18 Juin

La nuit de l’agroécologie 2018 dans la vallée de la Loue

Paysage franc-comtois avec affleurements rocheux. Photo : Noël Jeannot

 

La nuit de l’agroécologie n’a pas disparu du paysage franc-comtois ! Deux événements ont lieu vendredi 22 juin en soirée et samedi 23 juin dans la vallée de la Loue. Des initiatives à souligner car cet événement, créé en 2016 sous l’impulsion de Stéphane Le Foll, ministre de l’ Agriculture de l’époque, n’est plus porté par le ministère de l’Agriculture. Impossible de savoir combien d’événements sont proposés en France.

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25 Avr

L’actualité des rivières dans l’émission TV de France 3 « 9h50 le matin en Bourgorgne Franche-Comté »

Le plateau des Matinales de France 3 BFC

Une fois n’est pas coutume.. Allez, j’ose ! Voici un petit peu d’autopromo !! Mes confrères de l’émission « 9h50 le matin » de France 3 Bourgogne Franche-Comté m’ont demandé de venir régulièrement sur leur plateau parler des enjeux autour de l’eau, des rivières et de la vallée de la Loue. J’espère ainsi élargir le cercle des lecteurs de ce blog. Les questions traitées ici nous concernent tous ! Spécialistes ou grand public.

Pour cette première chronique, j’ai voulu expliquer pourquoi ce blog existait depuis 2010. Il y a huit ans, l’importante mortalité de truites et d’ombres dans la Loue provoque une prise de conscience, c’est le début d’une mobilisation pour « sauver la Loue ». Des défenseurs des rivières se regroupent au sein du collectif SOS Loue et rivières comtoises, Etat et département décident de travailler ensemble pour « sauver la Loue ». Ce qui se passe dans la vallée de la Loue est universel : comment les enjeux environnementaux et économiques peuvent être conciliables ?

Finalement, en huit ans, que s’est-il passé ? La prise de conscience des uns et des autres est réelle. A une nuance près, le grand public est peu visé par toutes les actions mises en place pour sensibiliser à la fragilité du milieu karstique. Et les truites ? En vingt ans, d’après les comptages de la fédération de pêche du Doubs, la quantité de truites présentes dans la Loue à Mouthier Haute-Pierre a chuté de moitié. Depuis le début des années 90, la chute est inexorable. Ce qui a été entrepris pour limiter l’impact des activités humaines sur la qualité de la rivière n’a pas permis d’augmenter le cheptel dans ce secteur. L’an dernier, l’ombre et la truite se sont reproduits dans de bonnes conditions mais il est trop tôt pour crier victoire…

Dans cette chronique que vous pouvez visionner ci-dessous, je rappelle que la proposition d’Eric Vindimian, expert du ministère de l’Environnement, n’a toujours pas été prise en compte. Il y a bientôt deux ans, en juin 2016, Eric Vindimian rendait son rapport  « Propositions de mesures pour le territoire d’excellence environnementale de la Loue et des rivières comtoises ». 22 mesures pour faire de nouveau de la vallée de la Loue un territoire unique en son genre avec une réputation mondiale. C’était à l’occasion de la 4 eme Conférence Loue et rivières comtoises coorganisée par l’Etat et le conseil départemental du Doubs. Depuis, la date de la 5 eme conférence a été plusieurs fois repoussée, elle devrait se tenir avant l’été. 

Cette première intervention sur le plateau de l’émission matinale de France3 a été aussi pour moi l’occasion de jeter un coup d’oeil dans le rétroviseur. Je me suis livrée à un petit calcul. En moyenne, il y a à peu près un article publié par semaine et tous les jours, environ 500 pages sont vues. C’est modeste mais passionnant. Si vous aimez venir flâner sur ce blog, n’hésitez pas à diffuser son lien et vos remarques sont toujours les bienvenues !

isabelle brunnarius
isabelle.brunnarius(a)francetv.fr

23 Jan

1953, 1995 et 1999 : Retour sur les crues historiques de la Loue à Ornans

Crue de 1953 à Ornans

Crue de 1953 à Ornans

Au fil des générations, les habitants d’Ornans ont appris à vivre les crues sans paniquer et même parfois avec bonhommie. Les témoignages tout juste recueillis par mes confrères lors de cette nouvelle crue de plus de 2 mètres 60 l’attestent : les Ornanais, sont philosophes. Voyez plutôt cette photo publiée par L’Est Républicain lors des inondations de février 1999 :

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06 Nov

Bilan positif pour le plan national (2012-2016) en faveur de l’Apron du Rhône

L'Apron du Rhône dans la Loue.

L’Apron du Rhône dans la Loue.

La Loue est l’une des quatre rivières françaises où l’Apron est encore présent. Ce petit poisson discret est l’espèce animale la plus menacée de France. Il n’est présent que dans le bassin du Rhône ( Loue, Bassin de l’Ardèche, de la Durance et la Drôme). Quelques spécimens ont aussi été repérés sur le Doubs suisse et franco-suisse.  Il y a une centaine d’années, celui que l’on a surnommé le « Roi du Doubs » était présent sur 2 200 kilomètres de rivières.  Aujourd’hui, seulement sur 361 kilomètres. D’où la mise en place d’un plan national de sauvegarde : plus d’une trentaine d’actions ont été entreprises entre 2012 et 2016 pour sauver ce poisson. Le bilan de ce plan est  présenté les 7 et 8 novembre à Eurre dans la Drôme.

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26 Oct

20 000 arbres et arbustes sur le plateau d’Amancey au secours de la Loue

Plantation de haies sur le plateau d'Amancey

Plantation de haies sur le plateau d’Amancey

Les haies sont de retour ! Dans les trois années à venir, 20 000 arbustes doivent être plantés sur le plateau d’Amancey pour participer à l’amélioration de la qualité des eaux de la Loue. Les eaux qui pénètrent dans le sol du plateau cheminent à travers notre gruyère karstique jusqu’à la Loue. Planter des haies participe à la lutte contre l’érosion des sols. Autres intérêts : mieux capter les intrants comme les nitrates ou les éventuels pesticides et participer au maintien de la biodiversité.

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27 Sep

Première journée de formation du SAMU de l’environnement de Bourgogne Franche-Comté

Journée de formation du SAMU de l'environnement à Ornans

Journée de formation du SAMU de l’environnement à Ornans

Pêcheurs, scientifiques, amoureux de la nature sont venus des quatre départements francs-comtois pour suivre la première formation organisée par le SAMU de l’environnement de Bourgogne Franche-Comté. C’était le 19 septembre à Ornans au pied de la Loue. Un lieu symbolique tellement la rivière chère à Gustave Courbet est en mauvais état. Pour cette première prise de contact, il s’agissait essentiellement de découvrir le fonctionnement de la valise qui fait toute la mobilité de ce service environnemental.

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20 Sep

Nouvelle action de SOS Loue et rivières comtoises

sos-battant

Comment toucher le « grand public » ? Tout ces hommes et femmes, absorbés par leur quotidien, qui ne prêtent qu’une oreille distraite aux cris d’alarmes lancés par les défenseurs de l’environnement. Pour tenter de trouver une réponse à cette question, le collectif SOS Loue et rivières comtoises change de braquet avec de nouvelles formes d’actions. La première a eu lieu ce matin sur le pont Battant en plein coeur de Besançon.

« Notre poisson malade va beaucoup se promener à l’avenir, cette animation sera amenée à se répéter un peu partout tant que les rivières seront polluées… »

déclare le collectif qui désormais compte environ 600 adhérents dont une trentaine actifs.

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08 Sep

Peste des écrevisses à pattes blanches : L’agence de la biodiversité inspecte les affluents de la Loue

Ecrevisse à pattes blanches de la Bonneille, affluent de la Loue

Écrevisse à pattes blanches de la Bonneille, affluent de la Loue

La soirée aurait pu être follement romantique : Observer les écrevisses à pattes blanches de la vallée de la Loue au clair de Lune...  Mais la peste de l’écrevisse s’est invitée par mégarde. Depuis un mois, les écrevisses à pattes blanches de la Bonneille, un affluent de la Loue, sont décimées par cette maladie. En un mois, le front de mortalité a progressé de 400 mètres d’après les constatations des équipes de l’Agence de la Biodiversité mobilisées hier soir pour inspecter les huit affluents de la Loue où l’écrevisse à pattes blanches a élu domicile. Et cette progression semble inexorable. Aucun traitement ne permet de sauver le cheptel d’un ruisseau véhiculant les spores de cette aphanomycose, le nom scientifique de cette peste. Heureusement, l’Agence de la biodiversité a constaté que la maladie ne s’était pas répandue sur les autres affluents de la Loue. D’où l’importance de respecter les mesures préconisées par la préfecture du Doubs.

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05 Juil

La chasse aux pollutions toxiques est ouverte dans le Haut-Doubs et la Haute-Loue

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Photo : jC Gagnepain

Après le Dessoubre et le Doubs dans le val de Morteau, c’est au tour des secteurs du Haut-Doubs et de la vallée de la Loue de bénéficier d’une action d’envergure pour diminuer la pollution des rivières comtoises. 200 entreprises du Haut-Doubs et de la Haute-Loue vont être démarchées par les trois partenaires de cette opération pour diagnostiquer l’impact de leur activité sur l’environnement et leur proposer ensuite des solutions.

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26 Juin

Peut-on se baigner dans la Loue ?

La Loue entre Vuillafans et Montgesoye

La Loue entre Vuillafans et Montgesoye

 

-« Peut-on se baigner dans la  Loue? »
-« Oui et non, cela dépend où et quand ! »

La question est simple, la réponse mérite des précisions ! OUI : Les Francs-Comtois et les touristes apprécient la Loue aussi pour ses plages, essentiellement situées sur la basse Loue dans le Jura. Le site de la communauté de communes du Val d’amour n’affiche plus depuis l’été 2018 les plages « officielles » où vous pouvez vous rendre. Comme la qualité des eaux de baignades, selon les analyses réalisées par l’Agence régionale de Santé, n’étaient pas toujours satisfaisantes, la communauté de communes préfèrent ne pas le montrer sur son site.

Lors des années 2015 à 2017, les plages de Belmont et de Ounans ont été fermées par l’ARS ( niveau de qualité insuffisant). La baignade était donc officiellement interdite mais la situation a évolué. L’ été 2019, le site de l’ARS précise que la plage de Ounans est un site classé « suffisant » comme l’année dernière. En ce qui concerne la plage de Belmont, le classement est toujours « insuffisant » depuis 2015.

C’est l’accumulation des données indiquant la présence de bactéries (Escherichia coli et d’autres bactéries présentes dans nos intestins) qui auraient inciter l’ARS à interdire ce lieu de baignade. Vous pouvez trouver  le point sur la qualité des eaux de baignade sur le site du ministere de la Santé .

En 2019 comme en 2020, les dernières indications sur le site de l’Etat précisent que les sites sont classés « excellent » à Port Lesney, Champagne sur Loue et Parcey. A noter que pour ces trois plages, il y a eu une amélioration notable depuis 2017.

 

L’Agence Régionale de Santé fait cinq prélèvements au cours de l’été sur les sites même si la baignade n’est pas surveillée. L’ARS fait des recherches de bactéries pour savoir si il y a des contaminations fécales. Ces résultats sont affichés dans les mairies et sur les lieux de baignade. Si vous allez sur le site de l’ARS, il faut savoir faire la distinction entre les résultats des analyses ponctuelles et les classements publiés chaque année comme l’impose la réglementation européenne. Ces classements sont effectués sur les quatre dernières années des résultats.

La communauté de communes a du rédiger le document « Profils de baignade » qui précise les pistes pour améliorer la qualité de l’eau. Car, si il n’y a pas d’amélioration, il peut y avoir une sorte de fermeture par l’ARS de ces lieux de baignade. Les questions d’assainissement collectif et non collectif, des réseaux de collecte des eaux usées sont en partie à l’origine de la qualité des eaux insuffisante. Avant de décider d’une potentiel fermeture de ces trois lieux de baignade sur la Loue, l’ARS avait laissé encore une année à la communauté de communes du val d’amour. La communauté de communes a engagé un diagnostic de réseau et elle a récupéré la compétence de la collecte des eaux usées, complémentaire à celle qu’elle avait déjà sur le traitement des eaux. Mais tout ne repose sur la communauté de communes, les pollutions des eaux nous concernent tous ! Mais les amateurs de baignade de la Loue vont où ils veulent, comme ils veulent, pas forcément sur ces lieux clairement identifiés.

NON : la situation dans le Doubs est totalement différente. Les maires des communes traversées par la Loue ont pris des arrêtés municipaux interdisant la baignade, une façon de se protéger d’éventuelles poursuites en cas de problème.  C’est pour cette raison que l’ARS ne fait aucun prélèvement en bord de Loue pour connaître la qualité des eaux de baignade puisque c’est officiellement interdit !

Dans le Doubs, un arrêté préfectoral est en vigueur entre Quingey et l’aire de pique nique de la cascade de Syratu.  La baignade ( hors zones concernées par les arrêtés municipaux) n’est autorisée de 10h à 18 h que lorsque le débit est supérieur à plus de 15m3/s ( sauf pendant les week-ends d’ouverture de la pêche).  Les raisons invoqués dans cet arrêté sont la « cohabitation des usages » ( en clair, la pêche !) C’est ce même arrêté qui réglemente la pratique du canoë sur la Loue. Les Francs-Comtois et les touristes ont des merveilleux souvenirs de baignade dans la Loue sans forcément se poser la question de la légalité de leur plaisir…

Isabelle Brunnarius