01 Avr

Poppy, le robot-humanoïde open-source, débarque à Rennes (et ailleurs aussi)

Poppy au lab fab de Rennes

Poppy au lab fab de Rennes

Ils ont « monté » Poppy en quelques jours. Dans le LabFab de Rennes, une petite équipe a imprimé les pièces en 3D, branché les petits moteurs, codé, et Poppy est né. Ce petit robot humanoïde est l’oeuvre du laboratoire Flowers (Interactions, exploration et apprentissage en robotique développementale et sociale) de l’INRIA à Bordeaux, qui a créé Poppy dans le but, justement, de mettre ses plans à la disposition de tout le monde, avec un code open-source qui, bien sûr, peut et doit évoluer.

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05 Mar

Des algues, des coquille d’huîtres, et puis quoi encore pour imprimer en 3D ?

Des écailles d'huîtres sont en gros plan.

Des écailles d’huîtres en gros plan.

L’impression 3D ne finit pas de nous étonner. Tout le monde a vu passer cette vidéo d’une maison imprimée en 3D en Chine, d’autres auront peut-être goûté à ces pâtes de création originale. En Bretagne, c’est avec des algues ou des coquilles d’huître que l’on va créer des filaments originaux. Et puis quoi encore ? Continuer la lecture

14 Fév

Le Fabshop poursuit sa croissance et veut lever 1,2 millions d’euros

Un objet pour le 14 juillet à imprimer en 3D

Un objet pour le 14 juillet à imprimer en 3D

Ça y est, le temps de la levée de fond est arrivée pour l’entreprise spécialisée dans la 3D. Le Fabshop, installé à près de Saint-Malo et à Paris, veut devenir une référence mondiale des modèles 3D téléchargeables. Elle veut lever 1,2 millions sur une plateforme internet d’investisseurs.

L’entreprise fondée par Bertier Luyt  a choisi Anaxago comme plate-forme de crowdfunding. Avec un ticket d’entrée à 2000 euros et les déductions fiscales classiques (ISF, IR, PEA), c’est un mix entre le financement participatif et un tour de table qui est privilégié pour ce développement. Son modèle: le catalogue d’objets à imprimer. Continuer la lecture

08 Déc

En Bretagne, on imprime son sabre laser Star Wars episode VII en 3D

Le sabre laser en kit

Le sabre laser en kit

Que la force de l’impression 3D soit avec vous. L’info à fait le tour de la toile et des réseaux: on peut imprimer en 3D le sabre laser de Star Wars episode VII. L’objet culte est proposé par une entreprise installée à Saint-Malo, le Fab Shop, qui fait ici un coup de com’ international et a déposé les plans 3D sur le site spécialisé Thingiverse.

Embout de tuyau d’arrosage, tire-bouchon, vous pourrez enfin tester l’utilité réelle de ce sabre dont la forme à surpris bon nombre de fans. Mais là n’est pas l’intérêt de ce post.

C’est l’occasion en effet de donner un coup de projecteur sur cette entreprise, titulaire de la licence Markerbot, une des imprimantes 3D fiables et accessibles du marché. Le Fabshop a un bureau à Paris, son siège à Saint-Méloir-des-Ondes et a créé, en un peu plus d’un an, une quinzaine d’emplois. Ce n’est déjà pas rien. Autre corde à son arc, la licence de la Maker Faire en France. Un événement mondial du Do It Yourself organisé par la revue américaine « Make », et qui fait des petits (sous licence, donc), un peu partout. Le Fab Shop en a organisé un à Saint-Malo en avril 2015, à Paris en 2014 et remet ça en 2015 avec encore plus d’espace d’exposition.

C’est le signe qu’en quelques années l’impression 3D est passé du stade de la curiosité d’une poignée de geeks à celui d’un business, fût-il celui d’une niche pour l’instant.

Au Paris Maker Faire j’avais en effet été impressionné, c’est le cas de le dire, par le nombre d’exposants proposant ainsi un catalogue d’objets à imprimer, et un service de design personnalisé. On parle ici de cadres de tableaux, de figurines, mais aussi d’escarpins ou de mobilier de jardin. Pour les plus mégalo, il y a la possibilité de se passer au scanner 3D afin de pouvoir imprimer son buste. Du meilleur effet sur son bureau.

Le Fabshop est donc sur les starting blocks en attendant le passage de la niche à celui de l’aubaine commerciale. Mais déjà nous pouvons noter que cette activité de l’impression 3D fait vivre une entreprise d’une dizaine de personnes. Ce n’est donc plus un mirage de doux rêveurs.

04 Déc

Le MOOC sur la fabrication numérique, c’est reparti

Voici la saison 2 d’un MOOC inédit en France. Le LabFab de Rennes et Telecom Bretagne se sont associés pour proposer un MOOC sur la fabrication numérique. Un projet qui remonte à l’été 2013 et qui a réuni, quelques mois plus tard, 12 000 apprenants sur 5 continents.

On y voyait les bases de la manipulation et de la programmation de cartes Arduino, quelques notions d’électricité, de découpe laser, de modélisation 2D/3D, les premiers pas vers l’impression 3D, bref, tout ce qui fait de vous un « maker » en puissance.

Mais pour faire quoi?

Et bien équiper ses jardinières d’un capteur d’humidité qui arrosera vos plantes juste quand elles en ont besoin, se fabriquer ses protège-coins soi-même, ou un oreiller lumineux pour se réveiller en douceur. 

Ou plus ambitieux: faire autrement qu’acheter à prix d’or des prises électriques dites intelligentes et installer chez soi l’environnement OpenenergyMonitor, développé en Open-source par Baptiste Gauthier, enseignant à Telecom Bretagne et à l’origine du MOOC.

J’avoue, j’ai lâché au bout de quelques semaines. Non pas tant par désintérêt, mais par manque de temps. Et aussi parce que je n’avais sans doute pas assez pratiqué, en amont, un peu de prototypage simple comme on en fait lors d’ateliers dans les fabs labs, et que je n’étais pas assez familiers avec des simulateurs de cartes Arduino. Bref, je l’ai pas fait, et c’est bien dommage, parce que cela peut être très ludique.

Dans cette deuxième saison, animée par Fabrice Gauthier, Glenn Smith, Laurent Mattlé et Simon Laudrault, l’apport d’une session live une fois toutes les deux semaines ne peut qu’aider à ne pas décrocher. Autre conseil: n’hésitez pas à suivre ce MOOC en passant de temps en temps un tête dans un lab fab (il y en a de plus en plus, les Espaces Publics Numériques tendant à évoluer en ces fabriques ouvertes et collaboratives). Non seulement pour des questions de matériel, même si un « starter kit » Arduino (une centaine d’euros) vous permettra déjà de bien vous amuser, mais aussi pour vous faire aider. Des notions de codes (C, Python, Java) sont recommandées, mais seulement recommandées.

Allez, lancez-vous !