02 Oct

Avec Agriloops, on cultivera des gambas près de chez soi

Amateurs de gambas et crevettes, votre bilan carbone va nettement s’améliorer. De jeunes ingénieurs agronomes ont créé Agriloops, pour élever des produits de la mer en aquaponie. A Rennes, une première exploitation va prendre forme dans un container, avant de devenir grandeur nature, aux portes de nos villes.

Agriloops est hébergé sur l’agrocampus de Rennes. Et c’est bien pratique pour ces jeunes ingénieurs fraîchement issus de l' »agro », pour travailler avec des chercheurs de l’INRA notamment.

Car avec Agriloops, Jérémie Cognard et son associé Romain Vandame sont dans de l’innovation pure: élever à nos portes, des crevettes et gambas ultra fraîches, grâce à des méthodes d’aquaponie, mais avec de l’eau salée.

Sur une surface relativement réduite, l’élevage s’inscrit dans un circuit où l’atelier aquacole est associé à du maraîchage en hydroponie.

« La technique de l’aquaponie est en soi déjà assez originale, mais nous on va plus loin parce que pour la fois on le fait avec de l’eau salée » explique Jérémie.

Cela réduit de 90% l’utilisation de l’eau, tout en réduisant l’introduction d’engrais. Ce sont les poissons qui fertilisent les plantes. Enfin, l’impact carbone est nettement réduit, car on n’importe plus les gambas d’Asie ou d’Amérique centrale.

« Pendant deux ans, on a travaillé en laboratoire » raconte Jérémie, « et maintenant on sort du laboratoire et on opère de manière quasi-commerciale, mais toujours à petite échelle« .

Celle d’un containeur maritime, en l’occurence. Mais, à la différence de la ferme urbaine Farmbox, le projet est destiné à une exploitation tenant sur 1000 ou 2000 mètres carrés. D’abord à Rennes, où l’on profitera les premiers de gambas ultra-fraîches, puis via une franchise, à d’autres villes.

Ça fait envie.

19 Sep

Avec Guivers, les accros au shopping deviennent accros à la solidarité

THOMAS COEX/AFP

De plus en plus nous sommes incités lors de nos achats en ligne à faire des micro-dons à des associations ou des fondations. Avec la start-up rennaise Guivers, installez une extension à Chrome, choisissez votre association, et ensuite, n’y pensez plus !

L’idée est simple. Simplissime, même. Et c’est un jeune rennais, Alexandre Nicol, qui il y a pensé. À la sortie de ses études, il a monté la start-up Guivers.com. L’objectif : que vos achats en ligne génèrent automatiquement des dons à une ou plusieurs associations.

Le principe est simple : installer une extension à votre navigateur Chrome, choisir ses bénéficiaires (il y a 135 associations accompagnées), et ensuite, Guivers fait le reste. « Ce sont les boutiques associées qui paient, donc c‘est totalement gratuit pour vous«  précise Alexandre Nicol.

La start-up a négocié avec plus de 1000 enseignes, et non des moindres : Fnac, Séphora, Skywalker, Booking.com Elles ont accepté de verser une petite part de la transaction lorsque l’achat est opéré via Guivers.

Des pourcentages avoisinant une moyenne de 8 %. « Sur une marge, cela peut paraître beaucoup, mais pour l’instant les achats via Guivers par rapport au volume total des achats, c’est infinitésimal » explique Alexandre Nicol.

Le jeune entrepreneur, qui compte plus de 2000 accros au shopping ayant installé l’extension, s’attend en cas de succès à ce que les enseignes revoient ce pourcentage à la baisse. « Mais à ce moment-là, j’espère pouvoir être en mesure, en fonction de la notoriété de Guivers, de négocier » estime Alexandre Nicol.

Une application mobile

La consommation se faisant de plus en plus via mobile, la version de Guivers sous forme d’une application Android existe déjà, et fonctionne sur le même principe.

Leurs principaux concurrents pourraient être les enseignes elle-même, qui multiplie les propositions de micro-don, lors du parcours d’achat de leurs clients.

Le principe de Guivers, celui de donner sans même y penser, rappelle le succès du moteur de recherche Lilo.org. C’est également une extension à Chrome, qui génère des dons grâce aux liens commerciaux proposés en marge de vos résultats.

Et comme les gouttes d’eau font de grandes rivières, Lilo.org revendique déjà plus d’un million de dons distribués depuis sa création en 2015.

 

 

05 Juin

Marathons, cyclisme, triathlon: suivez les coureurs à la trace avec Tech4race

©JAVIER FUENTES/EPA/MAXPPP

Qui ne s’est pas senti frustré de voir passer un cycliste telle une fusée, et puis plus rien ? Dans les épreuves de plein air, suivre les coureurs à la trace était un défi que seules pouvaient s’offrir les plus grandes courses, comme le Tour de France. Jusqu’à la création de la start-up rennaise Tech4race.

C’est le problème des courses en extérieur. Qui souvent, challenge aidant, ont lieu sur de grandes distances, et quelques fois en pleine nature. Littéralement, comme le dit l’expression, « perdues dans la pampa ».

Lorsque l’on veut soutenir un proche, on patiente à un point du parcours peu ou prou accessible. Une demi-heure, une heure. Puis l’être cher passe. Un « tiens bon !«  plus tard, il est déjà loin. Puis plus rien jusqu’à la ligne d’arrivée.

C‘est très souvent frustrant. Voire, sur une Diagonale du Fou ou l’Ultra trail du Mont-Blanc, angoissant.

« Basiquement, un organisateur, ce qu’il veut, c‘est la géolocalisation. Mais ce qui lui manque, c‘est de pouvoir équiper tous les participants de leur course » explique Adrien Savary, le fondateur. 

« Il existe des choses très performantes sur des très grandes courses, évidemment, mais les solutions techniques et les coûts qui y sont associés ne sont pas abordables » poursuit-il.

Grâce à ses capteurs robustes, légers et submersibles (les seuls au monde à ce jour), peu gourmands en énergie et communicants, la start-up rennaise Tech4race veut relever le pari. Avec un ticket d’entrée de 5 à 7 euros par participant, cela devient abordable.

 

Nous donnons à voir ce qui n’est pas visible

Ainsi, le trail « la Rennaise », dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, s’est offert ce service sur les deux jours de l’épreuve, le week-end dernier, c’était au triathlon du Mont Ventoux « et le week-end prochain, nous équiperons certains participants du triathlon de Saint-Malo » annonce Adrien Savary.

Un service qui a pu donner de la visibilité à ces courses qui n’ont pas la chance d’être télévisées. « On donne à voir ce qui n’est pas visible et ça permet à des événements d’exister sur internet, sur les réseaux sociaux » constate Adrien Savary.
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12 Avr

Des start-up pour améliorer la sécurité du barrage de la Rance

Des essais face à l'usine marémotrice de la Rance

Des essais face à l’usine marémotrice de la Rance

Par Krystel Veillard

Opération inédite pour EDF. Après un appel à projet, le groupe fait appel à deux start-up pour imaginer des solutions afin de sécuriser les abords de l’usine marémotrice de la Rance. Des espaces, très dangereux en raison des courants extrêmement violents provoqués par les turbines du barrage. Continuer la lecture

03 Jan

Au milieu des start-up au CES de Las Vegas : l’Opéra de Rennes

RETRANSMISSION sur écran , et en direct de l'Opéra Carmen place de l'Hôtel de ville à Rennes en juin 2017.

RETRANSMISSION sur écran , et en direct de l’Opéra Carmen place de l’Hôtel de ville à Rennes en juin 2017. @Laurent Guizard

L’Opéra de Rennes met en avant l’innovation depuis plusieurs années, en collaboration avec des entreprises de la métropole rennaise. C’est l’occasion de partir dans les valises d’un spécialiste de la réalité virtuelle au célèbre CES de Las Vegas, le salon de référence pour l’innovation grand public. Continuer la lecture

02 Jan

Innovation : 14 projets expérimentaux « grandeur nature » pour 2018 en Bretagne

Splashelec permet de barrer un voilier au joystick

Splashelec permet de barrer un voilier au joystick

La Région a sélectionné 14 projets associant des start-up et des structures diverses (hôpitaux, collectivités) afin d’expérimenter « grandeur nature » des solutions innovantes. On en retrouve logiquement dans l’agriculture, la pêche, les hôpitaux… mais pas que.

Côté entreprises, on retrouve dans ce groupe la start-up MaPui, avec un projet de plateforme de conciliation médicamenteuse, Splashelec avec une solution pour la voile adaptée, ainsi que Wi6Labs et ses technologies de gestion intelligente, dont nous avons eu l’occasion de parler.

La Région Bretagne va aider, sous forme d’avances remboursables et de subventions, 14 projets portés par une entreprise et un « expérimentateur ». On y retrouve des collectivités territoriales, un lycée, des hôpitaux mais aussi des groupements professionnels dans la pêche ou l’agriculture.

Le soutien se monte à 784 000 euros et permettra à une start-up de tester un prototype avant sa phase de commercialisation, ou d’adapter un produit ou une technologie existante sur un nouveau marché.

Au total, ce sont 17 structures diverses (entreprise, centre hospitalier, lycée…) qui mèneront des expérimentations dans lesquelles les objets connectés et la gestion ou la détection à distance prédominent.