19 Mar

Le moulin à vent de Vensac retrouve ses ailes en Médoc

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Il fait partie du paysage de Vensac, non loin de l’océan, depuis 1858. Un vestige que ses propriétaires, Fabienne et Roland Piquemal, ont à coeur de restaurer depuis plus de trois décennies. Fils et petit-fils de meunier, Roland est né dans la maison d’à côté et le moulin a été remis en état pour son mariage. Et depuis, pas question de le laisser tomber…

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En ce jour de mars, sous une pluie battante, Roland a mobilisé les grands moyens : une grue et plusieurs copains pour hisser l’axe maître, la pièce centrale sur laquelle viennent se fixer les armatures des ailes. La manoeuvre est délicate et périlleuse : tout se joue au millimètre près !

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L’axe maître est une bille de chêne de 2 tonnes que Roland a façonné lui-même. Il l’avait acquis voilà huit ans, pour que le bois sèche, en prévision d’une restauration survenue plus tôt que prévu car l’été dernier, la bille s’est fendue. Le moulin est privé. Tous les financements sont assurés par la famille Piquemal.

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Cette fois, l’axe et les ailes devraient tenir cinquante ans… Il ne reste plus qu’à mettre les voiles. Elles seront installées juste avant l’ouverture de la saison, le premier dimanche d’avril. Le moulin de Vensac pourra alors recommencer à fabriquer de la farine proposée à la vente à chaque visite.

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Regardez le reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Thierry Julien, Olivier Pallas et Véronique Lamartinière

18 Mar

La Grotte de Lourdes et Bernadette Soubirous vues par les photographes du XIXème siècle

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C’est une exposition originale à Beautiran, en Gironde. Elle présente différents paysages de Lourdes mais aussi des portraits de Bernadette Soubirous, réalisés par des photographes du XIXème siècle. On peut y découvrir des plaques de verre témoignant des regards et des techniques de l’époque.

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

La Grotte de Lourdes en 1858©collection privée Pascal Peyrot

Une photographie mystérieuse

Au fil de la visite, une plaque de verre attire l’attention. On peut y lire l’inscription : « Première photographie de la Grotte de Lourdes en 1858 ».  Au creux de la cavité, se devinent un petit groupe de femmes en robe noire et, sur le côté droit, un long voile blanc évoquant le capulet blanc que portait la jeune voyante Bernadette Soubirous.

L’imaginaire se met en route : serait-ce possible que cette prise de vue montre la sainte priant à la Grotte, dans la période des Apparitions de la Vierge Marie reconnues par l’Eglise Catholique ? C’est impossible, selon les spécialistes du service des Archives et Patrimoine du Sanctuaire Notre-Dame de Lourdes.

On y voit en effet un muret de pierres le long du gave, construit bien après les Apparitions, mais aussi les fondations de la future crypte au-dessus de la Grotte qui est par ailleurs moins végétalisée qu’à l’origine.

©Pascal Peyrot

©Pascal Peyrot

Bernadette Soubirous se prêtait difficilement à cet exercice photographique, ne recherchant ni reconnaissance ni gloire.

Un jour, lorsqu’un photographe insiste pour reproduire son extase quand elle voit la Dame, elle répond : « c’est qu’elle n’y est pas ! ». Refusant tout artifice ou mise en scène, elle accepte simplement de tenir son chapelet et de porter le long capulet blanc qu’elle revêtait lorsqu’elle se rendait à la Grotte.

Il faudra attendre 1861 pour obtenir ses premiers portraits. Au total, 75 ont été répertoriés, effectués par six photographes différents.

Une exposition qui sera aussi l’occasion de visiter le Musée de la Photographie pour découvrir une importante collection d’appareils anciens, à la Villa Maglya, Musée des Techniques de Beautiran.

09 Mar

La récolte de l’osier en Gironde : une ambiance de feu en hiver !

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Comme l’oeuvre d’un artiste, c’est une ligne couleur de feu posée sur l’horizon gris de l’hiver

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Nous sommes à Barie, dans l’Entre-deux-Mers, au moment de la récolte de l’osier. Immergés dans ce monde doré, Corentin Laval et Karen Gossart comptent parmi les rares producteurs girondins à le cultiver. Nous les avons rencontrés à l’Oseraie de l’Ile.

On a la chance de ramasser une matière flamboyante quand tout est fini de récolter. Nous, nous avons la chance d’avoir une matière pleine de couleur, pleine de vie. Corentin, osiériculteur

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La récolte s’effectue de novembre à mars, avec un pic en janvier, correspondant au moment le plus fort de la demande viticole. Les brins d’osier servent en effet à attacher les sarments de vigne. Une tradition dans la région pour éviter le fil de fer qui blesse le bois. Aujourd’hui, ce sont surtout les grands châteaux qui utilisent l’osier.

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Tous les deux passionnés, Karen et Corentin ne font pas que cultiver l’osier. Ils sont aussi vanniers et proposent des stages dans toute l’Europe, défendant un métier ancestral qui a de l’avenir… Le panier, un temps délaissé, risque bien de retrouver toute son utilité depuis l’interdiction des sacs plastiques.

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Entrez à l’Oseraie de l’Ile, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Guillaume Decaix (images), Sarah Paulin (montage) 

 

 

 

06 Mar

Le défi d’une famille (presque) zéro déchet

C’est en découvrant les innombrables déchets qui souillent les plages que Bénédicte Moret et Jérémie Pichon ont eu le déclic, façon électrochoc.

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On a voulu protéger cet écosystème. En tant que surfeur, j’aime avoir un océan propre. Aujourd’hui, l’océan est devenu une grande poubelle. Chaque seconde, ce sont 200 kg de déchets qui sont déversés dans la mer. C’est intolérable. Jérémie Pichon

Au bout d’un an, voici Bob, leur poubelle de six mois pour les déchets non-recyclables ! Et tout est compté, même le moindre papier de bonbon…

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Une prouesse pour une famille avec deux enfants. Mais comment font-ils ?

Leçon n°1 : bannir le plastique, ce fléau des plages, en utilisant des contenants en verre ou en tissus. Exit les emballages ! Les zéro déchet font leurs courses sur les marchés et achètent en vrac.

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Leçon n°2 : les produits ménagers home made.

Du vinaigre blanc, du bicarbonate et quelques huiles essentielles : c’est biodégradable, c’est bon pour la santé et pour la planète !

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On a une démarche de sobriété volontaire et on a gagné en qualité de vie. C’est juste génial !

Envie de connaitre les recettes et quelques trucs pour passer au (presque) zéro déchet, regardez ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Thierry Julien (images), Boris Chague (montage) et Xavier Mansion (mixage son) et les bonus qui suivent…   

Bonus : faire ses cosmétiques. Petit tour dans la salle de de bains…

Bonus : faire la vaisselle…

La famille (presque) zéro déchet a publié deux livres, prépare le troisième sur les recettes aux éditions Thierry Souccar et propose des conférences en France et à l’étranger. Découvrez toute leur actualité sur leur site en cliquant ici

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Vous pouvez aussi regarder la version vidéo pour mobile et tablette…

Le livre de Bénédicte Moret et Jérémie Pichon est préfacé par Nicolas Hulot et Béa Johnson, l’icône internationale du zéro déchet. Cette avignonnaise, qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis, écrit notamment :

Le mode de vie Zéro déchet vous réserve bien des surprises. Ne perdez plus un instant pour lui donner une chance d’enrichir votre quotidien, de donner un sens à votre passage sur Terre : la vie est trop courte, trop précieuse pour être gaspillée par les activités chronophages de consommation.

Béa Johnson, auteur de Zéro déchet, publié aux éditions Les Arênes, sera en France prochainement. Notre consoeur Josiane Bouillet l’a interviewée avant sa venue. Retrouvez son article sur le site Bleu Tomate en cliquant ici. En voici déjà un extrait :

Agir dans sa maison, cela va-t-il suffire, face aux multinationales qui imposent leurs choix et leurs produits ?

B.J : « Mais le changement viendra du consommateur ! Acheter, c’est voter ! Si nous refusons d’acheter des produits dans des emballages, les fabricants devront s’adapter. Ils ont déjà commencé. »

 

 

 

 

17 Fév

Le Musée de la Création franche à Bègles

C’est un endroit qui propose un autre visage de l’art.

A Bègles, le Musée de la Création Franche expose depuis 25 ans des artistes toujours inattendus, parfois déroutants…

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Créer hors des sentiers battus, sans se conformer aux écoles et styles établis, ce sont les principes mêmes de « l’art brut ».

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Les oeuvres sont parfois réalisées sur des matériaux assez improbables. On trouve des peintures sur toile cirée, des oeuvres sur polystyrène, sur sopalin… C’est une collection qui déshinibe complètement. On peut tous créer ! Hélène Ferbos, régisseuse des collections

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C’est un art de l’étrange, de la différence, parfois de la maladresse, souvent du mal de vivre, mais aussi un art formidablement vivant où chaque auteur s’implique corps et âme, délivrant de fragiles émotions par la grâce d’un simple trait, d’une alchimie de couleurs. Gérard Sandrey, fondateur du musée

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Art brut : l’expression a été inventée par Jean Dubuffet mais il l’a réservée au Musée de Lausanne. Interdiction de l’utiliser à Bègles lors de l’ouverture du musée. D’où la formule création franche, choisie par Gérad Sandrey, son fondateur, comme l’explique Pascal Rigeade, l’actuel directeur.

La Création franche correspond à des travaux faits par des personnes autodidactes qui créent sans intention de montrer leurs oeuvres, dans l’indifférence générale. Très tôt, le musée a eu une reconnaissance nationale et internationale et nous prêtons régulièrement des oeuvres en France et à l’étranger.

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Le Musée de la Création franche, musée municipal au départ soutenu par Noël Mamère, compte aujourd’hui plus 16 000 pièces. C’est la plus grande collection de France. On peut y voir des expositions permanentes ou thématiques.

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Cette fois, le public peut découvrir Gene Merritt, un marginal américain au grand coeur découvert par Tom Stanley, un universitaire qui l’a fait connaitre. A voir également, les dessins au feutre de l’Australien Andrew Rizgalla.

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Envie de découvrir l’exposition et le musée ? Suivez le guide, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato (images), Cécile Lagaüzère (montage) et Emmanuel Cremese (mixage son)

13 Fév

Empruntez une sculpture à l’Artothèque de Gradignan

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C’est une première en Nouvelle-Aquitaine. La médiathèque de Gradignan, près de Bordeaux, propose un mini-musée à emporter. Des pièces originales signées Bigata, l’une des rares femmes sculpteurs, qui a fait don de ses oeuvres à la ville.

Je connais des gens qui pleuraient de ne pas pouvoir acheter une oeuvre. Ces gens-là, je veux leur donner la possibilité d’avoir une sculpture chez eux, qu’ils la caressent, la regardent, en profitent comme si elle était à eux. Ensuite, ils la ramènent et en prennent une autre. Du coup, ils sont riches de toute une collection ! Danielle Bigata

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Les oeuvres peuvent être empruntées pendant six semaines par les adhérents de la médiathèque, en présentant certains documents complémentaires (assurance). Les pièces les plus lourdes sont réservées aux associations et collectivités et pourront être transportées avec le concours des services municipaux.

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Avant l’ouverture, le 7 février, nous sommes allés dans l’atelier de Bigata, à Saucats, et avons assisté à l’installation des pièces dans l’Artothèque… Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Sylvie Tuscq-Mounet (images), Christophe Varone (montage) et Emmanuel Cremese (mixage son) 

Des oeuvres de Bigata peuvent être également admirées dans le parc de Laurenzane à Gradignan, pour une belle balade dans un univers peuplé de personnages inspirés par ses voyages autour du monde… 

09 Fév

Ils croisent le fer et le feu : rencontrez les derniers ferronniers d’art de Bordeaux

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Depuis plus de deux siècles, le fer forgé fait partie du paysage bordelais. Broderie de fer ornant les balcons ou grilles monumentales entourant les parcs verdoyants. Un patrimoine à part entière, qui a l’art de souligner le charme des vieilles pierres et l’élégance des jardins.

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Pierre Guillebeaud et ses deux fils sont les derniers ferronniers d’art de Bordeaux. Ils ont notamment réparé les dégâts causés par les tempêtes au Parc Bordelais et au Jardin Public.

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Au XVIIIème siècle, la ville comptait une soixantaine d’ateliers. La technique est restée la même. Il faut chauffer le fer à 1450 degrés avant de pouvoir l’étirer et le courber, selon des plans au départ imaginés par des dentellières. Un mètre de balcon orné de volutes demande 30 à 40 heures de travail !

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Il faut commencer par ramollir le fer, qu’il devienne comme du nougat, pour pouvoir lui donner la forme voulue entre le marteau et l’enclume. Charly Guillebeaud

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Envie d’un peu de chaleur ? Entrez dans l’atelier Fer Emeraude, dans le quartier des Chartrons, avec ce reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères (images), Robin Nouvelle (montage) et Christian Arliguié (mixage).

 

02 Fév

Journée mondiale des zones humides : venez patauger dans les marais de Montferrand…

Dépaysement garanti aux portes de la ville ! C’est un décor digne des grands espaces, une terre sauvage à quinze kilomètres de Bordeaux… Les marais de Montferrand, qui appartiennent à sept communes girondines, entre Garonne et Dordogne, font partie des zones humides.

Ces zones souvent méconnues du grand public sont pourtant essentielles à la biodiversité. La journée mondiale du 2 février est l’occasion de rappeler la nécessité de leur préservation.

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Les marais au crépuscule… ©Pommedepin

Envie de découvrir ce monde à part ? Chaussez les bottes et en avant…

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30 Jan

Le Musée de la machine à coudre à Bordeaux

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C’est un endroit unique qui, de fil en aiguille, vous emmène dans l’histoire de la machine à coudre

Tout se passe dans les coulisses d’une boutique ouverte en 1860 sur la rive droite bordelaise, où se cache un musée offrant des pièces exceptionnelles exposées par un réparateur passionné.

Des petits bijoux qui répondent aux doux noms d’Aurore, Tourterelle ou Voyageuse n°7.

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Une machine à coudre, c’est beaucoup plus compliqué qu’une horloge. Chaque pièce doit être réglée au millimètre près…

Tout dans la tête !

L’invention est française… mais ce sont les Suisses qui ont créé la « Rolls » des machines, la Bernina, pourtant moins connue que la célèbre Singer de nos grand-mères.

Jean-Loup Nonet, rare Français formé par l’ingénieur de l’usine helvétique, est capable de démonter et de remonter sans aucun plan les machines modernes les plus complexes, mais aussi de remettre en état des machines de collection désormais introuvables.

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L’activité n’a rien de passéiste. La machine à coudre redevient tendance et offre de belles perspectives au Bordelais qui n’a désormais plus qu’un espoir : trouver le successeur qui, à son tour, se passionnera pour ces mécaniques de précision…

Un univers que nous vous invitions à partager le temps d’un reportage…

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16 Jan

Chân Không, l’âme soeur du Maître bouddhiste zen Tich Nhat Hanh

Elle est l’un des maîtres zen les plus illustres au monde, auteur de La force d’aimer, un ouvrage dans lequel elle raconte son combat pacifique contre la guerre au Viêt Nam.

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Soeur Chân Không s’est réfugiée en France dans les années 1970, aux côtés de Tich Nhat Hanh, cette grande personnalité du bouddhisme connue pour ses ouvrages de référence sur la pleine conscience.

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Ensemble, ils ont fondé le village des pruniers composé de trois monastères dont deux se trouvent en Lot-et-Garonne et un en Gironde, à Dieulivol, où nous nous sommes rendus avant la grande retraite d’hiver.

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Une période d’enseignement et de méditation de trois mois, correspondant à la saison des pluies en Asie.

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Des visiteurs du monde entier viennent écouter Soeur Chân Không. Rencontrez-là avec nous…

 

 

Nombre des écrits de Tich Nhat Hanh ressortent actuellement en thématique : aimer, respirer, marcher, aux éditions Belfond. En 2001, nous l’avions rencontré en Lot-et-Garonne où il nous avait expliqué ce qu’est vraiment le zen.   

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