20 Avr

Toulouse : l’application qui réalise (à votre place) votre liste de courses

PlannyMeal génère une liste de course (déjà triée par rayons) à partir de vos menus. Entièrement gratuite, l’application Toulousaine cartonne avec 40 000 utilisateurs.

© PlannyMeal

Voici une application qui s’attaque (enfin) à la gestion des courses alimentaires !

« PlannyMeal est un simplificateur de courses » résume en quelques mots son fondateur, Bastien Micheau.

« On lui précise ce que l’on veut manger pour les différents repas et elle génère automatiquement une liste de course déjà triée par rayons, en plus d’un planning repas, facile à partager avec le foyer’ poursuit le concepteur Toulousain.

En effet, l’application est très simple d’utilisation. Concrètement, il suffit de rentrer les repas du jour en choisissant une recette enregistrée. Aussitôt, la liste des courses est mise à jour. On peut également rajouter son plat préféré.

« Fini les prise de tête pour savoir ce qu’on mange, fini les galères dans les rayons des supermarchés, fini le gaspillage et bonjour les bons petits plats équilibrés pour mieux manger ! » assure Bastien Micheau.

Lancé publiquement en septembre 2020, PlannyMeal revendique 40 000 utilisateurs.

« Je suis dans le TOP 100 des applications culinaires chez Apple Store » précise-t-il.

Un beau succès pour une application conçue sans moyens ou presque. « Depuis bientôt deux ans, je me lève à 06h30 tous les matins pour avancer sur mon projet perso, avant d’aller travailler » raconte l’ingénieur informatique de 27 ans.

L’idée lui est venue grâce à sa compagne. « Nous avons voulu mieux manger sans se prendre la tête. J’ai alors demandé des conseils à ma grand-mère. Elle faisait une planification des menus sur une feuille de papier avec une liste de courses. J’ai voulu en faire une application ».

PlannyMeal est disponible sur Iphone mais aussi sous Android.

Julien Leroy

12 Avr

Née à Toulouse, cette application (gratuite) de jardinage cartonne

© Dr. Jonquille & Mr. Ail

Comme pour le bricolage, le jardinage est devenu l’un des loisirs préférés des Français durant le confinement. Une tendance qui permet à l’application Toulousaine « Dr. Jonquille & Mr. Ail » de cartonner.

Lancée il y a seulement un an, l’apps revendique en avril 2021, plus de 25 000 utilisateurs. Elle fait ainsi son entrée dans le TOP 10 des applications dédiées aux jardiniers.

Entièrement gratuite, « Dr. Jonquille & Mr. Ail » s’adresse essentiellement aux débutants qui souhaitent apprendre à semer, entretenir et récolter les plantes.

« Avec près de 100 espèces présentes, elle comble tous les amateurs de jardin et de potager. L’application accompagne le jardinier à chaque étape du développement de ses cultures. Du choix des plantes, jusqu’à la récolte, en passant par les méthodes de semis et d’entretien » précise Gaël Brelet, l’un des 4 fondateurs.

« Elle guidera chaque utilisateur pour devenir un jardinier aguerri ! Fini les galères pour trouver des tutoriels ou des conseils sur une multitude de sites. Tout est compilé dans une application » poursuit-il.

L’application offre également des conseils en permaculture et des remèdes écologiques pour soigner les plantes. Enfin, les créateurs ont développé une « intelligence Jardicielle »En répondant à 4 questions, l’innovation « permet à l’utilisateur de connaître tout ce qui va pousser chez lui, à l’endroit où il souhaite mettre des plantes ».

Née à Toulouse, « Dr. Jonquille & Mr. Ail » est également une start-up spécialisée dans la vente de semences potagères, aromatiques et florales toutes reproductibles et certifiées BIO. La jeune pousse a vu le jour en 2019 grâce à l’initiative de 4 amis d’enfance. Leur site marchand vise les 4000 commandes d’ici la fin de l’année.

Pour télécharger l’apps :

  • Sur Android : lien
  • Sur Iphone – IOS : lien

Julien Leroy

23 Mar

Toulouse : Apple forme (gratuitement) les demandeurs d’emploi au codage

Lancée en 2018 à Montreuil, cette formation s’étend en France. La première session à Toulouse s’est ouverte ce lundi 15 mars. Durant un mois, 25 demandeurs d’emplois vont apprendre les bases du code pour application mobile. D’autres dates sont prévues.

© Simplon.co

Apple se lance dans la formation informatique.

Via son programme « Apple Foundation Program », le géant Américain propose d’initier au développement d’une application mobile. Les ateliers sont entièrement gratuits et dédiés aux demandeurs d’emplois. Aucun prérequis n’est demandé.

« Cette formation est destinée en priorité à des publics encore peu représentés dans l’univers numérique : les femmes, les non-diplômés, les personnes originaires de quartiers prioritaires ou de zones rurales mais aussi des personnes en reconversion » précise Apple France.

Durant 4 semaines, les apprentis vont acquérir (en distanciel) « toutes les étapes de la création d’applications mobiles et de l’écosystème d’Apple ». L’objectif est d’être en mesure de programmer sa première application avec UX Design et le langage Swift.  

Apple a lancé ce programme d’apprentissage en 2018 à Montreuil avec l’aide de Simplon, un organisme de formation spécialisée dans le numérique inclusif. Peu à peu, les ateliers se sont étendus à Lyon, Marseille et Lille. Plus de 1000 personnes ont été formées. Aujourd’hui, le groupe Américain veut doubler la mise en se déploiement partout en France dont Toulouse.

Dans la ville rose, la première session de l’Apple Foundation Program a débuté ce 15 mars 2021 avec 25 chômeurs. De nouvelles dates sont prévues en avril et mai 2021.

Apple n’est pas le seul géant de la Tech mondiale à former gratuitement. Google multiplie également les formations à destinations des petites et moyennes entreprises à l’image de son van qui sillonne les routes d’Occitanie.

Plus d’info sur https://simplon.co/formation/foundation/24

Julien Leroy

22 Mar

E-santé à Toulouse : La (nouvelle) start-up Yooli lève 2 millions d’euros

© XAVIER DE FENOYL / MaxPPP

En seulement un mois d’existence, la jeune pousse Toulousaine Yooli parvient à réaliser une première levée de fonds de 2 millions d’euros.

Un tour de table bouclé uniquement avec des professionnels de la santé. « Au total, nous avons 70 actionnaires » explique Olivier Geoffroy, CEO de Yooli. « Il y a 15 établissements de santé. Le reste étant des médecins, des chirurgiens et des professionnels du secteur« .

Installé dans le quartier de la Patte d’Oie, Yooli est un portail numérique dédié au patient. « Il permet aux établissements de santé (hôpitaux, cliniques, plateaux techniques…) d’optimiser la prise en charge et le suivi médical de leurs patients, quelques soient leurs pathologies » explique son fondateur.

La solution de communication propose ainsi différents services à la carte : préadmission en ligne, prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation, messagerie sécurisée, circuits numériques permettant au patient de préparer son acte ou son séjour, de préparer son retour à domicile et de disposer de programmes d’éducation thérapeutique.

Ce dispositif de e-santé est « à la fois multi-spécialité et multi-établissement » souligne son concepteur.

En réalité, Yooli existe depuis 4 ans. Il est née au sein de la Clinique Pasteur de Toulouse grâce à Olivier Geoffroy, directeur informatique de l’établissement. 

« Aujourd’hui, nous souhaitons le commercialiser« . La start-up a ainsi vu le jour en février 2021.

A ce jour, la solution est en cours de déploiement dans des hôpitaux ou des cliniques de la ville rose mais aussi de Nancy et Paris. Sa structure et sa levée de fonds devraient permettre à Yooli de devenir rapidement un acteur majeur de la e-santé en France.

Julien Leroy

22 Fév

Toulouse : Lancement de Summax, un coach sportif dans son smartphone

Le coaching sportif devient de plus en plus virtuel. Une tendance qui n’a pas échappé au Toulousain Yannick Vialelles. En février 2021, il lance Summax, une application pour smartphone qui vous guide dans votre entraînement. L’une des rares nées dans la ville rose.

© Summax

« J’ai voulu que Summax se différencie à la fois par son utilisation intuitive et la rigueur de ses programmes » résume son fondateur, Yannick Vialelles.

Coach sportif personnel depuis 15 ans, le natif de Toulouse a longuement mûri le fonctionnement et le contenu de Summax.

« Son but : que chacun ait accès à des entrainements de qualité quelles que soient ses contraintes et ses attentes : perdre du poids, se muscler, améliorer sa forme, devenir un athlète ou reprendre confiance en soi » poursuit-il.

Une fois les objectifs et le niveau renseignés, il suffit de se laisser guider à travers différentes sections : cours du moment, recommandation personnalisée, choix de l’intensité, durée des séances, zones du corps ciblées, entrainements les plus populaires et 8 thèmes spécifiques (anticellulite, spécial dos, sans impact, summer body, athlète, déesse, brûleur de graisse, challenge).

« J’ai conçu des programmes sans aucun matériel spécifique pour que les l’utilisateurs de Summax puissent s’entrainer où et quand ils veulent ! » précise Yannick Vialelles.

Les entrainements vidéo s’appuient sur la méthode HIIT (High Intensity Interval Training). Il s’agit d’un programme sportif avec des courtes périodes d’effort intense alternées de périodes de récupération. 

Pour tester ce coach à domicile, une partie des cours est gratuite. Puis comptez 7,99 €/mois ou 59,99 €/an sans engagement pour accéder à l’ensemble des entraînements. Une bonne façon d’attendre la réouverture des salles de sports.

Plus d’info sur https://summax.fr/

Julien Leroy

21 Jan

Rencontres en ligne : Crée par un Toulousain, « Once » est racheté pour 18 millions de dollars

© Once

L’application de rencontres « Once » a annoncé ce mardi 19 janvier 2021, avoir été rachetée par le groupe Dating Group pour 18 millions de dollars.

Ce dernier a été cofondé par Dmitry Volkov. Ce multimillionnaire russe veut devenir un poids lourd des rencontres en ligne. La firme possède déjà Dating.com, Dil Mil, DateMyAge, Promise, ChinaLove ou encore AnastasiaDate.

Avec 10 millions d’utilisateurs, « Once » est l’une des plus importantes applications de rencontres en ligne en Europe. Une success-story créée en 2015 par un Toulousain :  Jean Meyer. Nous l’avions rencontré en mars 2019. 

En l’espace de 6 ans, son application de rencontres s’est fait une place dans ce secteur très concurrentiel, en se positionnant comme un « anti-tinder ». En effet, « Once » propose une seule rencontre par jour sélectionnée grâce à un algorithme.

Depuis, Jean Meyer est partie pour tenter une nouvelle aventure entrepreneuriale. Le site de rencontre est aujourd’hui dirigée par Clémentine Lalande, également originaire de Toulouse. Cette dernière veut continuer à déployer Once à l’international.

« Dans un marché aussi concentré et concurrentiel, notamment avec l’arrivée de Facebook Dating, avoir un partenaire d’envergure va nous permettre d’augmenter notre portée et d’accélérer notre expansion géographique »  précise Clémentine Lalande, la nouvelle a PDG de Once.

Julien Leroy (avec l’AFP)

14 Déc

Toulouse : lancement d’une monnaie virtuelle éco-responsable

Créer une monnaie locale éthique pour favoriser les circuits courts et mieux respecter l’environnement. C’est l’idée de deux étudiants de l’INSA de Toulouse. Ils s’apprêtent à lancer « Seed » en février 2021.

© Seed

« Envie d’une monnaie qui a du sens… » résume en quelques mots Séréna Giraud, co-fondatrice de Seed.

Depuis 2017, cette étudiante Toulousaine de 22 ans (et membre de l’équipe de France de patinage artistique) travaille avec Yann Tavernier (également en 4e année de l’INSA de Toulouse et ex-volleyeur professionnel) sur un projet de monnaie virtuelle éco-responsable.

Sa particularité : une monnaie locale qui fonctionne uniquement dans tes changes favorisant les circuits courts et l’environnement. 

« Le principe, c’est que chaque action ou consommation responsable sera récompensée avec des Seeds. Ensuite, ces Seeds pourront être cumulés puis réutilisés dans un réseau d’enseignes éthiques, locales et durables pour réaliser de nouvelles actions et consommations de ce type. L’objectif, c’est de favoriser une économie locale tout en créant un cercle vertueux où chaque action responsable en entraîne une nouvelle » précise Séréna Giraud.

« Nous nous situons donc à mi-chemin entre une monnaie locale et un système de fidélité responsable » complètent les fondateurs.

En effet, Seed récompense l’achat éco-responsable mais aussi les actes tels qu’un trajet en vélo ou la participation à un atelier sur l’écologie.

« Pour que ça fonctionne, on est en train de dénicher un tas d’alternatives sur Toulouse et ses alentours et dans tous les domaines : alimentation, restauration, cosmétiques, transports… » assure le duo. 

Plusieurs enseignes spécialisées dans l’économie sociale et solidaire se sont montrées très intéressées par l’initiative.

© Seed

Séréna Giraud et Yann Tavernier s’activent pour finaliser leur monnaie virtuelle. Une version beta est prévue dans les prochaines semaines avant un lancement officiel en février 2021.

En attendant, ils ont lancé une campagne de crowdfunding. Près de 9500 euros ont été récoltés sur les 12 000 espérés. Il est encore possible de les aider financièrement jusqu’au 21 décembre sur la plateforme Zeste.

Depuis plusieurs années, les initiatives eco-responsables foisonnent à Toulouse. D’ailleurs, l’économie sociale et solidaire (ESS) pèse 867 millions d’euros sur la ville rose et regroupe plus de 33 000 salariés selon des chiffres de Toulouse Métropole.

Julien Leroy

01 Déc

Thérapie digitale : Des Toulousains lancent l’une des premières DTx de France

Exclusif. Dans le monde de la e-santé, les thérapies numériques (DTX) commencent à apparaître. Cette nouvelle génération de traitements médicaux offre de nouvelles opportunités aux professionnels de santé. Près de Toulouse, l’entreprise HAPPYneuron est l’un des pionniers français avec son DTx baptisé « Le Royaume d’Adelia – Maeva Le Défi« . Né en Occitanien, l’outil est destiné aux enfants dyslexiques. Sa sortie est prévue pour début 2021.

© HappyNeuron

Thérapie digitale, DTx, digiceutique ou encore digital Therapeutix,.. l’appellation est apparue depuis 2/3 ans dans le secteur de la e-santé. Derrière ce terme encore un peu flou, il s’agit de traitements médicaux via des applications numériques.

Ce dispositif à visée thérapeutique est élaboré comme un produit de santé à part entière avec validation scientifique, évaluation clinique et homologation par les autorités.

Si plusieurs DTxsont déjà commercialisées aux USA, le marché en est encore à ses balbutiements en France. Des projets commencent à émerger mais tout reste à faire (formation des professionnels, adaptation des logiciels, réglementation,…)

L’un des premières DTx français (et la première en Occitanie) s’apprête à naître chez HAPPYneuron, basée à Grenade près de Toulouse. 

Depuis 2000, ce leader européen de la stimulation cognitive conçoit des outils de rééducation et de réhabilitation pour enfants, adolescents et adultes souffrants de troubles cognitifs (problème de langage, difficulté de lecture, perte de mémoire,…). 

Depuis des mois, les équipes de HAPPYneuron (avec l’aide du CNRS de Grenoble et de la start-up Freya Games) mettent au point une thérapie digitale pour les orthophonistes et leurs patients.

Baptisée « Le Royaume d’Adelia – Maeva le Défi« , il s’agit d’une application numérique ludique « destinée aux enfants de 6 à 10 ans qui présentent des Troubles Spécifiques des Apprentissages liés à un déficit de l’empan visuo-attentionnel » nous précise Didier Ghenassia, CEO de HAPPYneuron. « Ce jeu repose sur le protocole d’entraînement intensif Maeva dont l’efficacité clinique a été démontrée dans le cadre d’une thèse » assure-t-il.

Afin d’aider les enfants à respecter le protocole et ainsi augmenter leur vitesse de lecture, ce DTx prend la forme d’un serious game. Ce travail a été confié à Freya Games basée à Labège.

« L’idée est de concevoir un univers graphique et une narration permettant de donner envie aux enfants d’aller plusieurs fois par semaine s’entraîner sur des tâches qui leurs sont difficiles » explique Willy Lafran, co-fondateur de Freya Games.

La commercialisation de ce dispositif médical unique est prévue pour début 2021. Le marché s’annonce prometteur. HAPPYneuron équipe déjà 50 % des cabinets orthophonistes de France. 

Julien Leroy

02 Sep

Covid et aéronautique : lancement à Toulouse d’une plateforme RH pour aider le secteur

© MaxPPP

Comment soutenir les entreprises et limiter les plans sociaux dans l’aéronautique malgré la crise sanitaire et la Covid ? 

La start-up toulousaine Staffman, éditeur de plateforme web collaborative, et le bureau d’étude Altitude Aerospace, ont (peut-être) trouvé une solution avec leur plateforme de ressources humaines baptisée « COOPAIR ».

Lancée ce mardi 1er septembre, elle permet aux entreprises de l’aéronautique de proposer leurs salariés disponibles à d’autres secteurs qui en ont besoin ponctuellement.  La mise en relation se concrétise ensuite soit par un contrat de sous-traitance, soit par un prêt.

« Le secteur aéronautique possède de nombreuses compétences pouvant s’adapter à d’autres industries (énergie, ferroviaire, etc). Grâce à des algorithmes de proximité de compétences développés par Staffman, COOPAIR permet aux entreprises du secteur aéronautique de s’ouvrir à d’autres marchés » promettent les concepteurs.

« Coopair ne fonctionne pas comme une plateforme de recrutement en ligne. C’est un outil qui s’adresse aux managers qui y inscrivent les compétences de leurs équipes disponibles. La plateforme permet ainsi de limiter l’impact des plans sociaux et de préserver les talents nécessaires à la viabilité des entreprises » ajoute Bastien Vialade,  CEO de Staffman.

Cette initiative RH est née durant le confinement, lorsque la filière a commencé à être impacté durablement.

« Nous nous sommes demandé comment, en tant que PME dans l’aéronautique, nous allions pouvoir trouver de nouvelles opportunités d’affaires pour les ingénieurs ces prochaines années et rencontrer nos futurs clients malgré ce contexte tendu » explique Laetitia Chaynes, Directrice Générale d’Altitude Aerospace France.

Aujourd’hui, les experts du secteur aérien estiment que 30.000 emplois pourraient disparaître (sur les 195 000 salariés dont 47 000 pour Airbus).

Reste à savoir si la plateforme toulousaine parviendra à limiter (un peu) la casse sociale.

En attendant, Staffman et Altitude Aerospace visent une centaine d’entreprises adhérentes d’ici fin 2020.

En attendant de savoir, Coopair est une nouvelle étape dans le développement de la start-up Stafman. Créée en 2017, la jeune pousse a commencé dans le secteur de l’informatique en proposant une plateforme collaborative de mise en relation des entreprises avec des candidats prêts à enchaîner les missions d’intérim. A ce jour, l’application référence plus de 30 000 ingénieurs et revendique 7500 mises en relation en 2019. 

Julien Leroy

19 Août

Coronavirus : Fin de l’aventure pour « Flybot » (le robot toulousain qui vous trouve le meilleur billet d’avion)

Atterrissage forcée pour le premier chabot dédié à la réservation en ligne de billet d’avion. Malgré 1 million d’utilisateurs, l’application est victime du Covid-19 mais aussi d’un changement de règles sur Facebook. Les deux fondateurs veulent désormais rebondir avec une nouvelle start-up. 

© Alexandre MARCHI / MaxPPP

« Après 5 mois d’activité partielle sur Flybot et au vu des circonstances actuelles, il était temps pour nous de prendre une décision. C’est chose faite, nous mettons en pause l’activité de Flybot pour une durée indéterminée » annoncent les deux fondateurs, Thibault Descombes et Florian Garibal, ce lundi 17 août sur Linkedin. 

Né en 2018 à Toulouse, Flybot est assistant de voyage qui dialogue avec vous via la messagerie privée de Facebook. En répondant directement à à ses questions (destination, date du voyage, nombre de personnes,…), le chabot vous trouve le vol d’avion le moins chère en scannant tous les sites de voyage. Plus besoin de passer des heures sur des comparateurs. Un concept unique en France.

En seulement 2,5 ans, l’application séduit un million d’utilisateurs et totalisent 8 millions de billets d’avions trouvés et 7 collaborateurs.

« Cependant, pour en arriver là, la route fut longue et les obstacles nombreux. Depuis mars, nous devons faire face à deux obstacles majeurs : les modifications de règles d’utilisation de la plateforme Facebook Messenger et la pandémie qui touche toute la planète » explique Florian Garibal. 

En effet, l’épidémie du Covid-19 et le confinement ont touché de plein fouet le trafic aérien qui peine à redémarrer. Aujourd’hui, difficile de faire redécoller Flybot à plein régime. « Même si l’activité aérienne reprend, les nouvelles règles de Facebook pour les entreprises ne nous permettent plus de dialoguer correctement avec nos clients » précise Thibault Descombes. Cependant, la startup est prête à repartir si le ciel s’éclaircit. En attendant, le service reste ouvert. 

« Une page se ferme mais une nouvelle s’ouvre »

Après 5 mois d’activité partielle, les concepteurs de Flybot veulent rebondir en se lançant dans un nouveau projet.

« Nous travaillons sur un projet tout autre qui est bien plus en accord avec nos valeurs personnelles et que nous avions hâte de vous présenter » annonce Florian Garibal.

Avec deux autres associés (Thomas Paramelle et Lucien Haurat), ils sont en train de créer « Bettr ».

Il s’agit d’une application mobile qui récompense vos achats responsables dans un réseau de bons commerçants.

« Depuis son smartphone, Bettr permet de découvrir des commerçants responsables proches de chez soi. Pour chaque achat effectué dans le réseau de commerçants partenaires, l’utilisateur récupère automatiquement des récompenses dans sa cagnotte qu’il peut alors re-dépenser dans un établissement du réseau ou donner à une association » expliquent les concepteurs.

La solution est actuellement en cours de test et sera disponible en septembre 2020.

Julien Leroy