16 Sep

Découvrez la vie de château à Cazeneuve

Bienvenue pour une nouvelle saison de reportages à la découverte de notre belle région !

Pour bien commencer, nous vous proposons de rencontrer une famille pour qui le patrimoine est une réalité quotidienne : les Sabran-Pontevès vivent dans une demeure royale, à  Cazeneuve, le château d’Henri IV et de la reine Margot, situé le long du Ciron à Préchac, en Gironde.

Les trois enfants sont à bonne école, plongés dans un livre d’histoire géant. L’aîné pourra bientôt faire visiter le château..

Une transmission sous le signe de la passion.  Lors des Journées du Patrimoine le week-end prochain, Cazeneuve fêtera ses trente ans d’ouverture au public, avec de nombreuses animations.

Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Philippe Turpeau, Christophe Varone, Vincent Issenuth) 

17 Juin

Bordeaux au XIXème siècle : le regard d’Alphonse Terpereau

Alphonse Terpereau a largement contribué à la mémoire de Bordeaux.

Sans lui, on ne connaîtrait sans doute pas aussi bien les transformations de la ville au XIXème siècle. Ce parisien d’origine débuta à Arcachon et parcourut une partie de la région, réalisant notamment cette superbe prise de vue du Pont Eiffel à Cubzac-les-Ponts. L’un des symboles de son talent.

Pionnier de la photographie d’architecture, Alphonse Terpereau exerce un regard singulier sur les ouvrages réalisés par les ingénieurs et les architectes dont il devient un interlocuteur privilégié.

Lignes pures, perspectives savamment étudiées, cadrage géométrique. Ses compositions, toujours prises d’un point haut, s’attachent à retrouver la précision, souvent austère, du croquis d’origine.

La ville, qui lui passe commande, entend valoriser la modernité qui se met en place pour justifier sa politique urbaine.

Le changement bouleverse profondément le paysage et beaucoup de vestiges médiévaux n’y résisteront pas. C’est ainsi, qu’au-delà de la commande officielle, Alphonse Terpereau s’efforcera aussi de photographier le petit patrimoine des ruelles anciennes, voué à disparaître sous ses yeux.

Patiemment, lors d’une thèse de doctorat en histoire de l’art, Florent Miane est parti sur les traces d’Alphonse Terpereau.

Pas évident quand on sait que toutes les plaques d’origine ont disparu et que les photographies elles-mêmes ont été dispersées en différents lieux.

Nous retrouvons le maître de conférences devant l’ancien atelier d’Alphonse Terpereau, au 29 cours de l’Intendance, muni de son portable. Du numérique aux plaques de verre, le XXIème siècle observe le XIXème siècle avec une certaine admiration.

Les technologies actuelles nous ont apporté la simplicité. A l’époque, le matériel pesait très lourd, il y avait beaucoup de contraintes mais il se dégage une poésie très spéciale. Chaque photographie était mûrement réfléchie.

Alphonse Terpereau avait fabriqué un laboratoire portable de sa composition. Un sac à dos contenant tous les produits nécessaires au développement qui devait se faire dans la foulée de la prise de vue.

Photographie emblématique : la Flèche Saint-Michel blottie au milieu des échafaudages de bois.

Une histoire passionnante racontée par Florent Miane dans un coffret de deux ouvrages parus aux Editions de l’Entre-deux-Mers.

27 Mai

Gajac : le cri du maire pour défendre les bruits de la campagne

Dans le cadre du débat national, le maire de Gajac a poussé un cri du coeur.

Il a souhaité, dans une lettre publiée dans le bulletin municipal, dénoncer les procès régulièrement intentés contre les habitants des campagnes par des citadins se plaignant du bruit. Bruno Dionis du Séjour demande l’inscription au patrimoine national du son des cloches, du chant du coq, du meuglement des vaches, du braiment de l’âne et même du piaillement des oiseaux. 

Depuis, les courriers de soutien affluent dans la petite commune girondine de 400 habitants.

26 Fév

Pessac : joyeuse ambiance autour du patrimoine festif

C’est l’histoire de deux passionnées venues de l’est, nourries par les romans de Tolstoï et Dostoïevski mais aussi par le romantisme de films comme « Autant en emporte le vent » et « Sissi Impératrice ».

D’origine russe, Elena Meunier a créé un atelier de couture, « Voyage au XIXème siècle » ; d’origine ukrainienne, Svetlana Loguinoff préside l’association Artécole pour Tous qui propose des cours de danse pour apprendre la valse, le cotillon, le quadrille, la polka et la mazurka.

Ensemble, elles voyagent dans le temps, voguant au milieu des froufrous et des rubans…

Elena Meunier est devenue une spécialiste de la mode, de 1800 à 1900, reproduisant des robes inspirées notamment par la célèbre Maison Worth, du nom de l’inventeur de la haute couture.

Le plus difficile est sans doute de confectionner les crinolines, ces robes composées d’une armature souple leur donnant une ampleur spectaculaire.

Ces costumes d’époque, fidèlement restitués, sont destinés à des reconstitutions historiques. Ce fut le cas notamment dans le cadre du carrousel du Louvre à Paris, lors du salon international du patrimoine, mais aussi dans de nombreux châteaux.

Chacun peut également acheter ou louer ces robes pour une occasion particulière car l’objectif est qu’elles soient portées pour défendre un patrimoine très particulier : le patrimoine festif !

Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Jean-Michel Litvine, Sarah Paulin)

Sont interviewées : Elena Meunier, présidente et fondatrice de l’association « Voyage au XIXème siècle » et Svetlana Loguinoff, présidente de l’association Artécole pour Tous

 

21 Jan

Lormont et son lavoir remarquable

Le lavoir Blanchereau fait partie des 18 sites emblématiques français choisis par la mission confiée à Stéphane Bern, dans le cadre du loto du patrimoine.

Une enveloppe de 60 000 euros a été attribuée pour la restauration, somme qui vient s’ajouter aux 75 000 euros attribués par la mairie de Lormont et aux 10 000 euros collectés via la Fondation du Patrimoine.

Soit un total de 145 000 euros mais il faut encore trouver 100 000 euros pour réaliser l’ensemble du chantier.

Avis aux mécènes ! En attendant, la première tranche de travaux va pouvoir commencer pour rénover la façade et le bassin.

Le lavoir Blanchereau existe depuis le Moyen-Age au pied de la Source des Garosses, dans le bourg historique de Lormont, en contrebas de la rue du Vieux Port, la plus ancienne de la ville.

Claude Dambrine, adjointe au maire de Lormont, connait bien cet espace d’eau et de pierre : sa mère et sa grand-mère y ont lavé le linge par tous les temps. Et ce matin-là, la météo rafraîchit aussitôt la mémoire :

Il fait froid, comme il faisait froid il y a cent ans. Les femmes travaillaient en toutes saisons. C’était dur, elles avaient les mains abîmées.

L’Association des Amis du Vieux Lormont a retracé l’histoire du lieu. Au départ, le lavoir n’était pas encastré dans les constructions. C’est au XIXème siècle que des habitations ont été bâties tout autour. Le lavoir s’est ainsi retrouvé en partie sous une maison !

Autre originalité : un confort -tout relatif-. L’eau de source a une température de 18° et on pouvait se réchauffer autour d’un feu.

Le plus surprenant est sans doute que ce lavoir ait été utilisé jusqu’en 1975.

Son emploi a perduré en raison du passé maritime et industrielle de Lormont. Les marins et les cimentiers donnaient beaucoup de travail aux lavandières, aux portes de Bordeaux, ville qui ne comptait aucun lavoir.

Depuis le loto du patrimoine, Blanchereau est devenu un véritable atout touristique pour Lormont. Les visiteurs sont de plus en plus nombreux. Leur nombre a doublé en six mois !

Reportage Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Christophe Varone, Véronique Lamartinière

 

Pour soutenir la restauration du lavoir Blanchereau, rendez-vous sur le site la Fondation du Patrimoine.

 

 

07 Déc

Le château de Mongenan sur les traces de Jean-Jacques Rousseau

C’est un château, ou plutôt une « folie », comme l’on disait au XVIIIème siècle. La demeure d’un illustre personnage qui vécut à Portets, dans l’Entre-deux-Mers : le baron Antoine de Gasq, président du Parlement de Guyenne et fondateur de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux.

La descendante du baron, Florence Mothe, fait revivre la propriété familiale avec son talent d’écrivain et d’historienne. Dans le salon, où rien n’a changé depuis près de trois cents ans, elle imagine les rencontres avec Montesquieu, qui venait régulièrement en ami et en voisin, mais aussi avec Rousseau.

Le philosophe avait été sollicité pour donner des cours de violon à Antoine de Gasq, qui pratiquait la flûte au sein de l’Académie des Lyriques. Jean-Jacques Rousseau avait en effet inventé une méthode en accéléré -toujours en vigueur en Chine-.

Cet amoureux de la nature initia le maître des lieux à la botanique, profitant de ses visites en Gironde pour réaliser un herbier de 132 planches exposées dans le domaine, offrant un témoignage précieux de la méthode de la discipline naissante. Elles permettent aussi d’inventorier les végétaux qui poussaient à Mongenan.

Le château de Mongenan attire enfin des visiteurs du monde entier pour son temple maçonnique, le seul conservé datant du XVIIIème siècle. C’est l’une des rares occasions, pour le grand public, de découvrir ce lieu mystérieux.

Suivez notre guide, Florence Mothe, qui organise des conférences toutes les semaines. Une gageure pour faire vivre ce monument historique privé, entretenu uniquement sur ses propres deniers. (Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Christophe Varone et Véronique Lamartinière)

 

25 Nov

Grand-Théâtre de Bordeaux : sauvons les dessins de l’architecte Victor Louis !

Les Archives Bordeaux Métropole lancent un appel aux dons.

Objectif : financer la restauration des plans originaux du Grand-Théâtre signés Victor Louis. Il s’agit d’un porte-feuille unique contenant 70 planches.

Il est très important d’intervenir rapidement car on observe des remontées d’acidité qui produisent des taches noires, des gondolements et des déchirures dues à des manipulations anciennes. Sophie Chavignon, responsable de la conservation

Vous avez jusqu’au 1er décembre pour devenir mécène sur le site dartagnans.fr

Les travaux sont estimés à 50 000 euros, dont 30 000 financés par les Archives. Il reste donc 20 000 euros à trouver auprès des particuliers et des entreprises.

Un peu d’histoire…

Nous sommes en 1770. Victor Louis est sollicité pour créer une salle de spectacle digne du rayonnement de Bordeaux, ville la plus importante du royaume après Paris. Il s’inspire des temples grecs, avec ses colonnes et ses muses dominant la ville.

Le Grand-Théâtre est alors conçu comme un « complexe culturel » avant l’heure : on y trouve une salle de concert, des salles de répétition mais aussi une bibliothèque et des cafés. C’est le bijou architectural dont rêvent les Bordelais…

Entrez dans les coulisses et découvrez l’histoire des plans originaux de Victor Louis, avec Laurent Croizier, directeur-adjoint de l’Opéra National de Bordeaux et Sophie Chavignon, responsable de la conservation aux Archives Bordeaux Métropole  (Reportage de Nathalie Pinard de Puyjoulon, Quentin Trigodet, Christophe Varone et Véronique Lamartinière) 

18 Nov

Bernd Stöcker : le choc des blockhaus

Un homme seul face aux blockhaus. Il s’appelle Bernd Stöcker et il est Allemand.

Plus de 70 ans après la Seconde Guerre mondiale, cet artiste reste sous le choc de la découverte de ces vestiges, après être venu passer des vacances sur le littoral girondin dans sa jeunesse.

Loin de sa Bavière natale, il s’est installé en 1982 à Saint-Isidore en Médoc, près d’Hourtin.

Ce jour-là, nous l’avons rencontré sur la plage de Naujac-sur-Mer où gisent encore des monstres de béton, prêts à être engloutis dans le sable.

Quand j’ai vu ces blockhaus pour la première fois, j’ai été frappé, surpris. On n’apprend pas cela à l’école. Alors j’ai voulu connaitre l’Histoire.

Ses oeuvres en noir et blanc sont réalisées avec un mélange d’encre de Chine et de sucre, sur des plaques de zinc ou de cuivre.

Des supports sur lesquels tout finit par se confondre, le béton, les dunes, l’océan. Avec parfois une touche de couleur, comme ce timbre édité en « hommage aux libérateurs » et collé au bas d’un tableau.

C’est un timbre français qui évoque la Résistance. C’est important de ne pas oublier. On ne peut pas construire des amitiés si on oublie le passé.

Une démarche qui se prolonge en trois dimensions car le peintre est aussi sculpteur, exprimant à travers la pierre de Frontenac ce télescopage des contraires entre la violence de la guerre et la douceur de la plage en été.

 

Les personnages sont sur un socle évoquant le blockhaus. Il ne s’agit plus de Français ou d’Allemands. C’est un symbole représentant à la fois la guerre et la paix.

Bernd Stöcker expose actuellement (jusqu’au 8 décembre) à la galerie MLS, dans le quartier des Chartrons à Bordeaux.

Une galerie animée par Marie-Lys Singaravelou qui met en lumière les artistes allemands, issus notamment de l’ex-RDA.

Une souscription a été lancée pour l’acquisition du bronze de la liseuse (ci-dessous). L’artiste sera présent à la galerie le 5 décembre pour une visite, suivie d’un dialogue avec le public à partir de 14 h 30. Atelier d’initiation à la linogravure avec préinscription par mail : marylissinga@gmail.com.

Par ailleurs, les personnes intéressées par l’enlèvement spectaculaire des sculptures, à leur chargement et départ, sont invitées à se manifester au 06.13.83.05.96

Regardez notre reportage sur plage, à l’atelier et dans la galerie (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Dominique Mazères, Boris Chague, VéronIque Lamartinière)  

 

16 Août

Le bestiaire de l’Estuaire : de drôles d’animaux en bois flotté

C’est une collecte à laquelle les promeneurs aiment souvent se livrer, surtout lors des grandes marées. Le bois flotté, Franck Espagnet en a fait sa spécialité.

Ce paysagiste, installé à Saint-Androny dans le Blayais, connait les berges de l’Estuaire de la Gironde comme sa poche. Régulièrement, il vient y chercher la matière de son inspiration.

Comme il aime à le dire, Franck Espagnet ne fait que continuer l’oeuvre de la nature en créant des animaux, restituant leur mouvement et leur énergie… Nous l’avons rencontré alors qu’il était en train de terminer un T-Rex, un tyrannosaure sorti des eaux !

 

09 Juil

Du pétrole à Bourg-sur-Gironde !

Difficile d’imaginer ce qui se cache à Bourg-sur-Gironde De gigantesques citernes datant de la Seconde guerre mondiale. Deux d’entre elles sont ouvertes à la visite et racontent une histoire inattendue. Notre guide s’appelle Sylvie Termignon. Suivez-là dans les méandres de l’or noir.

Ces cuves se trouvent sous le Musée de la citadelle, où vous pourrez découvrir une belle collection de calèches … Tout l’été, de nombreuses animations sont également proposées sur le cinéma.