21 Sep

Les robots Toulousains de Wyca lèvent 1,6 million d’euros !

Le robot Elodie © Wyca

Basée à Toulouse, la start-up Wyca Robotics vient de boucler sa deuxième levée de fonds de sa jeune histoire.

Spécialisée dans la robotique indoor, elle est parvenue à réunir 1,6 million d’euros auprès de « M Capital, de ses investisseurs historiques, de la BPI et de ses partenaires bancaires » précise la direction. 

Ce tour de table va permettre à Wyca d’accélérer son développement en France et à l’international. La jeune pousse prévoit également de doubler ses effectifs en 2022. A ce jour, la société compte 12 collaborateurs. 

« Cette levée de fond est une étape importante de notre développement (..). Notre véhicule autonome Elodie a rencontré un vif succès et a démontré son efficacité dans des environnements dans lesquels circulent des personnes tels que les magasins ou les ateliers. Nous avons maintenant les moyens d’accélérer notre présence sur le marché et transformer notre leadership technologique en succès commerciaux » a réagit Patrick Dehlinger, le CEO de WYCA Robotics.

Née en octobre 2015, Wyca est spécialisée dans les robots indoor à navigation autonome. En 2019, la start-up dévoile « Elodie », un robot universel qui peut cohabiter avec n’importe quel collègue robotique. Une innovation unique au monde. Wyca sera présent au salon de l’industrie « SIANE », les 19, 20 et 21 octobre 2021 au MEET de Toulouse. 

Julien Leroy

15 Sep

Toulouse : lancement d’un webinaire sur le numérique au féminin

© MaxPPP

La Mêlée de Toulouse lance au mois de septembre, son programme “Numérique pour Elles”.

L’objectif est de sensibiliser et de former les femmes vers les métiers du numérique.

En effet, seulement 8 % des startups en France sont créées par des femmes. Par ailleurs, elles occupent 30 % des emplois du numérique.

Le premier temps fort débutera par une table ronde ce vendredi 17 septembre 2021 à 11h00 sur YouTube. Les intervenants échangeront sur plusieurs thématiques telles que les structures d’accompagnement, comment inciter les femmes à se lancer ou la découverte de l’écosystème de start-up.

Parmi les invitées : Valérie Letard (gérante de La Compagnie du Code), Sophie Sellerian (Directrice Générale Adjointe du Groupe Ynov), Baptiste Dufour (Responsable communication & marketing digital POP School) et Sabine Carillo-Begon, (consultante et membre de la commission femmes et Numérique).

Le programme se déclinera ensuite en deux parcours. L’un pour les adultes. L’autre pour les jeunes filles.

« Durant 4 mois, une série de rendez-vous seront proposés à chaque parcours. On aura à la fois des ateliers ludiques, un forum de recrutement ou des rencontres avec des personnalités » explique Audrey Drugeon, responsable du projet à La Mêlée.

La formation est ouvert à toutes les femmes. Inscription obligatoire pour assister aux évènements.

Plus d’info sur https://numeriquepourelles.fr/

Julien Leroy

07 Juin

Calculer facilement vos parties de Mölkky (avec cette application Toulousaine)

© FRANCOIS DESTOC / MaxPPP

Profitez de sa partie de Mölkky sans se soucier du comptage des points.

C’est l’idée de l’application « Wood Score » disponible depuis ce lundi 7 juin 2021.

« Wood Score accompagne vos parties en vous délestant du comptage des points parfois fastidieux (notamment lorsqu’il y a plus de 2 équipes) » explique Rodolphe Asséré, le concepteur Toulousain. « et en ajoutant également une règle connue des adeptes : le Zap ! Lorsque vous faites le même score que vos adversaires, ils sont zappés et retombent au palier inférieur : 0 ou 25 points« .

L’application est disponible gratuitement sur l’AppStore pour 2 équipes. Mais un abonnement de 1,09 euros par an est nécessaire pour débloquer l’ensemble des fonctionnalités (règle du Zap et jusqu’à 4 équipes par partie).

En attendant une version sous Android, d’autres fonctionnalités (personnalisation des joueurs et statistiques) sont promises d’ici cet été.

Depuis 2000, ce jeu de quilles finlandaises rencontre un franc succès dans l’Hexagone. Il est couramment joué en famille ou entre amis. D’ailleurs, une fédération Française du Mölkky a vu le jour en 2013 dans le Tarn-et-Garonne. 

Rodolphe Asséré, ingénieur toulousain, est à l’origine de ce programme. Depuis plusieurs années, il est au cœur de nombreuses innovations de la ville rose. En octobre 2016, lui et son équipe étaient parvenus à utiliser un minitel pour Twitter.

>> Plus d’info sur la page Apple Store de Wood Score.

Julien Leroy

22 Mai

Toulouse : Palsion, le « WhatsApp » des passionnés

A l’instar de Facebook, Twitter ou Instagram, des réseaux sociaux naissent aux quatre coins du monde. L’un des derniers est Toulousain. Palsion veut regrouper les passionnés d’une même ville autour de leurs loisirs ou activités préférées. Lancement ce samedi 22 mai.

© Palsion

« Palsion est une application mobile gratuite qui met en contact des passionnés d’une même ville » résume Jean Vallon, le fondateur de Palsion. 

Le principe de ce réseau social est très simple. « Chaque passion a une messagerie instantanée dédiée et un calendrier pour organiser ou participer à des événements » poursuit le jeune entrepreneur.

Une fois sa ville et sa passion choisies, l’utilisateur peut échanger, rencontrer ou poser des questions. La solution idéale pour trouver des partenaires de jeux, surtout lorsque vous êtes un arrivant.

« L’idée est venue de mes passions et de la difficulté à trouver une communauté de passionnés » explique le Toulousain.

« Dans Palsion, tout est concentré sur une seule application et non sur des dizaines de groupes Facebook » explique Jean Vallon. 

Pour le moment, le réseau social récence 10 passions (tennis, danse, musique,..). L’objectif est d’atteindre la barre des 300.

Après plusieurs mois de test, Palsion se lance officiellement ce samedi 22 mai 2021 à Toulouse. Plus de 500 personnes se sont pré-inscrites. 

La startup compte actuellement 3 collaborateurs. Entièrement gratuite pour les utilisateurs, l’application se finance avec un espace shopping ciblé.

Palsion est disponible sur Android et IPhone. Plus d’info sur www.palsion.com

Julien Leroy

10 Mai

Start-up : verra-t-on un jour une (nouvelle) licorne à Toulouse ?

Après Paris, Toulouse est la capitale nationale des start-up (en termes de création). La ville rose compte de nombreuses pépites notamment dans les domaines de l’IoT, de la BioTech ou de l’Agritech. Mais aucune licorne en 2021. En verra-t-on une dans les prochaines années ? Réponse avec deux experts Toulousains.

© Pete Linforth / Pixabay

Le 22 avril 2021, la French Tech de Toulouse, Montpellier, Saint-Etienne Lille et Lyon lancent le programme « Scale up Excellence ».

L’objectif est de repérer les start-up en hypercroissance et les accompagner. Au total, 62 lauréats sont retenus dont 15 à Toulouse (Rubix, Liberty Rider, Scoop.it,..). Toutes ces jeunes pousses sont amener à devenir les fleurons de l’innovation française, voir des Licornes !

Né en 2013 aux Etats-Unis, le terme « Licorne » désigne des entreprises ultra-innovantes valorisées à plus d’1 milliard de dollars.

Dans le monde, il en existe 600 dont 13 en France. Parmi elles : BlaBlaCar, Doctolib ou encore Alan spécialisé dans l’assurance santé.

Toutes les Licornes Françaises sont basées à Paris. Pourtant, Toulouse est la deuxième capitale nationale des start-up (en nombre de création). Un constat qui peut surprendre.

La ville rose a déjà compté une Licorne. C’était Sigfox en 2019. Mais depuis, le géant mondial des objets connectés rencontre quelques difficultés.

C’est pourquoi, nous avons interrogé deux experts de l’écosystème numérique Toulousain : Alexis Janicot (directeur délégué de la French Tech de Toulouse) et Arnaud Thersiquel (CEO d’At Home à la Cité de Toulouse). 

Verra-t-on une nouvelle licorne à Toulouse ?

Alexis Janicot : « J’espère car avoir une Licorne, c’est gagner en visibilité, en attractivité. C’est également une source d’inspiration ».

Arnaud Thersiquel : « L’écosystème et la presse ont besoin de marqueurs forts pour identifier et soutenir ses pépites en croissance (..) Toutefois, le plus important n’est pas forcément de décorer des champions mais que ces champions de la croissance, des créations d’emplois, qui sont déjà parmi nous, visibles ou dans l’ombre, en devenir ou déjà licornes, puissent poursuivre leur chemin, c’est notre conviction chez At Home ».

Quelles solutions pour y parvenir ?

Arnaud Thersiquel : « la croissance ne se décrète pas, elle se construit au quotidien. C’est donc d’un écosystème fertile et collaboratif que naissent ces champions ».

Alexis Janicot : « On créé effectivement de plus de plus de startup à Toulouse mais pour être une Licorne, il faut de l’investissement, se tourner immédiatement vers l’internationale et s’appuyer sur un écosystème existant. Aujourd’hui, la question est de savoir comment aider des entreprises à devenir une Licorne ». 

Y-a-t-il des prétendants ?

Alexis Janicot : « Les entreprises de la French Tech 120 (NDLR : Cette sélection regroupe les 120 jeunes pousses françaises les plus prometteuses) peuvent y prétendre. On y retrouve ainsi le fournisseur d’énergies vertes Ilek, les nanosatellites IoT de Kinéis et Sigfox »

Arnaud Thersiquel : « Je ne souhaite pas jouer le jeu du label comme finalité. Des champions sont déjà présents dans notre écosystème, parfois invisibles car ne rentrant pas dans les critères, et d’autres sont en cours de naissance (..) Le programme de Scale Up Excellence est utile et ne doit pas être une finalité en soit. Notre monde a besoin de création d’emploi durable et d’innovation collaborative« .

Julien Leroy

22 Mar

E-santé à Toulouse : La (nouvelle) start-up Yooli lève 2 millions d’euros

© XAVIER DE FENOYL / MaxPPP

En seulement un mois d’existence, la jeune pousse Toulousaine Yooli parvient à réaliser une première levée de fonds de 2 millions d’euros.

Un tour de table bouclé uniquement avec des professionnels de la santé. « Au total, nous avons 70 actionnaires » explique Olivier Geoffroy, CEO de Yooli. « Il y a 15 établissements de santé. Le reste étant des médecins, des chirurgiens et des professionnels du secteur« .

Installé dans le quartier de la Patte d’Oie, Yooli est un portail numérique dédié au patient. « Il permet aux établissements de santé (hôpitaux, cliniques, plateaux techniques…) d’optimiser la prise en charge et le suivi médical de leurs patients, quelques soient leurs pathologies » explique son fondateur.

La solution de communication propose ainsi différents services à la carte : préadmission en ligne, prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation, messagerie sécurisée, circuits numériques permettant au patient de préparer son acte ou son séjour, de préparer son retour à domicile et de disposer de programmes d’éducation thérapeutique.

Ce dispositif de e-santé est « à la fois multi-spécialité et multi-établissement » souligne son concepteur.

En réalité, Yooli existe depuis 4 ans. Il est née au sein de la Clinique Pasteur de Toulouse grâce à Olivier Geoffroy, directeur informatique de l’établissement. 

« Aujourd’hui, nous souhaitons le commercialiser« . La start-up a ainsi vu le jour en février 2021.

A ce jour, la solution est en cours de déploiement dans des hôpitaux ou des cliniques de la ville rose mais aussi de Nancy et Paris. Sa structure et sa levée de fonds devraient permettre à Yooli de devenir rapidement un acteur majeur de la e-santé en France.

Julien Leroy

17 Mar

Près de Toulouse : la start-up Brico Privé cartonne depuis le début de l’épidémie

A L’Union aux portes de Toulouse, Brico Privé ne connait pas la crise. En 2020, le leader français des ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison, cartonne. Son chiffre d’affaire est en hausse de 40%. 

© Brico Privé

La start-up profite du boom du bricolage et de la décoration d’intérieur entamé lors du premier confinement en mars 2020. Entre le couvre-feu et la fermeture des lieux publics, 36 % des Français bricolent davantage selon un sondage Odoxa. Dans les magasins spécialisés, la demande a triplé.

Idem pour Brico Privé qui affiche des records de croissance. Au dernier trimestre de 2020, l’entreprise de L’Union a vu ses volumes de vente bondir de 68%. Son chiffre a ainsi atteint les 190 millions d’euros, soit une augmentation de 40% sur un an. 

En 2020, les consommateurs ont pris l’habitude d’acheter davantage en ligne mais ils se sont surtout réappropriés leur habitat en investissant dans son amélioration, c’est particulièrement vrai pour l’outdoor et l’équipement du jardin. Julien Boué, co-fondateur de Brico Privé

Sans surprise, la tendance se poursuit en ce début d’année. La boutique en ligne s’attend à une augmentation de 70% de son chiffre d’affaire d’ici fin mars 2021. Une croissance portée par le secteur du jardin qui démarre très tôt.

En ce début d’année, ce sont les ventes de planchas et barbecues qui ont explosé avec +95 % de chiffres d’affaires, mais aussi des abris de jardins, serres ou encore de végétaux dont les ventes affichent un taux de croissance supérieur à 100%. précise Julien Boué, co-fondateur de Brico Privé

Cette hypercroissance se traduira par des recrutement en 2021. « Nous comptons ouvrir une trentaine de postes cette année dans tous les services (Data engineer, développeur backend, Rédacteur Web, Préparateur de commande,…) » assure la direction.

Créé en 2012, Brico Privé est l’une des success story de la Tech toulousaine. En 9 ans d’existence, il est devenue le premier site français de ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison. Il revendique 10 000 millions de membres en Europe. La société emploie 170 salariés dont 120 au siège social. En 2020, Brico Privé a rejoint les enseignes du groupe « Les Mousquetaires »

Julien Leroy

07 Mar

IoT : La startup ffly4u connecte les déchèteries de Toulouse

© Jean-François FREY / MaxPPP

A Toulouse, les 200 bennes à ordure réparties dans les 13 déchèteries de l’agglomération, sont désormais connectées.

Depuis juillet 2020, elles disposent d’un boitier intelligent qui permet d’obtenir une visibilité en temps réel de leur taux de remplissage et de leur localisation.

L’objectif est de diminuer la consommation de carburant, d’optimiser les flux de bennes et de réduire les coûts lors de la collecte.

Cette digitalisation des bennes à déchets a permis « de réduire de 5 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées au transport des déchets » assure la start-up ffly4u à l’origine de cette innovation.

Née en 2015 à Toulouse, cette jeune pousse a conçu un boîtier connecté unique en Europe.

08Entièrement autonome, il permet de suivre et d’évaluer l’état d’un produit ou d’un matériau qui transite. De la logistique à l’aéronautique en passant par le transport et l’agriculture, les possibilités sont immenses. Aujourd’hui, Ffly4u totalise 20 000 objets connectés à travers l’Europe, 15 salariés et un bureau commercial à Munich.

Ce nouveau contrat avec les déchèteries a été signé avec le groupe Suez qui espère étendre ce dispositif à d’autres secteurs.

« Suez développe des solutions innovantes pour capter plus de déchets valorisables, optimiser en continu la performance de la collecte et réduire son impact environnemental. La solution ffly4u expérimentée avec succès dans la région toulousaine, est un apport important dans la digitalisation de nos métiers. Le groupe Suez et l’équipe de ffly4u sont en discussion pour étendre cette solution à d’autres territoires » explique Jean-Christophe Didio, Directeur régional Recyclage & Valorisation de Suez.

Julien Leroy

23 Fév

Un nouveau programme d’accompagnement de start-up débarque à Toulouse

Info exclusive. 1Kubator pose ses valises à Toulouse. C’est l’un des plus grands réseaux d’innovation en France. Son objectif est d’accompagner les entrepreneurs de la ville rose avec des programmes d’incubation et d’accélération.

1Kubator à Toulouse / © Didier Descouens

A partir du 5 avril 2021, 1Kubator ouvrira un bureau à Toulouse après Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille et Strasbourg.

Créé en 2015 par Alexandre Fourtoy, 1Kubator accompagne les entrepreneurs et les start-up dans le développement de leurs innovations.

« Nous avons accueilli plus de 450 startups et nous détenons des participations dans 150 startups ce qui représente un investissement de 3,7 millions d’euros » souligne Alexandre Fourtoy, fondateur d’1Kubator.

Aujourd’hui, 1Kubatore est l’un des plus gros incubateurs régionaux de start-up en France. D’ailleurs, en janvier 2021, il est parvenu à lever 6 millions d’euros pour poursuivre son déploiement sur le territoire.

Dans la ville rose, ce réseau proposera un programme d’incubation complet de 10 à 18 mois incluant : un accompagnement pragmatique avec plus de 70 ateliers, du mentorat, et un financement à hauteur de 15 000 à 35 000 euros selon les programmes.

L’accompagnement s’adresse à tous les « projets digitaux, Deeptech, Hardware innovant, IoT ou encore les projets à fort impact social ou environnemental » précise la société.

L’ensemble sera piloté depuis les locaux situés au sein de la Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées, partenaire local de cette implantation.

L’appel à projets est ouvert sur 1kubator.com jusqu’au 26 mars. D’ici là, l’agence organise le 16 mars son premier « 1KrashTest ». Cette soirée virtuelle est destinée aux entrepreneurs qui souhaitent tester gratuitement leur idée devant des mentors.

Patrice Cazalas aux manettes

Pour s’implanter à Toulouse, le réseau a recruté Patrice Cazalas. Figure emblématique de l’écosystème toulousain des startups, il a été longtemps le délégué Général de Capitole Angels. Ce club de business met en relation des entrepreneurs avec des investisseurs d’Occitanie. 

« J’ai toujours été convaincu que le trio gagnant et indissociable pour les startups était fait de financement, mentoring et accompagnement. Je suis très heureux d’avoir trouvé tout cela au sein d’1Kubator et c’est un bonheur d’avoir été choisi pour cette implantation toulousaine » raconte Patrice Cazalas.

L’arrivée d’1Kubator confirme l’attractivité de Toulouse dans le domaine du numérique et de la création d’entreprise. La ville rose est l’une des 3 villes françaises où l’on créer le plus de jeunes entreprises selon une étude de Capterra en 2019

Julien Leroy

 

16 Fév

En 2020, la Tech de Toulouse parvient à lever 164 millions d’euros !

© Richard Villalon /BELPRESS / MAXPPP

Décidément, 2020 aura été une année très particulière. Malgré la pandémie, le bilan des levées de fonds des startups toulousaines est un record.

Au total : 25 levées de fonds pour 164 millions d’euros, soit une hausse de 170 % par rapport à 2019. 

« La performance est notable, compte tenu de l’environnement largement dégradé par la crise sanitaire à partir de mars 2020 » souligne la French Tech de Toulouse

Mais cette embellie est à nuancer. 70% du jackpot ont été réunis par seulement trois start-up. A commencer par le champion de l’année : Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, la jeune pousse a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés. Un exploit. 

Sur la deuxième marche du podium, nous retrouvons Naïo Technologies. Le leader mondial des robots agricoles est parvenu à boucler un tour de table de 14 millions d’euros.

Enfin, Exotrail complète ce trio avec 11 millions d’euros. Une somme qui lui permettra de développer sa solution de propulsion miniaturisée pour les petits satellites.

Les suivants enregistrent également de belles performances à l’image de la BioTech Cell Easy (7 millions), du télécom Alsatis (4,6 millions) ou de Getfluence et Norimat  (2,5 millions chacun).

Si le spatial représente les 2/3 des montants levés sur 2020, les secteurs hors spatial et aéronautique représentent 88% en nombre des levées de fonds, signe que la diversification est en marche.

2020, année record en France

La tendance toulousaine suit celle du pays. En effet, les levées de fonds des start-up françaises ont battu des records en 2020, selon le baromètre EY. 5,4 milliards d’euros ont été levés pour 620 opérations, soit une croissance de 7% en un an. 

« La Tech de Toulouse représente donc 3% du montant global, ratio bien supérieur à la part de la population toulousaine rapportée à la population française (2%) » précise la French Tech de Toulouse

Pour 2021, l’année commence fort pour l’écosystème toulousaine. Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros, la jeune pousse Getfluence vient de décrocher 5 millions d’euros pour optimiser sa plateforme de relation entre annonceurs et médias digitaux.

Julien Leroy