25 Avr

Avant la fête de ce week-end, embarquez avec les pêcheurs de lamproies

Ce week-end, se tient à Sainte-Terre la traditionnelle fête de la lamproie. Le rendez-vous des gourmets et des pêcheurs passionnés par ce drôle d’animal. Ni reptile ni poisson, mais un fossile vivant vieux de 450 millions d’années !

La lamproie est pêchée depuis le XVème siècle dans les eaux de la Garonne et de la Dordogne. Des techniques ancestrales que nous a expliquées un couple de pêcheurs, dans la ferme du cabestan.

Aux côtés de David, son mari, Sabine Durand est devenue compagnon de pêche pour l’aider sur le bateau. Au fil du temps, elle apparaît comme une véritable ambassadrice de cette tradition menacée de disparition.

Embarquez avec nous le temps d’un reportage et retrouvez notre précédent article en cliquant ici.

Catherine Poulain : l’écriture comme un voyage

Voilà deux ans que Catherine Poulain a publié Le grand marin, inspiré par ses dix années de pêche en Alaska.

Un premier roman qui collectionne les prix littéraires, parmi lesquels le prix Joseph Kessel, le prix Ouest-France-Etonnants voyageurs et le prix Compagnie des pêches dont elle est particulièrement fière.

C’est après cette grosse vague médiatique que nous l’avons rencontrée chez elle, en Médoc, où elle aime retrouver ses racines familiales et le souvenir des étés passés au bord de l’Estuaire de la Gironde.

Une partie de son univers seulement car elle partage aujourd’hui sa vie entre sa région de coeur et les Alpes-de-Haute-Provence, tour à tour bergère et ouvrière viticole.

Elle nous a parlé de son deuxième roman qui vient de sortir aux Editions de l’Olivier, Le coeur blanc, mais aussi des manuscrits et des carnets de note qui l’accompagnent depuis toujours.

Cette infatigable voyageuse, nourrie de grands espaces et de liberté, a toujours rêvé de devenir écrivain. Vous pourrez la croiser au salon du livre de Soulac.où elle dédicacera ses ouvrages ce wekk-end.

Reportage NPDP, Philippe Turpaud, Charles Rabréaud, Isabelle Rougeot

 

12 Avr

Hôtel Frugès : une curiosité architecturale

Une fois n’est pas coutume, commençons par un détail.

Nous sommes dans un endroit surprenant, particulièrement prisé lors des Journées du Patrimoine. L’Hôtel Frugès est une curiosité architecturale, mélangeant différents styles à Bordeaux.

Le jardin a des accents mauresques, tout comme la salle de bain, digne des mille et une nuits !

Le concepteur de cet hôtel particulier est Henri Frugès, riche industriel sucrier désireux de créer une « oeuvre d’art globale » au début du XXème siècle.

Son nom reste associé à Le Corbusier. Ensemble, ils ont imaginé une cité ouvrière novatrice à Pessac (la célèbre Cité Frugès).

Cependant, pour son domicile, il sollicite un autre architecte, le Bordelais Pierre Ferret. Art nouveau, art déco, parfum médiéval. Le projet échappe à tous les codes de l’époque avec un objectif : rompre avec le XVIIIème siècle si cher à la ville.

L’actuel co-propriétaire, Jean-Pierre Renaudin, est tombé sous le charme en l’an 2000. Il découvre un décor ignoré pendant soixante ans.

Imaginez : au départ d’Henri Frugès, c’est un radiologue qui s’installe ! Le cabinet médical masque et cloisonne le décor intérieur de l’hôtel particulier qui ne correspond plus du tout à l’air du temps, comme l’explique l’historien Robert Coustet dans son ouvrage paru aux Editions du Festin.

Aujourd’hui, l’Hôtel Frugès a retrouvé toute sa splendeurVisites sur rendez-vous auprès de l’Office de Tourisme de Bordeaux.

Regardez notre reportage… Et visitez, sur le blog, une autre oeuvre d’art totale, Chavat, à Podensac.

01 Avr

Découvrez les techniques anciennes à l’Ecole Française de Décor

Vous vous êtes toujours sentis la fibre artistique ? L’Ecole Française de Décor est peut-être pour vous ! Fondée par Anne Barkhausen, une ancienne professeur de mathématiques devenue artisan d’art, elle propose une formation originale : celle de « peintre en décor » pour créer et réaliser des décors et des finitions décoratives.

C’est une passion… Mon métier, c’est mon loisir… et mon loisir, c’est mon métier ! Je vis pour ça, je trouve que c’est intéressant de transmettre ce que l’on sait et de voir grandir les autres. Anne Barkhausen

Unique en son genre, l’Ecole compte trois antennes (une à Bordeaux et deux autres au Mans et à Nantes) recrutant des jeunes et des moins jeunes qui ont envie d’exprimer leur sensibilité artistique. Certains sont diplômés en arts plastiques ou en histoire de l’art, les autres ont déjà exercé un métier comme architecte, infirmière ou assistante commerciale !

Pour les premiers, il s’agit de professionnaliser leur parcours universitaire ; pour les seconds, de s’offrir une seconde chance plus en adéquation avec leurs désirs.

J’ai toujours peint. J’ai eu envie, pour la deuxième partie de ma vie, de réaliser mon rêve. Je peux rester là 10 heures, sans m’arrêter, sans voir le temps passer. Je suis tranquille, heureuse, détendue, je suis au paradis ! Marylise, élève de l’Ecole Française de Décor.

L’originalité consiste en l’apprentissage de techniques anciennes à partir de matières naturelles, comme la chaux, la caséine, le sable, les poudres de marbre. En un an, les élèves font leurs gammes, découvrant le glacis, le trompe-l’oeil, le stuc, le pochoir ou la patine, sans oublier le décor panoramique.

Les débouchés sont multiples dans le domaine du patrimoine et de la restauration, mais aussi le théâtre, le cinéma et plus récemment, les escape games et les parcs d’attraction ! Les peintres en décor s’adressent également aux particuliers, mettant les techniques anciennes au service de nos intérieurs contemporains.

Pas de plastique, pas de produits chimiques, on fait des choses qui vont tenir dans le temps, comme les anciens. Alice

Entrez dans les coulisses des décors et découvrez « l’effet wahouh » avec notre reportage (NPDP, Dominique Mazères, Christophe Varone, Véronique Lamartinière)