18 Déc

Le Toulousain Sigfox veut lutter contre le vol de cigarettes (grâce à une balise connectée)

Sigfox, Follower Product (FP) et Philip Morris France lancent un objet connecté destiné à lutter contre les cambriolages des buralistes et le trafic de cigarettes en France. Testée dans les Bouches-du-Rhône, la balise « Calumet » va être déployée en France.

© Sigfox

Un paquet de cigarette connecté pour lutter contre le vol et le trafic. C’est la promesse de la startup Sigfox, basée à Labège près de Toulouse.

Le premier réseau mondial d’objets connectés a conçu la balise « Calumet » avec l’aide de la société Follower Product, du fabricant de cigarette Philip Morris et du ministère de l’Intérieur. 

Conditionnée dans des cartouches de cigarettes factices, cette balise permet d’alerter les forces de l’ordres en cas de vol. Elle est également capable de détecter des vibrations liées à un départ de feu chez un buraliste.

« Calumet » a été testé durant 6 mois chez plusieurs buralistes des Bouches-du-Rhône. « 4 événements ont été enregistrés par la balise, dont 2 vols et 1 tentative de vol » précise Sigfox. 

Aujourd’hui, le système est en cours de déploiement dans la région marseillaise avant une généralisation nationale.

Sigfox espère ainsi aider à lutter contre le trafic de cigarette. En France, le nombre de cambriolages ciblant les buralistes entre 2017 et 2018 a augmenté de 7%, soit 407 400 euros de préjudice.

« L’histoire du projet Calumet illustre l’étendue presque infinie des usages et applications offerts par l’Internet des Objets (IoT). A l’origine, nous avions développé la balise afin d’aider les personnes souffrant de déficience visuelle à se déplacer en ville, nous n’avions jamais imaginé qu’elle pourrait répondre à des enjeux majeurs de sécurité » explique Florence Poulet, présidente de Follower Product.

« La balise Calumet répond à des enjeux précis d’insécurité mais l’utilisation de cette technologie peut être étendue à un nombre infini de secteurs et d’industries comme la logistique, le luxe ou encore répondre à des problèmes de sécurité d’autres matériels ou personnes » complète Patrick Cason, directeur général de Sigfox France.

Julien leroy

13 Déc

Que devient le toulousain Scoop.it ?

En 7 ans, la plateforme de curation Scoop.it a conquis 4 millions d’utilisateurs dans le monde notamment aux USA. Née à Labège près de Toulouse, la société vient d’être rachetée par Linkfluence. Interview avec Benoît Lamy, le directeur de Scoop.it.

©France 3 Midi-Pyrénées

Scoop.it est une success-story du numérique français.

En 2011 à Labège (près de Toulouse), Marc Rougier et Guillaume Decugis ont l’idée de créer une plateforme gratuite de publication par curation. Le principe est simple : relayer une information trouvée sur internet, sur une page personnalisée via Scoop.it. L’internaute peut ainsi éditer gratuitement son propre journal ou magazine en ligne. 

En 2014, La startup s’installe à San Francisco pour percer sur le marché américain. Aujourd’hui, elle « compte aujourd’hui 4 millions de curateurs » assure son directeur Benoît Lamy.

L’offre de Scoop.it a également évolué au fil des années. « Nous avons développé des offres pour les entreprises avec des besoins avancés sur la veille collaborative et le marketing. En 2017, nous avons pris le virage de l’intelligence artificielle pour « comprendre » les contenus » explique-t-il.

« C’est cette étape qui nous a rapproché de Linkfluence ». Cette entreprise parisienne de 200 salariés est spécialisée dans la veille et l’analyse des contenus en ligne. En octobre 2018, elle est parvenue à lever 18 millions d’euros et racheter Scoop.it.

« En intégrant les équipes de Scoop.it, Linkfluence va pouvoir booster la mise en place de nouvelles technologies nécessaires à la meilleures compréhension du web et des réseaux sociaux. Ensuite,le siège de Scoop.it étant à San Francisco, celui-ci devient le premier bureau américain de Linkfluence » détaille Benoît Lamy.

Du côté de l’entreprise toulousaine, « nous allons continuer à développer et opérer Scoop.it » promet-il. Pas de changement également pour la vingtaine de salariés. Scoop.it conserve ses effectifs aux Etats-Unis et à Labège.

Julien Leroy

12 Déc

E-santé : le Toulousain Medylink rachète une startup parisienne

Le spécialiste toulousain de la médecine connectée, Medylink, continue de se développer. Il vient d’acquérir la startup Medway, hébergée à la Station F.

© Guillaume Bonnefont / MaxPPP

Medylink termine l’année 2018 en beauté. Après une levée de 2,75 millions d’euros en septembre, la société toulousaine annonce ce 10 décembre, le rachat de la startup Medway, hébergée à la Station F à Paris. 

Fondée en 2011, Medylink est une plateforme pour faciliter le travail des médecins généralistes. Elle propose notamment une télé-expertise en ligne qui permet à un généraliste de consulter des confrères spécialistes pour un diagnostic. Le docteur peut également sous-traiter certaines tâches de soins à une infirmière. Prochainement, le médecin traitant pourra dialoguer à distance avec son patient.

L’objectif est de faciliter une meilleure coordination des soins grâce au numérique. 

Afin d’améliorer ce système de médecine connectée, Medylink a décidé d’acquérir Medway. Cette jeune pousse, née en 2017, est spécialisée dans des solutions de téléconsultation. Le Toulousain espère ainsi devenir la première plateforme de coordination de soins 100 % digitale. 

« L’apport de MEDWAY va nous permettre de créer un écosystème numérique autour du médecin généraliste. Ce rapprochement est un réel engagement à améliorer le parcours de soins, tant pour les professionnels que pour leur écosystème : patients, confrères, professionnels de santé » précise Éric Le Bihan, président de Medylink.

Le réseau de Medylink revendique 750 médecins et plus de 150 000 examens transmis. Grace à ce rapprochement, le toulousain espère doubler son chiffre d’affaire en 2019, étoffer son équipe de 25 collaborateurs et atteindre 5 000 médecins connectés d’ici 3 ans.

Julien Leroy

11 Déc

Yestudent, le « Airbnb » du logement étudiant, cherche un repreneur

Née à Toulouse, la plateforme de logements étudiants a été placée en liquidation judiciaire suite au retrait d’un partenaire historique. La start-up cherche un second souffle.

© Jean-Marc Loos / MaxPPP

Malgré une belle croissance, la start-up Yestudent est dans la tourmente.

Né à Toulouse, Yestudent permet à des étudiants de se loger chez d’autres jeunes d’une grande ville. Un « Airbnb » du logement étudiant avec des tarifs plafonnés et réservés au moins de 28 ans.

« Avec près de 100,000 utilisateurs, Yestudent se positionne comme la plus grande alternative à l’auberge de jeunesse en Europe avec des prix entre 10€ et 30€ la nuit, y compris dans des villes comme Amsterdam, Paris, ou Berlin » précise Camille Raymond, fondateur de Yestudent.

Malgré le succès de la formule, la jeune pousse est aujourd’hui en liquidation judiciaire depuis le 13 novembre 2018.

En cause, le désistement d’un partenaire financier de longue date, selon la jeune pousse. « Nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi un changement d’avis à la dernière minute de la part du partenaire (..). Nous avons peut être des pistes d’idées mais aucunes certitudes (faillite d’un concurrent, changement de stratégie d’investissement etc) » déplore Camille Raymond. 

En attendant de comprendre, « ce refus nous amène au blocage de notre développement ainsi que de notre trésorerie court-terme. Pourtant, l’entreprise n’a jamais été aussi grande et l’activité n’est jamais allée aussi bien » poursuit le CEO. En effet, les comptes de Yestudent sont passés au vert au cours de l’année 2018. « Nous sommes passés d’une marge négative par voyage de – 50 euros à une marge positive par voyage de 5 euros » assure-t-il. 

Depuis cet automne, le fondateur de Yestudent lance des appels sur les réseaux sociaux et ailleurs pour trouver un repreneur. « La meilleure chance pour Yestudent (..) est de trouver un repreneur qui partage les valeurs essentielles de la communauté. (..) Faute de quoi nous serons obligés de déposer le bilan en pleine ascension« .

En attendant, les 7 salariés hébergés chez At Home à Toulouse, sont entre les mains d’un mandataire judiciaire. A suivre….

Julien Leroy

10 Déc

Succès du groupe « Neko Light Orchestra » avec leurs reprises musicales de Game of Thrones ou d’Harry Potter

Né à Toulouse, Le Neko Light Orchestra est un groupe de rock mélodique qui reprend les bandes originales de jeux vidéo, de films et d’animes. Leur univers s’étend de Star War à Game of Thrones en passant par les animations d’Hayao Miyazak. En 7 ans d’existence, il est devenu le plus grand groupe musical geek de France.

Concert de The Neko Light Orchestra. © Joël R

« Le Neko Light Orchestra est un collectif de musiciens, passionnés par les univers geeks, qui s’est spécialisé dans la réinterprétation des musiques des cultures de l’imaginaire » explique son fondateur, Nicolas Chaccour. 

Né à Toulouse en 2011, ce groupe de rock mélodique reprend ainsi les bandes originales de films de science fiction et de jeux vidéos. Cependant, les fans ne retrouveront pas la musique originale. Les Toulousains composent, mélangent, réinterprètent les célèbres mélodies pour un spectacle unique.

Leur univers s’étend de la trilogie des « Seigneurs des anneaux » (de Peter Jackson) à la saga  cinématographique « Harry Potter » en passant par les séries cultes de « Game of Thrones », « Dr Who » ou et des jeux vidéos comme « Silent Hill ».  

Au total, Le Neko Light Orchestra est composé de 7 formations qui écument les salles de concert et les conventions geek. Au total, plus de 170 spectacles ont été donnés en France, en Suisse et au Japon. Aujourd’hui, il s’agit du grand groupe musical geek de France. 

Autre particularité de cet orchestre : les concerts d’hommage aux films d’animation d’Hayao Miyazaki. « Nous sommes les seuls à le faire dans le monde » assure Nicolas Chaccour. Baptisé « Echos de la Vallée du Vent« , le spectacle revisite les bandes orginales du « Voyage de Chihiro » ou du « Château dans le ciel ». Les deux premières concerts en 2014 et 2018 ont affiché complets en quelques heures. 

Pour 2019, les 18 musiciens (professionnels et semi-amateurs) vont créer un nouvel orchestre autour des films de Quentin Tarantino en attendant la sortie d’un second album en juillet prochain.

>> Extrait du concert « Les echos de la terre du milieu » en hommage aux Seigneurs des anneaux : 

>>> dates des prochains concert sur le site officiel : www.nekolightorchestra.com

Julien Leroy

05 Déc

Surveillance satellite : EarthCube, la startup toulousaine capable de (tout) surveiller grâce à l’IA

Grâce à l’intelligence artificielle et aux images satellites, EarthCube est capable de détecter une anomalie sur un site stratégique ou une fuite sur un pipeline. Née à Toulouse en 2016, la start-up est unique en Europe et compte déjà plusieurs clients dans le monde.

capture logiciel Earthcube l(copyright Digital Globe imagery / Earthcube )

« EarthCube permet de surveiller et de protéger les activités ainsi que de l’environnement grâce à l’intelligence artificielle » résument Renaud Allioux et Arnaud Guérin, les fondateurs.

L’ancien ingénieur d’Airbus Defense and Space et l’ex-manager de chez Areva ont conçu un algorithme capable de surveiller les anomalies d’un lieu à partir d’images fournies aussi bien par les satellites, les drones ou les hélicoptères.

« Par exemple, nous sommes capables de détecter une voiture située à proximité d’un pipeline mais où ne se trouve aucune route » précise Renaud Allioux. « Ou reconnaître une activité anormale sur un aéroport ou dans un port ». L’intelligence artificielle d’EarthCube peut également évaluer les risques d’incendie en fonction de la végétation et évaluer les zones les plus touchées après un séisme ou une tempête. Les possibilités sont multiples.

La start-up toulousaine veut ainsi devenir une solution de télésurveillance pour des sites stratégiques à travers le monde. A ce jour, elle est la seule en Europe à proposer une telle solution. Mais il existe quelques concurrents américains, notamment Orbital Insight, Descartes Labs ou Space Know.

En seulement deux ans d’existence, EarthCube compte plusieurs clients et partenaires européens dont Airbus, des compagnies pétrolières et des acteurs de la défense. « Mais nous voulons désormais attaquer le marché USA » assure Renaud Allioux.

Basé à la fois à Toulouse et à Paris, la jeune pousse totalise 25 salariés. EarthCube est en pleine expansion. D’ailleurs, elle est parvenue à boucler une levée de fonds de 3 millions d’euros, en septembre 2017. Et lors du Emtech Europe d’octobre 2018, Earthcube a été sélectionné comme l’une des 10 startups en Europe pour les technologies émergentes. 

>> www.earthcube.eu

Julien Leroy

29 Nov

Insolite : une exposition de photos de Toulouse sur… écrans de téléphones

Toulouse accueillera, le 11 décembre, la première exposition photo sur écrans de téléphones, tablettes et ordinateurs. Une galerie des plus beaux clichés de la ville rose pris par des internautes. Le concours est ouvert à tous jusqu’au 2 décembre.

© @toulouz_1 / @bilna31 / @clefmenthe_in / @yaya_shot

Le 11 décembre prochain, Toulouse va accueillir une exposition originale et insolite.

Une trentaine de photos de la ville rose sera exposée sur des écrans…de téléphones, tablettes et ordinateurs. Un événement inédit en Occitanie.

Ces clichés seront issus du réseau social Instagram où les internautes sont nombreux à photographier la capitale régionale. D’ailleurs, Toulouse est dans le TOP 5 des villes françaises les plus photographiées sur Instagram. En 2017, plus de 1,6 millions de publications ont été publiés avec le hashtag #Toulouse. 

« Depuis plus de 6 ans, nous découvrons sur Instagram des photos de Toulouse plus belles les unes que les autres. Cette exposition éphémère permettra d’en valoriser une sélection ! » explique Camille Chrétien, bénévole de l’association IgersToulouse et organisateur de l’exposition.

L’événement est organisé à la fois par l’association IgersToulouse (qui regroupe une communauté d’instagrameurs toulousains), l’agence de communication Anouk Déqué et le magasin IConcept qui affichera les créations des lauréats.

« Chaque personne peut proposer jusqu’à 2 photos de Toulouse via son compte Instagram en utilisant le hashtag #ToulousePleinEcran jusqu’au 2 décembre midi » précise Anouk Déqué, directrice de l’agence.

Le concours est ouvert à tous. Un jury de professionnels se réunira le 3 décembre avant le vernissage prévu une semaine plus tard.

A vos smartphones !

Julien Leroy

02 Sep

Le Toulousain Lyra lance un titre restaurant nouvelle génération

Le secteur de la livraison de repas au bureau est en plein boom. Mais avec les titres déjeuner en papier, impossible de commander sur internet. A Labège, près de Toulouse, le groupe Lyra vient de mettre au point un titre-restaurant dématérialisé nouvelle génération qui va révolutionner nos habitudes de consommation.

© Alexandre MARCHI / MaxPPP]

Utiliser un titre restaurant directement sur internet. C’est désormais possible grâce à l’innovation de l’entreprise Lyra basée à Labège près de Toulouse.

Jusqu’ici, le paiement en ligne par titre restaurant était (quasiment) impossible même s’il existe quelques cartes de crédit émises par les sociétés spécialisées. Pourtant, le secteur est en plein croissance avec 125 millions de repas livrés en France par an selon une étude du cabinet NPD Groupe.

Lyra, l’un des leaders mondiaux de la transaction financière en ligne, l’a très vite compris en proposant un nouveau mode de paiement plus fluide.

Concrètement, l’entreprise toulousaine propose une plateforme de paiement en ligne qui s’intègre sur un site de e-commerce ou de e-livraison, « sans que le commerçant ait à changer de banque » précise Yves Sicouri, Directeur Retail chez Lyra.

Lorsque le client passe la commande, il peut ainsi « payer une commande en titre-Restaurant (jusqu’à 19 euros par jour selon la loi) et compléter son paiement, si besoin, en réglant le solde par carte bancaire« .

Pour parvenir à ce défi technologique, Lyra a travaillé conjointement avec Conecs, opérateur technique des titres-Restaurant dématérialisés.

Signature de plusieurs leaders de la livraison de repas

Les deux entreprises espèrent ainsi attirer tous les professionnels du secteur. « Les Titres-Restaurant dématérialisés deviennent un formidable levier de croissance à exploiter pour les restaurants et commerces de bouche », explique Yves Sicouri.

Lyra a déjà signé avec Class’Croute, Sodexo, Pass restaurant, Natexis INtertitre, Edenred, le groupe UP et la Food Tech Nestor. Ce dernier livre 3000 repas par jour dont 60 % sont payés avec des tickets papiers. La start-up espère doubler sa clientèle avec ce titre dématérialisé.

Une de nos équipes (Julie Valin et Eric Foissac) a testé ce nouveau mode de paiement 100 % toulousain :

Lyra, le Toulousain leader mondial des paiements en ligne

Fondée en 2001 par Alain Lacour, Lyra sécurise les paiements en e-commerce et proximité et développe des services pour gérer au quotidien les transactions et les équipements. Le groupe est présent dans 10 pays (Algérie, Allemagne, Brésil, Chili, Espagne, Inde, Mexique, Argentine, Colombie et Pérou) et embauche 250 collaborateurs.

Lyra connecte plus de 3 millions terminaux de paiement dans le monde et revendique plus de 10 milliards de transactions en 2017.

Julien Leroy

29 Août

Toulouse : Botch, la chaîne YouTube qui parodie l’actu et la pop culture

Botch est une chaîne YouTube qui parodie l’actualité, le cinéma ou les jeux vidéo à coups de références à la pop culture. Des vidéos délirantes qui totalisent plus de 9 millions de vues. Aux manettes, deux Toulousains passionnés.

© botch

Botch est un concentré de parodies de film, de JT décalé et de pop culture (cinéma, séries TV, jeux vidéos,…), accompagné de commentaires (im)pertinents. D’ailleurs, Botch signifie « fou » en argot occitan.

« On propose des programmes classiques bien connus des gens (Emission d’actu, vulgarisation scientifique, analyse d’oeuvre) auxquels on injecte ensuite notre humour absurde, beaucoup de rythme et des références à la pop culture qu’on aime » résument les deux fondateurs, Boris Little Grishenko et Alan Parrish.

« C’est d’ailleurs ces nombreuses références qui ont en quelque sorte défini le style de « Botch » au fil du temps » poursuivent-ils.

Un style unique qui séduit de plus en plus les internautes. La chaîne totalise 124.000 abonnés, 118 vidéos et plus de 9 millions de vues.

Le succès provient surtout de la rubrique « Botch Actu » lancée début 2017. Chaque fois, le duo revisite l’actualité nationale, internationale et culturelle à leur sauce. « C’est probablement la rubrique la plus appréciée (..) On a une communauté fidèle et dévouée, qui grandit de plus en plus« .

Deux Toulousains aux manettes

Derrière ces vidéos professionnelles se trouvent deux Toulousains :  Boris Little Grishenko et Alan Parrish. Le premier s’occupe de l’écriture des textes (et apparaît parfois à l’écran). Le second se charge du montage et de la voix off.

Ses deux amis sont surtout des « consommateurs insatiables de cinéma, séries, jeux vidéo et de pop culture en général » asssurent-ils.

« C’est cette passion commune qui nous a réunis et qu’on essaie donc d’exprimer via notre chaîne YouTube« . Mais « L’objectif premier est de divertir les gens. De faire en sorte qu’ils prennent autant de plaisir en regardant nos vidéos que nous en prenons à les faire« .

Un état d’esprit qu’ils veulent perturber « le plus longtemps possible » en lançant prochainement de nouvelles rubriques et un site web. « Et même décliner Botch sous d’autres supports, matériels notamment : T-shirts, slips et autres produits dérivés« .

Pour découvrir le sytle « Botch », voici leur actu du mois de juillet : 

>> Le reste des vidéos sur leur chaîne « Botch »

Julien Leroy

09 Août

VTC : Heetch débarque (bientôt) à Toulouse malgré la concurrence

Exclusif. La plateforme française de VTC (voiture de transport avec chauffeur), Heetch, arrive sur Toulouse pour la rentrée de septembre. Le syndicat des VTC d’Occitanie craint concurrence exacerbée.

© Stéphane Mortagne L/ MaxPPP

Après Uber, VTC Ttatnium, VTC 31, O chauffeur,… une nouvelle plateforme de voiture de transport avec chauffeur professionnel arrive sur Toulouse. Heetch prévoit de se déployer dans la ville rose pour la semaine du 3 septembre.

Née en 2013 à Paris, Heetch est l’une des principales plateformes de VTC en France. Après des déboires judiciaires en 2016, la start-up a su rebondir en misant sur deux cibles.

Elle promet d’abord une relation « plus respectueuse avec les chauffeurs professionnels » précise Teddy Pellerin, co-fondateur de l’application française. L’idée est d’offrir « une meilleure rentabilité » avec des commissions attractives. Ensuite, Heetch veut viser les 18-25 ans avec des trajets « plus conviviaux« , façon Blablacar. L’objectif est de « changer la relation très froide du client-plateforme-partenaire » complète-t-il.

Déjà présent à Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Nice et Marseille, Toulouse est la 7e ville de l’application. « Nous recevions beaucoup de demandes » affirme l’équipe de Heetch.

Plus d’une trentaine de sociétés de VTC à Toulouse

L’arrivée de Heetch sur l’agglomération toulousaine risque de déplaire aux sociétés existantes et aux taxis. Car le marché est déjà très concurrentiel. Au-de-là du géant Uber, plus d’une trentaine de services similaires cohabite dans la ville rose selon l’annuaire des VTC.

« La multiplication des applications ne fera pas multiplier les clients » craint Yves Garrec, responsable du syndicat SCP – VTC en Occitanie.

« S’ils s’installent sur Toulouse, c’est sûrement qu’il doit y avoir un potentiel pour eux, car je pense qu’ils ont fait une étude de marché avant. Comme ils ne viennent pas avec leur fichier clients dans les bagages, (..)  ils vont prendre ceux qui sont ici » poursuit-til.

« Les applications qui s’en sortiront le mieux (..)  sont celles qui feront le meilleur prix aux clients et la meilleure rentabilité aux chauffeurs, avec des petits plus comme les réservations préalables, le respect et la considération du chauffeur et autres services. A suivre » conclut le représentant régional des chauffeurs privés.

Réponse cet automne.

Julien Leroy