20 Jan

Double citoyenneté : la crispation canadienne

Mais quelle mouche a donc piqué les Canadiens qui se révèlent de plus en plus sourcilleux sur les questions de nationalité et de souveraineté ?

Après la polémique, toujours en cours, sur la circonscription législatives des Français de l’étranger, voici le temps de la compatibilité entre responsabilité politique et bi nationalité. Au cœur des arguties, Thomas  Mulcair, leader parlementaire(Mise à jour) du principal parti d’opposition, le Nouveau Parti Démocratique, qui se voit reprocher sa double nationalité française, considérée comme mal venue pour un candidat déclaré au poste de premier ministre . « Il n’y a pas d’obstacle juridique (….) mais certains groupes pourraient y voir un conflit de loyauté.. » explique un  expert en droit constitutionnel sur le portail d’informations canoe.ca .

Un avenir politique en pointillés tricolores ?

D’autres avant lui, avait préféré se « renier » pour accéder à de hautes responsabilités. Thomas Mulcair  revendique lui fièrement sa bi nationalité franco-canadienne. Vu d’ici, le geste a une certaine allure. Pourtant, à lire cet article d’un site anglophone, on finit par se demander si fierté ne rimerait pas un peu en la circonstance avec opportunité.

Thomas Mulcair, un binational futur premier ministre ?

Thomas Mulcair y raconte en effet que c’est parce qu’il n’avait pas supporté être séparé de sa femme française et des ses enfants à un passage de douanes qu’il avait pensé  à faire jouer son droit de conjoint..quinze ans après son mariage !! Et comme beaucoup de ses amis politiques n’ont appris la double citoyenneté de leur leader qu’à l’occasion de la polémique. Et qu’à se documenter, on découvre que son parti est fort surtout de son implantation au Québec, terre « française » s’il en est..

Thomas Mulcair rétorque que s’il n’a pas claironné sa double citoyenneté, il ne l’a pas pour autant caché. La preuve, c’est à sa double appartenance qu’il doit d’avoir été invité par la France à participer à des rencontres organisées pour tenter de convaincre de l’innocuité de l’élection d’un député français issu d’une circonscription canadienne…D’ici à ce que les conservateurs s’emparent de l’argument pour dénoncer un opposant politique qui se fait le héraut d’un gouvernement étranger…
Dans la bourrasque, Thomas Mulcair peut au moins se féliciter d’une chose. Que sa femme ait échoué à se faire élire à l’Assemblée…des Français de l’Étranger en 2008 ! Catherine Pinhas Mulcair avait fait campagne sous l’étiquette UMP. Imaginez le scénario : un homme de gauche mariée à une française, élue de droite, ambitionnant de devenir premier ministre dans un pays assez jaloux de sa souveraineté pour refuser aux autres l’accès symbolique à son territoire.. Vive la Reine !

  • <span class="author">Renaud Ligneaut-Gagnon</span>

    Attention! Thomas Mulcair n’est pas chef du Nouveau Parti Démocratique et encore moins futur Premier ministre. La course à la direction du parti d’opposition à toujours cours depuis la mort de Jack Layton à l’été dernier.

    • <span class="author">ftv-expats</span>

      Bonjour Renaud, je n’ai pas écrit que Thomas Mulcair était le chef du NPD, il n’en est effectivement que le chef adjoint. J’ai écrit qu’il en était le leader, oubliant d’accoler le terme parlementaire au terme leader. Dont acte pour l’imprécision de ce raccourci qui ne me semble pas vraiment de nature à déformer le fond de mon billet. Mais je corrige volontiers. Je n’ai pas non plus affirmé que Thomas Mulcair serait le futur premier ministre, j’ai juste indiqué qu’il était un candidat déclaré, ambition soulignée par le portail canoe.ca dans l’article lié. Votre précision sur la compétition en cours pour la direction du NPD apporte une information bien venue sur le contexte politique mais ne change pas non plus profondément le sens de mon article. D’ailleurs que pensez-vous de cette polémique ? Merci en tous les cas de votre lecture attentive et sourcilleuse.. ;^)

  • <span class="author">Laurent Desbois</span>

    Catherine Pinhas, l’épouse
    de Thomas Mulcair qui est d’origine
    Français, a été candidate pour le le
    parti conservateur UMP du Président Nicolas Sarkozy, contre les socialistes
    français.

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=484973051656975&set=a.362811980539750.1073741827.100004328536875&type=1&theater

  • <span class="author">Laurent Desbois</span>

    Mulcair ne serait pas un anglo-irlandais qui a réussit à maitriser le français, avec un accent…. mais un francopphone en voit d’assimilation !

    Mulcair est né en 1954 au Ottawa Civic Hospital, d’une mère
    canadienne-Française (née Hurtubise) et d’un père canadien-irlandais Harry
    Donnelly Mulcair. Son père aurait été peu présent et porté par l’alcool.
    Leurs dix enfants auraient été élevés dans un environement bilingue.

    C’est ce qui explique que la moitié de la famille Mulcair est allés à l’école
    anglaise.

    La langue première de Thomas est donc devenu l’anglais et ses frères sont unilingues anglais et se sont expatriés à Toronto… dans leur beau Canada bilingue et malgré que leur arrière-arrière grand-père maternel soit le 9e premier ministre du Québec, le nationaliste Honoré Mercier!

    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=484973051656975&set=a.362811980539750.1073741827.100004328536875&type=1&theater

  • <span class="author">ambilodeau</span>

    Mulcair n’est pas un homme de gauche, c’est traditionnellement un libéral qui a
    flirté avec le parti conservateur avant d’atterrir au NPD. C’est un opportuniste
    arriviste. C’est clairement dans la veine multiculturalisme du père Trudeau et
    de l’individualité. Il a contesté, alors juriste pour Alliance Québec (groupe
    anglophone) la Charte de la langue française avec succès pour Julius Grey.

    D’ailleurs, il a modifié substantiellement le parti, en
    supprimant des statuts, le mot « socialiste » et en promettant l’équilibre
    budgétaire. Sa femme est juive séfarade, ce qui explique leur appui
    inconditionnel à Israël. Une québécoise qui l’a bien connu.