19 Sep

Avec Guivers, les accros au shopping deviennent accros à la solidarité

THOMAS COEX/AFP

De plus en plus nous sommes incités lors de nos achats en ligne à faire des micro-dons à des associations ou des fondations. Avec la start-up rennaise Guivers, installez une extension à Chrome, choisissez votre association, et ensuite, n’y pensez plus !

L’idée est simple. Simplissime, même. Et c’est un jeune rennais, Alexandre Nicol, qui il y a pensé. À la sortie de ses études, il a monté la start-up Guivers.com. L’objectif : que vos achats en ligne génèrent automatiquement des dons à une ou plusieurs associations.

Le principe est simple : installer une extension à votre navigateur Chrome, choisir ses bénéficiaires (il y a 135 associations accompagnées), et ensuite, Guivers fait le reste. « Ce sont les boutiques associées qui paient, donc c‘est totalement gratuit pour vous«  précise Alexandre Nicol.

La start-up a négocié avec plus de 1000 enseignes, et non des moindres : Fnac, Séphora, Skywalker, Booking.com Elles ont accepté de verser une petite part de la transaction lorsque l’achat est opéré via Guivers.

Des pourcentages avoisinant une moyenne de 8 %. « Sur une marge, cela peut paraître beaucoup, mais pour l’instant les achats via Guivers par rapport au volume total des achats, c’est infinitésimal » explique Alexandre Nicol.

Le jeune entrepreneur, qui compte plus de 2000 accros au shopping ayant installé l’extension, s’attend en cas de succès à ce que les enseignes revoient ce pourcentage à la baisse. « Mais à ce moment-là, j’espère pouvoir être en mesure, en fonction de la notoriété de Guivers, de négocier » estime Alexandre Nicol.

Une application mobile

La consommation se faisant de plus en plus via mobile, la version de Guivers sous forme d’une application Android existe déjà, et fonctionne sur le même principe.

Leurs principaux concurrents pourraient être les enseignes elle-même, qui multiplie les propositions de micro-don, lors du parcours d’achat de leurs clients.

Le principe de Guivers, celui de donner sans même y penser, rappelle le succès du moteur de recherche Lilo.org. C’est également une extension à Chrome, qui génère des dons grâce aux liens commerciaux proposés en marge de vos résultats.

Et comme les gouttes d’eau font de grandes rivières, Lilo.org revendique déjà plus d’un million de dons distribués depuis sa création en 2015.

 

 

12 Avr

Des start-up pour améliorer la sécurité du barrage de la Rance

Des essais face à l'usine marémotrice de la Rance

Des essais face à l’usine marémotrice de la Rance

Par Krystel Veillard

Opération inédite pour EDF. Après un appel à projet, le groupe fait appel à deux start-up pour imaginer des solutions afin de sécuriser les abords de l’usine marémotrice de la Rance. Des espaces, très dangereux en raison des courants extrêmement violents provoqués par les turbines du barrage. Continuer la lecture

16 Juil

Frigomagic, lauréat du Web West festival des Vieilles Charrues

Les finalistes de la Startup Battle, les organisateurs du West Web Festival et Axelle Lemaire, ex-secrétaire d'Etat au numérique- © West Web Festival

Les finalistes de la Startup Battle, les organisateurs du West Web Festival et Axelle Lemaire, ex-secrétaire d’Etat au numérique- © West Web Festival

L’application qui fait des merveilles avec les restes de votre frigo a remporté la « start-up battle » du Web West festival, face à un jury présidé d’Axel Lemaire. Elle a gagné une semaine en immersion dans la Sillicon Valley. Continuer la lecture

30 Mai

Presse en ligne: devenons tous « fact checkeurs »

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Ceux qui se sont déjà fait piéger par une « fake news » diffusée sur les réseaux sociaux le savent : c’est très désagréable. Et dangereux pour la démocratie. Si des médias (dont France télévisions) réagissent pour faire la chasse aux fausses informations, idéal est que chaque lecteur soit un « fact checkeur ». Un MOOC existe pour se former à devenir perspicace.

On le sait, il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux sur internet, et plus généralement les réseaux sociaux. On l’a vu avec les élections américaine, puis française, les fake news prolifèrent en période électorale.

La « post-vérité », dont le principe est la distorsion de la réalité afin de convoquer l’émotionnel plus que le rationnel, fait aujourd’hui partie du jeu médiatique et politique. C’est peut-être même un cinquième pouvoir (ou cinquième colonne ?), tant le déploiement des stratégies par les uns et les autres, en général extrêmes, est sophistiqué.

Voyez comme Emmanuel Macron est devenu, à force de relais sur Facebook et Twitter, d’un extrait du documentaire « La stratégie du météore », de Paul Hurel, l’homme qui se lave les mains après avoir salué des ouvriers.

Il est d’abord intéressant de noter qu’une part de cette propagation naît d’un article, parodique celui-ci, du Gorafi.

On ‘la constaté, les « fake news » se partagent et se propagent plus vite que les informations sérieuses et vérifiées – comme en son temps la rumeur, ainsi cette dernière a très vite pris une ampleur telle qu’Emmanuel macron, durant une visite à l’usine Whirlpool, s’est fait prendre à partie sur ce thème.

Le site crosscheck, qui a disséqué cette fake comme de nombreuses autres, nous rappelle qu’en fait, si Emmanuel Macron se lave les mains dans ce documentaire, ce n’est pas parce qu’il sort d’une rencontre avec des ouvriers, mais d’une visite à un pêcheur d’anguille dans laquelle il avait mis la main à la pâte (pour la photo, on se rassure).

La réaction des médias

On estime que 25% des informations diffusées durant la campagne électorale étaient des « fake ». Une proportion à laquelle l’activité, coordonnée ou non, de la fachosphère, n’est pas étrangère.

Le site sus-mentionné, Crosscheck, est l’une des réaction de médias généralistes. le Monde, l’AFP, Rue 89 mais aussi Ouest-France ou The Guardian y mettent en commun leurs ressources pour vérifier et démonter des fakes: photos détournées, rééditées hors de leurs contexte, faux graphiques, affirmations trompeuses.

A mettre en favori également le site de la base de donnée établie par les Décodeurs, du Monde, Décodex. Elle vous permettra de savoir si le site qui diffuse une information est fiable ou pas.

Enfin, un certain nombre d’outils en ligne ou de réflexes peuvent vous permetre de mettre à l’épreuve vous-même l’authenticité d’une information ou d’un document. C’est pour former le lectorat à ces réflexes que France Télévisions, avec le Monde et Rue 89 ont créé un MOOC, « Tous Factcheckeurs ».

En six volets, il dresse la liste des bonnes pratiques à avoir face à cette désinformation galopante. Des pratiques salutaires également pour la confiance dans les réseaux sociaux, donc d’une certaine manière dans notre entourage.