06 Mai

Green IT à Toulouse : comment rendre le numérique plus écolo et plus responsable ?

A lui seul, internet dégage près de 4% de gaz à effet de serre, soit le double de l’avion. Les mesures pour réduire l’impact environnemental du numérique se multiplient aux quatre coins du monde mais aussi en Occitanie. Focus sur deux initiatives Toulousaines.

© Jean-Luc Flémal / MaxPPP

« Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte de la France » note une étude de GreenIT.fr.

Entre la fabrication des équipements, les réseaux sociaux et la digitalisation de l’économie, les technologies de l’information (IT) dégagent 4% des gaz à effet de serre selon l’agence de la transition écologique (Ademe), soit deux fois plus que l’aviation.

Le numérique consomme également 4,2% des énergies primaires et 5,5 % de la consommation d’électricité mondiale selon GreenIT.fr

Depuis 2006, la prise de conscience d’une informatique plus verte (ou Green IT) prend de l’ampleur dans le monde et en Occitanie.

Lancement du premier collectif d’Occitanie pour un numérique responsable

Né à Toulouse en octobre 2020, « Good IT est un collectif de professionnels issus du monde de l’entreprise et impliqués dans l’écosystème numérique responsable » résume en quelques mots Hélène Brustel, l’une des membres.

« Notre objectif est de fédérer et de sensibiliser aux aspects environnementaux mais aussi sociétaux et sociaux » précise Jade Vincent, co-fondatrice du collectif.

Pour cette experte en accessibilité numérique, le digital doit être à la fois durable et inclusif.

Depuis 6 mois, la quinzaine de membres actifs organise des webinars et des ateliers dans les écoles, les tiers lieux et les entreprises.

L’idée est de former les usagers et les décideurs informatique à mettre en place des actions de réduction de l’empreinte environnementale. Et ca marche ! Les exemples se multiplient en Occitanie assure le collectif.

A terme, Good IT envisage de publier le premier annuaire des entreprises du numérique responsable en Occitanie.

A Toulouse, un audit pour mesurer l’impact environnemental

Autre solution, celle portée par le groupe Français Magellan Partners.

Ce cabinet de conseil (spécialisé dans la transformation digitale) aide les entreprises à décarboner leurs activités numériques. 

« Notre objectif est de faire prendre conscience de leur impact environnemental numérique » explique Jérôme Torner de Magellan Partners. Un travail qui se fait en deux étapes. « Nous proposons d’abord un audit qui va mesurer les outils numériques du client » poursuit-il.

« Une fois cet inventaire fait par le client, nous lui proposons d’abord des solutions comme des gestes éco-responsables : éviter d’avoir deux smartphones (professionnel et personnel), privilégier les PC portables,.. Puis, ensuite, nous le conseillons dans des équipements moins gourmands en énergie » détaille Jérôme Torner.

C’est le rôle d’Exakis Nelite, filiale Toulousaine de Magellan Partners. Elle accompagne les entreprises dans les projets de migration vers le Cloud. « C’est l’économie du partage, moins de serveurs informatiques« . Exakis Nelite a récemment travaillé avec Manatour mais aussi Safran, Airbus et Pierre Fabre.

La prise de conscience d’un numérique plus responsable est en marche mais elle devra s’accélérer dans les prochaines années. Il y a urgence. Les études présagent que l’empreinte carbone de l’IT grimpera à 8% d’ici… 2025. 

Julien Leroy

31 Mar

Toulouse : découvrez la (première) web-série sur les drag queens

A mi-chemin entre le documentaire et le divertissement, « Soirée Draguisée » nous plonge dans l’univers des drag-queens de Toulouse. La web-série est diffusée depuis le 21 mars 2021. Le prochain épisode est prévu dans quelques jours. 

© Soirée Draguisée

Le réalisateur Toulousain Gabin Fueyo réalise la première série-réalité française sur l’univers du drag. 

« Soirée Draguisée est à la fois, une sitcom, une parodie de télé-réalité et un vaudeville où le travestissement est au centre du dispositif », résume-t-il.

L’histoire raconte « des hommes et des femmes, venus de tous horizons, s’essayer au Drag pour la toute première fois. C’est lors de soirées à thème incontournables, organisées par la truculente Natachatte Queen et son acolyte Catoche, qu’ils doivent assurer le show devant un public en folie. Chaque nouvelle drag espère remporter le célèbre Bounty Royal et voir son nom inscrit dans l’arbre généalogique de la famille Queen » poursuit-il. 

A mi-chemin entre la fiction et la réalité, l’idée est faire connaître l’univers méconnu des drag queens.

« J’ai toujours été intéressé par les questions autour du genre. (..). Le genre est un sujet tabou, qui fascine autant qu’il fait peur. Comment traiter d’un tel sujet sans cliver ou choquer ? ». Le monde du drag ou plutôt l’idée que je m’en fais m’a tendu les bras » explique le réalisateur.

Soirée Draguisée est avant tout un « divertissement avec de la légèreté, beaucoup d’humour et du spectacle« .

Soirée Draguisée | La série réalité avec des strass et des paillettes ! from Garéal on Vimeo.

« Je ne voulais pas réaliser un documentaire esthétisant, politique, autour de la Drag et de la communauté LGBT. (..). J’ai voulu voulu créer une nouvelle marque, qui s’affranchit de certaines normes de la communauté drag elle-même » complète le réalisateur Toulousain.

Cette web-série, entièrement tournée dans la ville rose, offre une mise en avant des drag geens. La majorité des protagonistes jouent leur propre rôle.

« Ils ont été tous surpris de participer à cette aventure et de voir l’ampleur que prenait le projet au fil des tournages ainsi que l’engouement naissant sur les réseaux sociaux » précise Gabin Fueyo.

La diffusion de la sérié a débuté ce 21 mars 2021.

« Les retours sont très positifs, les gens adhèrent. (..) C’est une sensation incroyable d’avoir réussi le pari de réunir des gens devant un programme inédit avec des drag-queen, avec une productions indépendante et des inconnus à l’écran » se réjouit le Toulousain.

« Soirée Draguisée » compte 7 épisodes de 25 min chacun. A visionner en streaming VOD via la plateforme Viméo, au prix de 4,90 €.

A 34 ans, Le Toulousain Gabin Fueyo n’est pas à son premier succès cinématographique sur le web. Entre 2016 et 2019, il a cartonné avec la web-série « Un Siècle vous contemple », où les héros ont plus de… 90 ans. Les 3 saisons totalisent près d’un million de vues.

> Plus d’info sur http://www.soireedraguisee.fr/

Julien Leroy 

30 Mar

Toulouse : rencontre avec Hélène Gallais, une entrepreneuse (très) courageuse

Découvrez une Toulousaine au parcours hors du commun. Malgré une maladie neuro-vasculaire qui l’a fait souffrir quotidiennement, Hélène Gallais est parvenue à réussir dans le domaine de la communication avant de créer sa startup autour des métiers de la cuisine. Le tout à seulement 30 ans.

© Hélène Gallais

Quel est votre parcours professionnel ? 

Hélène GALLAIS : « J’évolue dans le domaine des relations médias et de la communication globale depuis le début de ma carrière. Diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse (ESC), j’ai débuté en tant que chargée de projets évènementiels au journal La Tribune à Paris où j’ai organisé de nombreux évènements nationaux et régionaux. C’est là que la passion est née.

J’ai ensuite travaillé en agence de communication pendant plusieurs années. Puis, j’ai été responsable de la communication d’un centre d’architecture à Bordeaux et j’ai ensuite eu l’immense opportunité de travailler aux cotés d’un Général de l’armée de Terre. Des expériences atypiques et très formatrices qui m’ont permis de consolider mes connaissances (..). J’aime mettre en place des stratégies, tisser des liens, organiser des échanges ».

Depuis le 23 mars 2021, vous avez lancé votre première start-up. Etes-vous prête pour un pitch ?

Oui ! Je lance cette startup avec mon frère, qui est chef. On lance la première plateforme de recrutement 100% dédiée à la cuisine. Nous réunissons sur une même plateforme tous les acteurs du monde de la cuisine : les restaurateurs, les candidats, les écoles. En période de pandémie, nous avons décidé d’inscrire l’innovation digitale au centre de notre réflexion car nous sommes convaincus que la digitalisation de ce secteur d’activité est primordiale pour faire avancer le métier.

Au-delà de l’investissement que demande la création d’entreprise, vous devez vous battre contre une maladie orpheline…

Oui, hélas, depuis mes 17 ans. Je souffre de ce que l’on appelle une EM, une maladie neuro-vasculaire. 1 cas sur 1 million, ce qui veut dire qu’il y a peu voire pas de recherche médicale et pas de traitement adapté.

Je suis très suivie par un centre de la douleur et soins palliatifs à Toulouse et je prends un traitement lourd, à base de morphiniques, qui malheureusement ne me soulage pas vraiment.

Comment parvient-on à surmonter la souffrance et à devenir une entrepreneuse ?

Aujourd’hui je suis associé avec mon petit frère dans Jobs & Chefs. J’ai beaucoup de chance car nous avions une confiance aveugle l’un en l’autre, et nous organiser notre temps et aménager mon temps de travail en fonction de mes crises de douleurs.

Comme la douleur est omniprésente et que je suis habituée à me dépasser, à me battre, que pour être stimulée intellectuellement, j’ai besoin d’avoir un métier dans lequel je relève des défis quotidiens ! Et c’est un peu la définition de l’entrepreneuriat finalement. C’est un parcours du combattant. On peut avoir une victoire un jour, et le jour d’après, une défaite.

Hélène et Clément Galais, fondateurs de Jobs & Chefs / © Jobs & Chefs

Justement, vous avez créé un compte Instagram pour sensibiliser à cette grave maladie..

En fait quand on est malade on se rend compte que c’est très compliqué de se confier à ce sujet avec son entourage, parce qu’on sait que c’est aussi de la souffrance pour eux d’être impuissants face au mal qui vous ronge. Alors on a tendance à se replier sur soi et à garder ses pensées noires secrètes.

En créant @la_maison_onirique, je me suis rendue compte qu’il était beaucoup plus aisé de se confier à des inconnus.

On peut dire tout ce que l’on veut sur le pouvoir parfois nocif des réseaux sociaux. Pourtant, depuis que j’ai débuté, je n’ai reçu que des messages bienveillants, plein d’amour, d’encouragements, de soutien. Je pense sincèrement que cela m’a appris à accepter davantage la maladie comme faisant partie intégrante de moi et à ne plus en avoir honte.

En tant que femme et entrepreneuse, quels conseils donneriez-vous ?

C’est compliqué pour moi de donner des conseils, car je me considère encore comme un « bébé entrepreneur ». Je dirais qu’il est nécessaire de se montrer humble, d’être à l’écoute de son environnement, d’être agile et par-dessus tout, d’apprendre à composer avec l’imprévu !

Quels sont vos souhaits pour cette nouvelle année 2021 ?

Personnellement ? Que je continue à travailler pour  devenir une meilleure version de moi-même. Professionnellement ? Faire de Jobs & Chefs, l’outil qui aidera concrètement  les restaurateurs pour les épauler dans la réouverture de leurs restaurants.

 

Propos recueillis par Julien Leroy

25 Mar

Toulouse : lancement de « Jobs & Chefs », un LinkedIn de la cuisine

La Foodtech française compte un nouveau venu : Jobs & Chefs. Née à Toulouse, la start-up lance une plateforme pour mettre en relation les restaurateurs, le personnel de cuisine et les étudiants d’écoles hôtelières. L’idée est de faciliter le recrutement et l’insertion professionnelle.

Hélène et Clément Galais, fondateurs de Jobs & Chefs / © Jobs & Chefs

La réouverture des restaurants et les bars dans les prochains mois s’annonce complexe. De nombreux établissements risquent d’avoir des difficultés à recruter dans un secteur d’activité déjà conditionné par un turnover naturellement élevé.

C’est dans ce contexte économique historique que Jobs & Chefs a lancé ce mardi 23 mars 2021, la première plateforme digitale consacrée au recrutement et à l’insertion des professionnels de la cuisine.

« Au-delà de la simple mise en relation, Jobs & Chefs crée un réel écosystème réunissant, sur une même plateforme, les restaurants recruteurs mais également les écoles hôtelières, vivier de toute la profession » complète Hélène Gallais, co-fondatrice de Jobs & Chefs.

L’idée est de créer ainsi un « LinkedIn » de la cuisine.

« En tant qu’outil collaboratif, la plateforme anticipe la validation des expériences et la certification des diplômes des candidats. Elle propose également un mode de sélection en entonnoir, facilitant la détection des profils les plus adaptés. Gratuit pour les cuisiniers et les étudiants d’école hôtelière, Jobs & Chefs les accompagne dès leur sortie d’école jusqu’à l’insertion professionnelle et tout au long de leur carrière » poursuit la conceptrice.

Du côté des restaurateurs, l’innovation toulousaine leur offre la « garantie d’un recrutement simple, rapide et sécurisé« . La plateforme est gratuite pour eux jusqu’au 15 juin 2021.

Jobs & Chefs est également une aventure familiale. La start-up a été imaginée par deux Toulousains : Hélène Gallais et son frère Clément. A 30 ans, la sœur est diplômée d’école de commerce et compte plusieurs années d’expérience dans la communication. Lui est chef cuisinier à domicile de 27 ans. Après fait l’école hôtelière de Saint-Chély-d’Apcher, il a notamment travaillé chez Michel Sarran.

>> Plus d’info sur https://www.jobsandchefs.com/

Julien Leroy

 

17 Mar

Près de Toulouse : la start-up Brico Privé cartonne depuis le début de l’épidémie

A L’Union aux portes de Toulouse, Brico Privé ne connait pas la crise. En 2020, le leader français des ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison, cartonne. Son chiffre d’affaire est en hausse de 40%. 

© Brico Privé

La start-up profite du boom du bricolage et de la décoration d’intérieur entamé lors du premier confinement en mars 2020. Entre le couvre-feu et la fermeture des lieux publics, 36 % des Français bricolent davantage selon un sondage Odoxa. Dans les magasins spécialisés, la demande a triplé.

Idem pour Brico Privé qui affiche des records de croissance. Au dernier trimestre de 2020, l’entreprise de L’Union a vu ses volumes de vente bondir de 68%. Son chiffre a ainsi atteint les 190 millions d’euros, soit une augmentation de 40% sur un an. 

En 2020, les consommateurs ont pris l’habitude d’acheter davantage en ligne mais ils se sont surtout réappropriés leur habitat en investissant dans son amélioration, c’est particulièrement vrai pour l’outdoor et l’équipement du jardin. Julien Boué, co-fondateur de Brico Privé

Sans surprise, la tendance se poursuit en ce début d’année. La boutique en ligne s’attend à une augmentation de 70% de son chiffre d’affaire d’ici fin mars 2021. Une croissance portée par le secteur du jardin qui démarre très tôt.

En ce début d’année, ce sont les ventes de planchas et barbecues qui ont explosé avec +95 % de chiffres d’affaires, mais aussi des abris de jardins, serres ou encore de végétaux dont les ventes affichent un taux de croissance supérieur à 100%. précise Julien Boué, co-fondateur de Brico Privé

Cette hypercroissance se traduira par des recrutement en 2021. « Nous comptons ouvrir une trentaine de postes cette année dans tous les services (Data engineer, développeur backend, Rédacteur Web, Préparateur de commande,…) » assure la direction.

Créé en 2012, Brico Privé est l’une des success story de la Tech toulousaine. En 9 ans d’existence, il est devenue le premier site français de ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison. Il revendique 10 000 millions de membres en Europe. La société emploie 170 salariés dont 120 au siège social. En 2020, Brico Privé a rejoint les enseignes du groupe « Les Mousquetaires »

Julien Leroy

10 Mar

Plusieurs sites web d’Occitanie sont hors service après l’incendie d’OVH à Strasbourg

C’est l’effet papillon. Dans la nuit du 9 au 10 mars 2021, un incendie a ravagé un data-center d’OVH Cloud à Strasbourg. Aucun blessé n’est a déploré mais une part du web français est partie en fumée. Plusieurs sites internet d’Occitanie sont impactés dont le Conseil départemental du Tarn-et-Garonne et le Castres Olympique.

© Jean-Marc LOOS / MaxPPP

Le site Alsacien abritait 29 000 serveurs hébergeant des milliers de pages web ou de comptes mails professionnels. Résultats : de nombreux sites internet sont devenus inaccessibles comme le Centre Pompidou, le club de handball de Créteil, la plateforme d’accès aux données publiques data.gouv.fr ou le musée de l’école rurale de Bretagne.

A Toulouse, entreprises et associations sont touchées

Malgré les 1000 km qui séparent Toulouse et Strasbourg, l’incendie a également touché des sites de la ville rose.

Exemple avec « Culture 31 » spécialisée dans l’actualité culturelle de la métropole toulousaine. « Ce matin à 6h00, je m’aperçois que le site et le blog étaient hors service » raconte Bruno del Puerto, le directeur de la publication chez Culture 31. Il espère restaurer rapidement une sauvegarde faite il y a quelques jours. Le site attire près de 40 000 visites par mois.

Même situation chez le magazine culturel « Clutch mag ». L’équipe toulousaine annonce sur Facebook que le site « est inaccessible pour une durée indéterminée« . 

Le site web des supporters du TFC, LesViolets.com, est également indisponible. L’un de ses responsables l’explique dans une vidéo.

Le Conseil départemental du Tarn-et-Garonne n’a plus de site web. Idem pour le Castres Olympique

Autre victime collatéral : le conseil départemental du Tarn-et-Garonne. Impossible de connaître tous les dégâts mais le site ne sera pas rétabli pas avant le 15 ou 16 mars.

Ce jeudi 11 mars, le club de rugby du Castres Olympique nous confirme que son site est indisponible depuis 24 heures.

En Ariège, la radio Transparence a du attendre quelques heures pour restaurer sa présence en ligne.

Par ailleurs et selon nos informations, de nombreux professionnels d’Occitanie n’avaient plus accès à leur messagerie électronique. A l’image des Poteries d’Albi.

A ce jour, le groupe OVH Cloud ignore quand la situation sera rétablie.

OVH Cloud est l’un des fleurons informatiques européens. Créée en 1999 à Paris, l’entreprise a commencé par faire de l’hébergement de sites internet, avant de se lancer dans les services « cloud ». Aujourd’hui, elle affiche un chiffres d’affaire de 600 millions d’euros (2019) et compte 2450 collaborateurs dans le monde.

Julien Leroy (avec l’AFP)

08 Mar

Lancement du premier prix « Femmes de Food » à Toulouse

Sophie Franco, Estelle Elias et Elodie Pages, fondatrices de ce prix unique à Toulouse / © Food Locale

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, 3 Toulousaines lancent la première édition du prix « Femmes de Food ». Le concours est destiné à toutes les entrepreneuses de la ville rose impliquées dans le domaine de l’alimentation.

« L’objectif est de mettre en lumière celles qui entreprennent dans le secteur de l’alimentation : productrices, commerçantes, restauratrices, brasseurs, traiteurs… » précisent les fondatrices.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 28 mars 2021.

« Le jury va évaluer leur parcours, la qualité de leur projet et leur engagement en faveur d’une alimentation plus responsable » détaille Estelle Elias, l’une des 3 organisatrices.

Composé de 6 expertes de l’alimentation (avec notamment Noémie Honiat, championne de France du dessert et Maguelone Pontier, directrice générale du Grand Marché MIN de Toulouse), le jury dévoilera la lauréate le 30 avril prochain. Une seconde sera élue par le grand public qui pourra voter à partir du 12 avril.

Dernière cette initiative se trouvent trois Toulousaines : Sophie Franco, Estelle Elias et Elodie Pages. Les deux premières ont fondé « La Food Locale », une agence de communication spécialisée dans le secteur de l’alimentation. La troisième est la blogueuse culinaire de www.hello-toulouse.fr.

« Nous avons hâte de dévoiler le nom des deux gagnantes, mais plus encore, nous avons à cœur de valoriser le travail de chacune d’entre elles afin de dessiner un avenir plus gourmand, plus égalitaire et plus responsable pour notre région » conclut Elodie Pages.

Inscription et info sur https://femmesdefood.fr/

Julien Leroy

11 Fév

Une startup d’Occitanie lance une plateforme de téléconsultation pour animaux

© Liv’Vet

Plus besoin de se déplacer chez son vétérinaire. 

A Montpellier, la start-up Liv’Vet lance ce 2 février 2021, l’une des premières plateformes françaises de téléconsultation pour animaux de compagnie.

‘Il est enfin possible de pouvoir réaliser une consultation de son animal depuis son domicile ou lieu de vacances » explique Jean-François Audrin, le fondateur

« Liv’Vet permet aux vétérinaires de pratiquer un examen fiable à distance, de médicaliser les animaux qui ne le sont pas, de limiter le stress de l’animal, de pouvoir consulter très rapidement en cas d’urgence et de faciliter la gestion de la médecine préventive » poursuit-il.

Le médecin « dispose d’un panel d’outils (pointeur sur l’animal, prises de photos, vidéos informatives, affichage sur écran…) permettant de guider le propriétaire pendant la téléconsultation« .

La plateforme fonctionne comme les outils de télémédecine. Une fois l’inscription terminée, vous planifiez un rendez-vous en ligne et recevez sur votre adresse e-mail, le compte-rendu et l’ordonnance. Quant au tarif, le prix est majoré de 3,50 € à chaque séance.

Cette digitalisation des consultations vétérinaires est autorisée par l’Etat depuis seulement mai 2020.

Liv’Vet espère ainsi profiter de ce marché émergent. Aujourd’hui, une soixantaine de cliniques vétérinaires utilise la plateforme.

Créée en novembre 2019 par Jean-François Audrin, vétérinaire dans l’Hérault, la jeune pousse est soutenue par le Bic de Montpellier, la French Tech et la Région Occitanie. Elle compte actuellement 3 salariés.

Plus d’info sur https://livvet.vet/

09 Fév

En 2021, quelles startups d’Occitanie figurent dans le « French Tech 120 » et le « Next 40 » ?

Quelles sont les startups de Toulouse et de Montpellier les plus prometteuses ? Le ministère de l’Économie a dévoilé lundi 8 février, sa nouvelle sélection nationale de la « French Tech 120 » et du « Next 40 ». Cinq jeunes pousses de la région y figurent voir un peu plus…

Cédric O dévoile la liste Next 40 et de la FT120 ce 8 février 2021 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

Lancés en septembre 2019 par le secrétaire d’Etat au numérique, le « Next40 » et le « French Tech 120″ regroupent les startups françaises en hypercroissance. Les 40 premières sont considérées comme le CAC 40 des entreprises technologiques. Les 80 suivantes sont sélectionnées dans le programme ‘French Tech 120 ».

Ses 120 lauréats bénéficient d’une visibilité accrue et d’un accompagnement. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

Après une première promo en 2019, Bercy a dévoilé ce lundi 8 février 2021, sa nouvelle sélection.

Avec 5 lauréats, L’Occitanie se classe sur le podium !

Comme en 2019, 5 startups de Toulouse et de Montpellier figurent dans ce nouveau TOP 120.

Côté Toulousain, nous retrouvons (sans surprise) Sigfox et son réseau 0G. Mais deux startups de la ville rose sont promus. Il s’agit du fournisseur d’énergies vertes Ilek. et de Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, elle a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés.

Par contre, Easymile (basé à Pibrac) et ses véhicules autonomes sortent du palmarès. 

Du côté de Montpellier, la jeune pousse Swile (spécialisée dans les titres-restaurants) et Microphyt (qui travaille sur les microalgues) conservent leur place.

« Avec ses 5 lauréats, l’Occitanie se classe derrière l’Île-de-France, ex-æquo avec Auvergne-Rhône-Alpes et Haut-de-France (..) Au total, cela représente 900 emplois dans notre région. » précise Alexis Janicot, directeur délégué de la French Tech de Toulouse. 

Sigfox sort du Next40 et remplacé par Kinéis
Lors de la première sélection en 2019, Sigfox était l’unique représentant d’Occitanie dans le Next40. Mais le groupe de Labège a connu quelques difficultés en 2020. Aujourd’hui, le réseau mondial d’objet connecté est hors des 40 premiers. Mais l’honneur toulousain est sauf. La start-up Kineis fait une entrée fracassante dans ce club des leaders technologiques.
Deux autres startups sont (quasiment) toulousaines
Elles n’ont pas leur siège sociale en Occitanie, mais d’autres lauréats peuvent afficher une certaine appartenance locale. C’est le cas de Papernest installée à Paris mais fondée par un Tarnais. Ou d’Openclassrooms également basé dans la capitale mais qui compte une centaine de salariés à Toulouse. La preuve que l’écosystème numérique de Toulouse reste l’un des plus performants de France.
Julien Leroy

29 Jan

Etudié à Toulouse, le projet de ballon-internet de Google est abandonné !

© Google. Ballon du projet Loon

© Google. Ballon du projet Loon

Fin de l’aventure pour le projet « Loon ».

Alphabet, la maison-mère de Google, renonce à connecter la planète avec ses ballons internet.

L’annonce a été faite le 22 janvier 2021 par Astro Teller, responsable du laboratoire Google X. « Malheureusement, malgré les réalisations techniques révolutionnaires de l’équipe au cours des neuf dernières années (…) la route vers une viabilité commerciale s’est avérée beaucoup plus longue et risquée que prévu » a-t-il déclaré à l’AFP. 

Depuis 2013, le géant américain rêve de connecter le moindre carré de notre planète à Internet.

Pour y parvenir, il avait imaginé d’envoyer des ballons-transmetteurs dans la stratosphère (espace situé entre 18 et 22 kilomètres de la surface de la Terre). Le réseau aérien promettait ainsi de couvrir les zones les plus reculées et supprimer les fameuses zones blanches. Un premier test avait eu lieu au Kenya en 2018.

Au début du projet, Google avait signé un partenariat avec le CNES de Toulouse. Une équipe toulousaine avait alors apporté leur expertise technique sur la conception des ballons stratosphériques. En effet, les chercheurs de la ville rose sont devenus des spécialistes de la question grâce au programme Concordiasi (lâcher de ballons au-dessus de l’Antarctique). 

Julien Leroy