04 Jan

Les épandages de Charmauvillers et l’image de marque des agriculteurs

Photo par AAPPMA Franco-Suisse et gorges du Doubs prise à Charmauvillers mercredi 3 janvier 2018

Photo par AAPPMA Franco-Suisse et gorges du Doubs prise à Charmauvillers mercredi 3 janvier 2018

La neige a fondu mais l’image est toujours dévastatrice…Les pêcheurs du Doubs franco-suisse dénoncent de nouveau un épandage sur des terres de Charmauvillers. Il s’agit de la même exploitation que celle incriminée en décembre dernier. Cette fois-ci, l’acte ne semble pas condamnable selon la réglementation en vigueur mais cette forme de récidive laisse pantois. Ces pratiques minoritaires nuisent à l’image des 2500 exploitations agricoles du Doubs

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14 Oct

Doubs franco-suisse : Pêcheurs et hydroélectriciens parviennent à un accord

Le Doubs franco-suisse photographié par l'association de pêche la Franco-Suisse

Le Doubs franco-suisse photographié par l’association de pêche la Franco-Suisse

Les vertus du dialogue se voient plus souvent sur le long terme. Il aura fallu presque vingt ans pour que pêcheurs et exploitants de barrages parviennent à la signature du règlement d’eau commun aux aménagements hydroélectriques du Doubs franco-suisse. La signature du nouveau règlement d’eau commun aux aménagements hydroélectriques du Doubs franco-suisse a eu lieu le vendredi 13 octobre à Biaufond. C’est le résultat d’une longue concertation entre services publiques, associations et industrielles. Le précédent règlement avait été signé en 1969 et depuis les années 90, les pêcheurs s’étaient mobilisés pour que les hydroélectriciens tiennent compte de la vie des poissons lorsqu’ils agissent sur les débits des rivières pour produire de l’électricité.

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01 Mar

Le Moulin du Plain fait de nouveau le bonheur des pêcheurs du Doubs !

Christophe et Odile Choulet

Christophe et Odile Choulet

Le Moulin du Plain est un lieu légendaire. Ce mercredi 1er mars, l’ouverture de la pêche sur le Doubs franco-Suisse avait une saveur particulière : Christophe Choulet, a décidé de rouvrir l’hôtel-restaurant fondé par ses parents, Pierre et Odile Choulet, en 1961. Mais la vie a joué de mauvais tours à la famille Choulet. L’établissement avait dû fermer ses portes il y a maintenant plus de trois ans. Pierre Choulet meurt en 2012 à l’âge de 83 ans.  L’année suivante, son fils Thomas qui avait pris la relève, décède. En  2014, l’affaire est reprise par un restaurateur qui fait faillite en moins de six mois.

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08 Avr

Le contrat Limitox s’attaque aux micropolluants du Dessoubre et du Doubs

Le Doubs franco-suisse photographié par l'association de pêche la Franco-Suisse

Le Doubs franco-suisse photographié par l’association de pêche la Franco-Suisse

C’est désormais une évidence. Pour rétablir la bonne santé des rivières comtoises, il faut agir sur tous les fronts. Dans son rapport provisoire, l’expert du ministère de l’environnement Eric Vindimian formule cette recommandation :

« Accorder aux pressions polluantes de toutes origines liées à l’ensemble des activités anthropiques (agriculture, urbanisme, industrie, transport, tourisme…), notamment en terme d’usages de pesticides et biocides, un niveau de priorité aussi élevé que celui accordé jusqu’ici à la lutte contre les rejets diffus d’azote et de phosphore »

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29 Mar

Des actions pour le Doubs Franco-Suisse

Le Doubs au Moulin du Plain (EPTB)

Le Doubs au Moulin du Plain (crédits photo EPTB)

Sur le Doubs Franco-Suisse, la saison s’annonce sous de bons auspices. A l’occasion de l’ouverture, Patrice Malavaux, le garde particulier de la société de pêche franco-suisse de Goumois confiait à mes confrères du journal C’est à dire sa satisfaction. « Le dossier des éclusées a enfin abouti ! »

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10 Mar

Les pêcheurs, ces touristes accueillis encore si discrètement en Franche-Comté

Truite photographiée par Nicolas Germain

Truite photographiée par Nicolas Germain

Avec l’ouverture de la pêche depuis le 1er mars sur le Doubs franco-suisse et ce samedi 12 mars pour les autres rivières franc-comtoises, les touristes pêcheurs vont commencer à revenir au bord de nos rivières. Les plus anciens ont un mémoire un lieu unique : Le moulin du Plain à Goumois au bord du Doubs franco-suisse. Son patron est à l’origine du label « Relais Saint-Pierre ». Un label repris depuis 2014 par le Comité départemental du Tourisme et la fédération de pêche du Doubs. Continuer la lecture

22 Jan

Le plaidoyer de la télévision suisse pour les rivières

Prenez le temps de regarder ce magazine de nos confrères de la RTS. Tout est dit et bien dit. Christophe Ungar a pris l’exemple du Doubs franco-suisse pour alerter sur l’urgence d’agir pour améliorer la qualité de l’eau. Certes, les dossiers environnementaux passent souvent après ceux des hôpitaux, des infrastructures, mais comme le dit fort justement Thierry Christen, président de l’association de pêche la Gaule, boire et manger sont des besoins de base, « le jour où on ne pourra plus boire, cela sera trop tard, il faut réfléchir avant.. »

Isabelle Brunnarius

11 Jan

Doubs Franco-Suisse : un plan national chez nos voisins hélvétiques

Le Doubs franco-suisse photographié par l'association de pêche la Franco-Suisse

Le Doubs franco-suisse photographié par l’association de pêche la Franco-Suisse

Les Suisses ont publié à la fin de l’année 2015, leur Plan d’action national en faveur du Doubs.L’objectif est d’améliorer « durablement la situation écologique du cours d’eau et d’assurer la survie de l’apron, un poisson emblématique du Doubs ».

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18 Fév

L’Apron du Rhône, vedette d’un documentaire

Tournage du documentaire "APRON, l'incroyable aventure d'un poisson sentinelle"

Tournage du documentaire « APRON, l’incroyable aventure d’un poisson sentinelle »

C’est un régal… Ces 26 minutes se dévorent d’une traite ! Le documentaire « APRON, l’incroyable aventure d’un poisson sentinelle » va être diffusé en avant-première le lundi 23 février à l’aquarium de Lyon (entrée libre mais il faut réserver). Ensuite, un DVD de ce film sera disponible gratuitement, il suffira de le demander au conservatoire d’espaces naturels Rhône Alpes. Une projection est prévue à la citadelle de Besançon le 1 er avril 2015 et ce n’est pas un poisson !

L’objectif est de faire découvrir la vie de ce petit poisson « aussi rare que menacé » et c’est totalement réussi. Le film est réalisé par Jean-Yves Collet et Sylvain Garassus et coproduit par le Conservatoire d’espaces naturels Rhône-Alpes et les Films du Tambour de soie. Il nous immerge dans l’univers de ce poisson, c’est un peu comme nous étions à sa place. L’apron est qualifié de « sentinelle » car sa présence est gage d’un bon fonctionnement de l’écosystème et donc de la présence d’autres espèces de poissons.

 

 On l’appelle l’apron du Rhône car cette espèce ne se rencontre nulle part ailleurs sur la planète, elle ne vit que dans le bassin du Rhône; en Franche-Comté, l’apron est présent dans la Loue et le Doubs franc-suisse. L’apron est une espèce classée d’intérêt communautaire, sa disparition constituerait une perte pour la biodiversité. C’est pourquoi une plainte a été déposée auprès du comité permanent du Conseil de l’Europe chargé de veiller à l’application de la convention de Berne (protection des espèces menacées) dès 2011 par les associations Pro Natura, WWF, la fédération suisse de pêche, côté Suisse, puis par la FNE et SOS Loue et rivières comtoises, côté France. Cet aspect n’est pas abordée par le documentaire. 

Le film relate une expérience qui n’avait jamais encore été tentée : la reproduction d’ aprons en captivité. Les images ont été tournées à la Citadelle de Besançon et c’est réellement impressionnant de voir la petite larve de 8 millimètres grandir sous nos yeux. Et comme c’est une histoire qui finit bien, les jeunes aprons nés en captivité sont lâchés dans leur milieu naturel en Ardèche, non loin de l’endroit où l’un de leurs géniteurs avait été prélevé quelques mois plus tôt.

Voici des images tournées par le spécialiste de la Citadelle de Besançon Mickaël Béjean, il a participé au tournage du documentaire et il participera au débat organisé à l’issue de la projection de Lyon. L’occasion aussi de détailler le plan national d’actions en faveur de l’apron du Rhône.

 

 

Un petit rappel pour terminer. Au début du XXe siècle, l’Apron était présent sur 2200 kilomètres de rivières maintenant il n’est repéré que sur … 250 kilomètres. La multiplication des barrages, la qualité et la quantité d’eau et nos pratiques sur les rivières sont à l’origine de la disparition de l’Apron surnommé autrefois le « roi du Doubs ».

Isabelle Brunnarius
isabelle.brunnarius@francetv.fr

En savoir plus : www.aprondurhone.fr

Contact pour le DVD : crenra.secretariat@espaces-naturels.fr / 04 72 31 84 50

 

VOS COMMENTAIRES : 

La précision de Jean-Pierre Hérold :

Concernant l’apron, une liste rouge des espèces menacées a été validée par le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel le 11/12/14  qui place l’apron en situation  » en danger critique »  selon les critères de l’UICN  ( Union internationale pour la conservation de la nature )

 

 Le commentaire de Jean-François Bonvallot :

Je crois que je l’ai déjà dit et écrit mais l’Apron est présent aussi dans l’Ognon et ses affluents : Lanterne et Semouse. Soit en haute -Saône et non uniquement chez les doubistes. Et j’en suis sûr car il mord à l’hameçon quand l’eau amorce une crue.
J’ai aussi dit que le mot « roi du Doubs » venait de l’ancien français ROIDE (comme Pont de Roide) qui est devenu « raide » , « droit », sans aucune conotation d’hégémonie ni d’autorité monarchique. Mis il se raidit quand on le sort de l’eau.
C’est une prouesse technique d’avoir réussi à faire reproduire ce poisson sans intérêt halieutique dans un laboratoire : bravo !.
Je crains toutefois que la remise à l’eau des alevins dans un milieu contaminé ne leur laisse qu’une faible espérance de vie. Il faut commencer par bâtir une maison qui soit habitable avant d’y introduire des habitants….