16 Oct

Réseau IoT : Amazon menace-t-il le Toulousain Sigfox ?

Le géant Américain du e-commerce se lance dans la bataille mondiale de l’internet des objets connectés. Amazon a présenté ce 26 septembre 2019, son nouveau service « Sidewalk ». Ce protocole sans fil et à bas débit, concurrence directement le réseau IoT du Toulousain Sigfox.

Première test du réseau SideWalk sur le collier d’un chien © Amazon

Aujourd’hui, il existe plus de 7 milliards d’objets connectés (IoT) dans le monde (selon une étude du cabinet IoT Analytics). Ces appareils transmettent quotidiennement des millions de données vers un smartphone, un ordinateur ou un serveur informatique.

Pour communiquer, les IoT utilisent divers réseaux comme la 3G, la 4G (comme pour votre téléphone portable) ou des protocoles sans fil à bas débit. En fonction du cheminement choisi, les coûts et les débits varient.

Aujourd’hui, cet internet des objets connectés est devenu une bataille mondiale.

L’enjeu économique est considérable. 21,5 milliards d’objets connectés seront en service en 2025 selon les diverses études. De quoi offrir une opportunité de marché 1567 milliards en 2025 (contre « seulement » 151 milliards de dollars en 2018). 

Toulouse, leader mondial du secteur

L’un des pionniers du secteur est la startup Sigfox, basée à Labège près de Toulouse.

Créé en 2011 dans un garage, Sigfox est aujourd’hui le premier réseau mondial d’objets connectés.

Son réseau de télécommunication IoT fonctionne sans fil et en bas débit (similaire à une télécommande de portail). Il est ainsi peu gourmand en énergie et en bande passante. Le réseau est également sans licence et facile à installer. 

L’entreprise couvre à ce jour 65 pays, 10 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Un autre concurrent (français) a également pris du galon ces dernières années : le réseau LoRa. Inventé à Grenoble, ce protocole mondial utilise les réseaux mobiles 4G ou 5G pour communiquer avec les objets connecté. Les opérateurs Télécoms Orange et Bouygues Télecom l’ont déjà adopté.

D’autres réseaux existent comme LTE-M (développé par Orange) et NB IoT (utilisé par SFR)

Amazon, futur concurrent ?

Avec son réseau Sidewalk (“trottoir” en français), Amazon concurrence directement Sigfox et LoRa. Il adopte des paramètres similaires : sans fil, bas débit et faible coût d’exploitation.

Un premier test a eu lieu à Los Angeles sur un collier de chien. Si le géant américain assure de l’efficacité de son service, il est loin d’avoir la couverture mondiale de ses concurrents européens.

Cependant, la puissance financière du géant Américain (2 milliards de dollars de bénéfice au second trimestre de 2019) peut changer la donne.

Pas d’inquiétude chez Sigfox

« Nous sommes ravis de constater qu’Amazon valide le fait que les solutions de connectivités existantes (Wifi, Bluetooth, Cellulaire) ne suffisent pas à relever les enjeux de demain » nous confie Ludovic Le Moan, le CEO de Sigfox.

« C’est avec ce constat que Sigfox s’est créée il y a 9 ans pour promouvoir ce que l’on appelle la 0G. Contrairement à Amazon qui vise le grand public avec des contraintes de qualité de service et d’autonomie des objets bien moindre que dans le secteur industriel, Sigfox a déployé la 0G avec un enjeu de qualité de service fort, et une volonté d’apporter une connectivité basée sur des énergies très faibles, donc renouvelables, pour pouvoir se passer un jour des batteries. Les enjeux d’environnements auxquels notre planète fait face nécessitent une approche industrielle et responsable » précise-t-il.

Mais la 5G pourrait jouer le rôle d’arbitre dans les prochains années. Le débit du nouveau réseau mobile permettrait de transmettre les données des objets connectés sans encombrer les communications téléphoniques. Les premières expérimentations ont débuté en France et à Toulouse. 

A suivre…

Julien Leroy

05 Oct

Toulouse teste (pour la première fois) la 5G

SFR a mené ce vendredi 4 octobre, sa première expérimentation de la 5G à Toulouse. Un test grandeur nature qui vise à préparer le nouveau réseau des téléphones portables en France. Le lancement commercial est prévu pour 2020.

L’antenne 5G à Toulouse présentait le 4 octobre 2019 (crédit : SFR)

Un réseau téléphonique en 5G. C’est pour demain.

Depuis un an, les opérateurs téléphoniques historiques réalisent des tests « grandeur nature » dans plusieurs métropoles françaises. Bouygues Telecom a choisi Bordeaux. Orange est à Lille et Douai. Et SFR a sélectionné Paris, Nantes et Toulouse pour mener ses expérimentations de la 5G.

Après des applications à Paris et Nantes, SFR lance ce vendredi 4 octobre, les premiers tests à Toulouse. 

Une bonne nouvelle pour la ville rose qui avait déjà été l’une des premières à tester la 4G en juin 2013.

« Toulouse constitue ainsi un nouveau territoire qui va vivre l’expérience 5G, avec de nouveaux usages et services pour les professionnels et entreprises locales » explique Guillaume Fauré, Délégué Régional Sud-Ouest de SFR.

A quoi va servir la 5G ?

2G, 3G, 4G, 5G,… la future norme de téléphonie mobile doit permettre aux opérateurs d’offrir à la fois un débit plus important que celui offert par la 4G actuelle et un temps de latence.

« Avec des débits qui dépassent 1Gbit/s et une latence de l’ordre de la milliseconde, la 5G apporte la vitesse de la Fibre dans le mobile » assure la direction de SFR.

La 5G promet de répondre aux futurs besoins de connectivité en particulier dans la voiture autonome, la santé connectée ou encore l’internet des objets.

En attendant, le Gouvernement devrait mettre en vente les licences de la 5G, d’ici la fin de l’année 2019. Le lancement commercial est prévu dans la foulée.

SFR espère être le premier opérateur à lancer une offre pour les particuliers et les entreprises. L’opérateur téléphonique avait déjà été le premier en France pour la 3G (mai 2004) et la 4G (novembre 2012).

Dans le monde, plusieurs pays sont également dans la course. Des expérimentations sont actuellement menées en Europe, en Chine et aux USA. Mais la Corée du Sud est devenu en avril 2019 le premier pays à déployer une offre commerciale 5G. La Suisse pourrait suivre.

Julien Leroy

20 Sep

Next40 : le Toulousain Sigfox dans le « CAC40 » des startups

Le Gouvernement veut donner un nouveau coup de fouet à la French Tech en aidant 40 startups à fort potentiel. Baptisés « Next40 », cette première sélection va recevoir un soutien personnalisé de l’Etat. Sans surprise, Sigfox, basé à Labège près de Toulouse, y figure.

Cédric O dévoile la liste Next 40 ce 18 septembre 2019 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

« Le Next40, c’est le CAC 40 français des entreprises technologiques » a déclaré le secrétaire d’Etat au numérique Cédric O.

Mise en place en 2018 par son prédécesseur, le « Next40 » est une sélection de startups françaises appelées à devenir des « leaders technologiques mondiaux » et les portes drapeaux de la French Tech.

Après 6 mois de travail, la première liste a été publiée ce mercredi 18 septembre 2019.

Ses 40 lauréats vont bénéficier d’une visibilité accrue, d’un accompagnement des organismes public et seront favorisées pour se joindre aux voyages officiels du président et des responsables gouvernementaux. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

« Ce n’est pas le gouvernement qui a choisi » a précisé Cédric O à l’AFP. Le Next40 a été élaboré par jury présidé par la Toulousaine Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi (cagnottes en ligne) et Mangopay (solutions de paiement).

Pour être sélectionnées, les 40 entreprises de ce club restreint doivent avoir leur siège social installé en France, n’avoir pas été rachetées par un autre groupe ou introduites en Bourse, et remplir certains critères de performance économique.

Sigfox, seul représentant d’Occitanie

Dans ce « CAC40 2.0 » figure (sans surprise) le Toulousain Sigfox.

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox a créée un réseau mondial des objets connectés en bas débit. Une première mondiale. Grâce à sa technologie, les entreprises peuvent ainsi collecter et exploiter des millions de données jusque-là inaccessibles ou coûteuses.

Aujourd’hui, l’entreprise compte 450 salariés et couvre 65 pays. 10 millions d’appareils sont connectés à son réseau qui partage jusqu’à 20 millions de messages par jour.

Avec un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros, Sigfox est également l’une 7 Licornes françaises (entreprises non cotées valorisées à plus d’un milliard de dollars).

Contacté par nos soins, la direction Sigfox se félicite de cette reconnaissance.

La jeune pousse toulousaine est le seul représentant d’Occitanie dans ce Next40. La sélection est dominée par de nombreux géants du web français dont BlaBlaCar, OVH, Deezer ou encore  Doctolib.

Julien Leroy

19 Sep

IoT Valley : la construction de la cité de startup de Sigfox va débuter près de Toulouse

Le calendrier se précise pour le futur village de l’IoT Valley de Labège, près de Toulouse. En 2022, ce vaste projet immobilier de 8 hectares accueillera le nouveau siège social de Sigfox, 100 start-up et des formations dédiées aux objets connectés. 

crédit photo : Jean-Paul Viguier & Associés

Le projet de Sigfox de créer un campus mondial dédié à l’IoT aux portes de Toulouse, devient une réalité. Le premier coup de pioche sera donné en janvier 2020 à Labège, pour une ouverture en 2022.

Le calendrier a été précisé ce mercredi 18 septembre, lors d’une conférence de presse de l’IoT Valley, de la communauté d’agglomération du Sicoval et de la Région Occitanie.

Initié par Ludovic Le Moan, fondateur de l’IoT Valley et CEO de la pépite Sigfox (fournisseur mondial de services de connectivité IoT), l’objectif est de créer l’un des plus grands campus au monde, dédié aux objets connectés. Un projet unique en Europe.

Cette cité de startup remplacera le site actuel de l’IoT Valley de Labège qui héberge Sigfox, 40 jeunes pousses et 700 collaborateurs.

D’ici 2 ans, un premier bâtiment de 20 000m2 sortira de terre pour un budget de 42 millions d’euros. 

« Il regroupera l’association IoT Valley, 100 entreprises et startups, notamment le siège de Sigfox, un Lab, un organisme de formation, un startup studio et l’incubateur inter-écoles « Do-It- Ocracy » précise Bertran Ruiz, directeur général de l’IoT Valley.

A terme, le site s’étendra sur 8 hectares. 

Julien Leroy

10 Avr

« Charlie », le premier robot médical autonome, né à Toulouse, débarque à l’hôpital

E-santé. Afin d’aider les patients et les professionnels de la santé, un jeune médecin de Lherm, près de Toulouse, a conçu « Charlie ». Ce robot médical entièrement autonome a déjà intégré un hôpital parisien avant de rejoindre prochainement le service pédiatrie du CHU de Toulouse.

© New Health Community

Du haut de ses 1.60 mètres et de ses 65 kg, Charlie est un robot d’aide médicale.

Un nouveau collègue de travail à l’hôpital

Premier robot médical autonome de France, Charlie a pour objectif de faciliter le quotidien des professionnels de la santé. L’automate aide ainsi le service médical dans la prise en charge des patients et favoriser leur séjour.

Charlie est équipé d’un système de visioconférence permettant au patient de dialoguer à distance avec son médecin. « Cela permet au personnel soignant de répondre aux inquiétudes du patient et le rassurer, sans avoir à se déplacer d’un bâtiment à l’autre » précise son concepteur, Nicolas Homeher.

Le robot embarque également un tensiomètre, un thermomètre, un oxymètre et un stéthoscope. Il suffit au patient d’appuyer sur l’écran et suivre les instructions pour prendre la mesure souhaitée. Les données sont ensuite transmises au médecin.

Charlie peut aussi détendre les patients stressés avec des applications de sophrologies, de relaxation et des jeux.

Malgré l’absence de lien humain, Charlie veut soulager les équipes médicales en sous-effectifs. 

L’automate peut ainsi remplacer les aides-soignants en guidant les personnes malentendantes, effectuer des rondes de nuit et suivre jusqu’à 30 patients. En résumé, Charlie devient un nouveau collègue de travail à diriger avec son smartphone ou avec sa tablette.

Charlie, une idée toulousaine

Charlie est la création du docteur Nicolas Homehr, généraliste à Lherm près de Toulouse. C’est suite à l’hospitalisation de son fils que le médecin constate que peu de moyens sont déployés pour l’accompagnement des patients.

« La distraction que permet Charlie est essentielle pour les séjours hospitaliers de longue durée » affirme Nicolas Homehr.

Pour concrétiser son idée, le concepteur lance en 2017, sa propre start-up à Toulouse : New Health Community.

La commercialisation de Charlie est prévue pour cette année 2019. Après un premier test à l’hôpital Bichat de Paris, Charlie va débarquer au service pédiatrie du CHU de Toulouse et dans un EPHAD.

En attendant, Nicolas Homehr arpente les salons de la Silver Economie pour présenter son invention. Charlie a même fait le déplacement jusqu’à Las Vegas en janvier dernier, pour le CES 2019.

Le généraliste cherche aussi à l’améliorer. Il souhaite créer un partenariat avec l’université Paul Sabatier de Toulouse. Le but étant de développer la reconnaissance faciale de l’androïd avec l’aide de l’intelligence artificielle.

Comme dans d’autres domaines, les robots arrivent peu à peu dans les hôpitaux et les cliniques. Notamment, les robots chirurgicaux. Aujourd’hui, on compte une soixantaine d’établissements en France qui en sont dotés.

Eva Fleury et Julien Leroy

19 Fév

IoT : Sigfox dévoile ses résultats 2018 et lance son premier… satellite

Sigfox continue d’afficher une santé éclatante. La start-up de Labège près de Toulouse, a dévoilé ce mardi 19 février, ses résultats pour l’année 2018. Le premier réseau mondial d’objets connectés couvre désormais 60 pays pour un chiffre d’affaire de 60 millions d’euros.

© Sigfox

Créé en 2011 dans un garage, Sigfox reste toujours le premier réseau mondial d’objets connectés.

L’entreprise de Labège, près de Toulouse, a présenté ce mardi 19 février, ses résultats 2018.

Sigfox affiche, une nouvelle fois, un chiffre d’affaire record de 60 millions d’euros. Soit une hausse de 10 millions par rapport à 2017. « En seulement 4 ans, le chiffre d’affaires a augmenté de 400% » précise la direction.

Côté réseau, la start-up couvre désormais 60 pays, conformément à ses objectifs annoncés au début de l’année 2018. Ce réseau mondial couvre ainsi 6,2 millions d’objets, 1 milliard de personnes et collecte 13 millions de messages.

En 2018, Sigfox a également multiplié les applications technologiques. Exemple avec la dernière FreeBox Delta de l’opérateur Free. Cette dernière offre un détecteur de bruit et de mouvements suspects grâce au réseau toulousain. D’ailleurs, Sigfox veut continuer à se développer sur le marché des dispositifs de sécurité. Aujourd’hui, « 2,8 millions d’alarmes Securitas ont été liées au réseau Sigfox« . 

D’autres accords majeurs ont été signés avec de grands groupes dont Michelin, NEC, PSA, IBM et Total. « La technologie Sigfox est en train de se démocratiser » assure Sigfox.

Lancer un satellite en 2019

D’ici 2023, Sigfox ambitionne de connecter 1 milliard d’objets à son réseau (re)baptisé « 0G ». Pour y parvenir, le Toulousain veut s’implanter dans 3 pays stratégiques : l’Inde, la Russie et la Chine.

Sigfox va également lancer son premier satellite au second semestre 2019. En partenariat avec Eutelsat, « l’objectif est de couvrir l’ensemble de la planète avec une solution unique, simple et ultra performante (..) L’écosystème et les clients Sigfox pourront utiliser le satellite sans modifier leurs appareils existants » assure Ludovic Le Moan, PDG et co-fondateur de Sigfox.

Malgré un chiffre d’affaire encore limité, Sigfox est en pleine forme. Il reste un acteur majeur du marché prometteur des objets connectés (IoT). Les experts estiment que le secteur comptera 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020 pour un chiffre d’affaire de 7000 milliards d’euros.

Julien Leroy

04 Fév

Changement de nom (obligatoire) pour la start-up toulousaine CityMeo

Avoir un nom imprononçable sur le marché international. C’est ce qui arrive à la startup toulousaine CityMeo. Face à son déploiement dans 32 pays, l’entreprise change de nom pour devenir Cenareo

© cenerao

« Le nom de CityMeo a été choisi dans notre garage mais aujourd’hui c’est devenu un poids (..). Il est imprononçable en anglais » avoue David Keribin, le CEO de la jeune pousse. Un frein pour l’entreprise qui revendique 8000 écrans équipés dans 32 pays.

C’est pourquoi, la startup de l’IoT de Labège près de Toulouse, a décidé de changer pour devenir « Cenareo« .

« Nous avons voulu jouer avec le nom de Cenareo (prononcé Scénario), qui fait référence à la mise en scène pour appuyer nos objectifs : affirmer notre développement international et se positionner en acteur qui donne vie aux histoires de nos clients » enchaîne Valérie Besnard, directrice de la communication.

La nouvelle identité sera dévoilée officiellement ce mardi 5 février lors du salon ISE à Amsterdam. Il s’agit du plus grand salon mondial de l’audiovisuel et des systèmes intégrés.

Née en 2012 à l’IoT de Labège, Cenareo (ex-CityMeo) veut révolutionner l’affichage des écrans dans les magasins et les entreprises. Elle a conçu un boitier qui permet de créer, gérer et diffuser des contenus sur des écrans physiques, depuis un ordinateur, tablette ou smartphone. Une offre qui s’adresse à la fois aux régies publicitaires, aux réseaux de point de vente et à la communication internet des grands groupes.

Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros en janvier 2018, la société compte 32 salariés, 8000 écrans déployés dans 32 pays et des gros clients tels que Leclerc, Elior et Veolia.

Julien Leroy

24 Jan

Sigfox a-t-il fermé ses bureaux aux Etats-Unis ?

Depuis 48 heures, le média américain LightReading affirme que Sigfox a fermé ses bureaux de Boston et de San Francisco. La direction de la startup de Labège dément mais confirme le départ du président de sa filière US.

© 2014 Dan Taylor

Sigfox a-t-il fermé ses bureaux aux Etats-Unis ?

Ce 22 janvier, le média américain LightReading publie un article affirmant que Sigfox vient de fermer ses bureaux de Boston et de San Francisco. L’annonce est alors reprise sur quelques sites spécialisés et sur les réseaux sociaux.

Contacté ce matin, Sigfox dément. Les bureaux n’ont pas fermés. Ils ont simplement… « déménagés » affirme la direction. « A la demande des salariés » poursuit-elle. Les employés (impossible de connaître le nombre exact) ont ainsi intégré des espaces de co-working à Boston et à San Franscico.

Le bureau de Dallas n’est pas impacté par ce changement.

Le président US de Sigfox est-il sur le départ ? 

Nos confrères de LightReading assure également que le président de la filiale américaine de Sigfox, Christian Olivier, est sur le départ. Seulement 1 an après sa nomination.

L’information a été confirmée par la société toulousaine. « Christian Olivier est sur le départ en raison d’un problème de disponibilité (..). Nous avons besoin de quelqu’un à temps plein » assure les responsables du premier réseau mondial des objets connectés.

Pour lui succéder, Carlos Beato va assurer l’intérim. Il est actuellement vice-président de Sifgox en Amérique du sud.

Sigfox est-il en difficulté aux Etats-Unis ? 

Nullement affirme la société toulousaine. Le déploiement aux Etats-Unis se poursuit. « A l’heure actuelle, 24 métropoles, soit 30 % du pays, sont couvertes par le réseau de Sigfox« .. « et des recrutements sont prévus en 2019« .  Depuis son arrivée en septembre 2015, le marché américain semble rester une priorité pour Sigfox.

La start-up basée à Labège près de Toulouse, créée un réseau mondial des objets connectés en bas débit. Une première mondiale. Grâce à sa technologie, les entreprises peuvent ainsi collecter et exploiter des millions de données jusque-là inaccessibles ou coûteuses.

Julien Leroy

21 Jan

Figeac organise le premier salon de l’élevage connecté en Occitanie

Le premier salon de l’élevage connecté d’Occitanie se déroule ce mardi 22 janvier à Figeac. L’objectif est de faire découvrir les nouvelles technologies aux agriculteurs pour faciliter leur travail. 250 éleveurs sont attendus.

© Jean-Luc Flémal / MAXPPP

Ce mardi 22 janvier, Figeac accueil son premier salon de l’élevage 2.0. Un événement unique en Occitanie, organisé par la chambre de l’agriculture du Lot et le lycée agricole de la ville.

« Le métier de l’agriculture devient de plus en plus complexe (..) et les nouvelles technologies peuvent diminuer les astreintes, la pénibilité et faciliter l’organisation quotidienne du travail » raconte Nathalie Gimenez-Ragot, responsable du salon.

C’est ainsi qu’une vingtaine de startup et de conférenciers spécialisés dans l’agriculture connectée, viendront présenter les dernières innovations. « Des applications de gestion de troupeaux, des sondes de fourrage, des robots de traite, d’alimentation ou de curage,… » énumère-t-elle.

Entre 200 à 300 éleveurs du Lot et des départements limitrophes sont attendus au lycée agricole La Vinadie à Figeac. A partir de 10h00. 

19 Déc

Un robot-phoque pour apaiser les patients de l’EHPAD de Villeneuve-Tolosane, près de Toulouse

A Villeneuve-Tolosane (Haute-Garonne), une résidence médicalisée vient d’adopter Paro. Un robot-phoque japonais qui permet de remplacer les médicaments et apaiser les malades d’Alzheimer.

© Enedis

Depuis une douzaine d’année, Paro s’installe progressivement dans les maisons de retraites et les résidences médicalisées aux quatre coins du monde. Plus de 5000 modèles sont en service dans 30 pays selon le constructeur.

Développé au Japon, il s’agit d’un robot phoque en peluche recouvert d’une fourrure douce. Paro est équipé de 7 moteurs, qui lui permettent de bouger la tête, cligner des yeux, remuer la queue et actionner ses deux nageoires latérales. Parallèlement, le son de sa voix provient d’un réel enregistrement de bébé phoque. 

Doté de 15 capteurs et d’un logiciel d’intelligence artificielle, ce robot est destiné à interagir avec des personnes atteintes de trouble du comportement.

C’est pourquoi, la résidence médicalisée Enedis « le Pin » à Villeneuve Tolosane (Haute-Garonne) a décidé d’adopter cette technologie thérapeutique. Une première en Haute-Garonne.

« Ce robot est utilisé en thérapie relationnelle individuelle pour les malades d’Alzheimer et maladies apparentées » explique l’équipe médicale de la structure.

L’objectif est développer des thérapies « non médicamenteuses afin d’accompagner une quarantaine de résidents qui ne peuvent plus participer aux activités dites «classiques» de par leur dépendance« . poursuit-elle. Ce type de robot permet également « à chaque soignant de mieux appréhender les démences liées au grand âge ».

Vendu à près de 7000 euros, l’EHPAD espère adopter d’autres bébés phoques.

Les robots s’invitent de plus en plus dans les maisons de retraite. En 2016, la start’Up toulousaine, RoboCare Lab, avait lancé Sam, un robot d’accompagnement pour les personnes âgées

>>> Reportage de France 3 Toulouse (Emmanuel Wat et Sarah Karama) : 

Julien Leroy