21 Mai

Ecole : quand un robot remplace ton camarade de classe…

Un « robot-écolier » est testé actuellement au collège de Pont-de-Salars dans l’Aveyron. Il permet aux élèves malades d’être virtuellement présents et de suivre les cours. Une première en Occitanie.

© Luc Tazelmati / France 3 Rodez

Lorsque la fiction devient une réalité. Dans l’Aveyron, un robot vient de faire sa rentrée dans une salle de classe du collège de Pont-de-Salars.

Baptisé « Ubbo », ce nouveau camarade de classe permet à un enfant absent de suivre à distance un cours.

Le robot est équipé d’une tablette et de deux caméras. L’élève veut « assister et interagir pendant les cours, se promener et discuter avec ses camarades en interclasse » expliquent les concepteurs.

Ce robot-présence est destiné aux élèves malades, accidentés ou hospitalisés qui sont dans l’incapacité de suivre une scolarité classique.

Depuis quelques semaines, cette technologie est expérimentée dans une classe du collège de Pont-de-Salars, en Aveyron. Une collégienne l’utilise pour suivre les cours.

C’est Nadège Rivals, enseignante, qui a ramené ce robot au sein de l’établissement. Une première à la fois, dans le département et en Occitanie.

L’achat d’un second androïde est en projet par la SAPAD de l’Aveyron. Ce service d’assistance pédagogique à domicile a pour mission d’accompagner les enfants malades.

Ubbo a été conçu par Axyn robotique, une startup basée à Meyrueil (Bouches du Rhône). La jeune pousse est spécialisée dans les robots d’aide à la personne. Son automate a déjà été vendu à plusieurs établissements scolaires de Marseille et des Landes.

>>> Une équipe de France 3 Rodez (Justine Reix et Luc Tazelmati) est allé à sa rencontre….

Julien Leroy

10 Avr

« Charlie », le premier robot médical autonome, né à Toulouse, débarque à l’hôpital

E-santé. Afin d’aider les patients et les professionnels de la santé, un jeune médecin de Lherm, près de Toulouse, a conçu « Charlie ». Ce robot médical entièrement autonome a déjà intégré un hôpital parisien avant de rejoindre prochainement le service pédiatrie du CHU de Toulouse.

© New Health Community

Du haut de ses 1.60 mètres et de ses 65 kg, Charlie est un robot d’aide médicale.

Un nouveau collègue de travail à l’hôpital

Premier robot médical autonome de France, Charlie a pour objectif de faciliter le quotidien des professionnels de la santé. L’automate aide ainsi le service médical dans la prise en charge des patients et favoriser leur séjour.

Charlie est équipé d’un système de visioconférence permettant au patient de dialoguer à distance avec son médecin. « Cela permet au personnel soignant de répondre aux inquiétudes du patient et le rassurer, sans avoir à se déplacer d’un bâtiment à l’autre » précise son concepteur, Nicolas Homeher.

Le robot embarque également un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre et un stéthoscope. Il suffit au patient d’appuyer sur l’écran et suivre les instructions pour prendre la mesure souhaitée. Les données sont ensuite transmises au médecin.

Charlie peut aussi détendre les patients stressés avec des applications de sophrologies, de relaxation et des jeux.

Malgré l’absence de lien humain, Charlie veut soulager les équipes médicales en sous-effectifs. 

L’automate peut ainsi remplacer les aides-soignants en guidant les personnes malentendantes, effectuer des rondes de nuit et suivre jusqu’à 30 patients. En résumé, Charlie devient un nouveau collègue de travail à diriger avec son smartphone ou avec sa tablette.

Charlie, une idée toulousaine

Charlie est la création du docteur Nicolas Homehr, généraliste à Lherm près de Toulouse. C’est suite à l’hospitalisation de son fils que le médecin constate que peu de moyens sont déployés pour l’accompagnement des patients.

« La distraction que permet Charlie est essentielle pour les séjours hospitaliers de longue durée » affirme Nicolas Homehr.

Pour concrétiser son idée, le concepteur lance en 2017, sa propre start-up à Toulouse : New Health Community.

La commercialisation de Charlie est prévue pour cette année 2019. Après un premier test à l’hôpital Bichat de Paris, Charlie va débarquer au service pédiatrie du CHU de Toulouse et dans un EPHAD.

En attendant, Nicolas Homehr arpente les salons de la Silver Economie pour présenter son invention. Charlie a même fait le déplacement jusqu’à Las Vegas en janvier dernier, pour le CES 2019.

Le généraliste cherche aussi à l’améliorer. Il souhaite créer un partenariat avec l’université Paul Sabatier de Toulouse. Le but étant de développer la reconnaissance faciale de l’androïd avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Comme dans d’autres domaines, les robots arrivent peu à peu dans les hôpitaux et les cliniques. Notamment, les robots chirurgicaux. Aujourd’hui, on compte une soixantaine d’établissements en France qui en sont dotés.

Eva Fleury et Julien Leroy

19 Déc

Un robot-phoque pour apaiser les patients de l’EHPAD de Villeneuve-Tolosane, près de Toulouse

A Villeneuve-Tolosane (Haute-Garonne), une résidence médicalisée vient d’adopter Paro. Un robot-phoque japonais qui permet de remplacer les médicaments et apaiser les malades d’Alzheimer.

© Enedis

Depuis une douzaine d’année, Paro s’installe progressivement dans les maisons de retraites et les résidences médicalisées aux quatre coins du monde. Plus de 5000 modèles sont en service dans 30 pays selon le constructeur.

Développé au Japon, il s’agit d’un robot phoque en peluche recouvert d’une fourrure douce. Paro est équipé de 7 moteurs, qui lui permettent de bouger la tête, cligner des yeux, remuer la queue et actionner ses deux nageoires latérales. Parallèlement, le son de sa voix provient d’un réel enregistrement de bébé phoque. 

Doté de 15 capteurs et d’un logiciel d’intelligence artificielle, ce robot est destiné à interagir avec des personnes atteintes de trouble du comportement.

C’est pourquoi, la résidence médicalisée Enedis « le Pin » à Villeneuve Tolosane (Haute-Garonne) a décidé d’adopter cette technologie thérapeutique. Une première en Haute-Garonne.

« Ce robot est utilisé en thérapie relationnelle individuelle pour les malades d’Alzheimer et maladies apparentées » explique l’équipe médicale de la structure.

L’objectif est développer des thérapies « non médicamenteuses afin d’accompagner une quarantaine de résidents qui ne peuvent plus participer aux activités dites «classiques» de par leur dépendance« . poursuit-elle. Ce type de robot permet également « à chaque soignant de mieux appréhender les démences liées au grand âge ».

Vendu à près de 7000 euros, l’EHPAD espère adopter d’autres bébés phoques.

Les robots s’invitent de plus en plus dans les maisons de retraite. En 2016, la start’Up toulousaine, RoboCare Lab, avait lancé Sam, un robot d’accompagnement pour les personnes âgées

>>> Reportage de France 3 Toulouse (Emmanuel Wat et Sarah Karama) : 

Julien Leroy

22 Nov

Silver Economie : la start-up toulousaine RoboCARE Lab est en difficulté financière

A Toulouse, le spécialiste de la robotique à destination des malades et des personnes âgées, manque de trésorerie. Fondée en 2015, la start-up RoboCARE cherche activement un nouvel investisseur.

© Robocare Lab

© Robocare Lab

L’un des acteurs majeurs de la silver économie en Occitanie, RoboCARE Lab, est en manque de trésorerie.

« Après bientôt 3 ans d’expérience, beaucoup de développement, beaucoup de communication, nous arrivons au bout de nos moyens pour continuer seul l’aventure » nous confie Faissal Houhou, cofondateur de RoboCare.

A la recherche d’un partenaire pour reprendre 30% du capital

« C’est pour cela que nous avons imaginé d’offrir gracieusement 30% du capital à un partenaire stratégique qui croit en notre projet pour améliorer la vie des seniors » poursuit-il.

Les deux associés, Dominique Blasco et Faissal Houhou, cherchent ainsi un nouvel investisseur capable d’investir 500.00 euros. « Cela pourrait être une grosse SSII ou un gros acteur de la Silver Economie comme Domusvi ou Korian, ou même la Poste qui investit des millions en communication pour développer des services auprès des seniors » précisent-ils.

Plusieurs partenaires potentiels ont déjà été contactés.

La start-up toulousaine est valorisée à 3 millions d’euros. Pour le moment, les deux fondateurs possèdent 80% du capital. Le reste est détenu par 4 investisseurs issus des deux levées de fond.

Malgré les difficultés financières, les innovations de RoboCare commencent a connaître le succès. Notamment avec son robot « Sam ». Il s’agit d’un robot d’accompagnement qui permet à des particuliers de rendre visite (à distance) à un proche hébergé dans une maison de retraite et de partager son quotidien. Plusieurs dizaines d’établissements ont déjà pris contact. 

La jeune pousse toulousaine a également crée : « Milo », un petit robot humanoïde développé pour aider les enfants autistes ou les malades d’Alzheimer.

Avec un chiffre d’affaire de 15.000 euros d’ici la fin de l’année, RoboCARE espère atteindre le million d’euros d’ici 2 ans et devenir ainsi, le leader européen du secteur des robots de téléprésence.

Julien Leroy

02 Oct

Toulouse : le leader mondial des robots agricoles « Naïo Technologies » obtient le Pass French Tech

La start-up toulousaine de robotique agricole « Naïo Technologies » vient d’obtenir le Pass French Tech. Ce label national est attribué aux pépites reconnues pour leur hypercroissance et la qualité de leur innovation.

© Naïo Technologies

© Naïo Technologies

Bonne nouvelle pour l’écosystème des start-up toulousaines !

La jeune pousse Naïo Technologies, basée à Escalquens près de Toulouse, vient d’obtenir le Pass French Tech. Ce label national de la French tech est attribué aux pépites reconnues pour leur succès et la qualité des innovations. 

Grâce à cette reconnaissance nationale, elle va bénéficier d’un accompagnement privilégié auprès des partenaires économiques. 

C’est la 12e start-up toulousaine qui obtient ce label. 

Naïo Technologies est le leader mondial dans le domaine des robots agricoles. La société a notamment mis au point le robot « Oz », capable de se diriger dans les champs et de désherber les parcelles, sans abîmer les cultures. Quand il a fini sa parcelle, il envoie un SMS au propriétaire pour l’avertir qu’il est prêt à travailler ailleurs.

Une soixantaine d’exemplaires a déjà  été vendue en Europe. Oz peut se révéler une aide précieuse, notamment pour la maraîchage biologique, car il permet de désherber sans produits chimiques et d’éviter ainsi une tâche humaine fastidieuse.

La start-up commercialise « ses robots en France métropolitaine et en Europe, notamment, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Belgique, en Angleterre et en Irlande. Et depuis peu en Martinique et en Nouvelle-Zélande » précise le communiqué de presse de la French Tech Toulouse.

Julien Leroy

19 Juin

Le 2e salon « Drones in Toulouse » aura lieu le 20 septembre à Toulouse Francazal

C’est le plus grand salon des acteurs des drones en Occitanie. La 2e édition de « Drones in Toulouse » revient le 20 septembre sur  la base aérienne de Toulouse – Francazal.

© Clement Mahoudeau / MaxPPP

© Clement Mahoudeau / MaxPPP

A vos agendas ! La 2e édition de « Drones in Toulouse » se déroulera le 20 septembre sur  la base aérienne de Toulouse – Francazal. 

Il s’agit du plus grand rendez-vous des acteurs du drone en Occitanie.

« Drone in Toulouse est un événement professionnel réunissant les industriels et les chercheurs du secteur du Drone afin d’apporter à ses visiteurs professionnels la connaissance de l’existant et des évolutions en cours sur ce secteur » précise le communiqué de presse.

Un salon professionnel qui permet de découvrir les multiples applications dans les secteurs de l’agriculture, BTP, armée, industrie, médical, sécurité, logistique, transport, immobilier,..

Drones in Toulouse accueillera également la compétition de vols outdoor de l’événement IMAV 2017, qui regroupe plus de 300 chercheurs du monde entier. Plus de 35 équipes devront réaliser avec des drones, « des challenges tels que retrouver un objet enterré, identifier des cibles ouréaliser le plus grand nombre de tours sur une période donnés« .

L’événement est organisé par Robotics Place. Ce cluster regroupe des entreprises, des laboratoires de recherche et des écoles d’ingénieurs d’Occitanie autour de la robotique et des drones.

Plus d’info sur www.dronesintoulouse.com

Julien Leroy

30 Jan

Toulouse : mon nouveau collègue de bureau est un… robot

Les innovations robotiques fleurissent en Occitanie. Plusieurs start-up de Haute-Garonne se lancent dans le créneau des robots collaboratifs. Des collègues de bureau qui peuvent vous accompagner ou vous remplacer à distance.

© Wyca / Le robot Keylo

© Wyca / Le robot Keylo

IIs s’appellent Sam, Keylo ou encore Milo… ces robots sont probablement vos nouveaux collègues de bureau. Baptisés « Cobots » (ou robots collaboratifs), ils ont la particularité de travailler avec un humain afin d’augmenter sa productivité en le délestant des missions les plus ingrates ou répétitives.

Une réalité qui commence à voir le jour en Haute-Garonne. La filière robotique toulousaine multilplie les innovations.

Keylo, présent 24h/24

Exemple avec « Keylo » né de l’imagination de start-up WYCA, basée à Aucamville en Haute-Garonne.

Commercialisé depuis novembre 2016, il s’agit du « premier robot au monde destiné à l’accueil physique du client à distance » assure le concepteur. Ce robot d’accueil à navigation autonome « est destiné aux activités nécessitant une présence constante de personnel afin de recevoir les visiteurs et les clients« .

« Keylo » est actuellement testé dans des centres de self-stockage. Wyca cherche également des partenariats avec d’autres secteurs comme la santé ou la logistique. 

Sam, le nouveau pensionnaire des maisons de retraite

Autre iniative locale : « Sam ». Il s’agit d’un robot d’accompagnent qui permet à des particuliers de rendre visite (à distance) à un proche hébergé dans unemaison de retraite et de partager sonquotidien. Des visites entièrement virtuelles qui peuvent en rebuter certains mais qui aide à maintenir le lien social selon le personnel.

Sam a été créé par une start’Up toulousaine, RoboCare Lab, spécialisée dans les services robotiques à destination des malades et des personnes âgées. Avec Sam, elle vise à équiper plusieurs dizaines d’établissements.

Milo, un ami pour les enfants autistes

La jeune pousse RoboCare a également crée, en 2015 : « Milo », un petit robot humanoïde développé pour aider les enfants autistes ou les malades d’Alzheimer. Voir la vidéo sur Youtube.

>> Plus d’info en image avec ma chronique (n°46) dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 (à la 24e minute) – janvier 2017 :


9H50 le matin en Occitanie

Julien Leroy

08 Nov

Innovation : La start-up toulousaine Sunbirds invente un drone solaire unique au monde

La start-up toulousaine Sunbirds lance le premier drone solaire commercialisable. Une innovation unique au monde, qui permet aux professionnels et aux passionnés d’avoir un drone écolo pouvant voler 8 heures d’affilée. Les premiers exemplaires sont attendus pour début 2017.

© sunbirds

© sunbirds

Un drone solaire, le concept n’est pas nouveau mais les prototypes sont peu nombreux. On pense notamment au drone solaire de Facebook baptisé « Aquila ». L’appareil a effectué son premier vol en juillet 2016 afin de créer, à terme, un réseau internet pour les zones isolées.

C’est pourquoi, le premier drone solaire commercialisable de la start-up toulousaine Sunbirds, constitue une avancée technologique.

Baptisé « SB4-Phoenix », ce drone est « le plus endurant et le plus léger du marché » affirme Sunbirds. Après 4 ans de développement, L’aéronef est lançable à la main (il pèse 3 kg) et propulsé à l’énergie solaire. Il se recharge automatiquement grâce à une quarantaine de cellules solaires intégrée à la voilure. Résultat : le drone toulousain peut voler durant 8 heures d’affilées, « alors que la plupart des offres actuellement présentes sur le marché civil n’excèdent pas trois heures de vol » précise l’équipe de Sunbirds.

Depuis l’été 2015, Sunbirds conçoit des drones électriques entièrement autonomes fonctionnant à l’énergie solaire. Basée à Ramonville-St-Agne, près de Toulouse, la jeune pousse est l’un des leaders mondiaux du secteur.

Pour ce drone non polluant, Sunbirds a fait également appel aux chercheurs du CEA Tech de Toulouse. Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives a ainsi « optimiser le poids et la performance des cellules solaires » me détaille Vincent Coronini du service Communication Stratégique du CEA.

Les concepteurs du SB4-Phoenix visent plusieurs secteurs : l’agriculture, la maintenance industrielle, l’aéronautique, l’environnement ou la surveillance de zones sensibles. Les usages sont variés et le marché prometteur.

La production devrait commencer début 2017.

Julien Leroy