22 Jan

4 choses à savoir sur Alexis Janicot, le (nouveau) directeur de la French Tech de Toulouse

La nouvelle équipe de la French Tech Toulouse – Alexis Janicot est au centre (crédit French Tech Toulouse)

Après des mois d’attente, le nouveau directeur délégué de la French Tech Toulouse a été dévoilé ce lundi 20 janvier.

Alexis Janicot a pour mission de fédérer et développer l’écosystème des startups de la ville rose. Un vaste chantier qu’il mènera avec la nouvelle direction de la French Tech toulousaine, composée de 8 entrepreneurs et de la présidente Sandrine Julien-Rouquié, fondatrice de Ludilabel. 

Dans le monde du numérique toulousain, Alexis Janicot reste relativement méconnu.

Alors, voici une mini-bio pour connaître davantage l’un des futurs visages incontournables de l’écosystème local :

1Un néo-toulousain de 33 ans

Née à Paris en 1987, Alexis Janicot est diplomé de l’ESC de Rouen avant d’obtenir un master de management publique au MINES de Paris. Il enchaîne ensuite des missions de consultant chez Thalys, Sopra Steria ou pour l’ambassade de France. En 2015, il débarque à Toulouse où il a des attaches familiales.

2L’un des responsables du Fablab Artilect de Toulouse

A 28 ans, Alexis Janicot intègre l’équipe qui développe le FabLab de Toulouse. Durant 2 ans, il sera le responsable des opérations et se chargera des relations publiques sur le festival européen des FabLabs 2016. 

3Spécialiste de l’EdTech

Entre 2018 et 2019, Alexis Janicot se lance auprès des startup spécialisées dans l’éducation (EdTech). Il fait parti de MetaStrat (collectif de freelances engagés dans l’EdTech et la Tech For Good) avant de créer un accélérateur dans ce secteur innovant au sein de la Noema Business School à Paris. En novembre 2019, il revient dans la ville rose pour son nouveau poste à la French Tech de Toulouse. 

4Va créer un observatoire des start-up à Toulouse

Alexis Janicot souhaite créer rapidement, un observatoire des startups de la ville rose. L’idée est de réaliser régulièrement un état des lieux de l’écosystème local avec ses emplois, ses levées de fonds, ses enjeux et ses entrepreneurs. Les premiers résultats seront dévoilés au printemps 2020.

Julien Leroy

21 Jan

Montpellier : la startup Sportihome (le « Airbnb » des skieurs) signe avec les magasins Intersport

Exclusivité. Nouveau contrat pour la startup Sportihome basée à Montpellier. La plateforme de location de logements entre sportifs annonce ce 21 janvier 2020, un partenariat avec les magasins Intersport, le leader français de la location de matériel de ski en ligne.

© Sportihome

Seulement 1 mois après son partenariat avec Décathlon, c’est au tour d’Intersport de signer avec la plateforme Sportihome (made in Occitanie).

Créée à Montpellier en 2017, Sportihome est un « airbnb » des voyageurs sportifs. L’application propose à la fois, un guide des meilleurs spots dans le monde et la possibilité de loger chez des sportifs aussi passionnés que vous. A ce jour, la plateforme couvre 45 disciplines sportives, recense 6700 locations et revendique près de 30.000 utilisateurs.

Une offre unique en France qui a séduit les 245 magasins du réseau Intersport montagne. A chaque location de ski, le client « bénéficiera d’une offre découverte de 50€ sur son prochain séjour avec Sportihome » précise Sylvain Morel, co-fondateur et directeur commercial de la jeune pousse Héraultaise.

« S’associer avec un acteur spécialisé dans l’hébergement pour les sportifs nous est apparu comme une évidence ! Ce nouveau partenaire nous permet d’offrir à nos clients une expérience de séjour sportif complète » complète Félia Lompech, responsable partenariats BtoB chez INTERSPORT Rent.

Si l’opération est un succès, des offres sur les locations de VTT, VAE (vélo à assistance électrique) et vélo de route seront proposées au printemps 2020.

Julien Leroy

16 Jan

A Toulouse, Atchik va s’occuper des pages Facebook de Radio France, TV5 Monde et l’INA

Après l’Elysée, Orange, France Télévisions et le ministère de la justice, la société toulousaine Atchik va désormais s’occuper de la modération des comptes sociaux de Radio France, France Médias Monde, l’INA et TV5 Monde. Un nouveau contrat en or pour le leader national du secteur.

De gauche à droite : Steve Bonet (directeur communication et marketing), Luce Desblancs (responsable opérationnelle), Brice Le Louvetel (DGA), Benjamin Pitorre (CTO) et Amandine Deschamps, responsable administrative et RH. (Crédit : athick)

Quel est le point commun entre Radio France, l’Elysée, Carrefour, Orange, Bayard et L’Oréal ?

Réponse : Atchik

Depuis son siège à Toulouse, Atchik est devenu le leader français de la modération des commentaires sur les réseaux sociaux. La société gère ainsi les pages Facebook, YouTube, Twitter ou Instagram de grands groupes ou d’institutions publiques.

Depuis janvier 2014, les modérateurs toulousains s’occupent de la page Facebook de l’Elysée.

Atchik a également un contrat avec la mairie de Paris, Orange, L’Oréal, Carrefour, CNAM et sans oublier de nombreux médias (RTL, Le Parisien, France Télévisions, La Provence, La Nouvelle République, La Dépêche du Midi…)

« Nous travaillons en collaboration avec de nombreux annonceurs, médias, institutions et ONG pour leur permettre de tirer le meilleur bénéfice des échanges sur les espaces en ligne et leur garantir une véritable couverture e-réputation, allant de la modération et la réponse aux communautés à la veille stratégique et la gestion de crise » précise Steve Bonet, directeur de la communication chez Atchik.

Un contrat avec Radio France et l’INA

L’entreprise de Toulouse va désormais s’occuper de la gestion des comptes sociaux pour Radio France, France Médias Monde, l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) et TV5 Monde. Un nouveau contrat annoncé ce 14 janvier 2020. 

Il concerne essentiellement « les pages Facebook de France Inter, de France Culture mais aussi de tous les France Bleu, les chaînes Youtube de l’INA, de TV5 Monde, RFI… » détaille la direction toulousaine.

« Nous sommes fiers d’accompagner l’audiovisuel français dans ses besoins de modération sur les réseaux sociaux. C’est la qualité de nos interventions qui est ainsi récompensée ainsi que notre vision du métier, tournée vers la valeur des conversations et du travail primordial du modérateur » complète Brice Le Louvetel, Directeur Général Adjoint d’Atchik.

Fin 2019, Atchik revendique un chiffre d’affaire d’environ 1,2 million d’euros et compte 25 salariés.

Julien Leroy

06 Jan

CES 2020 : une vingtaine de start-up d’Occitanie expose au plus grand salon mondial du high-tech

La région Occitanie sera (évidemment) présente au plus grand salon mondial de l’innovation numérique. Le CES 2020 ouvre ses portes ce mardi 7 janvier à Las Vegas (Etats-Unis). Plus de 20 start-up de Toulouse, Montpellier et Perpignan sont du voyage. 2 jeunes pousses de la région seront primées.

© Andrej Sokolow / MaxPPP

Environ 20 jeunes pousses d’Occitanie participent au Consumer Electronics Show (CES) qui ouvre ses portes ce mardi 7 janvier pour 3 jours. Il s’agit du plus grand salon mondial consacré au high-tech et au numérique.

Chaque année, ce rendez-vous attire 175.000 visiteurs et 4500 exposants. Impossible de rater ce rendez-vous pour l’Occitanie, l’une des régions françaises les plus dynamiques du secteur.

L’objectif des entrepreneurs est de se faire connaître, rencontrer des investisseurs et dénicher les nouvelles tendances.

La majorité des startups d’Occitanie exposera sous la bannière de la « French Tech Toulouse » et de l’AD’OCC (Agence de développement Economique de la région Occitanie) :

Allpriv (Cybersécurité), BasseMe (Électronique grand public), Braincities (Intelligence artificielle), Nov&Sat (E-santé), Hello My Bot.io (Intelligence artificielle), Hygia (e-santé), Influbook (e-tourisme), Kinvent (e-santé), Numix (VR), Orpalis (Électronique grand public), Road-Light (e-sécurité pour les motards et les cyclistes), Rubix (qui analyse la qualité de l’air, les odeurs et mêmes les bruits), Teoola (médial social), Virtual I.I (VR), Wag Travel (e-tourisme), les robots de Wyca, BabyHop, Cirkwi (e-tourisme), le casque connecté pour les moto des Toulousains d’Eyelights, M2R Maritine (smart city), MiPih (e-santé) et Spoty Ride (e-tourisme).

Deux startup de la région primées au CES 2020

L’écosystème numérique d’Occitanie recevra également deux Awards au CES 2020. Ces prix sont décernés aux meilleurs innovations mondiales.

Il s’agit de la jeune pousse Caremitou basée à Montpellier. Elle a inventé une litière connectée pour surveiller la santé des chats. Et des Catalans de BassMe qui ont conçu des casques de musique à placer sur la poitrine. L’innovation offre ainsi une nouvelle expérience sonore.

Depuis 5 ans, les startup françaises sont très attendues à Las Vegas. La French Tech est aujourd’hui l’une des principales attractions du CES. La délégation française est la troisième mondiale avec près de 350 entrepreneurs, derrière les Etats-Unis et la Chine.

>>> CES 2020 de Las Vegas : www.ces.tech

Julien Leroy

19 Déc

IoT : lancement d’un « mini-Sigfox » pour les objets connectés d’une entreprise ou d’une ville

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox veut désormais décliner son réseau mondial d’objets connectés à l’échelle d’une ville ou d’une entreprise. Un « mini-sigfox » entièrement privé et personnel. L’offre pourrait séduire rapidement les secteurs de la logistique ou de la smartcity. Le lancement commercial est prévu en 2020.

L’équipe de Sigfox lors de la Conférence annuelle, Sigfox Connect en novembre 2019 à Singapour (© Sigfox)

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise de Toulouse, couvre aujourd’hui 65 pays, 15 millions d’objets IoT, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Ce réseau WAN (réseau de télécommunications couvrant une grande zone géographique) est parfaitement adapté aux besoins de traçabilité des marchandises et de la collecte de données à travers le monde. A ce jour, 1500 clients bénéficient de cette connectivité dans de nombreux secteurs d’activités, tels que la logistique, le transport, le BTP ou l’électricité. 

Cependant, ce secteur émergent de l‘IoT n’a pas encore atteint les niveaux espérés.

C’est pourquoi, Sigfox cherche de nouveaux marchés en attaquant celui des réseaux privées. Dans le jargon informatique, on appelle cela un PAN. Il s’agit d’une connexion sans fil entre plusieurs équipements dans un espace d’une dizaines de mères. Le plus connu des PAN est le réseau Bluetooth.

« Le but est d’offrir un réseau privé PAN et personnel à l’échelle d’une entreprise ou d’une ville. En résumé, le client aura un mini-Sigfox à lui !  » raconte Franck Siegel, Chief Operating Officer chez Sigfox.

Evidemment, ‘l’offre PAN de Sigfox va bénéficier de toute la puissance de l’écosystème existant autour du WAN Sigfox » complète-t-il. Ainsi, le client pourra connecter deux réseaux locaux séparés de plusieurs kilomètres.

La startup toulousaine espère ainsi séduire, dans un premier temps, les acteurs de la logistique (pour gérer le stock dans un entrepôt, par exemple) ou de la smartcity (éclairage d’une rue en fonction de la circulation). Les déclinaisons sont multiples.

Les premiers tests sont prévus pour début 2020 à Toulouse et Angers. La lancement commercial aura lieu dans la foulée promet la société.

Fondé en 2010 par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, Sigfox est basée à Labège en Haute-Garonne. Avec un chiffre d’affaire de 50 millions d’euros en 2017, l’entreprise possède des bureaux à Madrid, Munich, Boston, Dallas, San Jose, Dubaï, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Julien Leroy

12 Déc

Une startup veut devenir le « Airbnb » des achats immobiliers en proposant de tester le logement

Près de Toulouse, deux jeunes entrepreneurs proposent aux futurs acquéreurs d’essayer un bien immobilier pendant 1 à 5 nuits avant de l’acheter. Unique en France, leur plate-forme « Trynbuy » a déjà séduit les agences immobilières mais surtout, un… premier propriétaire.

© Jean-Marc Quinet / MAXPPP

Trynbuy est le tout premier site internet français qui permet de tester votre futur bien immobilier pendant quelques jours. 

« Une maison ou un appartement est souvent l’achat d’une vie » explique Thomas Peyre Co-fondateur de Trynbuy. « Pour éviter les moments de doute et d’inquiétude, nous proposons de tester un logement pendant 1 à 5 nuits avant de l’acheter« .

Concrètement, cela fonctionne sur le principe d’une location entre particuliers. Une fois l’accord du propriétaire, le prix de la nuitée est fixé en fonction de la valeur d’achat du bien. 

« Par exemple, pour un bien à 300 000 € : 150 € TTC la nuitée (0,05 %) » explique Thomas Peyre. 60 % de la somme revient ensuite au vendeur et le reste est reparti entre l’agence immobilière et la plateforme. Enfin, une commission est prise pour assurer la location. « Chaque test est assuré par Axa jusqu’à 1 500 000 € » précise le concepteur.

Lancé en juillet 2019 à Baziège au sud de Toulouse, Trynbuy a rapidement séduit les agences immobilières. « En seulement 4 mois, nous travaillons déjà avec plus de 200 agences dans le monde (France métropolitaine, Guyane, Martinique, Espagne, Portugal, Suisse et États-Unis)« . D’autant plus que ce nouveau service est gratuit pour les professionnels du secteur.

La difficulté reste à convaincre les propriétaires. Si le concept existe aux USA depuis plusieurs années, il est unique en France. Les deux concepteurs veulent rassurer et démontrer l’utilité de leur « Airbnb » des achats immobiliers.

D’ailleurs, ils sont parvenus à organiser un premier test grandeur nature à Villeneuve-Tolosane, près de Toulouse. L’opération est prévue d’ici quelques jours.

Trynbuy a été créé par les deux jeunes diplômés de 23 ans. Après un masters d’entrepreneur, Thomas Peyre se charge de la partie commerciale depuis les locaux à Baziège. Et Enzo Blanchon de Rodez, s’occupe du développement informatique.

> Plus d’info sur le site officiel : www.trynbuy.fr

Julien Leroy

08 Déc

Sport : la startup Sportihome (le Airbnb des sportifs) signe un partenariat avec Décathlon

Exclusivité. Née à Montpellier en 2017, la startup Sportihome continue de grandir. La plateforme de location de logements entre sportifs vient de signer un partenariat avec Décathlon. La marque préférée des Français va désormais commercialiser les offres de la jeune pousse d’Occitanie.

© Alexis Sciard / MaxPPP]

Après la start-up toulousaine Cenareo avec Samsung, c’est au tour de Sportihome de conclure un partenariat avec Décathlon. Ces collaborations entre grands groupes et jeunes pousses innovantes prouvent que l’écosystème numérique d’Occitanie se porte bien.

Créée à Montpellier en 2017, Sportihome est un « airbnb » des voyageurs sportifs. L’application propose à la fois un guide des meilleurs spots dans le monde et la possibilité de loger chez des sportifs aussi passionnés que vous. A ce jour, la plateforme couvre 45 disciplines sportives, recense 6700 locations et revendique près de 30.000 utilisateurs.

Un service unique en France qui a convaincu très tôt, Décathlon. C’est pourquoi, l’entreprise française de grande distribution de sport et loisirs, vient de signer un partenariat commercial avec Sportihome. 

Désormais, certains magasins de l’enseigne vont proposer des offres de location Sportihome à leurs clients. 

« Offrir des services complémentaires autour du matériel de sport vendu dans nos rayons est un réel plus pour nos clients. Imaginez … vous achetez votre nouvelle paire de ski et repartez aussi avec votre réservation de logement à la montagne chez un local lui aussi passionné de ski ! » explique Philippe Cassan, directeur régional de Décathlon Occitanie.

L’offre commerciale sera disponible à partir du 14 décembre 2019 dans les Décathlon de Montpellier, Bordeaux, Strasbourg et Teste de Buch.

Sylvain Morel, cofondateur de Sportihome est ravi de pouvoir s’adosser à l’enseigne préférée des Français (Crédit : Sportihomme)

Sylvain Morel, cofondateur de Sportihome est ravi de pouvoir s’adosser à l’enseigne préférée des Français : « Cette idée de partenariat avec Décathlon nous l’avons eu dès le démarrage de Sportihome. Pour le lancer il nous fallait cependant avoir une offre suffisamment dense pour satisfaire leurs clients et les futurs voyageurs sportifs, c’est chose faite, ils vont adorer !« .

L’entrepreneur montpelliérain espère s’étendre aux autres magasins du groupe. 

En seulement 2 ans d’existence, Sportihome affiche plus de 4000 réservations pour un chiffre d’affaire de 500.000 €. La start-up est également passée de 2 à 10 salariés. 

Julien Leroy

04 Déc

« Leonard », le robot de Toulouse qui vous aide à trouver des idées de cadeaux de Noël

Exclusivité. Créé à Toulouse, Leonard est un chatbot qui vous aide à trouver des idées de cadeaux en fonction de la personnalité et des centres d’intérêts du destinataire. Entièrement gratuit, on dialogue avec lui directement sur Messenger (Facebook). Unique en France.

Une conversation avec Leonard (crédit : Julien Leroy)

Lorsque nous recherchons une idée de cadeaux pour Noël ou pour un anniversaire sur Internet, nous passons souvent des heures à consulter des dizaines de sites web sans vraiment trouvé de réponse.

Pour y remédier, un Toulousain de 27 ans vient d’inventer « Leonard ». Il s’agit d’un « chatbot qui aide à trouver des idées de cadeaux en fonction de la personnalité, des valeurs et des centres d’intérêts du destinataire » précise Vivien Stilz.

Leonard est disponible directement sur la messagerie de Facebook (Messenger).

Il suffit de dialoguer avec lui en répondant à ses questions pour avoir une liste de cadeaux originaux et personnalisés.

« Toutes les idées de cadeaux qu’il est capable de proposer, sont piochées dans une base de donnée que j’ai créée et que je continue d’améliorer au fil des utilisations » précise le concepteur qui assure n’avoir aucun partenariat avec une marque.

Entièrement gratuit pour l’utilisateur, Leonard est également bilingue (Français et Anglais) en fonction des paramètres Facebook.

Après un lancement en novembre 2019, Vivien Stilz continue d’améliorer les capacités de son robot en ligne. A terme, le jeune toulousain aimerait proposer des idées de cadeaux avec des acteurs régionaux.

Cet ancien ingénieur aéronautique veut aussi créer sa propre startup en proposant d’autres solutions innovantes.

En attendant, n’hésitez pas à tester Leonard sur sa page Facebook : www.facebook.com/AskLeonardBot

Julien Leroy

22 Nov

Pourquoi se rendre aux Rencontres Internationales du Numérique à Toulouse ?

Un nouveau rendez-vous dédié aux start-up voit le jour à Toulouse. Les premières Rencontres Internationales du Numérique se déroulent ce mardi 26 novembre. Malgré la présence de la Mêlée numérique, de Futurapolis, de Minds & Tech ou encore de Focus, pourquoi lancer un tel événement dans la ville rose ?

© Laurent Caro / MAXPPP

Toulouse est la deuxième ville de France en nombre de startups. Par conséquent, les salons et rendez-vous autour du numérique et de l’innovation se sont multipliés ces dernières années, dans la ville rose.

La pionnière a été La Mêlée Numérique en 2000. Suivra Futurapolis, Emtech France, Minds & Tech, Data Center, Focus,… Des événements qui se déroulent généralement entre septembre et octobre attirant des centaines de professionnels à Toulouse. 

Malgré cette offre riche, un petit nouveau vient d’apparaître : les Rencontres Internationales du Numérique de Toulouse.

La première édition se déroule ce mardi 26 novembre au centre de congrès Pierre Baudis.

L’objectif est de parler du développement international des start-up.

Un thématique parfois abordée dans les autres événements mais ici, les Rencontres Internationales du Numérique « s’adressent à toutes les entreprises du numérique qui exportent ou qui souhaitent se développer à l’international » insiste Marguerite Bech, responsable de l’organisation.

La journée est organisée par Digital 113, le cluster d’entreprises numérique d’Occitanie, en partenariat avec la CCI de Haute-Garonne.

Le programme débute à 11h30 avec des tables rondes autour de « L’Afrique : Nouvel Eldorado du Numérique ? » ou « Comment les grands groupes peuvent-ils aider les PME du numérique à se développer à l’International ?« .

A 16h30, une conférence « Géopolitique et Numérique » sera animée par Jacques Crémer, Directeur du Centre Numérique de Toulouse School of Economics (TSE).

L’entrée est libre et gratuite.

Plus d’info sur sur le site officiel.

Julien Leroy

19 Nov

Toulouse : avant sa Keynote, Sigfox fait le point sur le marché mondial des objets connectés (IoT)

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, / © Christophe Morin / MaxPPP

Le Toulousain Sigfox inaugure ce mercredi 20 novembre 2019 à Singapour, son grand rendez-vous annuel dédié à l’internet des objets. Durant 2 jours, le leader mondial du réseau IoT présentera les dernières innovations et ses ambitions pour 2020. La keynote de Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, est prévue cette nuit à 2h30 (heure française).

En attendant, le cofondateur du la start-up de Labège (près de Toulouse), a fait le point sur le marché des objets connectés. Un secteur émergent qui n’a pas encore atteint les niveaux espérés. Ludovic Le Moan reconnaît que le décollage est tardif mais réel.

Interview accordée à l’AFP

Où en est le marché des objets connectés aujourd’hui ?

Ludovic Le Moan : « Il décolle. Il y a 18 mois, nous en étions à trois millions de messages par jour transitant par nos réseaux. Nous avons désormais dépassé les 20 millions, la croissance est régulière et c’est un vrai signe que l’on peut mesurer. Ce dont ont avait besoin, c’était que des gros clients s’emparent des technologies, et c’est désormais le cas. DHL par exemple a connecté 250.000 machines et voit déjà un vrai retour sur investissement. Ils visent désormais les 700.000 machines connectées. Ils ont installé des « trackeurs » et grâce à un algorithme, ils réussissent à s’assurer qu’ils ont toujours leurs chariots là où ils sont nécessaires, et ils n’en perdent plus. Quand ils partagent ça avec leurs concurrents, ça leur parle et ils y réfléchissent à leur tour.

Ce marché du tracking (le suivi à distance, NDLR), c’est un marché de 100 millions de pièces aujourd’hui. En termes de prix, le capteur n’a plus réellement d’impact, sur la fonction de transmission on arrive à quelque chose autour de 23 cents en petite quantité, on passera sous les 20 cents sur de gros volumes. Cela permet de faire des trackeurs à 5-6 dollars qui dureront six ans. Il y a encore un an, nous n’étions pas à ce prix-là. Mais le fait de travailler désormais avec de gros industriels (pour produire les éléments de suivi, NDLR) nous le permet. D’ici 2023, l’objectif d’un milliard d’objets connectés sur le tracking est atteignable« 

Qu’est ce qui a tant retardé le décollage du marché ?

« Il a fallu intégrer des industries qui ne sont pas de notre écosystème. Il y a un an encore, on mettait 18 mois pour tester, réaliser le prototype et produire en masse sur notre réseau. Au total, sur un cas comme DHL, 24 mois ont été nécessaires entre la demande du groupe et le fait que l’industriel s’engage sur la production du trackeur. Cela retarde d’autant, fatalement. 

Nous n’en sommes qu’au début de la vague mais nous avions besoin de gros industriels capables de produire ce type d’appareils en volumes importants afin de faire baisser les coûts et montrer que nous pouvions répondre à une hausse de la demande. Globalement, les clients se fichent de savoir quel sera la technologie utilisée tant que les données remontent et que cela se fait au moindre coût. Alors certes, on a parlé un temps de la 5G et cela a pu retarder les prises de décisions mais tout le monde voit aujourd’hui la 5G ne répondra pas à tous les types de besoins« 

Ne pensez-vous pas que l’absence de standard commun a pu retarder les prises de décisions ?

« Pour nous, Sigfox c’est le standard car on a fait le bon mélange pour répondre aux demandes sur l’internet des objets, selon moi. Si l’on parle de la simplicité du protocole par exemple, aucune autre technologie ne peut faire ce que l’on fait à l’heure actuelle. Sur l’internet des objets, il faut que l’octet ne soit pas cher à envoyer, que le composant de transmission le soit également et que le processus soit simple.

Nous avons un seul réseau mondial et c’est ce qui fait la différence. Nous avons les brevets mais ils sont sous licence gratuite, ça aide à permettre des prix bas car les développeurs n’ont pas à payer de patente. Avant nous, personne ne parlait de bas débit, les autres sont venus par opportunisme, les opérateurs notamment par peur de perdre ce marché. DHL par exemple, a pris beaucoup de temps à sauter le pas car Deutsche Telekom a tenté de les convaincre que leur solution, via les réseaux mobiles, allait convenir. Mais dans les faits, ça ne convenait pas, ces réseaux ne permettent pas de transmettre à moindre coût. 

Mais j’espère que d’autres vont finir par venir, le marché est suffisant gros pour ça, et on n’a aucun intérêt à le prendre en charge seuls« 

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox a créé le plus important réseau mondial d’objets connectés. L’entreprise couvre aujourd’hui 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Julien Leroy (avec l’AFP)