04 Oct

Toulouse : comment Clément Lazuech est devenu influenceur sur Instagram

A 28 ans, Clément Lazuech est d’abord une star sur Instagram suivi par 209.000 abonnés. Peu à peu, le jeune Toulousain est devenu influenceur. Un métier émergent apparu avec la révolution des réseaux sociaux.

© Clement Lazuech

Avec les réseaux sociaux, un nouveau métier a fait son apparition : influenceur.

Il n’existe pas de définition académique pour désigner ce nouveau métier 2.0. Mais un influenceur est souvent un autodidacte qui a su créer une communauté sur les réseaux sociaux en partageant sa vie quotidienne et en recommandant des produits ou lieux sponsorisés.

C’est ainsi que le Toulousain Clément Lazuech est devenu, peu à peu, un influenceur sur Instagram. « Je n’ai pas choisi d’être influenceur mais je le suis devenu » précise ce mannequin international.

« Entre 2010 et 2015, j’ai beaucoup voyagé à l’étranger et je me suis aperçu que les étrangers ou même les Français que je rencontrais durant mes voyages connaissaient bien Paris mais pas du tout le sud de la France, notamment Toulouse et la région Occitanie » raconte-t-il. « Du coup j’ai voulu mettre en avant sur les réseaux sociaux ma ville, ma région afin de la faire un peu plus connaitre« .

Clément Lazuech a commencé à poster des photos sur les richesses touristiques et gastronomiques de la ville rose, sans oublier de partager sa passion pour le mannequinat et la mode.

« Un engouement s’est alors créé (..). J’ai commencé à être suivi par beaucoup de Toulousains, puis de sudistes et ensuite de parisiens,… »

En 4 ans, le jeune Toulousain de 28 ans comptabilise 209.000 abonnés sur Instagram.

« Je pense que mon succès vient du fait que je suis quelqu’un de sincère, humain et souriant. Ma personnalité est simple et je discute beaucoup avec mes abonnés » estime-t-il.

Puis les marques l’ont contacté…

En 2016, « les choses se sont accélérées (..) à partir du moment où j’ai eu 30 000 abonnés » raconte le Toulousain. 

Comme de nombreuses stars sur Instagram, plusieurs marques commencent à le contacter pour qu’il parle de produits et de lieux. « Aujourd’hui, mon rôle est de recommander » déclare-t-il en toute franchise.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Let’s cook with @maisonmaille products ! 👨🏻‍🍳 Have a nice evening my friends ! 🌹 • Comme vous avez pu le voir en story, dernièrement j’ai eu la chance de participer au superbe dîner de la @maisonmaille avec le chef @dennyimbroisi ! 😍 J’ai tellement adoré le moment que j’ai souhaité des mon retour à la maison mettre à profit tous les conseils du chef… 😆 Ce qui est top c’est que je viens de m’éclater en cuisine ! 👌🏻 En effet, j’ai utilisé les produits Maille comme je le souhaitais, je me suis amusé avec les saveurs et j’ai pu vraiment twister mon plat ! ❤️ Au menu : Escalope de dinde à la moutarde ancienne accompagnée de tagliatelles fraîches ! 😋 Je connaissais déjà bien la marque avec notamment sa moutarde Originale, mais croyez moi les amis je vous partage dans ce post quelques autres produits pépites dont vous ne pourrez plus vous passer pour cuisiner ! 🍳😇 Bonne soirée à tous ! 💋 • #toulouse #home #latouchemaille #enpartenariatavec #maisonmaille #cooking #cook #food

Une publication partagée par Clement ® Travel & Lifestyle (@clementlazuech) le


On appelle cela le marketing d’influence. En France, ils sont quelques centaines à signer des partenariats avec des marques. Dans 75% des cas, il s’agit de placer un produit sur une photo selon une étude de janvier 2019 par l’agence de communication Reech. Et contrairement aux idées reçues, 63% des recommandations ne sont pas rémunérées. 

« Il y a deux formes de partenariat : le partenariat dotation produit ou invitation dans des restaurants ou hôtels. Et le partenariat financier » précise Clément Lazuech. « Mais dans les deux cas, je suis libre de mes choix. Aujourd’hui je ne parle pas d’un lieu ou produit que je n’apprécie pas. (..) Je test tout avant de prendre la décision d’en parler ou non sur mes réseaux sociaux« .

D’ailleurs, cette transparence semble essentielle. Comme Clément Lazuech, la plupart des influenceurs évoque leur sponsoring par le biais d’un hashtag ou en le signalant à Instagram. Et cela fonctionne. 77 % des internautes perçoivent les partenariats de façon positives selon Reech. 

Beaucoup de sacrifices…

Amoureux de la ville rose, Clément Lazuech est également devenu, en 2017, ambassadeur de Toulouse. Un titre attribué par la Métropole toulousaine.

« A travers mes voyages, je parle régulièrement que je viens de Toulouse (..). Dans le milieu de l’influence je suis appelé « Le Toulousain ». Nous avons une ville et une région tellement riches que j’essaie chaque jour (..) d’y amener plus de touristes » explique Clément Lazuech.

Mais avant de profiter de cette célébrité numérique, il faut devenir une star du web. Cela demande beaucoup d’efforts. « Si j’en suis arrivé là aujourd’hui c’est grâce à un énorme travail, des sacrifices mais surtout grâce à mes abonnés » se rappelle le Toulousain.

(Clément Lazuech était l’invité du journal régional de France 3 Midi-Pyrénées du 7 septembre 2019)

Si l’univers des influenceurs vous intéresse, ce sera la thématique de la prochaine édition des Rencontres InfoCom de Toulouse. Rdv le 27 février 2020 à l’université Paul Sabatier (entrée libre).

Julien Leroy

07 Août

Quand les youtubeuses se font une place dans le milieu (masculin) du Fitness

Elles se sont fait une place dans une communauté d’homme. Entre YouTube, Fitness et musculation, ces influenceuses transforment leurs différences en force. Rencontres et décryptage.

La Tarnaise Caroline CLN

L’Occitanie abrite la plupart des stars du Fitness sur Youtube comme Jujufitcats, première youtubeuse fitness de France mais aussi la Castraise Caroline CLN.

Des stars féminines, qui malgré une percée remarquée, ne battent pas le record de popularité de leurs homologues masculins sur YouTube. Un fait que l’on explique en comparant le nombre d’abonnés sur les chaînes d’hommes ou de femmes sur YouTube d’une manière générale. Par exemple le premier youtubeur toutes catégories confondues en France compte 13 millions d’abonnés alors que la première youtubeuse totalise 4 millions d’abonnés. Les youtubeuses fitness n’échappent pas à la règle : 6 millions d’abonnés pour le premier youtubeur fitness Tibo Inshape  et 1.4 million d’abonnés pour la première youtubeuse fitness, Jujufitcats.

Inhibition et a priori

Si la musculation est moins populaire chez les femmes, pour Jujufitcats c’est une question d’a priori : « La musculation est avant tout considérée comme un sport masculin, alors on aurait tendance à faire plus confiance à un homme qu’à une femme pour délivrer des conseils sur ce sport« .

Pour Christine Mennesson, spécialiste de la construction du genre dans le sport à l’université Paul Sabatier de Toulouse, la musculation est réservée aux hommes car synonyme de virilité alors que les femmes sont plus orientées vers la danse ou la gymnastique pour affiner leur corps. C’est la société qui est stéréotypée, comme la couleur bleu représente les garçons et le  rose les filles.

C’est une bipartition des sexes qui se ressent au sein même d’une salle de sport. Selon Fabrice, le manager de la salle Espace Forme à Muret, les cours collectifs sont fréquentés aux 2/3 par  des femmes. Pour Movida c’est le même constat, les plateaux de musculation sont composés à plus de 70% d’hommes.

© Jujufitcats

Un phénomène qui se traduit également au travers des vidéos des youtubeuses. Leurs conseils en musculation sont moins populaires que ceux des hommes.

Pour Julien, un abonné et adhérent de la salle de sport Movida, cette hétérogénéité vis-à-vis de ce sport s’explique aussi par « une vision de la société qui a toujours donnée une place forte au sexe masculin, ce qui a engendré une inhibition de la parole des femmes. C’est cette vision encore sexuée et patriarcale qui formate encore les mentalités de nos jours« . Cette inhibition se traduit par la peur des plateaux de musculation en salle…Peur du jugement physique, peur du ridicule, peur d’être comparé en fonction des capacités physiques…

Et c’est sur cet aspect-là que travaillent les youtubeuses. En montrant leurs corps de femmes athlétiques, elles participent à la désinhibition du sexe féminin dans les salles de sport.

Le physique, un atout pour une Youtubeuse fitness

Toutes n’ont pas le même ressenti. Selon Caroline CLN (youtubeuse Fitness de Castres suivie par 96.000 abonnés), être une femme est atout de taille. « Ma communauté est majoritairement masculine, et je pense qu’il est plus facile pour une femme de s’imposer dans le milieu du fitness et en particulier sur les réseaux sociaux » affirme-t-elle.

Le physique, un atout pour des youtubeuses fitness. Elles représentent une femme désinhibée avec un corps musclé, plaisant à regarder pour certain mais aussi décomplexant pour certaines femmes. Elles constituent un exemple et cela permet aux femmes de se montrer à la salle en brassière ou en legging moulant.

Ces youtubeuses prouvent que musculation et féminité sont compatibles. A la différence, les hommes prennent beaucoup plus de muscle ce qui rend leur masculinité plus imposante. « Ça peut nous donner confiance en nous, montrer que les femmes aussi font de la musculation et pas seulement les hommes. Que tu peux être féminine aussi en faisant du sport et enlever cette idée de « tu serais une camionneuse » nous dit Laura, une abonnée qui pratique la musculation en salle.

Grâce aux femmes, ce sport dépasse ne se limite plus à la force et à la prise masse musculaire. « On ne peut pas comparer les performances entre un homme et une femme, mais un homme peut toujours utiliser sa force pour compenser sur un exercice de cross fit par exemple, alors qu’une femme doit se perfectionner dans la technique pour rivaliser » nous dit Jujufitcats. 

Du virtuel au réel, encourager à la pratique du sport

Les youtubeuses renvoient un message de motivation et d’encouragement à une communauté de femmes et d’hommes étrangers aux salles de sport.

La youtubeuse Jujufitcats : 

Pour Caroline CLN, le but est aussi « d’inspirer les femmes, de les pousser à se prendre en main et de les motiver » (..). « Quand j’ai commencé à la salle je me trouvais ridicule » nous dit-elle en souriant. La Tarnaise cherche désormais à élargir sa communauté féminine sur YouTube

A travers leurs chaînes, elles inspirent des femmes mais aussi des hommes qui ne se sentaient pas à leur place dans ce milieu. C’est là que réside la force d’une youtubeuse fitness. Elles rendent la discipline accessible à tous. YouTube participe à relayer leurs messages et à rendre ce sport plus populaire.

Selon Fabrice, le manager de la salle Espace Forme à Muret, il y a de plus en plus de jeunes femmes sur les plateaux de musculation grâce aux influenceuses. Elles ont donc un impact direct et positif dans les salles de sport, auprès des hommes comme des femmes.

Sarah Marty

06 Août

Toulouse participe au #FillTheBottle, le nouveau défi écolo pour ramasser les mégots de cigarette

© QUENTIN SALINIER / MaxPPP

Depuis quelques jours, un nouveau défi écolo est apparu sur les réseaux sociaux, le #FillTheBottle (remplir une bouteille). 

Le principe est simple. Il suffit de ramasser tous les mégots de cigarette retrouvés par terre et les mettre dans une bouteille. Puis, la prendre en photo et partager sur Twitter, Facebook ou Instagram.

L’objectif est de sensibiliser le grand public à la pollution des mégots de cigarette et alerter sur les enjeux environnementaux. L’initiative a été lancée fin juillet par une lycéenne de Paris.

Un nouveau challenge qui a séduit les internautes de Toulouse. Pour le moment, l’un des plus actifs est Jonnhy Dunal, un commerçant du centre-ville.

A chaque récolte, la bouteille se remplit en moins d’une heure. Une situation qui laisse perplexe sur la propreté des rues et l’incivilité de certains fumeurs.

En attendant d’autres photos de chasse aux mégots, Jonnhy Dunal appelle les Toulousains à participer à une ceuillette géante, ce dimanche 1er septembre à 16h00.

Bien avant le lancement de ce défi sur les réseaux sociaux, des associations citoyennes mènent régulièrement des actions similaires dans les grandes villes. Exemple en octobre 2018 à Toulouse. Près de 100.000 mégots avaient été ramassé sur la voie publique en seulement 2 heures. Un (triste) record national.

Parallèlement, les défis écolos se multiplient ces dernières années sur le web mondial. On se souvient notamment du « Run Eco », qui consiste à ramasser des déchets durant son footing.

Julien Leroy

07 Juil

Montagne : 4 bonnes raisons de suivre « Météo Pyrénées » sur les réseaux sociaux

Avec plus de 100.000 abonnés sur les réseaux sociaux, le compte « Météo Pyrénées » est un succès. Mais pourquoi suivre une page qui parle de montagne et de prévisions météorologiques ? En voici 4 bonnes raisons.

© Météo Pyrénées

1Pour les (belles) photos des Pyrénées

Au-delà des prévisions météo, « Météo Pyrénées » invite les internautes à (re)découvrir la beauté des paysages pyrénéens. Un voyage en photo qui va du Pays Basque à la Catalogne en passant par l’Andorre, l’Espagne et les Hautes-Pyrénées. A contempler sans modération…

2Pour les prévisions météo complètes…

Fournir une météo complète sur l’ensemble du massif. C’est l’objectif de « Météo Pyrénées ».

« Le postulat de départ était de fournir aux usagers et visiteurs de la chaîne des prévisions météo accessibles à tous et surtout unifiées quelque ce soit le pays, la région ou le département. Notre chaîne est partagée entre trois pays ce qui complique singulièrement les éventuelles synthèses pour les institutionnels » explique Christophe Dedieu, l’un des 3 fondateurs.

Chaque jour, l’équipe de Météo Pyrénées délivre leurs prévisions sur Twitter, Facebook et Instagram, à partir des données en Open Data de Météo France. Parallèlement, le site web propose un réseau de webcams et un service Inforoute unifié sur l’Espagne, l’Andorre et la France. Unique sur Internet.

3Pour voir (immédiatement) les premiers flocons de neige…

C’est la principale force de Météo Pyrénées : les observations de phénomènes météorologiques telles que l’orage ou la neige.

« L’activité de la page s’est peu à peu modifiée pour s’adapter aux attentes. (..) Les observations météo via les images puis les vidéos que nous envoyaient les abonnés ont pris peu à peu une large place sur les publications » raconte Christophe Dedieu.

« Nous essayons d’être en évolution constante pour coller le plus possible au terrain, le plus réactif possible sur les gros épisodes de neige, d’orages ou encore d’inondations. Le but étant d’informer au plus vite via l’image les publics qui nous suivent » poursuit-il.

Aujourd’hui, ces observations météo font régulièrement le buzz, notamment sur Instagram. « Le hastag #meteopyrenees recense aujourd’hui près de 5000 publications sur Instagram » précisent les administrateurs de la page. Si bien que Météo Pyrénées est devenu « la 1ere page météo nationale sur Instagram, devant les pros, et la 2ème page météo du grand sud français« .

4Pour soutenir une équipe de bénévole

Entièrement gratuit et sans publicité, Météo Pyrénées est géré par 3 administrateurs bénévoles basés à Belesta en Ariège (Xavier), à Tarbes dans les hautes-Pyrénées (Eric Castaings) et à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques (Christophe Dedieu). Les 3 amis sont également des passionnés de météo, de randonnées et de ski.

Ce trio est aussi accompagné par « des correspondants un peu partout, occasionnels ou réguliers » déclarent-ils. « Et puis il y a les gens qui nous envoient beaucoup d’observations en images ou vidéos« .

Aujourd’hui, leur page est un vrai succès en l’espace de 4 ans. « C’est plus de 100.000 abonnés dont 70.000 sur Facebook, 9000 sur Twitter et près de 25.000 sur Instagram » revendique Christophe Dedieu. A découvrir immédiatement sur :

>> Météo Pyrénées Twitter : @Meteo_Pyrenees

>> Météo Pyrénées Instagram : @meteopyrenees

>> Météo Pyrénées Facebook : @meteopyrenees

Et si les Pyrénées vous passionnent, il existe également le blog des Pyrénées, tenue par ma confrère Emmanuelle Gayet.

Julien Leroy

27 Mai

Toulouse : Karim Boukercha, un humoriste 2.0

Sur Twitter, le Toulousain Karim Boukercha commente avec humour, la politique et les sujets de société. Des petits messages de 280 caractères qui séduisent les internautes. Ils sont plus de 21.000 à le lire régulièrement.

© Kevin Figuier

En Occitanie, Karim Boukercha est l’un des utilisateurs les plus connus sur Twitter. A ne pas confondre avec son homonyme qui est scénariste et réalisateur parisien.

La spécialité du Toulousain : commenter, avec l’humour, l’actualité politique, sociale ou culturelle.

« Je fais en sorte d’utiliser l’humour pour enrober un avis, une opinion et parfois une indignation. J’écris mes tweets de manière très instinctive en faisant toujours très attention à ne pas blesser les gens, mais plutôt à les faire sourire lorsqu’ils me lisent » explique Karim Boukercha .

Et cela fonctionne. Chaque jour, il donne le sourire à plus de 21.000 abonnés.

Né en Algérie en 1985, il débarque dans la région de Toulouse à l’âge de 13 ans, sans parler un mot de français. Karim Boukercha s’intègre peu à peu jusqu’à des études STAPS. Mais contraint de revoir son projet professionnel, il découvre les réseaux sociaux. Un monde virtuel qui devient son métier et un loisir.

« J’ai commencé à m’intéresser à Twitter en 2009, pour y faire de la veille sur les sujets qui m’intéressaient » précise le Toulousain. « Et puis, comme je suis plutôt un « vanneur », j’ai trouvé là un terrain de jeu amusant. C’est l’outil le plus en phase avec ma personnalité » poursuit-il.

Twitter devient son terrain de jeu favori

« J’utilise Twitter comme une formidable fenêtre sur notre monde, c’est le poult de notre société. Il me permet de comprendre des choses complexes, de relativiser des choses simplistes, de confronter mes opinions avec d’autres, de les remettre en question, de les consolider. Je suis énormément de gens avec qui je ne serais jamais d’accord, car ils me permettent de comprendre mes propres opinions » raconte Karim Boukercha.

« En 10 ans j’ai eu pas mal de sollicitation de la part des professionnels de l’humour (..). Mais je ne cours pas vers la lumière » avoue le Toulousain.

L’humoriste préfère « rencontrer et échanger avec les gens« …. surtout autour d’un café. « C’est un beau prétexte pour découvrir l’autre » s’amuse-t-il. D’ailleurs, Karim Boukercha s’est lancé dans le secteur de la torréfaction. Avec l’aide d’un ami, il a lancé « Hayuco » pour faire découvrir « la richesse du café aux Toulousains et Toulousaines« .

« J’aime bien être là où personne ne m’attend » conclu Karim Boukercha. Un peu comme ses tweets…

Julien Leroy

18 Mar

Originaire d’Occitanie, Fidji Simo devient la n°2 de Facebook

Originaire de Sète, Fidji Simo a été nommée directrice de l’application Facebook. Elle devient ainsi la lieutenante de Mark Zuckerberg.

Crédits : Frederick M. Brown/Getty Images/AFP

Depuis plusieurs années, le fondateur de Facebook mise beaucoup sur Fidji Simo.

Mark Zuckerberg l’a nommé ce jeudi 14 mars, directrice de l’application Facebook et de ses 2,3 milliards d’utilisateurs.

A 33 ans, la Sétoise Fidji Simo poursuit son ascension au sein du célèbre réseau social. Elle débarque chez Facebook en 2011 au service marketing avant de gravir, au fil des années, les échelons. 6 ans plus tard, elle est chargée de superviser le lancement de « Facebook live ».

Fidji Simo est née à Sète d’un père pêcheur et d’une mère commerçante. Elle a vécue dans cette ville d’Occitanie jusqu’à son baccalauréat. Après un diplôme HEC à Paris, elle tombe amoureuse des Etats-Unis lors d’un échange avec l’Université de Californie à Los Angeles. Elle décroche un poste chez Ebay avant d’arriver chez Facebook.

La lieutenante de Mark Zuckerberg a aussitôt réagi sur sa page Facebook.

La nomination de Fidji Simo intervient alors que le géant américain est confronté à une cascade d’ennuis.

Les scandales sur l’utilisation des données privées des utilisateurs se multiplient. Parallèlement, une enquête pénale vient d’être ouverte à New-York. Plusieurs cadres du groupe quittent également le navire dont Chris Cox, l’un des membres historiques. C’est pourquoi Mark Zuckerberg a été contraint de réorganiser ses instances dirigeantes.

Julien Leroy

11 Mar

Recrutement sportif : une startup d’Albi lance un « LinkedIn » du rugby

Imaginez un réseau social qui permet à tous les sportifs de se faire connaître afin d’être repérer par un club ou par un agent. C’est l’idée de « myRookie » crée à Albi, par un ancien joueur de rugby à XIII. Un « LinkedIn » dédié au rugby avant de s’ouvrir à d’autres disciplines.

© MyRookie

« C’est une application pour révéler les grands rugbymen de demain » résume en quelques mots Eric Anselme, le fondateur de myRookie

Ancien joueur de rugby à XIII reconverti en entraîneur, il lance aujourd’hui un « LinkedIn  » dédié au rugby.

« myRookie est un réseau social dédié au recrutement sportif en France et à l’International » poursuit son concepteur. « Un joueur ou un entraîneur peut chercher un club (et inversement). Un club peut solliciter un entraîneur ou un kiné, etc… (..). L’idée est de faciliter les mises en relation en créant une véritable communauté sportive en ligne« .

« myRookie bouscule les lignes du recrutement sportif » affirme Eric Anselme qui souhaite donner à tous, les mêmes chances de visibilité et de réussite.

D’ailleurs, le concept est né de sa propre expérience professionnelle.

« Quand j’étais un jeune joueur, mon rêve était de décrocher un contrat avec un club anglais ou australien, or cela restait pour moi une espèce d’idéal impossible à atteindre. La cause ? Une absence patente de visibilité » raconte-t-il. Le déclic viendra en 2014 lorsqu’Eric Anselme est entraîneur de l’équipe de rugby à XIII d’Albi. « Je me suis retrouvé soudainement avec 4 départs. J’ai eu beaucoup de difficultés à recruter« .

Devenir un LinkedIn du sport

Lancé en février 2018, myRookie revendique 1000 utilisateurs issus de 14 pays. Plusieurs clubs ont également « adopté l’application dont le Stade Toulousain, Leeds Rhinos, les Dragons Catalans ou le Toulouse Olympique » précise le fondateur.

L’utilisation est gratuite pour les joueurs mais devient payante pour les agents sportifs. Un profil Premium (comme sur LinkedIn) est également proposé pour optimiser sa visibilité.

A terme, la start-up basée à Albi, espère s’ouvrir à d’autres disciplines comme le basket ou le football.

>> Reportage TV de France 3 Tarn (Auriane Duffaud et Valérian Morzadec) : 

>> Plus d’info sur : myrookie.io

Julien Leroy

02 Mar

Animaux perdus en Occitanie : Quand « Pet Alert » provoque la colère de certains modérateurs…

Depuis 4 mois, « Pet Alert » et ses annonces d’animaux perdus sont devenus partiellement payants. Une nouvelle stratégie qui a provoqué la colère de certains modérateurs du réseau. Ces derniers ont décidé de lancer leurs propres pages afin de conserver la gratuité du service. L’Occitanie est l’une des régions les plus touchées.

© Vincent Voegtlin / MaxPPP

Monétiser un service gratuit et populaire. Le passage n’est pas simple. « Pet Alert » en fait actuellement les frais.

Depuis 6 ans, le réseau national « Pet Alert » tente de venir en aide aux propriétaires qui perdent leur animal de compagnie. La plateforme utilise la force des réseaux sociaux. Les avis de disparition sont publiés et partagés augmentant ainsi les chances de repérer l’animal. Au fil des années, le service a pris de l’ampleur avec des déclinaisons dans chaque département dont les 13 d’Occitanie

En octobre 2018, Pet Alert décide de rendre payant la publication immédiate des disparitions (9 euros) tout en conservant la gratuité des messages non prioritaires. Un modèle économique déjà appliqué par les concurrents nationaux.

Mais la nouvelle stratégie provoque l’incompréhension de certains bénévoles qui gèrent les pages locales de Pet Alert. « Je suis révoltée par le fait de gagner de l’argent sur le dos des personnes en détresse » explique Sarah, ancienne modératrice dans l’Aveyron.

« Il s’agit d’une petite minorité de personnes qui ont un problème avec l’argent et qui préfèrent ne pas augmenter les chances de retrouver les animaux (..). Ils sont en désaccord avec nos décisions, libre a eux de partir et de faire ce que bon leur semble de leur coté » modère Julien Muller, le fondateur de Pet Alert. L’entrepreneur rappelle également que « Pet Alert est toujours déficitaire malgré quelques revenus« . 

Concurrence en Occitanie

Sur environ 300 bénévoles en France, plusieurs dizaines ont quitté la plateforme pour créer leurs propres réseaux : « Alert’Animaux » ou « Pattes en cavale ». Certains ont également rejoint la page « Les coulisses de Pet Alert » qui dénoncent les pratiques internes.

Des pages « avec le même service que nous proposions sur Pet Alert, à savoir l’écoute, l’accompagnement, le suivi (..) et bien entendu, la gratuité de toutes les annonces » précise Sarah qui n’a pas hésité à lancer en décembre 2018, « Alert’Animaux 12 » dans l’Aveyron.

En Occitanie, des pages départementales d’Alert’Animaux ont ainsi vu le jour dans le Tarn, l’Aveyron, L’Hérault, le Gard, Les Pyrénées-Orientales et la Lozère. D’autres devraient apparaître, notamment en Haute-Garonne. Au total, prés de 40 pages sont apparues en France.

Même combat chez « Pattes en cavale« , fondé également par d’anciens Pet’Alert. 9 pages départementales existent en Occitanie (Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn et Garonne, Hérault, Pyrénées-Orientales et l’Aude).

« Pour nombreuses d’entre nous , nous sommes des ancienne modératrice de Pet Alert , qui devant l’inhumanité de ces pages incessantes au fil des années , les ont quitté pour offrir aux maîtres & aux poilus une aide simple, 100 % gratuite & transparente » peut-on lire sur la page Facebook du réseau. 

Face à cette multiplication des services d’animaux perdus, pas sûr que les propriétaires s’y retrouvent.

En attendant l’issue de cette concurrence virtuelle, chaque réseau tente de faire grandir sa communauté. Avec des années de présence sur Facebook, Pet Alert reste évidemment le leader. Dans l’Aveyron, Per Alert 12 est suivi par 9000 personnes, soit 10 fois moins qu’Alert’Animaux 12. A suivre.

Julien Leroy

06 Déc

La start-up ariégeoise, « Mobility Work » lève 1,2 millions d’euros

Tout va bien pour Mobility Work, le premier réseau social de la maintenance et de la réparation. En seulement deux ans d’existence, l’application compte 10.000 clients répartis dans 84 pays. Si bien que la star-up ariégeoise vient de boucler une seconde levée de fonds.

© Mobility Work

Mobility Work est une success story ariégeoise et française. Cette jeune pousse cartonne avec son « Facebook » de la maintenance. 

Basés à Montgaillard en Ariège et à Paris, Marc-Antoine Talva et Morgane Guinot ont crée le premier réseau social de maintenance industrielle. Jusqu’à ici, les entreprises utilisent des logiciels GMAO (gestion de maintenance assistée par ordinateur) pour assurer la maintenance de leur équipement et réparer les machines. Cependant, ces solutions informatiques sont coûteuses et difficiles à mettre en place dans une entreprise.

C’est ainsi que le jeune ariégeois a eu l’idée de les remplacer par un réseau social de la maintenance « sans installation de matériel informatique (..) et sans formation avec une interface simple, ergonomique et responsive« . Mobility Work facilite ainsi le travail des techniciens au quotidien.

Nouvelle levée de fonds

Depuis son lancement en avril 2016, l’application compte 10.000 clients répartis dans 84 pays, issus de domaines tels que la métallurgie, le BTP, l’alimentaire, l’automobile, la cosmétique ou la chimie. 

Un succès qui a permis de réaliser une nouvelle levée de fonds au mois d’octobre, après celle de juin 2017. Un tour de table de 1,250 millions d’euros financé grâce à des Business Angels.

« Cette levée de fonds par permettre de développer de nouvelles fonctionnalités de notre plateforme » précise Morgane Guinot, co-fondatrice et « d’accélérer l’expansion internationale« .

Avec 30 salariés, Mobility Work est basée à la fois en Ariège, à Paris mais aussi en Bretagne, en Pologne et en Chine. 

La fin d’année est très active pour le réseau social ariégeois. La jeune pousse vient de réaliser un tour de Chine avec la French Tech avant de décrocher un prix, il y a quelques jours, au DeepTech 4Good de Stuttgart dans la catégorie industrie 4.0. Prochaine étape, un déplacement au CES de Las Vegas en janvier prochain. 

>> Pour découvrir les coulisses de Mobily Work, visionner le reportage de nos équipes en septembre 2017 : Cliquer ici

Julien Leroy

29 Nov

Insolite : une exposition de photos de Toulouse sur… écrans de téléphones

Toulouse accueillera, le 11 décembre, la première exposition photo sur écrans de téléphones, tablettes et ordinateurs. Une galerie des plus beaux clichés de la ville rose pris par des internautes. Le concours est ouvert à tous jusqu’au 2 décembre.

© @toulouz_1 / @bilna31 / @clefmenthe_in / @yaya_shot

Le 11 décembre prochain, Toulouse va accueillir une exposition originale et insolite.

Une trentaine de photos de la ville rose sera exposée sur des écrans…de téléphones, tablettes et ordinateurs. Un événement inédit en Occitanie.

Ces clichés seront issus du réseau social Instagram où les internautes sont nombreux à photographier la capitale régionale. D’ailleurs, Toulouse est dans le TOP 5 des villes françaises les plus photographiées sur Instagram. En 2017, plus de 1,6 millions de publications ont été publiés avec le hashtag #Toulouse. 

« Depuis plus de 6 ans, nous découvrons sur Instagram des photos de Toulouse plus belles les unes que les autres. Cette exposition éphémère permettra d’en valoriser une sélection ! » explique Camille Chrétien, bénévole de l’association IgersToulouse et organisateur de l’exposition.

L’événement est organisé à la fois par l’association IgersToulouse (qui regroupe une communauté d’instagrameurs toulousains), l’agence de communication Anouk Déqué et le magasin IConcept qui affichera les créations des lauréats.

« Chaque personne peut proposer jusqu’à 2 photos de Toulouse via son compte Instagram en utilisant le hashtag #ToulousePleinEcran jusqu’au 2 décembre midi » précise Anouk Déqué, directrice de l’agence.

Le concours est ouvert à tous. Un jury de professionnels se réunira le 3 décembre avant le vernissage prévu une semaine plus tard.

A vos smartphones !

Julien Leroy