11 Mar

Municipales : Mélenchon appelle à dépasser les enjeux locaux

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) a appelé lundi soir à Strasbourg les électeurs à faire clairement des municipales les 23 et 30 mars des « élections nationales », dépassant les simples questions locales.

Jean-Luc Mélenchon

 

« Tout a à voir avec les élections municipales », a lancé devant quelque 400 personnes le co-président du Front de Gauche, qui tenait un meeting de soutien à la liste
du candidat du PG Jean-Claude Val « A Strasbourg, humain d’abord ». M. Mélenchon a appelé les électeurs à s’exprimer à cette occasion sur la pauvreté, les affaires visant des « chefs politiques à la ramasse », les tractations internationales autour de l’Ukraine, le nucléaire, l’Union européenne… Le candidat du Front de gauche à la présidentielle a appelé les électeurs à profiter de ce scrutin municipal pour s’exprimer pour la première fois sur ces sujets depuis l’élection de François Hollande en 2012. « Les élections municipales sont des élections politiques jusqu’au bout (…).

 

Ce qui compte c’est notre opinion politique », a-t-il martelé. Jean-Luc Mélenchon, venu participer à la session du parlement européen à Strasbourg, est attendu mardi soir à Nancy pour soutenir la liste de la candidate du Front de gauche Bora Yilmaz (Gauche unitaire), puis mercredi soir à Besançon pour soutenir celle d’Emmanuel Girod (PG). (AFP)

10 Mar

Elections municipales : quelle place pour la voiture à Strasbourg ?

La place de la voiture en ville : on pensait la polémique apaisée à Strasbourg qui travaille depuis 20 ans aux modes de transports doux. Est-on allé trop loin? C’est en tout cas l’avis des automobilistes et des commerçants à en croire leurs défenseurs.

voitures Strasbourg

Ils dénoncent surtout les problèmes de stationnement : conséquence nottament du réaménagement des places de l’hyper centre qui fait pourtant consensus entre les candidats. Des groupes de pressions qui comptent bien se faire entendre à un mois des municipales dans la capitale alsacienne.

08 Mar

Municipales à Colmar : Bertrand Burger présente sa liste et son programme

A un peu plus de deux semaines du premier tour, le candidat DVD à la mairie de Colmar a fait coup double samedi.

Bertrand Burger a présenté sa liste « Colmar veut bouger ». La liste « reflète parfaitement la pluralité de Colmar, avec des colistiers de toutes les générations (près d’1 sur 5 a moins de 35 ans), de tous les quartiers, de toutes les catégories sociales, et issus de la société civile ou de différents partis politiques (UMP, Centre, MoDem) ou collectifs (Bougeons les lignes, Clefs…) ».

Cette liste prétend « remettre l’humain au centre du système ». Elle comprend huit élus sortants ou anciens élus municipaux, plus d’un tiers des colistiers habitués à la gestion des collectivités territoriales, une quinzaine de responsables associatifs et une dizaine d’entrepreneurs.

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Dans son programme, Bertrand Burger propose 141 engagements concrets. L’emploi est « sa priorité absolue ».

« La crise a démarré en 2008. Et ce n’est que maintenant que l’équipe en place se réveille et copie notre programme », affirme-t-il.

A voir et revoir la VEL du 8 mars 2014 « Municipales à Colmar »

A Preuschdorf, Guy-Dominique Kennel espère un électrochoc

Guy-Dominique Kennel,  président (UMP) du conseil général du Bas-Rhin, a décidé de prendre personnellement les choses en main vendredi en trouvant coûte que coûte
un candidat pour Preuschdorf, seule commune alsacienne sans liste pour les municipales.

M. Kennel, ancien maire de Preuschdorf dont il a occupé le fauteuil pendant 19 ans, « est contesté et déçu » qu’aucun candidat ne se soit déclaré dans son ancien fief.

« Je ne resterai pas l’arme au pied », a déclaré le président du département qui espère « un électrochoc » dans la commune. « Je vais encourager les jeunes à s’y remettre en organisant des réunions. Je serai un facilitateur pour donner des conseils et pour qu’il y ait une liste dans l’entre-deux-tours », a-t-il expliqué.

D’après lui, la tête de liste pressentie, Stéphane Wernert, aurait choisi au dernier moment de renoncer à déposer une liste incomplète. « Malheureusement, ils n’ont pas eu la petite once de courage pour (la) déposer », a estimé le président du département.

Guy-Dominique Kennel avait dû quitter son fauteuil de maire de Preuschdorf en 2008, après son élection à la tête du conseil général du Bas-Rhin, en raison de la loi sur le non cumul des mandats.(AFP)

 

23 612 candidats aux élections municipales en Alsace

Les candidats aux élections municipales avaient jusqu’à jeudi soir 18h pour déposer leur liste en préfecture. 

On dénombre dans le Haut-Rhin, 9974 candidats déclarés dans les 377 communes du département.

Sur les 147 communes de plus de 1000 habitants, 59 % (soit 87 communes) présentent au moins deux listes et 41% qu’une seule liste. Mulhouse (cinq listes), Colmar (cinq listes) et Guebwiller sont les communes les plus convoitées.

Dans le Bas-Rhin, on recense 5406 candidats pour les 337 communes de moins de 1000 habitants. Une seule d’entre elles, Preuschdorf, ne présentera aucune candidat.

Dans les communes de plus de 1000 habitants, il y a 8232 candidats répartis sur 348 listes dans 190 communes. 82 communes ne comportent qu’une seule liste.

Le record d’Alsace est à Strasbourg, avec dix listes.

06 Mar

Municipales : Fabienne Keller devant Roland Ries pour la première fois

Fabienne Keller devant Roland Ries, le dernier sondage de l’institut CSA pour BFMTV-Le Figaro-Orange est un coup de tonnerre dans cette campagne jugée jusqu’ici un peu terne.

La liste menée par Fabienne Keller (UMP) devance pour la première fois celle du maire sortant de trois points (32% contre 29%) au 1er tour. Et les deux favoris seraient au coude à coude (50-50) au second tour, dans l’hypothèse d’un duel. En cas de triangulaire, en revanche, si le candidat frontiste Jean-Luc Schaffhauser (RBM) crédité de 11% au 1er tour se maintient, c’est Roland Ries qui l’emporterait de cinq points (47% contre 42%).

C’est le 5è sondage depuis le début de la campagne. Jusqu’ici, tous donnaient le maire PS sortant gagnant dès le premier tour.

Dans un communiqué de presse, Fabienne Keller a réagi à ce nouveau sondage qui selon elle,  » reflète ce que de nombreux strasbourgeois me disent au quotidien : ils souhaitent l’alternance à Strasbourg (…) Désormais placée en tête des intentions de vote au premier tour, il est clair que la dynamique de notre campagne porte ses fruits. La volonté de changement est de plus en plus ancrée dans l’esprit des strasbourgeois ».

Dix listes seront en compétition le 23 mars prochain.

 

Municipales : la communication une arme en politique

Bien présenter, bien parler, savoir faire passer ses idées. La politique est tout un art. De plus en plus de candidats font appel à des conseillers en communication. Et ce n’est pas réservé qu’aux poids lourds de la politique.

La communication n'est plus réservée qu'aux poids lourds de la politique

La communication n’est plus réservée qu’aux poids lourds de la politique

Conseillers politiques, sondeurs, publicitaires, spécialistes d’Interne, ces hommes de l’ombre accompagnent au quotidien les personnalités politiques pour communiquer et convaincre. Entre communication d’image et communication d’idées, les politiques apprennent à composer pour mieux s’imposer.
Plongée dans l’univers des « spin doctors » locaux.

 

05 Mar

Municipales à Strasbourg : meeting de Fabienne Keller avec les ténors de l’UMP

Environ 1500 personnes assistaient hier soir au meeting de soutien à Fabienne Keller (UMP), organisé au Centre Socio-Culturel de Neudorf, en présence notamment de Jean-François Copé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.

François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé réuni pour la candidate UMP aux élections municipales de Strasbourg, Fabienne Keller

François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé réuni pour la candidate UMP aux élections municipales de Strasbourg, Fabienne Keller

Jean-François Copé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin ensemble autour de Fabienne Keller… Hier soir, pour ce grand meeting de la campage des municipales, l’UMP a affiché son unité… Dans la salle, même dans la tourmente des affaires, ses sympathisants ne doutent pas.

Unité des tenors de l’UMP

Tous trois ont plaidé pour le besoin d' »unité » de leur parti « à dix-huit jours » du premier tour des élections.
M. Copé en a profité pour évoquer, devant un millier de personnes, les accusations du Point selon lesquelles il aurait favorisé une entreprise de communication fondée par deux de ses amis au détriment des finances de son parti.
Ces « attaques très violentes » sont « une épreuve qui fait méditer sur la nature humaine et la capacité du système à générer la haine », a-t-il affirmé. « C’est bien la solidité de la colonne vertébrale (…) qui fait qu’on est solide dans l’épreuve », a-t-il ajouté.  
Il s’est félicité de ce que l’UMP soit « bien au clair dans ses convictions et sa ligne politique » et « que nous n’ayons peur d’aucun tabou ».
Il a fustigé la politique du gouvernement socialiste et a de nouveau dénoncé sa loi « en faveur du mariage pour tous », devant Mme Keller qui avait été l’une des rares parlementaires de son parti à voter pour cette loi.
« L’intérêt national commande d’être rassemblé », a plaidé de son côté M. Fillon, ex-rival de M. Copé lors de l’élection à la présidence de l’UMP fin 2012, pour laquelle copéistes et fillonistes s’étaient accusé mutuellement de tricheries.  L’ancien Premier ministre a ajouté « agir collectivement avec Jean-François Copé comme il le fera mercredi soir lors d’un meeting à Eysines, près de Bordeaux,
avec Alain Juppé.
Appelant les électeurs à administrer « une sévère correction » au pouvoir socialiste à l’occasion des municipales, il a affirmé qu’il n’y avait « pas d’autre choix » pour y parvenir « que d’utiliser son bulletin de vote ».
M. Raffarin a rendu hommage aux deux anciens rivaux et à leur « discours d’hommes d’Etat ». « Ce n’est pas au moment où Jean-François Copé est attaqué que son parti va flageoler », a-t-il ajouté.
« L’UMP et Jean-François Copé cherchent à nationaliser les municipales derrière une unité de façade pour faire oublier leurs déboires éthiques et financiers », a réagi Alain Fontanel, secrétaire national du PS aux Fédérations et maire-adjoint de Strasbourg, dans un communiqué à l’AFP.

 

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