09 Déc

Mobile : La couverture 4G en Occitanie est l’une des plus faibles de France

Le site web Zone5G vient de publier son palmarès 2019 de la couverture 4G des régions et départements français. La région Occitanie se classe parmi les 3 derniers du classement. Seulement 70 % du territoire est connecté au réseau de téléphonie mobile.

© MaxPPP

Malgré les agglomérations de Toulouse et Montpellier, la couverture géographique du réseau 4G en Occitanie reste insuffisante.

Seulement 70 % de la région occitane est couvert par la 4G mobile selon le baromètre 2019 Zone5G. Ce site web est le principal comparateur d’offres télécom en France. Il analyse également la couverture mobile et internet de chaque commune à l’aide des données de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes).  

L’ex-région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon se classe ainsi dans les 3 dernières de l’hexagone, à 12 points de la moyenne nationale (82 %). La Corse (66 % – 1er ) et la région PACA (69% – 2e) complètent ce podium des mauvais élèves.

Dans le détail, la faible couverture 4G touche particulièrement l’Ariège et la Lozère. Les 2 départements affichent respectivement une couverture de 45 % et de 39 % de leur territoire, un record en France.

Le seul lot de consolation provient de l’Hérault. Même si la moitié du département est couvert par la 4G (56%), il figure dans le TOP 10 des réseaux mobiles les plus performants de France (10e place).

© Vincent Isore / MaxPPP

6 ans après l’arrivée de la 4G dans la région, les collectivités locales et les opérateurs télécom tentent d’atténuer la fracture numérique et gommer les zones blanches.

Exemple avec la première antenne 4G du sud de l’Aveyron inaugurée en décembre 2018 à Lestrade. Ou encore, le village de Payssous en Haute-Garonne qui a du attendre l’été 2019 pour se découvrir internet et le smartphone. Sans oublier les premiers tests de la 5G à Toulouse.

Les opérateurs Télécom ont (encore) 223 points à couvrir en Occitanie

« L’Occitanie est la région ayant le plus de zones blanches identifiées à couvrir par les opérateurs » rappelle Benoit Salles, rédacteur chez Echos du Net.

« Les premiers plans de dessertes de zones blanches ont beaucoup misé sur la 3G. Seul le dernier New Deal mobile entre l’Etat et les 4 opérateurs ont ouvert les vannes de la 4G » poursuit-il. « Ensuite, il ne faut pas oublier qu’avec les montagnes Pyrénées au Sud et Massif Central au nord, l’Occitanie a beaucoup de zones mal desservies ou difficilement desservies« 

« Si en plaine, les réseaux mobiles bénéficient des réseaux très haut débit (Fibre) (..). En montagne, les opérateurs ont plus de mal à déployer en hauteur, pour finalement couvrir les derniers hameaux. Aujourd’hui, les opérateurs ont 223 points à couvrir en Occitanie » conclu Benoît Salles.

>> Plus d’info sur ce palmarès 2019 de la couverture 4G des régions et départements français : cliquez ici.

Julien Leroy

08 Déc

Sport : la startup Sportihome (le Airbnb des sportifs) signe un partenariat avec Décathlon

Exclusivité. Née à Montpellier en 2017, la startup Sportihome continue de grandir. La plateforme de location de logements entre sportifs vient de signer un partenariat avec Décathlon. La marque préférée des Français va désormais commercialiser les offres de la jeune pousse d’Occitanie.

© Alexis Sciard / MaxPPP]

Après la start-up toulousaine Cenareo avec Samsung, c’est au tour de Sportihome de conclure un partenariat avec Décathlon. Ces collaborations entre grands groupes et jeunes pousses innovantes prouvent que l’écosystème numérique d’Occitanie se porte bien.

Créée à Montpellier en 2017, Sportihome est un « airbnb » des voyageurs sportifs. L’application propose à la fois un guide des meilleurs spots dans le monde et la possibilité de loger chez des sportifs aussi passionnés que vous. A ce jour, la plateforme couvre 45 disciplines sportives, recense 6700 locations et revendique près de 30.000 utilisateurs.

Un service unique en France qui a convaincu très tôt, Décathlon. C’est pourquoi, l’entreprise française de grande distribution de sport et loisirs, vient de signer un partenariat commercial avec Sportihome. 

Désormais, certains magasins de l’enseigne vont proposer des offres de location Sportihome à leurs clients. 

« Offrir des services complémentaires autour du matériel de sport vendu dans nos rayons est un réel plus pour nos clients. Imaginez … vous achetez votre nouvelle paire de ski et repartez aussi avec votre réservation de logement à la montagne chez un local lui aussi passionné de ski ! » explique Philippe Cassan, directeur régional de Décathlon Occitanie.

L’offre commerciale sera disponible à partir du 14 décembre 2019 dans les Décathlon de Montpellier, Bordeaux, Strasbourg et Teste de Buch.

Sylvain Morel, cofondateur de Sportihome est ravi de pouvoir s’adosser à l’enseigne préférée des Français (Crédit : Sportihomme)

Sylvain Morel, cofondateur de Sportihome est ravi de pouvoir s’adosser à l’enseigne préférée des Français : « Cette idée de partenariat avec Décathlon nous l’avons eu dès le démarrage de Sportihome. Pour le lancer il nous fallait cependant avoir une offre suffisamment dense pour satisfaire leurs clients et les futurs voyageurs sportifs, c’est chose faite, ils vont adorer !« .

L’entrepreneur montpelliérain espère s’étendre aux autres magasins du groupe. 

En seulement 2 ans d’existence, Sportihome affiche plus de 4000 réservations pour un chiffre d’affaire de 500.000 €. La start-up est également passée de 2 à 10 salariés. 

Julien Leroy

04 Déc

« Leonard », le robot de Toulouse qui vous aide à trouver des idées de cadeaux de Noël

Exclusivité. Créé à Toulouse, Leonard est un chatbot qui vous aide à trouver des idées de cadeaux en fonction de la personnalité et des centres d’intérêts du destinataire. Entièrement gratuit, on dialogue avec lui directement sur Messenger (Facebook). Unique en France.

Une conversation avec Leonard (crédit : Julien Leroy)

Lorsque nous recherchons une idée de cadeaux pour Noël ou pour un anniversaire sur Internet, nous passons souvent des heures à consulter des dizaines de sites web sans vraiment trouvé de réponse.

Pour y remédier, un Toulousain de 27 ans vient d’inventer « Leonard ». Il s’agit d’un « chatbot qui aide à trouver des idées de cadeaux en fonction de la personnalité, des valeurs et des centres d’intérêts du destinataire » précise Vivien Stilz.

Leonard est disponible directement sur la messagerie de Facebook (Messenger).

Il suffit de dialoguer avec lui en répondant à ses questions pour avoir une liste de cadeaux originaux et personnalisés.

« Toutes les idées de cadeaux qu’il est capable de proposer, sont piochées dans une base de donnée que j’ai créée et que je continue d’améliorer au fil des utilisations » précise le concepteur qui assure n’avoir aucun partenariat avec une marque.

Entièrement gratuit pour l’utilisateur, Leonard est également bilingue (Français et Anglais) en fonction des paramètres Facebook.

Après un lancement en novembre 2019, Vivien Stilz continue d’améliorer les capacités de son robot en ligne. A terme, le jeune toulousain aimerait proposer des idées de cadeaux avec des acteurs régionaux.

Cet ancien ingénieur aéronautique veut aussi créer sa propre startup en proposant d’autres solutions innovantes.

En attendant, n’hésitez pas à tester Leonard sur sa page Facebook : www.facebook.com/AskLeonardBot

Julien Leroy

03 Déc

Toulouse : la startup Cenareo signe un partenariat avec Samsung

David KERIBIN (PDG de cenareo) lors de la signature du partenariat avec Samsung – le 31 octobre 2019. (crédit : Cenareo)

En Europe, les écrans et les télévisions du géant coréen possèdent désormais un petit bout de ville rose. 

Samsung vient de signer un partenariat commercial avec la startup toulousaine Cenareo.

Née en 2012 à l’IoT de Labège, Cenareo (ex-CityMeo) a conçu un boitier qui permet de créer, gérer et diffuser des contenus sur des écrans physiques depuis un ordinateur, tablette ou smartphone. Une offre qui s’adresse à la fois aux régies publicitaires, aux réseaux de point de vente et à la communication internet des grands groupes.

L’alliance avec le constructeur mondial permet de bénéficier de la solution de Cenareo sans avoir recours à un boîtier externe. 

« L’intégration dans les affichages de la plateforme Samsung Smart Signage simplifie l’installation et la maintenance des écrans en éliminant le besoin de lecteurs externes » explique David Keribin, PDG de Cenareo.

« Samsung est le fabricant d’écran le plus commercialisé dans le milieu du retail. En France, sa part de marché (..) est supérieure à 50%. Le choix de ce partenariat n’est donc pas anodin » David Keribin, co-fondateur de Cenareo.

©Cenareo

Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros en janvier 2018, la jeune pousse toulousaine compte aujourd’hui 35 salariés, 8000 écrans déployés dans 32 pays et des gros clients tels que Leclerc, Elior et Veolia.

Avec un chiffre d’affaire de 1,5 million d’euros en 2018, Cenareo devrait le doubler d’ici la fin de l’année.

Julien Leroy

26 Oct

Toulouse : Elodie, le robot qui peut cohabiter avec tous ses collègues

Après Sam, Milo ou Keylo, voici… Elodie. Le nouveau robot made in Toulouse. A l’occasion du salon industriel Siane du 22 au 24 octobre 2019, la startup WYCA a dévoilé cette nouvelle plateforme robotique qui peut cohabiter avec n’importe quel confrère robotique. Une innovation unique dans le monde.

© Wyca / Patrick Dehlinger

Toulouse continue d’être l’une des capitales de la robotique française. Dernier exemple avec le robot « Elodie ». Une innovation signée par la startup Wyca et présentée ce 22 octobre 2019, au salon Toulousain Siane.

Elodie est un socle qui permet aux intégrateurs de la compléter avec leur propre système robotisé. Elodie est ainsi un robot universel qui peut cohabiter avec n’importe quel collègue robotique.

Une qualité qui répond aux besoins de nombreux secteurs d’activités : logistique, sécurité, accueil, militaire,…

« Elle est unique dans le monde de la robotique de par sa conception ouverte et modulaire » explique Patick Dehlinger, le nouveau directeur général de Wyca. « Les usages sont infinis ».

« Elodie est un concentré de tout ce qu’on sait faire » poursuit-il. « Elle bénéficie des dernières avancées technologiques avec caméras 3D et infrarouges, radar optique longue portée  batteries LIPO, base de recharge rapide et automatique, système de connexion IoT, maintenance préventive, Edge Computing pour le traitement des données clients, etc... »

Elodie remplace Keylo

L’idée de ce robot innovant est venue de son grand frère : Keylo.

Ce dernier est un robot autonome né en 2016, pour accueillir physiquement des clients dans les centres de stockage. Rapidement, Keylo a séduit d’autres secteurs professionnels. « A chaque fois, il fallait l’adapter » raconte Patrick Dehlinger. C’est ainsi qu’Elodie a été imaginée.

Développée avec l’aide des sociétés Occion et Usitech situées à Brens dans le Tarn, Elodie enregistre déjà des commandes. Le robot toulousain est également disponible aux USA et en Israël.

Lancée en octobre 2015 par Nicolas de Roquettes, Wyca est une startup spécialisée dans les robots indoor à navigation autonome. Elle est basée à Aucamville, près de Toulouse, et compte 6 salariés. La jeune pousse a vendu une vingtaine de robots en France et à travers le monde. Wyca prépare également une troisième levée de fonds.

Julien Leroy

22 Oct

Toulouse : la startup IBAT lève 2,4 millions d’euros pour digitaliser le BTP

© IBAT

La start-up toulousaine IBAT annonce ce mardi 22 octobre 2019, une levée de fonds de 2,4 millions d’euros.

Un tour de table bouclé auprès du fonds d’investissement Irdi Soridec Gestion, de la Caisse d’Epargne Midi Pyrénées et d’investisseurs privés.

« Cette levée va nous donner la possibilité d’accélérer notre croissance en France et en Europe, et d’adapter nos solutions au marché des PME et TPE pour qui le numérique devient un véritable atout de développement économique » explique Mélanie Lehoux, fondatrice et CEO d’IBAT.

Cette ancienne conductrice de travaux a fondé IBAT en 2016 pour proposer des solutions numériques aux entreprises du BTP. L’objectif est de digitaliser la gestion financière et administrative des entreprises du bâtiment.

La digitalisation du secteur BTP prend de plus en plus d’importance en France. En particulier avec la généralisation du BIM qui modélise en 3D la construction des bâtiments. 

Cependant le numérique n’est pas encore toujours présent dans le quotidien des chantiers.

« Les équipes travaux travaillent sur fichiers excel et papier. Elles font également face à des pertes d’efficacité et de productivité significatives. Dans ce cadre, les outils d’IBAT permettent de réels gains de temps ainsi que financiers dans la gestion des 3 dépenses de l’entreprise : la main d’oeuvre, les achats et la sous-traitance » précise Mélanie Lehoux

Aujourd’hui, IBAT compte 15 salariés et revendique 2000 utilisateurs.

Julien Leroy

21 Oct

NotreSanté, l’application qui suit la santé de toute la famille (rdv, vaccins et ordonnances)

Après un lancement en 2017 à Toulouse, l’application NotreSanté revient dans une nouvelle version. Mais la philosophie reste intacte : réunir sur son smartphone tous les rendez-vous médicaux, les rappels de vaccins, les remboursements de la Sécu et les prescriptions de toute la famille. A (re)télécharger.

© NotreSanté

Une application « couteau suisse »

NotreSanté est une application mobile qui aide les familles à gérer leur santé au quotidien.

« On peut vite oublier un rappel de vaccin, ne plus savoir où l’on en est dans la prise des médicaments des enfants, avoir des rendez-vous qui se chevauchent entre médecin traitant et spécialiste, etc » énumère Benoît Vinceneux, l’un des fondateurs. 

« Bref, la gestion de la santé du quotidien n’a rien d’un long fleuve tranquille » poursuit-il.

C’est ainsi que 3 Toulousains, Benoît Vinceneux, Sébastien Tirvert et Tony Marcello, ont imaginé « NotreSanté ». 

Entièrement gratuite pour la famille, l’application recense les rendez-vous médicaux de chacun, les traitements en cours, les rappels de vaccins mais aussi les dépenses de santé et l’état des remboursements.

« Vous pouvez facilement numériser en les photographiant, les ordonnances, les certificats médicaux, les résultats d’analyses, les factures, etc. et les conserver ainsi au même endroit afin d’en disposer facilement quand vous en avez besoin » précisent les concepteurs.

Partager avec sa famille ou avec la… nounou

Les informations et les documents médicaux peuvent également être partagés entre parents, grands-parents et assistantes maternelles. L’ensemble est sécurisé sur des serveurs français certifiés par l’Etat.

« On peut aussi transmettre directement son ordonnance à la pharmacie du coin« . En 3 clics, la prescription est envoyée par fax. « Résultat : on gagne du temps, on évite les oublis de traitements (..) et on ne manque plus aucun rendez-vous médical » assurent les fondateurs. De quoi séduire les 5000 utilisateurs de l’application.

Une nouvelle version 2.0 plus stable

NotreSanté existe sur les plateformes Apple et Google depuis mai 2017 mais la première version comportait « des problèmes techniques« . Les 3 fondateurs ont ainsi attendu quelques mois pour optimiser leur innovation. Après des tests au printemps, la nouvelle version est disponible depuis cet été.

« Tout a été revu et l’application est plus stable » explique le trio. « Nous avons également simplifier l’inscription et optimiser le partage des données« .

Cette application unique a été créée par 3 ingénieurs : Benoît Vinceneux, Sébastien Tirver et Tony Marcello.

Basée dans le quartier de Basso Cambo à Toulouse, leur startup développe également d’autres services d’e-santé à destination des professionnels du secteur. Des solutions BtoB qui permettent d’assurer leur modèle économique.

>> Pour télécharger ou pour plus d’info : notresante.io

Julien Leroy

05 Oct

Toulouse teste (pour la première fois) la 5G

SFR a mené ce vendredi 4 octobre, sa première expérimentation de la 5G à Toulouse. Un test grandeur nature qui vise à préparer le nouveau réseau des téléphones portables en France. Le lancement commercial est prévu pour 2020.

L’antenne 5G à Toulouse présentait le 4 octobre 2019 (crédit : SFR)

Un réseau téléphonique en 5G. C’est pour demain.

Depuis un an, les opérateurs téléphoniques historiques réalisent des tests « grandeur nature » dans plusieurs métropoles françaises. Bouygues Telecom a choisi Bordeaux. Orange est à Lille et Douai. Et SFR a sélectionné Paris, Nantes et Toulouse pour mener ses expérimentations de la 5G.

Après des applications à Paris et Nantes, SFR lance ce vendredi 4 octobre, les premiers tests à Toulouse. 

Une bonne nouvelle pour la ville rose qui avait déjà été l’une des premières à tester la 4G en juin 2013.

« Toulouse constitue ainsi un nouveau territoire qui va vivre l’expérience 5G, avec de nouveaux usages et services pour les professionnels et entreprises locales » explique Guillaume Fauré, Délégué Régional Sud-Ouest de SFR.

A quoi va servir la 5G ?

2G, 3G, 4G, 5G,… la future norme de téléphonie mobile doit permettre aux opérateurs d’offrir à la fois un débit plus important que celui offert par la 4G actuelle et un temps de latence.

« Avec des débits qui dépassent 1Gbit/s et une latence de l’ordre de la milliseconde, la 5G apporte la vitesse de la Fibre dans le mobile » assure la direction de SFR.

La 5G promet de répondre aux futurs besoins de connectivité en particulier dans la voiture autonome, la santé connectée ou encore l’internet des objets.

En attendant, le Gouvernement devrait mettre en vente les licences de la 5G, d’ici la fin de l’année 2019. Le lancement commercial est prévu dans la foulée.

SFR espère être le premier opérateur à lancer une offre pour les particuliers et les entreprises. L’opérateur téléphonique avait déjà été le premier en France pour la 3G (mai 2004) et la 4G (novembre 2012).

Dans le monde, plusieurs pays sont également dans la course. Des expérimentations sont actuellement menées en Europe, en Chine et aux USA. Mais la Corée du Sud est devenu en avril 2019 le premier pays à déployer une offre commerciale 5G. La Suisse pourrait suivre.

Julien Leroy

28 Août

A Lectoure (Gers) : un stage sur l’intelligence artificielle pour susciter la vocation chez les filles

© MaxPPP

Organiser un stage sur l’intelligence artificielle pour attirer les adolescentes vers la filière numérique. C’est l’objectif d’un atelier qui ouvre ses portes ce mercredi 28 août à Lectoure, dans le Gers. Une première dans cette région rurale.

Durant 3 jours, 7 jeunes filles âgées de 16 et 17 ans vont réaliser leur propre mini-projet en manipulant des outils et un langage de programmation (Python et Processing) autour de la reconnaissance et la transformation des images. « Pas besoin d’être une geekette ou une star en mathématiques pour participer » précise Cindy Jeanblanc, l’une des organisatrices.

Ce stage pratique et créatif est organisé par la Compagnie du Code (une association qui milite pour l’éducation de la pensée informatique) et par Makina Corpus et Autonomens, deux entreprises gersoises de service numérique.

Ces dernières peinent à recruter des femmes ingénieurs. « On a voulu agir en amont » ajoute Cindy Jeanblanc. Actuellement, les femmes représentent que 27% des salariés du numérique et 13% des effectifs des écoles d’ingénieur spécialisées. 

 

23 Août

Un jeu mobile transforme Toulouse en Monopoly géant

Neopolis est un jeu dans lequel les joueurs explorent leur ville pour acheter et vendre les bâtiments du monde réel avec leur smartphone. Après Lyon, Marseille et Bordeaux, ce Monopoly grandeur nature est désormais disponible à Toulouse en version beta.

© Neopolis

Aujourd’hui, la tendance est au jeu mobile en reality Game (utiliser le monde réel pour y jouer virtuellement). Le plus connu de tous est Pokemon Go.

Neopolis est dans la même veine. Il transforme n’importe quelle ville en un plateau de jeu géant, accessible gratuitement depuis son smartphone.

Le jeu est une variante du célèbre Monopoly mais « avec des règles différentes » précise Lucas Odion, l’un des fondateurs de Neopolis.

Ici, le joueur se balade dans les rues de sa ville « pour acquérir le plus de bâtiments possibles, devenir le maire en achetant l’Hôtel de Ville ou être celui qui découvrira en premier tous les bâtiments de la ville. Plus que de simples acquisitions, les joueurs devront choisir entre collaboration ou compétition en utilisant des cartes bonus et malus à collecter dans la ville » explique le concepteur.

Tous les bâtiments de la ville sont à vendre à l’exception des habitations. Le joueur gagne ensuite des crédits lorsqu’un adversaire passe à proximité de ses propriétés.

L’objectif de cette application est de (re)découvrir le patrimoine de sa ville en arpentant toutes les rues.

Neopolis a été conçu par 3 jeunes Lyonnais : Ben Kaltenbaek, Roland Lamidieu et Lucas Odion. Après un lancement dans leur ville en mars 2019, le jeu est désormais accessible à Marseille, Bordeaux et Toulouse. 

A ce jour, environ 600 Toulousains s’amusent déjà sur ce Monopoly grandeur nature.

« Une version définitive sur Toulouse sera disponible à partir de mi-septembre avec un gameplay et un design plus développés » raconte Lucas Odion. En attendant, les joueurs peuvent tester l’application sur Android ou Apple.

A court terme, les fondateurs souhaitent étendre leur jeu à toutes les villes de France.

>> Teaser du jeu Neopolis sur Toulouse :

Julien Leroy