27 Sep

Première journée de formation du SAMU de l’environnement de Bourgogne Franche-Comté

Journée de formation du SAMU de l'environnement à Ornans

Journée de formation du SAMU de l’environnement à Ornans

Pêcheurs, scientifiques, amoureux de la nature sont venus des quatre départements francs-comtois pour suivre la première formation organisée par le SAMU de l’environnement de Bourgogne Franche-Comté. C’était le 19 septembre à Ornans au pied de la Loue. Un lieu symbolique tellement la rivière chère à Gustave Courbet est en mauvais état. Pour cette première prise de contact, il s’agissait essentiellement de découvrir le fonctionnement de la valise qui fait toute la mobilité de ce service environnemental.

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20 Sep

Nouvelle action de SOS Loue et rivières comtoises

sos-battant

Comment toucher le « grand public » ? Tout ces hommes et femmes, absorbés par leur quotidien, qui ne prêtent qu’une oreille distraite aux cris d’alarmes lancés par les défenseurs de l’environnement. Pour tenter de trouver une réponse à cette question, le collectif SOS Loue et rivières comtoises change de braquet avec de nouvelles formes d’actions. La première a eu lieu ce matin sur le pont Battant en plein coeur de Besançon.

« Notre poisson malade va beaucoup se promener à l’avenir, cette animation sera amenée à se répéter un peu partout tant que les rivières seront polluées… »

déclare le collectif qui désormais compte environ 600 adhérents dont une trentaine actifs.

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13 Juil

Le casse-cailloux, les rivières et le comté

pbmatique casse cailloux

Aujourd’hui, « casse-cailloux » est un mot clivant. Dans le massif jurassien, le casse-cailloux est au cœur d’une confrontation entre agriculteurs et environnementalistes. D’ici peu, cette opposition pourrait évoluer en discussion pour aboutir à un consensus . Le casse-cailloux est un engin capable de casser de la pierre et ainsi de remodeler les paysages du massif jurassien. Pour les agriculteurs, cela leur permet de regagner du terrain et de passer leurs tracteurs. Pour les environnementalistes, c’est une atteinte grave à l’environnement.

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10 Juil

Pourquoi la Bienne était verte fluo lors du passage du Tour de France ?

Capture d'écran du passage du Tour de France à Saint-Claude.

Capture d’écran du passage du Tour de France à Saint-Claude.

L’image n’a duré que quelques secondes mais a été vue dans le monde entier. Lorsque les coureurs du Tour de France ont traversé la ville de Saint-Claude dans le Jura, le caméraman, juché dans l’hélicoptère, filme la Bienne vue du ciel et, ce jour-là, elle est verte fluo.. Mauvais réglage colorimétrique du téléviseur ou initiative « pour faire joli »? Rien de tout cela. Il s’agit d’une action imaginée par quatre pêcheurs amoureux de la Bienne et désespérés de la voir à l’agonie.

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28 Avr

SOS Loue et rivières comtoises et les pêcheurs haussent le ton !

 

Mobilisation de SOS Loue et rivières comtoises auprès du grand public

Mobilisation de SOS Loue et rivières comtoises auprès du grand public

C’est inédit. Les militants de SOS Loue et rivières comtoises, la fédération de pêche du Doubs et les pêcheurs de la basse Bienne dans le Jura ont décidé de passer à la vitesse supérieure en organisant samedi 29 avril des barrages filtrants dans quatre villes du Doubs et du Jura.

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23 Mar

Tout savoir (ou presque !) sur l’état de nos cours d’eau avec SOS Loue et rivières comtoises

Le Doubs en crue près de Goumois. Photo : Patrice Malavaux

Le Doubs en crue près de Goumois. Photo : Patrice Malavaux

 

Voilà une soirée qui s’annonce instructive pour tout ceux qui veulent en savoir plus sur l’état des rivières en Franche-Comté. Le collectif SOS Loue et rivières comtoises organise une soirée débat à Seloncourt le vendredi 31 mars à partir de 20 heures. C’est la seconde fois que les défenseurs des cours d’eau se joignent aux animateurs du Plateau Débat Public, porté par France Nature Environnement Franche Comté pour informer le grand public. Le premier rendez-vous avait eu lieu en juin 2015 à Saint-Hippolyte. SOS Loue et rivières comtoises avait présenté son étude sur les systèmes d’assainissement collectif des effluents domestiques dans le bassin versant du Dessoubre.

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13 Avr

L’inquiétude printanière des pêcheurs des rivières comtoises

Le Dessoubre photographié par un membre d'Anper Tos

Le Dessoubre photographié par un membre d’Anper Tos

Il y a comme une certaine crispation sur Facebook en ce moment.. Les pêcheurs sont aux aguets, prompts à sortir leur téléphone pour photographier ce qu’ils estiment comme des atteintes à la qualité des eaux des rivières comtoises. Des photos accusatrices sont publiées sur Facebook. Et comme une image vaut mille mots, la conclusion semble limpide : les rivières comtoises sont toujours en mauvaise santé. Preuve en est avec ces fonds noirs, signe d’eutrophisation. Les actions entreprises pour les sauver ne seraient donc pas à la hauteur.

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14 Jan

Une reconnaissance internationale pour le collectif Loue et rivières comtoises

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Vu des Etats-Unis, SOS Loue et rivières comtoises a une action suffisamment remarquable pour être récompensée. Le collectif franc-comtois vient de recevoir le prix 2016 de l’IGFA : International Game Fishing Association. C’est la seconde fois que SOS Loue et rivières comtoises est récompensé par un club select de pêcheurs. En 2015, le collectif avait reçu  le prix Charles Ritz. Une fierté pour les défenseurs des rivières :

« Cette fois c’est une reconnaissance mondiale pour le collectif franc-comtois. L’IGFA est une association américaine très connue, son siège social est en Floride, son but initial était l’enregistrement et la validation des poissons-records. Devant la dégradation continue de la ressource en eau au niveau mondial, elle encourage également les hommes et les associations qui luttent pour préserver l’eau, les rivières, la mer, les poissons en décernant des prix annuels. C’est la toute première fois qu’une association française est lauréate de ce prix qui est décerné depuis 1983 ».

En allant sur le site de l’’IGFA, on découvre que l’association a eu en son sein des membres prestigieux : Ernest Hemingway, prix Nobel de littérature, l’aviateur-écrivain-pêcheur français Pierre Closterman, le créateur norvégien de leurres Lauri Rapala, le français Charles Ritz… La pêche est un sport qui séduit toutes les classes sociales, il est aussi bien populaire que select.

L’objectif de cette association américaine est de développer la pêche sportive et de défendre le milieu aquatique à la fois par la prévention et la recherche scientifique. Des actions de découvertes du milieu aquatiques sont organisées auprès des scolaires.Comment le collectif franc-comtois a-t-il pu se faire remarquer par ces pêcheurs américains ? 

Les membres de l’IGFA sont répartis dans le monde entier. Ses représentants français sont Pierre Affre et Yann Giulio. En devenant adhérent à l’IGFA, Yann Giulio s’est investi dans cette association qui compte 600 membres en France. A tel point qu’il a pu plaider la cause de SOS Loue et rivières comtoises dont il est aussi adhérent. Résultat, tous les adhérents vont être au courant de cette remise de prix grâce à la publication interne de l’association. En 2013, ils étaient 22 000 membres et il y avait des représentants dans le monde entier :

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Pour le collectif, cette récompense de 1400 dollars prouve

« la qualité et le sérieux de la démarche entreprise par SOS Loue et Rivières Comtoises. Cela démontre également que ce qui se passe dans nos rivières est observé désormais par les pêcheurs et les protecteurs de la nature du monde entier. Au passage cela met également en évidence le potentiel touristique que les responsables de l’environnement, tant à l’échelon local que national sont en train de gâcher par leur inaction que nous dénonçons régulièrement. »

 

Dans son communiqué , SOS Loue et rivières comtoises pointe la lenteur de la mise en place des actions. La conclusion du communiqué pointe du doigt les choix des politques.

« On nous répond régulièrement que l’argent manque, ce dont nous sommes conscients, mais outre que beaucoup des mesures que nous proposons seraient sources d’économies et de recettes en relançant l’activité et le tourisme lié à nos rivières, il existe pourtant de l’argent public : 24 millions d’euros précisément, prêt à  être investi en deux ans, dans les équipements d’une station de ski franc-comtoise, condamnée à très court terme par le réchauffement climatique. Il n’y par contre pas d’argent pour refaire la station d’épuration – de pollution – obsolète de cette même station… Ces 24 M€ d’investissements, renforcés par les différentes subventions qu’ils déclencheraient automatiquement permettraient sans doute de régler la plus grande part des problèmes d’assainissement de nos bassins versant, créant au passage, pour plusieurs années, de très nombreux emplois dans nos entreprises de travaux publics locales. Au moins nous savons désormais où sont les priorités, et les franc-comtois doivent en être conscients.
Nous ignorons si les américains et autres pêcheurs du monde entier reviendront un jour fréquenter nos rivières, mais il est certain qu’ils ne viendront jamais skier chez nous… »

La vallée de la Loue est effectivement connue dans le monde entier grâce à Gustave Courbet et sa rivière a séduit des pêcheurs venus de très loin. Aujourd’hui, le potentiel touristique issu de la renommée du maître d’Ornans est réellement pris en compte. Les atouts de la pêche beaucoup moins et pourtant certains pêcheurs ont un fort pouvoir d’achat. En 2011, une jeune chercheuse suisse avait réalisé une étude assez intéressante. Elle avait envoyé mille questionnaires à des pêcheurs du Doubs des deux côtés de la frontière, 300 ont répondu et 260 ont été traités. Sandra Gogniat avait demandé aux pêcheurs d’ « imaginer les changements de comportements qu’ils adopteraient face à un Doubs regorgeant de poissons et libre de toutes interdictions, tel qu’il était quarante ans auparavant. Pour quantifier ses changements de comportement , elle s’est basée sur les coûts des trajets pour les pêcheurs se rendant sur le Doubs. Résultat : ce bien être retrouvé des pêcheurs correspond à une compensation monétaire de 1450 à 1700 francs suisses par personne et par année. » Ce n’est certes pas du tourisme de masse comme pour le ski mais, au lendemain de la COP 21, il serait intéressant que l’économie vienne au secours de l’environnement.

Isabelle Brunnarius
isabelle.brunnarius@francetv.fr

 

09 Avr

Le glyphosate sera-t-il un jour banni de nos prairies et de nos jardins ?

Vallée de la Loue, printemps 2014 (M.Prochazka)

Vallée de la Loue, printemps 2014 (M.Prochazka)

Vu de loin, c’est un grand ruban jaune et sinueux. Vu de très près, la poésie s’estompe et les inquiétudes surgissent. Cette photo a été prise dans un coin de la vallée de la Loue. L’agriculteur qui désherbe ses champs en utilisant un herbicide respecte (ou presque)  la distance obligatoire de la rivière pour traiter mais en milieu karstique, personne ne se fait d’illusion… Les micropolluants, insecticides, herbicides, fongicides… se retrouveront dans le cours d’eau. Utilisés par les particuliers, les industriels, les collectivités, les agriculteurs, ils sont partout, dans nos assiettes et dans les rivières. Petit à petit, des actions se mettent en place pour limiter leur impact sur l’environnement. Le glyphosate, l’herbicide utilisé dans le Round up, vient d’être déclaré cancérogène par l’OMS, est dans la ligne de mire de certains élus et des associations de défense de l’environnement.

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02 Avr

Les « points noirs » du bassin du Dessoubre recensés par SOS Doubs Dessoubre

Le rapport de SOS Doubs Dessoubre

Les militants ont fait ce qu’ils avaient dit. C’était il y a un an, les truites du Dessoubre agonisaient, leur rivière est malade comme la Loue. Des cours d’eau eutrophisés : des algues nourries par les rejets d’azotes et de phosphores envahissent le fonds des rivières. Ces « nutriments »  viennent de l’activité humaine, agricole mais pas seulement. Les dysfonctionnements des stations d’épuration sont aussi à l’origine de la pollution des cours d’eau. D’où l’état des lieux « le plus complet possible » réalisé par les militants du collectif SOS Doubs Dessoubre. Ils sont allés sur le terrain vérifier les 32 stations d’épuration du bassin versant du Dessoubre. Un épais rapport remis hier mardi 31 mars aux représentants de l’Etat, du conseil général du Doubs et de l’Agence de l’eau.

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