11 Déc

Yestudent, le « Airbnb » du logement étudiant, cherche un repreneur

Née à Toulouse, la plateforme de logements étudiants a été placée en liquidation judiciaire suite au retrait d’un partenaire historique. La start-up cherche un second souffle.

© Jean-Marc Loos / MaxPPP

Malgré une belle croissance, la start-up Yestudent est dans la tourmente.

Né à Toulouse, Yestudent permet à des étudiants de se loger chez d’autres jeunes d’une grande ville. Un « Airbnb » du logement étudiant avec des tarifs plafonnés et réservés au moins de 28 ans.

« Avec près de 100,000 utilisateurs, Yestudent se positionne comme la plus grande alternative à l’auberge de jeunesse en Europe avec des prix entre 10€ et 30€ la nuit, y compris dans des villes comme Amsterdam, Paris, ou Berlin » précise Camille Raymond, fondateur de Yestudent.

Malgré le succès de la formule, la jeune pousse est aujourd’hui en liquidation judiciaire depuis le 13 novembre 2018.

En cause, le désistement d’un partenaire financier de longue date, selon la jeune pousse. « Nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi un changement d’avis à la dernière minute de la part du partenaire (..). Nous avons peut être des pistes d’idées mais aucunes certitudes (faillite d’un concurrent, changement de stratégie d’investissement etc) » déplore Camille Raymond. 

En attendant de comprendre, « ce refus nous amène au blocage de notre développement ainsi que de notre trésorerie court-terme. Pourtant, l’entreprise n’a jamais été aussi grande et l’activité n’est jamais allée aussi bien » poursuit le CEO. En effet, les comptes de Yestudent sont passés au vert au cours de l’année 2018. « Nous sommes passés d’une marge négative par voyage de – 50 euros à une marge positive par voyage de 5 euros » assure-t-il. 

Depuis cet automne, le fondateur de Yestudent lance des appels sur les réseaux sociaux et ailleurs pour trouver un repreneur. « La meilleure chance pour Yestudent (..) est de trouver un repreneur qui partage les valeurs essentielles de la communauté. (..) Faute de quoi nous serons obligés de déposer le bilan en pleine ascension« .

En attendant, les 7 salariés hébergés chez At Home à Toulouse, sont entre les mains d’un mandataire judiciaire. A suivre….

Julien Leroy

03 Déc

L’Occitanie, région pionnière de l’élevage collaboratif

En France, le secteur de l’élevage collaboratif est en balbutiement. Mais quelques start-ups d’Occitanie parient sur cette nouvelle relation entre particuliers et éleveurs. Exemple avec la plate-forme My Horse Family née à Montpellier et leader national.

© My Horse Family

L’élevage collaboratif est la déclinaison du crowdfunding chez les éleveurs d’animaux. Il s’agit simplement de devenir co-propriétaire d’un cheval ou d’un cochon en aidant financièrement l’agriculteur.

Le pionnier français du secteur est né à Montpellier. My Horse Family s’est lancé dans l’élevage 2.0 en juillet 2016.

La start-up d’Occitanie propose de devenir co-éleveur d’un poulain ou d’un cheval de course.

Il suffit de prendre une part financière. A plusieurs, vous soutenez ainsi l’éleveur et la qualité de son travail. Et vous retrouvez votre mise au moment de la vente du cheval. 

Durant les premières années du poulain, les co-éleveurs peuvent rendre visite à l’animal, recevoir des nouvelles sans oublier la possibilité de choisir son nom.

En deux ans d’existence, My Horse Family est parvenu à aider une vingtaine de fermes à travers La France, du Gard à la Haute-Garonne en passant par la Corrèze et la région dijonnaise. Un concept qui a également sauvé les chevaux de Mérens en Ariège.

« Au total, 14 poulains sont nés en copropriété pour 160 000 € investis » précise Guillaume Heraud, chargé de projet chez My Horse Family.

Depuis septembre 2018, la jeune pousse propose d’élargir le financement participatif aux chevaux de sport. Une nouvelle façon de parier sur le bon cheval…

Un cochon à élever…

Et si vous préférez faire de l’élevage collaboratif en pensant à votre barbecue. 

Des Heraultais ont eu l’idée de lancer Pig’s Daddy. Une plateforme de circuit court qui permet de réserver sa côtelette en ligne en regardant le cochon grandir… 

 

Julien Leroy

31 Oct

Des artistes de Toulouse rendent hommage au Bitcoin pour ses 10 ans

Exclusivité. Le Bitcoin fête ses 10 ans, ce mercredi 31 octobre. Pour l’occasion, les artistes toulousains de Tazasproject réalisent des œuvres d’art en hommage à la première monnaie virtuelle. Une série de sérigraphies que l’on peut acheter uniquement…en Bitcoin. La vente est inédite en Occitanie.

© tazasproject alias Guillaume Beinat & Alexandre Suné / Partenaire du projet : Art et cadres Toulouse / Crédit photo : Damien Warcollier

Le Bitcoin inspire désormais les artistes. Exemple avec les Toulousains de Tazasproject qui viennent de réaliser une série d’œuvres d’art autour de la monnaie virtuelle.

« Au départ il y a l’idée de représenter ce qui n’existe pas. Le Bitcoin échappe à tout ce que l’on peut connaître d’une monnaie. Il est dématérialisé. (..) On a eu ainsi l’idée de figer le Bitcoin comme une pièce de collection » explique Guillaume Beinat de Tazas.

Ainsi, deux séries sérigraphiées ont été réalisées. La première s’inspire de l’œuvre d’Andy Warhol et de son « 200 One Dollar Bills ». 48 Bitcoin ont simplement remplacé la monnaie américaine. Une édition originale limitée à 40 exemplaires.

© tazasproject alias Guillaume Beinat & Alexandre Suné / Partenaire du projet : Art et cadres Toulouse / Crédit photo : Damien Warcollier

La seconde création est une œuvre connectée. Elle représente le symbole de la première monnaie virtuelle associée à un écran affichant, en temps réel, sa valeur en euros. Une création iconique produite seulement à 10 exemplaires.

© tazasproject alias Guillaume Beinat & Alexandre Suné / Partenaire du projet : Art et cadres Toulouse / Crédit photo : Damien Warcollier

La première vente d’œuvres artistiques en Bitcoin d’Occitanie

Pour parfaire cet hommage, le duo propose d’acheter leurs œuvres d’art au cours du Bitcoin. « Nous sommes peut-être les premiers en Occitanie à vendre une œuvre en cryptomonnaie » témoigne Guillaume Beinat.

La vente inédite ouvre ce 31 octobre sur le site officiel des Tazas. « Le principe est simple, les acheteurs auront 72h à partir du 31 oct. 2018 pour acheter. Et chaque 7 jours, la vente se ré-ouvre pour 72h. La vente se termine quand les 10 pièces uniques BTC sont vendues » détaille l’artiste

Tazasproject est un duo composé de Guillaume Beinat et d’Alexandre Suné. Ces deux artistes sont diplômés de l’école supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, ils réalisent des projets artistiques interactif ou pas, autour des nouveaux médias et du numérique. En 2016, ils avaient notamment conçu un champ de lumières pour percevoir les ondes électromagnétiques.

Plus d’info sur Instagram www.instagram.com/tazasproject/ et sur le site web https://www.tazasproject.com/tzsdigital 

11 Sep

Fintech : que se passe-t-il chez « Hush », la néobanque du Toulousain Eric Charpentier ?

Une équipe muette, des prestataires non payés, une levée de fonds ratée et un fondateur qui disparaît. L’avenir de Hush, créé par le Toulousain Eric Charpentier (ex-Morning), interroge.

© Hush

Lancée en mai 2017 au Luxembourg, la néobanque du Toulousain Eric Charpentier interroge.

Selon le site Mindfintech (média spécialisé dans les Fintech), « le projet Hush est en péril » après l’échec de la levée de fonds en cryptomonnaie. Seulement 614.000 euros ont été récoltés à l’issue de la deuxième phase de l’ICO en juin 2018. Une somme honorable mais bien loin des 15 à 20 millions espérés par son fondateur, Eric Charpentier.

Malgré ce bilan négatif, les tokens (jeton de valeur numérique) ont été distribués aux investisseurs, au début de l’été.

A terme, Hush veut devenir une banque en ligne européenne qui permet de gérer à la fois des euros et des monnaies virtuelles.

« On travaille en silence » selon un responsable d’Hush

Mais au-de-là du volet financier, c’est surtout l’avancée du projet qui inquiète.

Le site officiel de la Fintech est actuellement fermé. Le compte Twitter n’est (quasiment) plus actif depuis 2 mois. Idem pour le groupe public sur Telegram où près de 600 personnes suivent l’évolution du projet. Silence Radio depuis le 6 juillet.

Plus étrange, Eric Charpentier a totalement disparu des réseaux sociaux. Le fondateur a fermé ses comptes Twitter, Facebook et Linkedin.

« Eric prend désormais le temps de mener ses projets loin de la pression des réseaux. D’ailleurs le ministre du numérique vient de faire la même chose » répond Max Massat, le community driver d’Hush. 

Ce proche d’Eric Charpentier estime que les révélations de Mindfintech sont « exagérées » et temporise la situation. « On a décidé de pas se justifier. On travaille en silence. Les vrais investisseurs du projet eux savent. On laisse le fantasme pour les autres« . 

Factures impayées

Faute de fonds, Hush laisse également des ardoises.

Selon une information de Mindfintech (que nous avons pu confirmer), une facture de plus de 150.000 euros n’a pas été réglée à la société Chaineum. Cet opérateur d’ICO a conseillé la néobanque sur la levée de fond. D’autres prestataires sont dans la même situation et n’ont plus de nouvelles d’Eric Charpentier depuis des mois.

L’ombre de Morning

Difficile de ne pas faire le parallèle avec Morning, la précédente start-up d’Eric Charpentier.

Cette banque en ligne est née à Toulouse en 2013 avant de déménager dans un siège flambant neuf à Saint-Elix-le-Château (à 50 km au sud de la ville rose).

En décembre 2016, sa société est épinglée par le gendarme de la banque, l’ACPR en raison d’une utilisation illégale du compte de cantonnement. Une décision qui suspend les activités de la banque. Suivent ensuite des problèmes de trésorerie (non paiement des salaires, factures impayées,…) et un conflit avec la Maif, l’un des principaux actionnaire.

En février 2017, Morning et ses 50 salariés sont rachetés par la banque Edel. Eric Charpentier est écarté et lancera Hush 10 mois plus tard.

Julien L. 

02 Sep

Le Toulousain Lyra lance un titre restaurant nouvelle génération

Le secteur de la livraison de repas au bureau est en plein boom. Mais avec les titres déjeuner en papier, impossible de commander sur internet. A Labège, près de Toulouse, le groupe Lyra vient de mettre au point un titre-restaurant dématérialisé nouvelle génération qui va révolutionner nos habitudes de consommation.

© Alexandre MARCHI / MaxPPP]

Utiliser un titre restaurant directement sur internet. C’est désormais possible grâce à l’innovation de l’entreprise Lyra basée à Labège près de Toulouse.

Jusqu’ici, le paiement en ligne par titre restaurant était (quasiment) impossible même s’il existe quelques cartes de crédit émises par les sociétés spécialisées. Pourtant, le secteur est en plein croissance avec 125 millions de repas livrés en France par an selon une étude du cabinet NPD Groupe.

Lyra, l’un des leaders mondiaux de la transaction financière en ligne, l’a très vite compris en proposant un nouveau mode de paiement plus fluide.

Concrètement, l’entreprise toulousaine propose une plateforme de paiement en ligne qui s’intègre sur un site de e-commerce ou de e-livraison, « sans que le commerçant ait à changer de banque » précise Yves Sicouri, Directeur Retail chez Lyra.

Lorsque le client passe la commande, il peut ainsi « payer une commande en titre-Restaurant (jusqu’à 19 euros par jour selon la loi) et compléter son paiement, si besoin, en réglant le solde par carte bancaire« .

Pour parvenir à ce défi technologique, Lyra a travaillé conjointement avec Conecs, opérateur technique des titres-Restaurant dématérialisés.

Signature de plusieurs leaders de la livraison de repas

Les deux entreprises espèrent ainsi attirer tous les professionnels du secteur. « Les Titres-Restaurant dématérialisés deviennent un formidable levier de croissance à exploiter pour les restaurants et commerces de bouche », explique Yves Sicouri.

Lyra a déjà signé avec Class’Croute, Sodexo, Pass restaurant, Natexis INtertitre, Edenred, le groupe UP et la Food Tech Nestor. Ce dernier livre 3000 repas par jour dont 60 % sont payés avec des tickets papiers. La start-up espère doubler sa clientèle avec ce titre dématérialisé.

Une de nos équipes (Julie Valin et Eric Foissac) a testé ce nouveau mode de paiement 100 % toulousain :

Lyra, le Toulousain leader mondial des paiements en ligne

Fondée en 2001 par Alain Lacour, Lyra sécurise les paiements en e-commerce et proximité et développe des services pour gérer au quotidien les transactions et les équipements. Le groupe est présent dans 10 pays (Algérie, Allemagne, Brésil, Chili, Espagne, Inde, Mexique, Argentine, Colombie et Pérou) et embauche 250 collaborateurs.

Lyra connecte plus de 3 millions terminaux de paiement dans le monde et revendique plus de 10 milliards de transactions en 2017.

Julien Leroy

28 Août

Pénurie de boutiques de téléphonie mobile en Ariège

L’Ariège devient un territoire oublié des opérateurs de téléphonie mobile. Le département ne compte plus que 3 boutiques pour 152.000 habitants. Certains clients sont contraints de faire des dizaines de kilomètres pour trouver un conseiller.

© France 3 Occitanie / P. Dussol

Après le désert médical, voici la pénurie des boutiques de téléphonie mobile.

Depuis quelques années, l’Ariège connaît une fermeture progressive de ces points de conseils.

Aujourd’hui, il reste seulement 3 boutiques dont deux à Pamiers (SFR et Orange) et une à Saint-Girons (Orange). Une hécatombe dans un département qui compte 152.000 habitants.

A titre de comparaison, le Lot (173.000 habitants) en possède deux fois plus avec 7 boutiques (2 Orange, 4 SFR et 1 Bouygues Télécom)

La situation ariégeoise oblige certains habitants à se déplacer sur des dizaines de kilomètres. Ce qui provoque également une surfréquentation des 3 magasins. A Pamiers, les clients peuvent attendre jusqu’à 1h30 pour parler à un conseiller.

Pour les opérateurs, la raréfaction des magasins répond surtout à une logique pratique, à la fois pour le fournisseur et pour le client.

Pour remédier à la pénurie, une boutique indépendante de prestations téléphoniques va ouvrir à Foix dès la semaine prochaine.

>> Voici le reportage de notre équipe de France 3  Foix (Geoffrey Berg et Pascal Dussol) : 

Julien Leroy

18 Juil

Internet : Microsoft veut connecter les zones blanches du Gers

Le géant américain souhaite utiliser certaines fréquences de télévision pour fournir internet aux zones rurales. Baptisée « TV White Space », la technologie sera testée dans le Gers à partir d’octobre 2018. Une expérimentation unique en France.

© CRTMP / Dominique Viet

Utiliser les fréquences de la télévision pour lutter contre les zones blanches internet. C’est l’idée du « TV White Space » (TVWS) conçu par Microsoft.

Cette technologie utilise les basses fréquences inutilisées (les « espaces blancs ») par les chaines de la TNT (entre 470Mhz et 698Mhz). L’avantage de ces ondes hertziennes est d’avoir une porté de 10 à 15 km. Elle peuvent également traverser des zones accidentées, des forêts ou des bâtiments.

Un dispositif qui permet ainsi de connecter des zones blanches enclavés au très haut débit (entre 20 à 25 Mbit/s).

Testé dans 9 régions du monde dont le Gers

Le géant américain veut désormais tester sa technologie. 9 régions dans le monde ont été sélectionnées dont le Gers. Une expérimentation unique en France.

Le département d’Occitanie présente en effet un terrain de jeu idéal avec ses paysages vallonnés et ses zones blanches. C’est pourquoi une délégation de Microsoft s’est rendu le 11 avril dernier à Auch pour finaliser le dossier. L’ANFR était également présente. L’agence nationale des fréquences surveille cette nouvelle manière d’utiliser les ondes TV.

Le système sera installé en septembre dans quelques communes gersoises avant un lancement en octobre 2018.

Julien Leroy

29 Juin

Baby Hop, le « Airbnb » du matériel de bébé

Une maman de Toulouse, lance « Baby Hop », une plateforme collaborative qui permet de louer du matériel de puériculture, bébés et enfants, entre particuliers.

© France 3 Toulouse

Baby Hop est le « Airbnb » du matériel de bébé et d’enfants… entre particuliers.

La plateforme s’adresse d’une part aux parents qui partent en voyage avec leur bambin. Et d’autre part, aux familles qui stockent dans leur garage, la poussette, le lit parapluie ou le siège auto de leurs enfants devenus grands.

« Tu trouves tout sur ton lieu de voyage grâce à la plate-forme BabyHop, sur laquelle des particuliers mettent en location leurs articles » explique sa fondatrice Karina Silva.

L’objectif est de rendre les voyages plus légers et d’arrondir les fins de mois en louant son matériel.

« En France, les jeunes parents dépensent en moyenne 1500€ pour l’arrivée de bébé et possèdent 16 articles de puériculture (..) BabyHop propose de consommer autrement ce matériel » complète la jeune entrepreneuse.

La conceptrice espère ainsi contribuer à la protection de l’environnement en évitant la surproduction d’articles.

Il existe évidemment des services similaires en France mais Baby Hop est le seul en Occitanie.

Lancé en avril 2018, la plateforme collaborative compte déjà plus de 1000 inscrits en l’espace de 2 mois. L’inscription est totalement gratuite et la plateforme se rémunère sur les transactions.

L’idée de Baby Hop a été imaginée par Karina Silva. Originaire du Mexique, cette maman de 2 enfants a beaucoup voyagé avant de poser ses valises dans la ville rose.

Sa start-up vient d’intégrer l’accélérateur de start-up « Momentum » dédié à l’économie positive.

>>> Reportage de Julie Valin (France 3 Toulouse) – Juin 2018 :


>>> Pour tester Baby Hop : babyhop.co

Julien Leroy

20 Juin

Lou Ravelli, de YouTube au festival de Cannes

A seulement 20 ans, l’Aveyronnaise Lou Ravelli est youtubeuse, musicienne, globe-trotteuse et actrice. Son premier rôle au cinéma l’a amené à monter les marches rouges du dernier festival de Cannes.

© ESFIR KHAN

De YouTube au festival de Cannes… c’est le parcours atypique de l’Aveyronnaise Lou Ravelli

A seulement 20 ans, la jeune ruthénoise vient de fouler le tapis rouge du célèbre festival de cinéma, pour son rôle (secondaire) dans « Sauvage ».

Réalisé par Camille Vidal-Naquet, ce long-métrage raconte un homosexuel qui se prostitue tout en cherchant à vivre un grand amour. Le film a été recomposé par le prix Fondation Louis Roederer lors de la semaine de la critique.

« Une de mes premières vidéos sur YouTube parlait de mon rêve de faire du cinéma et de ma passion sur cet art, elle date de 2015, et à cette époque jamais je n’aurais pensé être ici aujourd’hui » raconte Lou Ravelli.

« Pouvoir vivre de l’intérieur ce festival était une joie immense (..). D’ici quelques semaines, c’est une vidéo tournée là bas qui sortira sur ma chaîne, pour faire partager cette journée fantastique avec mes abonnés » poursuit-elle

Une youtubeuse au parcours atypique

Avant d’épouser une carrière d’actrice, l’Aveyronnaise est une youtubeuse à succès.

Sa chaîne « Esfir Khan » (ex-Swan Neptune) revendique « 3,5 millions de vues et plus de 37.000 fans« .

Elle y partage sa passion pour la musique, les voyages et (évidemment) le cinéma. « Ma chaîne YouTube c’est surtout un fourre-tout. J’y met tout ce qui se trouve dans ma tête » précise-t-elle

La jeune femme aborde également, sans tabou, des sujets « auxquels sont confrontés les adolescents et par lesquels je suis passée (comme la phobie scolaire, le deuil) et  des sujets de société (comme le harcèlement de rue, l’homophobie)« .

Une chaîne originale à l’image de la Ruthénoise. Lou Ravelli est une jeune artiste touche-à-tout au look singulier. Musicienne, globe-trotteuse, actrice,… son expérience impressionne.

« J’ai toujours été considérée comme la fille différente, depuis l’école primaire. Celle qu’on regarde de travers à cause de son mode de vie jugé anormal. Parler de tout ça devant une caméra, ça brise le tabou qu’il y a autour de toutes les personnes qui sortent d’un parcours de vie classique. Ce qui m’a un jour beaucoup fait souffrir (..) c’est devenu la chose qui fait que mes vidéos marchent ! » estime-t-elle

Un livre sur autisme en cours d’écriture

Lou Ravelli espère aujourd’hui décrocher de nouveaux rôles au cinéma.

En attendant, elle travaille sur un livre consacré à son handicap, l’autisme asperger.

« J’ai beaucoup parlé de ce sujet sur ma chaîne YouTube (..) pour lever tout les préjugés qui entourent l’autisme, et faire connaître un peu plus ce trouble. Ces vidéos ont connu un vif intérêt de la part de mes abonnés, et c’est d’ailleurs grâce à eux en partie que je peux écrire ce livre » explique la youtubeuse.

L’ouvrage sortira début 2019.

>> Plus d’info en image avec ma chronique dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 – Juin 2018  

>> Et pour découvrir tout le parcours de Lou Ravelli via sa chaîne YouTube 

Julien Leroy

15 Juin

Des week-ends de digital détox organisés par une startup de Toulouse

Comment déconnecter de son smartphone ou de ses e-mails durant quelques jours ? Les cures de diète numérique se multiplient en Occitanie. Exemple avec l’agence toulousaine Keywe.

© Keywe

Les notifications Facebook, les alertes info, les e-mails du bureau, les messages Twitter,… ne prennent jamais de congés. Alors, comment déconnecter de votre mobile le temps d’un week-end ou durant les vacances ?

Les cures de diète numérique se multiplient en Occitanie.

Keywe, l’agence du digital detox

Depuis 2 ans, l’agence de voyage toulousaine « Keywe » propose des week-ends sans téléphone, sans PC, sans wifi !

Le principe est simple : rassembler une douzaine de participants d’une même ville et les envoyer dans une villa privatisée avec feu de bois, jacuzzi, piscine et barbecue.

Privés de nouvelles technologies, la cohésion se fait naturellement. Le but est de rendre les rencontres authentiques et vivre le moment présent.

« Nous vivons dans une dépendance passive des relations virtuelles (..). Le but est de déconnecter les gens de leur téléphone pour les reconnecter en vrai » précisent les 2 fondateurs toulousains Tom Blandet et Hugo Sautarel.

Lancé en novembre 2015, la formule séduit de plus en plus les actifs âgés de plus de 25 ans. Plus de 500 personnes ont déjà participés à ces 48 heures de digital detox.

Comptez environ 230 euros pour ce week-end de rencontre. Inscription sur le site de Keyme.

Une cure de diète numérique dans les Hautes-Pyrénées :

Autre initiative locale avec les thermes de Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées.

La station thermale propose une semaine de sevrage baptisée « mains libres ». Durant 6 jours, le curiste alterne séance de relaxation et ateliers avec des spécialistes en addiction numérique.

L’objectif est d’apprendre à maîtriser ses usages virtuels.

>>> Plus d’info sur http://www.thermes-bagneres.fr/

Julien Leroy