10 Avr

« Charlie », le premier robot médical autonome, né à Toulouse, débarque à l’hôpital

E-santé. Afin d’aider les patients et les professionnels de la santé, un jeune médecin de Lherm, près de Toulouse, a conçu « Charlie ». Ce robot médical entièrement autonome a déjà intégré un hôpital parisien avant de rejoindre prochainement le service pédiatrie du CHU de Toulouse.

© New Health Community

Du haut de ses 1.60 mètres et de ses 65 kg, Charlie est un robot d’aide médicale.

Un nouveau collègue de travail à l’hôpital

Premier robot médical autonome de France, Charlie a pour objectif de faciliter le quotidien des professionnels de la santé. L’automate aide ainsi le service médical dans la prise en charge des patients et favoriser leur séjour.

Charlie est équipé d’un système de visioconférence permettant au patient de dialoguer à distance avec son médecin. « Cela permet au personnel soignant de répondre aux inquiétudes du patient et le rassurer, sans avoir à se déplacer d’un bâtiment à l’autre » précise son concepteur, Nicolas Homeher.

Le robot embarque également un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre et un stéthoscope. Il suffit au patient d’appuyer sur l’écran et suivre les instructions pour prendre la mesure souhaitée. Les données sont ensuite transmises au médecin.

Charlie peut aussi détendre les patients stressés avec des applications de sophrologies, de relaxation et des jeux.

Malgré l’absence de lien humain, Charlie veut soulager les équipes médicales en sous-effectifs. 

L’automate peut ainsi remplacer les aides-soignants en guidant les personnes malentendantes, effectuer des rondes de nuit et suivre jusqu’à 30 patients. En résumé, Charlie devient un nouveau collègue de travail à diriger avec son smartphone ou avec sa tablette.

Charlie, une idée toulousaine

Charlie est la création du docteur Nicolas Homehr, généraliste à Lherm près de Toulouse. C’est suite à l’hospitalisation de son fils que le médecin constate que peu de moyens sont déployés pour l’accompagnement des patients.

« La distraction que permet Charlie est essentielle pour les séjours hospitaliers de longue durée » affirme Nicolas Homehr.

Pour concrétiser son idée, le concepteur lance en 2017, sa propre start-up à Toulouse : New Health Community.

La commercialisation de Charlie est prévue pour cette année 2019. Après un premier test à l’hôpital Bichat de Paris, Charlie va débarquer au service pédiatrie du CHU de Toulouse et dans un EPHAD.

En attendant, Nicolas Homehr arpente les salons de la Silver Economie pour présenter son invention. Charlie a même fait le déplacement jusqu’à Las Vegas en janvier dernier, pour le CES 2019.

Le généraliste cherche aussi à l’améliorer. Il souhaite créer un partenariat avec l’université Paul Sabatier de Toulouse. Le but étant de développer la reconnaissance faciale de l’androïd avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Comme dans d’autres domaines, les robots arrivent peu à peu dans les hôpitaux et les cliniques. Notamment, les robots chirurgicaux. Aujourd’hui, on compte une soixantaine d’établissements en France qui en sont dotés.

Eva Fleury et Julien Leroy

09 Avr

Journée mondiale de l’ASMR : (re)écouter les chuchotements de la Tarnaise Sandra

Ce mardi 9 avril marque la journée mondiale de l’ASMR. Il s’agit de vidéos de relaxation par le chuchotement. A Castres dans le Tarn, Sandra est l’une des écoutées de France.

© Sandra Relaxation ASMR

Depuis 2012, le 9 avril est la journée mondiale de l’ASMR. Il s’agit d’une méthode de relaxation par le son.

Une voix douce, des tapotements, un chuchotement… les techniques de l’ASMR (pour “Autonomous Sensory Meridian Response”) invitent à se relaxer, à se détendre ou à s’endormir.

Né en 2008 aux Etats-Unies, le concept fait un carton sur Internet avec des milliers de vidéos.

En France, l’une des plus écoutée est située dans le Tarn à Castres.

Depuis 5 ans, Sandra chuchotent aux oreilles de 133.000 abonnés. Sa chaîne YouTube « Sandra Relaxation ASMR » totalise plus de 28 millions de vues. En janvier 2018, nous l’avions rencontré.

>>> Une vidéo pour se faire une idée : 

Julien Leroy

21 Mar

Le secrétaire d’État chargé du numérique attendu dans le Gers (avec le Premier ministre)

Mounir Mahjoubi vient ce vendredi 22 mars dans le Gers. Accompagné du Premier ministre, le secrétaire d’État chargé du numérique vient parler de fracture numérique.

STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Seulement 5 semaines après sa visite en Haute-Garonnele secrétaire d’État chargé du numérique revient en Occitanie. Mounir Mahjoubi est dans le Gers ce vendredi 22 mars.

Il accompagne le Premier ministre, Edouard Philippe mais aussi Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires, Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances.

Cette délégation ministérielle vient dans le Gers pour « un point d’étape sur le plan du Gouvernement en matière de couverture numérique des territoires lancé à Cahors en décembre 2017 » précise le communiqué de presse.

A cette occasion, le Gouvernement dévoilera deux mesures permettant un meilleur accès au numérique. Un guichet « Cohésion numérique » qui propose un soutien financier (allant jusqu’à 150 € pour les ménages) n’ayant pas accès à un réseau haut débit. Et un « Pass Numérique » pour aider les Gersois à se former au numérique.

« La visite du Premier Ministre dans notre département pour illustrer le plan du Gouvernement en matière de couverture numérique des territoires confirme que le Gers est devenu une référence en matière d’Internet à Très Haut Débit » s’est félicité Philippe Martin, président PS du Conseil départemental du Gers.

Le Gers lutte contre les zones blanches

Depuis 2 ans, le Gouvernement multiplie les plans nationaux pour faciliter l’accès au numérique dans les territoires. 

Le 14 décembre 2017 à Cahors, le Premier ministre avait présenté sa stratégie pour accélérer le déploiement du haut-débit en France. Et en septembre 2018, il lance son plan du numérique inclusif qui vise notamment à lutter contre les zones blanches. 

En Occitanie, on dénombre près de 90 zones blanches dont certaines dans le Gers.

Le Département a ainsi déjà raccordé à la fibre près de 15 000 foyers gersois via son agence « Gers Numérique ».

Par ailleurs, le Gers est actuellement un terrain de jeu pour les équipes du « TV White Space » (TVWS). Cette technologie conçue par Microsoft utilise les fréquences de la télévision pour connecter les foyers à internet.

Julien Leroy

20 Mar

A Toulouse, des étudiants complètent Wikipédia pour améliorer la représentation des femmes scientifiques

Seulement 17 % des biographies sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia concernent des personnalités féminines. L’ISAE-SUPAERO à Toulouse veut y remédier en organisant un hackathon auprès des étudiants et du personnel.

© Wolfgang Kumm / MaxPPP

Améliorer la représentation des femmes scientifiques sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia. C’est le défi lancé par l’ISAE-SUPAERO de Toulouse, ce mardi 19 mars.

Durant 3 mois, des étudiants et des enseignants de cette école supérieure de l’aéronautique et de l’espace, vont écrire des biographies de personnalités féminines. « Nous allons notamment nous intéresser au domaine de l’aviation » précise Emilie Teyssedre, chargé du programme égalité des chances à l’ISAE-SUPAERO.

Ce hackathon rejoint l’appel du collectif français « Les sans pagEs ». Il s’agit d’une communauté de bénévoles qui veut réduire les inégalités de genre sur Wikipédia. En octobre 2018, sur les 547.599 biographies recensées par la plateforme francophone de Wikipédia, seulement 94.021 concernaient des femmes. Soit une moyenne de 17,17 % selon le collectif née en 2016. La version anglophone est également dans la même tendance (18%).

Les premières contributions toulousaines seront mises en lignes d’ici quelques semaines.

>>> Plus d’info avec le reportage TV de France 3 Toulouse (Stéphane Compan et Frédéric Desse) : 

Julien Leroy

19 Mar

Aveyron : « Ami des lobbies », la nouvelle web-série sur l’environnement qui cartonne !

En seulement deux épisodes, la web-série de Millau totalise plus de 2,7 millions de vues. Un succès inespéré pour une fiction qui parle d’écologie et de protection du climat. Sa recette : un humour cynique qui met en scène des lobbys faisant l’éloge de la destruction de l’environnement.

© Ami des lobbies

« Ami des lobbies » est une web-série « engagée dans la préservation du vivant » précise immédiatement Jérémy Bismuth, le réalisateur.

Ici, pas question d’une fiction catastrophique sur l’écologie. Le réalisateur a délibérément pris le contre-pied de la « sensibilisation classique » en se faisant l’avocat du diable.

Sa création raconte l’histoire d’un « lobbyiste et d’une scientifique corrompues qui, avec entrain et pédagogie, font l’éloge de toutes les actions qui détruisent l’environnement« . Les deux héros sont joués respectivement par l’acteur parisien Hadi Rassi et par la comédienne aveyronnaise Laura Flahaut.

Avec une bonne dose de parodie, la websérie veut sensibiliser le grand public à l’environnement et à la surconsommation. Chaque épisode est pédagogique et très bien documenté. La production aveyronnaise est dans la veine des vidéos de « Tout le monde s’en fout« .

Une version satirique de l’écologie qui cartonne sur Facebook

Publié le 29 janvier dernier, le premier épisode consacré à la déforestation frise le million de vues. Le second opus sur les produits phytosanitaires totalise déjà 1,7 million de vues en l’espace de trois semaines. Soit un total de 2,7 millions de clics. 

Un succès inespéré pour son réalisateur Jérémy Bismuth. « Je suis le premier surpris » avoue-t-il. « La vidéo est très partagée sur Facebook« .

A 34 ans, ce vidéaste et photographe habite à Compeyre près de Millau. Après une licence à la faculté de cinéma de Paris, il réalise des reportages photos, des films d’entreprises et des courts-métrage. En novembre 2018, il se lance dans le tournage du premier épisode de l’ami des lobbies.

Le troisième épisode sera diffusé ce lundi 1er avril. Au total, une « dizaine d’épisodes est en chantier » précise Jérémy Bismuth.

En attendant, découvrez les deux premiers opus de l’Ami des lobbies :

Julien Leroy

10 Mar

Où se balader dans le Tarn ? le site « 81rando » propose plus de 8800 km de randonnée

Envie de randonner dans le Tarn ? Le site web « 81rando » va devenir votre compagnon de route. Alimenté par un randonneur passionné de 62 ans, il propose plus de 660 itinéraires balisés.

© Philippe Turpin / MaxPPP

« 81rando est un site pour les randonneurs dans le Tarn » résume en quelques mots Michel Delpech, son fondateur.

Ce retraité de 62 ans est un mordu de la randonnée pédestre depuis des décennies.

Alors, il a eu l’idée de cartographier tous les itinéraires de randonnée du Tarn et des communes voisines.

Ouvert en mars 2018, « 81rando » propose aujourd’hui 655 itinéraires, soit plus de 8800 km. Pour chaque parcours, vous pouvez télécharger, librement, la fiche informative accompagnée des cartes Google Maps et IGNrando.

Ce site web est une véritable bible des randonnées tarnaises.

« 81rando n’est pas un site officiel. Il est le fruit d’une initiative individuelle » précise Michel Delpech. « Il rend, à sa manière, hommage à tout le travail mis en œuvre (..) par le Conseil départemental du Tarn qui anime depuis longtemps une dynamique autour de la qualité des itinéraires de randonnée pédestre ».

>>> Site web : www.81rando.fr

Julien Leroy

09 Mar

Seniors : les mamies de la web-série toulousaine « Un Siècle vous contemple » sont de retour !

La troisième saison de la web-série « Un siècle vous contemple » où les héros ont plus de 90 ans, est diffusée à partir de ce samedi 9 mars. Depuis deux ans, le réalisateur toulousain Gabin Fueyo filme des personnes âgées qui racontent leurs souvenirs, leur vie et leur vision du monde. Dans cette nouvelle saison, il nous invite dans les coulisses des maisons de retraite.

© Gabin Fueyo

Après le succès des 2 premières saisons (qui totalisent plus d’un million de vues), la web-série toulousaine « Un siècle vous contemple » revient.

Le premier épisode de la saison 3 est diffusé ce samedi 9 mars sur le site officiel.

Depuis 2016, le réalisateur Gabin Fueyo filme des personnes âgées qui racontent leurs souvenirs, leur mémoire et leur vision du monde. « Nos protagonistes approchent les 100 ans, elles ont toute leur tête et des histoires extraordinaires à nous raconter ! » résume le Toulousain trentenaire.

Dans cette nouvelle saison, le spectateur est invité à pousser les portes des EHPAD.

« Nous avons une vision bien sombre des maisons de retraite. Il y a une réalité que l’on ne peut oublier (..). Mais il y a aussi une autre réalité avec des vocations et des énergies (..) qui son mise en œuvres pour s’occuper ceux et celles que nous aimons. C’est cette réalité que je souhaite vous montrer » explique Gabin Fueyo.

Chaque épisode est construit autour d’une mamie et de l’Ehpad qui l’accueille.

Nous retrouvons toujours le témoignage authentique du senior mais l’ensemble est complété par des interviews du personnel soignant. Un nouveau format qui allonge les épisodes (26 min).

Pour le premier opus « c’est Odette, 92 ans, qui nous accueille à résidence Notre Dame de la Paix à Lagardelle sur Lèze. Odette aura de nombreuses surprises dans cet épisode. (..) Nous ferons aussi connaissance avec Robert son compagnon de 106 ans qui nous a offert un moment plein d’émotions » raconte le réalisateur de Toulouse.

Un épisode sera diffusé chaque par mois jusqu’à la fin de l’année. En attendant, une saison 4 est en envisagée pour 2021.

Pour visionner la série : www.unsieclevouscontemple.fr

>>> Extrait de l’épisode 1 de la saison 3 de la série « Un siècle vous contemple » : 

Julien Leroy

05 Mar

Robot agricoles : Naïo Technologies parmi les 100 entreprises les plus performantes d’Europe

Le Toulousain Naïo Technologies se classe à la 98e place des 1000 entreprises les plus performantes d’Europe selon un palmarès du Financial Times. Une bonne nouvelle pour le spécialiste des robots agricoles qui s’apprête à ouvrir un siège aux Etats-Unis.

© Naïo Technologies

Ce vendredi 1er mars, le quotidien économique britannique « Financial Times » a publié son TOP 1000 des entreprises les plus performantes d’Europe.

Ce classement 2019 répertorie les sociétés européennes réalisant le taux de croissance le plus élevé entre 2014 et 2017.

A ce petit jeu, la start-up toulousaine de robotique agricole, Naïo Technologies fait une entrée fracassante.  

En effet, la jeune pousse se classe à la 98e place avec un chiffre d’affaire de 2,8 million d’euros, soit une progression de 132,5 % entre 2014 et 2017. Naïo Technologies est la douzième entreprise française de ce palmarès européen.

Cette distinction n’est pas une réelle surprise.

Née en 2011 à Escalquens près de Toulouse, la jeune pousse conçoit et commercialise des robots agricoles et viticoles. Très vite, elle devient le leader européen de ce secteur émergent.

Une hypercroissance souvent récompensée par divers classements et labels. En décembre 2017, Naïo Technologies avait obtenu le Pass French Tech attribué aux pépites de l’innovation française. 

Une levée de fonds et un bureau aux USA pour 2019

Pour 2019, le spécialiste robotique veut accélérer son déploiement international. « Pour le moment, cela représente 20 % de notre chiffre d’affaire » nous précise la startup qui vend déjà en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Belgique, en Angleterre et en Irlande.

D’ici quelques semaines, Naïo Technologies va attaquer le marché des Etats-Unis avec l’ouverture d’un premier bureau.

L’entreprises toulousaine prépare également une levée de fonds record de 15 millions d’euros.

Julien Leroy

>>> 4 autres entreprises d’Occitanie dans ce TOP 1000 du Financial Times

Quatre autres sociétés d’Occitanie se classent parmi les 100 entreprises les plus performantes d’Europe.

Née à Toulouse, l’agence de communication VeryWell pointe ainsi à la 995e place avec un chiffre d’affaire de 2,4 millions d’euros et 26 salariés.

Basée à Montpellier, Matooma se classe à la 631e place avec un CA de 8 millions d’euros en 2017, soit une hausse de 56% sur les 3 dernières années. La société est spécialisée dans la connexion et la gestion des objets connectés par carte SIM.

Inside Group, entreprise toulousaine de service numérique, se classe 817e place avec un chiffre d’affaire de 18,6 millions d’euros. Et le spécialiste des toitures, Les Couvreurs Occitans pointe à la 847e place avec un CA de 1,6 million d’euros.

02 Mar

Animaux perdus en Occitanie : Quand « Pet Alert » provoque la colère de certains modérateurs…

Depuis 4 mois, « Pet Alert » et ses annonces d’animaux perdus sont devenus partiellement payants. Une nouvelle stratégie qui a provoqué la colère de certains modérateurs du réseau. Ces derniers ont décidé de lancer leurs propres pages afin de conserver la gratuité du service. L’Occitanie est l’une des régions les plus touchées.

© Vincent Voegtlin / MaxPPP

Monétiser un service gratuit et populaire. Le passage n’est pas simple. « Pet Alert » en fait actuellement les frais.

Depuis 6 ans, le réseau national « Pet Alert » tente de venir en aide aux propriétaires qui perdent leur animal de compagnie. La plateforme utilise la force des réseaux sociaux. Les avis de disparition sont publiés et partagés augmentant ainsi les chances de repérer l’animal. Au fil des années, le service a pris de l’ampleur avec des déclinaisons dans chaque département dont les 13 d’Occitanie

En octobre 2018, Pet Alert décide de rendre payant la publication immédiate des disparitions (9 euros) tout en conservant la gratuité des messages non prioritaires. Un modèle économique déjà appliqué par les concurrents nationaux.

Mais la nouvelle stratégie provoque l’incompréhension de certains bénévoles qui gèrent les pages locales de Pet Alert. « Je suis révoltée par le fait de gagner de l’argent sur le dos des personnes en détresse » explique Sarah, ancienne modératrice dans l’Aveyron.

« Il s’agit d’une petite minorité de personnes qui ont un problème avec l’argent et qui préfèrent ne pas augmenter les chances de retrouver les animaux (..). Ils sont en désaccord avec nos décisions, libre a eux de partir et de faire ce que bon leur semble de leur coté » modère Julien Muller, le fondateur de Pet Alert. L’entrepreneur rappelle également que « Pet Alert est toujours déficitaire malgré quelques revenus« . 

Concurrence en Occitanie

Sur environ 300 bénévoles en France, plusieurs dizaines ont quitté la plateforme pour créer leurs propres réseaux : « Alert’Animaux » ou « Pattes en cavale ». Certains ont également rejoint la page « Les coulisses de Pet Alert » qui dénoncent les pratiques internes.

Des pages « avec le même service que nous proposions sur Pet Alert, à savoir l’écoute, l’accompagnement, le suivi (..) et bien entendu, la gratuité de toutes les annonces » précise Sarah qui n’a pas hésité à lancer en décembre 2018, « Alert’Animaux 12 » dans l’Aveyron.

En Occitanie, des pages départementales d’Alert’Animaux ont ainsi vu le jour dans le Tarn, l’Aveyron, L’Hérault, le Gard, Les Pyrénées-Orientales et la Lozère. D’autres devraient apparaître, notamment en Haute-Garonne. Au total, prés de 40 pages sont apparues en France.

Même combat chez « Pattes en cavale« , fondé également par d’anciens Pet’Alert. 9 pages départementales existent en Occitanie (Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn et Garonne, Hérault, Pyrénées-Orientales et l’Aude).

« Pour nombreuses d’entre nous , nous sommes des ancienne modératrice de Pet Alert , qui devant l’inhumanité de ces pages incessantes au fil des années , les ont quitté pour offrir aux maîtres & aux poilus une aide simple, 100 % gratuite & transparente » peut-on lire sur la page Facebook du réseau. 

Face à cette multiplication des services d’animaux perdus, pas sûr que les propriétaires s’y retrouvent.

En attendant l’issue de cette concurrence virtuelle, chaque réseau tente de faire grandir sa communauté. Avec des années de présence sur Facebook, Pet Alert reste évidemment le leader. Dans l’Aveyron, Per Alert 12 est suivi par 9000 personnes, soit 10 fois moins qu’Alert’Animaux 12. A suivre.

Julien Leroy

12 Fév

Le secrétaire d’État chargé du numérique vient à Labège pour lutter contre l’illectronisme

Le secrétaire d’État chargé du numérique va passer la Saint-Valentin près de Toulouse. Mounir Mahjoubi sera en visite à Labège ce jeudi 14 février pour parler du numérique inclusif. Un plan national déployé pour la première fois en Occitanie.

Thibaud Moritz / MaxPPP

Mounir Mahjoubi sera dans la région toulousaine ce jeudi 14 février à 17h00.

Le secrétaire d’État chargé du numérique est attendu à Labège pour signer la charte du numérique inclusif, avec le Sicoval qui regroupe 36 communes du Lauragais jusqu’au Sud-Est de Toulouse.

La signature sera ensuite suivi d’un débat sur le numérique pour tous. 

C’est la cinquième fois que Mounir Mahjoubi visite les terres d’Occitanie. Sa dernière venue date du 18 juin 2018 lors d’un sommet de start-up à Toulouse.

Le numérique inclusif, kesaco ?

Le numérique inclusif est un plan national lancé par le Gouvernement en septembre 2018.

L’objectif est de faciliter l’accès au numérique dans les territoires.

La stratégie comporte deux volets. La première est de lutter contre les zones blanches. Le ministère du numérique ne plus que « personne puise dire : je te rappelle ça capte plus !« .

Le second volet concerne l’amélioration des usages. « Un numérique inclusif, c’est aussi faire en sorte que dans chaque département français, dans chaque ville, dans chaque territoire, des outils de formation et d’accompagnement soient mis en place de manière pérenne pour toutes celles et ceux qui ne sont pas autonomes numériquement » précise le secrétariat chargé du numérique sur son site web.

Après Pau en octobre 2018, Sicoval est la deuxième collectivité locale de France a signé cette charte contre la fracture numérique.

« En contrepartie, le rôle de l’Etat est d’accompagner et de soutenir le Sicoval, comme 9 autres collectivités en France, dans la mise en œuvre d’actions concrètes sur son territoire pour notamment aider les publics les plus éloignés du numérique à l’heure de la dématérialisation de la plupart des services publics » nous précise la présidence du Sicoval.

Sur le plan national, cela concerne 14 millions de français. 

Julien Leroy