labège par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, la société est basée en France et possède également des bureaux à Madrid, Munich, Boston, Dallas, Dubaï, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Julien Leroy