04 Jan

Les épandages de Charmauvillers et l’image de marque des agriculteurs

Photo par AAPPMA Franco-Suisse et gorges du Doubs prise à Charmauvillers mercredi 3 janvier 2018

Photo par AAPPMA Franco-Suisse et gorges du Doubs prise à Charmauvillers mercredi 3 janvier 2018

La neige a fondu mais l’image est toujours dévastatrice…Les pêcheurs du Doubs franco-suisse dénoncent de nouveau un épandage sur des terres de Charmauvillers. Il s’agit de la même exploitation que celle incriminée en décembre dernier. Cette fois-ci, l’acte ne semble pas condamnable selon la réglementation en vigueur mais cette forme de récidive laisse pantois. Ces pratiques minoritaires nuisent à l’image des 2500 exploitations agricoles du Doubs

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13 Juil

Le casse-cailloux, les rivières et le comté

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Aujourd’hui, « casse-cailloux » est un mot clivant. Dans le massif jurassien, le casse-cailloux est au cœur d’une confrontation entre agriculteurs et environnementalistes. D’ici peu, cette opposition pourrait évoluer en discussion pour aboutir à un consensus . Le casse-cailloux est un engin capable de casser de la pierre et ainsi de remodeler les paysages du massif jurassien. Pour les agriculteurs, cela leur permet de regagner du terrain et de passer leurs tracteurs. Pour les environnementalistes, c’est une atteinte grave à l’environnement.

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30 Jan

Des agriculteurs transgressent l’interdiction d’épandre sur la neige

Epandage près de Chouzelot. Photo prise par un promeneur le 22 janvier 2017. La Loue est en contrebas précise SOS Loue LRC

Epandage près de Chouzelot. Photo prise par un promeneur le 22 janvier 2017. La Loue est en contrebas précise SOS Loue LRC

Comment est-ce encore possible ? Des agriculteurs du secteur de Chouzelot ainsi que celui situé entre Arc-et-Senans et Cramans (Doubs) ont épandu ces jours-ci leurs effluents d’élevage sur des sols enneigés. Une pratique totalement interdite pour protéger les milieux aquatiques : les plantes n’étant pas là pour absorber les éléments nutritifs dont elles ont besoin, les nitrates vont directement dans la rivière… Les photos ont été diffusées aujourd’hui par la Fédération de pêche du Doubs et le collectif SOS Loue et rivières comtoises. Les défenseurs des milieux aquatiques sont en colère car cette pratique se reproduit généralement chaque hiver.

Les épandages sur sol gelé et enneigés au bord de la Loue continuent comme si de rien n’était. Il est vrai que les coupables ne risquent absolument rien de la justice qui classe en général ces affaires, ou se contente d’un rappel à l’ordre. Les tonnes de lisiers qui ont été épandues ici finiront dans la Loue qui est à moins de 300 mètres, entrainant un colmatage des fonds en pleine période de maturation des œufs de truites, qui mourront sans doute étouffés.
Cette pratique quotidienne, répandue dans tous les bassins versants de nos rivières  se reproduit d’hiver en hiver en toute impunité. C’est de la délinquance pure et simple résultat de la tolérance coupable de la justice envers le monde agricole. C’est également en contradiction totale avec les appels répétés des responsables agricoles, qui il faut le reconnaitre, se mobilisent pour faire cesser ses pratiques, sans avoir beaucoup plus de résultats sur le terrain que les associations ! ( extrait du communiqué de SOS LOUE LRC).

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01 Déc

Cartographier les cours d’eau, un enjeu majeur

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Dans la nature aussi, l’habit ne fait pas le moine. Certains filets d’eau n’ont à priori aucun intérêt et pourtant ils jouent un rôle important dans la prévention des risques d’inondation ou de sécheresse. Ils sont parfois à l’origine de litiges entre agriculteurs et l’ONEMA, la police de l’eau. C’est souvent la place et le rôle des zones humides qui est en jeu.

En 2015, à la demande de la profession agricole, le gouvernement a demandé à ses services de cartographier le moindre écoulement d’eau dans chaque département pour savoir si il y a lieu ou pas d’appliquer la loi sur l’eau. Les agriculteurs veulent en quelque sorte un « code de la route ».

Dans le Doubs, le groupe technique chargé d’établir cette cartographie s’est réuni à deux reprises. Ce groupe est à la fois constitué des services de l’Etat, des représentants des professions agricoles et forestières, des associations de protection de l’environnement, de la fédération de pêche, des syndicats mixtes, du conseil départemental du Doubs… Une large consultation qui a déjà abouti à l’expertise de 400  kilomètres d’écoulements sur les 1000 à inspecter. LA DDT 25 précise que cela a permis de découvrir 31 kilomètres de nouveaux écoulements classés désormais cours d’eau.  Ces écoulements n’existaient pas auparavant sur la cartographie et ils sont désormais soumis à la loi sur l’eau. Dans d’autres cas, des fossés ou des écoulements n’ont pas été classés. Vous pourrez consulter cette cartographie évolutive sur le site dédié à ce répertoire des cours d’eau.

Si vous en savoir plus sur les enjeux de cette cartographie, voici notre reportage :

Avec :
Eric Morel
FDSEA 25. Membre du comité de suivi de la cartographie 25,
Yannick Cadet
service eau, risques, nature et forêt de la DDT25,
André Paris
Onema, police de l’eau
Responsable du contrôle des usages,
Thomas Groubatch
Fédération de pêche du Doubs
Michaël Prochazka
SOS Loue et Rivières Comtoises.

Reportage I.Brunarius,L.Brocard,S.Linozzi et P.Gomez.

03 Juil

Bilan des mesures agroenvironnementales pour préserver l’eau du bassin versant d’Arcier

Mesures agroenvironnementales pour protéger la source d'Arcier

Mesures agroenvironnementales pour protéger la source d’Arcier

Cette fois-ci, ce sont les agriculteurs eux-même qui ont souhaité faire le point sur leurs actions pour l’amélioration de la qualité de l’eau. D’habitude, la profession est plutôt réticente à communiquer quand il s’agit de parler environnement mais, là, les résultats sont encourageants. Depuis dix ans, des mesures agroenvironnementales sont mises en place pour inciter les agriculteurs à diminuer l’usage de pesticides et d’engrais sur leurs terres situées sur le bassin versant d’Arcier. Ils sont en zone de captage prioritaire puisque environ la moitié de la population bisontine est alimentée en eau potable par la source d’Arcier. Continuer la lecture

13 Avr

L’inquiétude printanière des pêcheurs des rivières comtoises

Le Dessoubre photographié par un membre d'Anper Tos

Le Dessoubre photographié par un membre d’Anper Tos

Il y a comme une certaine crispation sur Facebook en ce moment.. Les pêcheurs sont aux aguets, prompts à sortir leur téléphone pour photographier ce qu’ils estiment comme des atteintes à la qualité des eaux des rivières comtoises. Des photos accusatrices sont publiées sur Facebook. Et comme une image vaut mille mots, la conclusion semble limpide : les rivières comtoises sont toujours en mauvaise santé. Preuve en est avec ces fonds noirs, signe d’eutrophisation. Les actions entreprises pour les sauver ne seraient donc pas à la hauteur.

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23 Mar

Les pesticides dans les cours d’eau comtois : conférence vendredi 25 mars

Nous sommes en pleine semaine pour les alternatives aux pesticides. Pour cette 11eme édition du 20 au 30 mars, Interbio Franche-Comté et Biocoop la Canopée ont demandé à Gilles Sené de revenir sur la série d’études qu’il a publiée en 2014 avec la société d’Histoire Naturelle du Doubs. Un travail intitulé « Les micropolluants et pesticides dans les eaux comtoises ; un enjeu grave en matière de biodiversité et de santé humaine » déjà évoqué sur le blog de la Loue. 

Cette fois-ci, le professeur spécialiste d’écologie végétale et membre de la CPEPESC et de SOS LOUE/LRC, va recentrer son intervention sur « la problématique « pesticides d’origine agricole ». Cette conférence sera animée par Roland Sage, conseiller en agriculture écologique et jeune retraité.

Conférence « Pesticides dans les cours d’eau comtois, un état des lieux qui interroge … »  vendredi 25 mars à 19h30 Amphi Petit, 32 rue Mégevand à Besançon

03 Avr

La préservation de la source d’Arcier : bilan de 10 ans d’action

Voilà une soirée-débat qui s’annonce instructive ! Jeudi prochain, le 9 avril dès 20 heures, une soirée d’échanges sur la préservation de la source d’Arcier est organisée par la ville de Besançon, l’Agence de l’eau et l‘ASCOMADE (Association de Collectivités pour la Maîtrise des Déchets et de l’Environnement). Depuis dix ans, des actions sont entreprises sur le bassin versant d’Arcier pour préserver cette ressource en eau potable de Besançon. Une source régulièrement présentée lors de visites pédagogiques. La prochaine visite souterraine de la source doit avoir lieu le premier week-end d’octobre.
En mars 2013, nous avions tourné un reportage pour comprendre les enjeux de la protection de cette source. En Franche-Comté, 44 captages d’eau ont été déclarés « prioritaires ». Des captages où il fallait agir rapidement pour diminuer la teneur en pesticides de l’eau prélevée. C’est le cas de la source d’Arcier qui alimente en eau, après traitement, les habitants du centre ville de Besançon.Les habitants de Montfaucon, Nancray, Gennes, Morre, Saône, La Vèze, La Chevillote, Mamirolle et Naisey sont tout spécialement invités à participer à cette soirée-débat à l’Espace du Marais de Saône. L’occasion de débattre sur l’impact des gestes de la vie quotidienne sur l’environnement. 
Le collectivités et les entreprises de ce bassin versant sont également invités à participer à ce débat. 

renseignements : www.consultation-arcier.fr

 

 

 

 

11 Avr

2 eme Conférence départementale : De nouvelles règles et un projet de « pôle Karst »

Comme dans les bons scénarios tout a commencé par un problème à résoudre… Devant une salle comble (mais petite), Claude Jeannerot, le président du conseil général a renouvelé son constat : Malgré tout ce qui est entrepris depuis deux ans, les améliorations de la qualité des eaux des rivières comtoises tardent à se voir. Et c’est un problème.  Avec une question sous-jacente : les actions prises sont elles les bonnes ou est-ce juste une question de temps ? Patience ou remise en cause ?

Difficile de résumer quatre heures d’interventions et de débat. Une heure de plus que le temps initialement prévu. Depuis les Assises de la Loue, les intervenants ont appris à se connaître, à se respecter et à s’écouter. Même si quelques coups de griffe sont encore lancés, la parole est plutôt constructive. Voici le reportage que nous avons réalisé avec Denis Colle, Sébastian Linozzi et Pascal Gomez.

Vous trouverez également à la fin de cet article, le document intégral des réflexions et propositions du Groupe scientifique de la Conférence Départementale et l’arrêté modifiant le règlement sanitaire dans le Doubs signé par le préfet Stéphane Fratacci. Désormais, les normes pour les effluents agricoles vont s’appliquer à toute les exploitations quelque soit leur taille et en 2014, les contrôles seront renforcés dans les bassins versants. 

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27 Fév

Le mariage de la carpe et du lapin : des agriculteurs FDSEA représentés au collectif Dessoubre

Création du collectif Dessoubre au Rosureux

Création du collectif Dessoubre au Rosureux

Les agriculteurs étaient venus en nombre assister à la constitution du collectif Dessoubre. Ce samedi 22 février, la mairie du Rosureux était trop petite pour accueillir tous les participants. La réunion a donc eu lieu dans l’église, et d’un baptême on a assisté à un mariage ou plutôt à des fiançailles !
Cette réunion avait comme objectif la création d’un collectif spécifique pour le Dessoubre et rattaché à SOS Loue et rivières comtoises. Marc Goux , représentant de SOS Loue et rivières comtoises a rappelé que les rivières étaient malades d’un excédent d’azotes et de nitrates. Selon lui, l’agriculture pratiquée sur ce secteur est encore trop productiviste. Un discours que ne partagent pas les agriculteurs adhérents de la FDSEA et pourtant ils ont tenu à être représentés dans ce nouveau collectif. Des agriculteurs et des défenseurs des rivières désormais côte à côte dans un collectif de défense des intérêts écologiques, touristiques et économiques, c’est assez inattendu ! Cela peut-il devenir enthousiasmant ?

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