17 Déc

La neobanque toulousaine Morning et la Maif trouvent une solution (temporaire)

La startup Morning et son principal actionnaire, la Maif, sont parvenus, ce vendredi 16 decembre, à trouver un accord financier temporaire pour éviter la faillite d’ici la fin de l’année. Un petit répit pour les 50 salariés. La prochaine étape se déroulera mardi 20 decembre, lors d’une audition devant l’ACPR, le gendarme de la banque. 


La Maif veut bien sauver temporairement Morning. Le principal actionnaire de la fintech toulousaine, se serait engagé à financer les salaires de decembre des 50 salariés et à combler le compte de cautionnement à court terme. Impossible d’en savoir plus pour le moment. La direction de la fintech reste injoignable. Seul la Maif a communiqué dans la soirée sur tweeter. 

« Heureux d’avoir repris le dialogue avec @Morning_com et trouvé des 1ères solutions à court terme » a tweeté aussitôt la Maif. 

L’accord a été trouvé à l’issue de la journée du 16 decembre après deux longues réunions. La première était organisée à la préfecture de Haute-Garonne, en présence de la Maif, de Morning, des autres actionnaires et du Conseil régional. Une rencontre de médiation initiée en début de semaine par les pouvoirs publics. En fin de journée, une seconde réunion a eu lieu avec le commissaire aux comptes de Morning, les salariés et le groupe d’assurance. C’est à ce moment qu’un accord aurait été conclu. 

Prochaine étape, l’audition devant l’ACPR

La solution trouvée doit surtout permette de lever l’interdiction réglementaire décidée par l’ACPR. Depuis le 1er decembre, les activités de Morning et les comptes de ses 75.000 clients sont bloquées. 

Une audition devant le gendarme de la banque est prévue ce mardi 20 decembre. La startup de Saint-Elix-le-chateau, près de Toulouse, espère convaincre l’ACPR afin de redémarrer ses services.  Une prochaine étape avant de chercher d’autres solutions pour consolider la trésorerie de Morning. 

Julien Leroy