16 Juil

Gertrud Varailhon : des oeuvres en aiguilles de pin

En rencontrant Gertrud Varailhon, on comprend vite qu’on ne verra plus jamais les aiguilles de pin comme avant. Cette artiste, qui fabrique également des bijoux, a découvert ce matériau régional un jour de vent dans son jardin, lorsque les aiguilles se sont prises dans les mailles de son pull et de ses  moustiquaires… Le déclic !

Je me suis dis, tu es dans les Landes, tu te sens bien ici… Il faut essayer de faire quelque chose avec ça !

Gertrud Varailhon sélectionne soigneusement ses aiguilles : elles doivent être assez longues, bien tenues entre elles et fraîchement tombées pour garder toute leur souplesse. Ensuite, elle les peint patiemment pour obtenir sa palette de couleurs.

L’artiste peut passer des mois à réaliser l’une de ses oeuvres, inclassables selon les spécialistes : s’agit-il de tableaux, de tapisseries, de fourrure végétale ? Le résultat est en tout cas surprenant.

Gertrud Varailhon expose cet été au Centre d’Art Contemporain de Mont-de-Marsan. Il s’agit d’une rétrospective : une occasion unique de découvrir l’ensemble de sa démarche artistique. Regardez notre reportage (Nathalie Pinard de Puyjoulon, Ludovic Cagnato, Sarah Paulin)

 

 

13 Juil

Au paradis du papillon : quand la passion donne des ailes…

Benoît Ferrere a commencé par observer les chenilles dans le jardin de ses grands-parents et il ne s’est plus jamais arrêté. La serre de Sanguinet dans les Landes, aux portes du Bassin d’Arcachon, est remplie de centaines de papillons venus d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique Centrale.

Pour les visiteurs, l’occasion de découvrir des espèces exotiques aux couleurs incroyables. Un univers plein de légèreté… qui demande un lourd labeur. Imaginez : chaque espèce de papillon pond exclusivement sur une espèce de plantes.

Avant d’élever les petits êtres fragiles, il faut donc cultiver leur jardin, sans utiliser de pesticide qui empêcherait leur développement. Un travail… de fourmi, oserait-on dire, tant il faut de patience et d’énergie.

Les chrysalides arrivent deux fois par semaine, quelques mois dans l’année. Comme des bijoux de la nature imitant les feuilles ou l’écorce des arbres, elles se fondent dans leur environnement pour tromper les prédateurs avant de se métamorphoser.

Benoit Ferrere nous a ouvert les portes de son paradis. Entrez dans les coulisses avec nous…