18 Mai

Aviitam, un carnet de santé connecté pour lutter contre l’obésité (mais aussi le diabète et les troubles de sommeil)

Deux médecins de Montpellier ont créé le premier carnet de santé connecté dédié au diabète, à l’obésité, au cholestérol et aux troubles du sommeil. Ce compagnon de route veut guider les patients vers un mode de vie plus équilibré. Une nouvelle version est disponible ce vendredi 18 mai à l’occasion de la journée européenne de l’obésité.

© MAXPPP / CORTIER CLAUDE

Aider les personnes atteintes de maladies chroniques liées au mode de vie – diabète, obésité, cholestérol et troubles du sommeil. C’est l’objectif du carnet de santé « Aviitam » créé par deux médecins du CHU de Montpellier, Pr. Antoine Avignon et le Dr. Vincent Attalin.

Cette plateforme en ligne veut surtout « guider les patients vers un mode de vie plus équilibré » précisent les fondateurs. Une approche pour « changer de comportement plutôt que prendre des médicaments« .

« En se connectant à son espace personnel, chaque personne va pouvoir enregistrer toutes les données qui concernent sa santé pour aider son médecin à mieux l’accompagner, prendre conscience des liens entre ses comportements et sa santé et préparer ses consultations en amont » explique le duo.

En saisissant toutes ses données, le patient le partage avec son médecin pour améliorer sa prise en charge.

« Le médecin peut avoir accès à l’ensemble de ses informations en un clic. Il a également accès à des questionnaires scientifiquement validés permettant une évaluation globale de la santé des patients et à des journaux interactifs pour suivre leur mode de vie » raconte Antoine Avignon.

1300 médecins utilisent ce carnet de santé

Plus de 1300 médecins et autant de malades en France testent actuellement la première version d’Aviitam.

La nouvelle version est lancée ce vendredi 18 mai à l’occasion de la journée européenne de l’obésité. Le marché est colossale car 50% de la population française de plus de 30 ans est en surcharge pondérale (surpoids et obésité), selon une statistique 2016 de l’Inserm.

Reste à trouver un modèle économique. Pour le moment, l’application est totalement gratuite pour l’ensemble des utilisateurs. Antoine Avignon et Vincent Attalin réfléchissent à des offres payantes proposant des programmes supplémentaires et des formations en e-learning. En attendant, Aviitam est soutenu par le conseil régional et des subventions de la recherche publique.

Plus d’info sur www.aviitam.com

Julien Leroy

26 Avr

E-sport à Toulouse : un tournoi de jeux vidéos au profit des enfants malades

Jouer à un jeu vidéo tout en aidant des enfants hospitalisés. C’est l’objectif d’un tournoi de e-sport organisé ce dimanche 29 avril à Toulouse. Une première dans la ville rose.

© Adrien Vautier / MAXPPP

A Toulouse, l’école de jeux vidéo « Pixel School » organise ce dimanche 29 avril à 14h00, un tournoi caritatif de jeux vidéos au profit d’enfants malades.

Les participants sont invités à s’affronter dans la dernière version de « Dragon Ball Fighter Z« . Un jeu de combat qui se joue sur la console PS4. Les parties seront retransmises sur Internet afin de toucher un plus grand public.

Chaque spectateur pourra alors faire un don via une cagnotte en ligne. Les frais d’inscriptions iront également à l’association ainsi que les dons des sponsors et des partenaires.

« L’intégralité des bénéfices de l’événement seront reversés à l’association Hôpital Sourire, qui fournit tout ce qu’il faut de ludique et culturel à l’Hôpital des Enfants du CHU de Toulouse » affirme Niki Apergis, le fondateur de Toulouse Pixel School. 

C’est la première fois qu’une compétition de e-sport de charité est organisée à Toulouse.

« Parce que le jeu vidéo c’est aussi une communauté, de l’entraide, du vivre et du jouer ensemble, battons-nous à coups de Kamé Hamé Ha pour que les enfants hospitalisés puissent aussi jouer et s’as.muser durant leur propre combat« 

A ce jour, une quinzaine de joueurs est prête à se battre pour la bonne cause. Il est encore possible de s’inscrire sur la page Facebook de l’événement.

Julien Leroy

22 Mar

MedPics, le réseau social des médecins pour échanger sur des cas cliniques

E-santé. MedPics permet de rassembler le corps médical pour échanger leur expertise sur des cas cliniques anonymes. Cette application a été créée par une start-up de Montpellier. Elle compte aujourd’hui près de 50.000 professionnels.

© Medpics

Unique en France, MedPics est une application de partage de cas cliniques.

« Medpics est un véritable réseau social pour les médecins et professionnels de santé qui leur permet d’échanger entre confrères de cas cliniques tout en préservant l’anonymat des patients » explique le concepteur, le Dr Safia Slimani.

L’objectif est « d’améliorer leur formation ou perfectionner un diagnostic en se basant sur l’intelligence collective« .

MedPics propose ainsi des groupes de discussion autour de cas cliniques anonymes mais aussi une messagerie instantanée privée afin de poursuivre l’échange avec un confrère.

« Pour les médecins isolés dans les déserts médicaux, cela peut permettre de rompre la solitude et d’échanger avec des confrères pour émettre des diagnostics Pour les étudiants, cela leur permet de s’exercer et d’apprendre au contact de professionnels » précise le fondateur.

Depuis janvier 2018, la plateforme délivre des formations en e-learning agréés par l’agence nationale du développement personnel continu (ANDPC). MedPics peut également se transformer en messagerie interne pour un hôpital. En résumé, MedPics veut devenir le couteau suisse du professionnel de la santé.

Fondée en mars 2015 à Montpellier, la plateforme revendique près de 50.000 utilisateurs et plus de 15.000 cas cliniques.

L’idée est née dans la tête du docteur Safia Slimani, généraliste à Salon-de-Provence. Lors d’un week-end start-up de Montpellier, elle rencontre son associé : Jonathan Oleszkiewicz, ingénieur informatique. Depuis la jeune pousse compte 7 salariés.

>>> Pour télécharger l’application Medpics : www.medpics.fr

Julien Leroy

28 Oct

Psychiatrie : le youtubeur gersois qui fait témoigner les « fous »

Clément Charron, réalise des vidéos sur la psychiatrie. Etudiant infirmier à Toulouse, il met en scène des témoignages de personnes atteintes de maladies mentales ou victimes de harcèlement. L’objectif est de casser les préjugés sur cette discipline médicale. Il totalise plus de 250.000 vues.

© World Of Clarence

© World Of Clarence

Créer une chaîne YouTube sur la psychiatrie. Clément Charron a eu l’idée en novembre 2016, lors d’un stage en 2e année d’infirmier dans un hôpital psychiatrique.

Acteur et passionné de théâtre, ce gersois de 23 ans décide alors, de réaliser une web-série relatant les histoires de patients schizophrènes, dépressives, nymphomanes ou surdoués. 

Je vous propose de découvrir le monde clos de la psychiatrie depuis l’intérieur, un microcosme fascinant victime de nombreux préjugés. Le youtubeur Clément Charron

« Je mets en scène les témoignages de personnes atteintes de maladies mentales (psychoses, nymphomanie, dépression, « surdouance »,…) ou victimes d’événements particuliers (viol, harcèlement,…) » raconte le jeune youtubeur.

Les malades écrivent eux-mêmes le texte. L’étudiant l’interprète anonymement en jouant sur les costumes et les effets spéciaux. L’ensemble est supervisée par la personne témoin. Le résultat est à la fois fascinant et troublant.

Il existe des youtubeurs similaires mais l’approche de Clément Charron est unique en France.

Un an après sa première vidéo, sa chaîne « World of Clarence » totalise plus de 250.000 vues, 8000 abonnés et des dizaines de témoignages.  « Je publie une fois tous les 15 jours » précise-t-il.

Ses vidéos sont utilisées comme support de cours

L’objectif du youtubeur est de « démystifier la psychiatrie » en faisant « découvrir ce monde clos (..) depuis l’intérieur, un microcosme fascinant victime de nombreux préjugés » résume-t-il

L’étudiant infirmier veut ainsi s’adresser « aux professionnels, aux étudiants, aux novices et aux familles de victimes« .

La communauté médicale commence à l’écouter. « Mes vidéos ont été utilisées dans le cadre de cours magistraux dans certaines écoles d’infirmières et ma propre école m’a demandé d’y donner des cours une fois que je serais diplômé » liste le jeune homme.

Si vous souhaitez le rencontrer, Clément Charron animera une conférence sur son travail, ce dimanche 29 octobre à Lectoure, dans le cadre du festival « Bizarre, vous avez dit Bizare ?« 

Sinon, vous pouvez découvrir sa chaine YouTube « Worl of Clarence »

Julien Leroy

31 Mai

E-santé : Avec l’application NotreSanté, des Toulousains inventent le « couteau suisse » du patient

Réunir sur votre smartphonne vos rendez-vous médicaux, les rappels de vaccins de vos enfants, vos remboursements de la Sécu et vos prescriptions… c’est désormais possible grâce une nouvelle application toulousaine : NotreSanté.

© notresante

© notresante

NotreSanté est « une application mobile à destination du grand public qui aide les familles dans la gestion de leur santé au quotidien » explique les 3 fondateurs toulousains.

Leur objectif est d’aider les familles à jongler entre les rendez-vous médicaux, les ordonnances, les traitements, la gestion des dépenses, les remboursements de la sécurité sociale.

Disponible sur Android et iOS, l’application permet ainsi de créer un dossier pour chaque membre de la famille (parents, enfants, grands-parents).

Pour chaque répertoire, il est possible de noter les rendez-vous médicaux, suivre les dépenses médicales et les remboursements, archiver et transférer les documents de santé vers les mutuelles, complémentaires santé et pharmacies. NotreSanté propose aussi des rappels de vaccins et de suivre les posologies des prescriptions médicales. Bref, une application « couteau suisse » du patient. 

Une version web est également disponible pour les professionnels de santé. Cela permet de dialoguer et de transmettre directement avec le patient.

A l’origine de cette innovation e-santé, se trouve une start-up toulousaine du même nom, créée en novembre 2016 par 3 amis. Benoît Vinceneux, Sébastien Tirvert ont travaillé notamment pour Pierre Fabre et Tony Marcello se charge du développement informatique.

Avec leur application révolutionnaire, ils espérèrent atteindre « 100 000 utilisateurs grand public et 10 000 professionnels de la santé » d’ici fin 2018. La communauté des Communes de Sor Agout dans le Tarn et le groupe d’expertise-comptables Soregor, figurent parmi leurs premiers clients.

>> Pour télécharger ou pour plus d’info : notresante.io

>>> Reportage de France 3 Midi-Pyrénées – Juin 2017 :

Application toulousaine NotreSanté

Julien Leroy

19 Jan

Revinax : des Toulousains font rentrer la réalité virtuelle dans les blocs opératoires

Deux toulousains installés à Montpellier, proposent des former les professionnels de santé avec un casque de réalité  virtuelle. Revinax est la première start-up française a offrir cette méthode pédagogique innovante.

© Revinax

© Revinax

Contrairement aux idées reçues, les casques de réalité virtuelle ne sont pas réservés uniquement aux passionnés de jeux vidéo. Les applications professionnelles se multiplient, notamment dans la médecine. C’est le créneau de Revinax, une startup de Montpellier créée, en janvier 2016, par deux Toulousains.

La jeune pousse Occitane propose ainsi des interventions chirurgicales virtuelles. Grâce au casque VR, le professionnel de santé se retrouve à la place du chirurgien et voit les gestes comme s’il réalisait lui-même l’opération. Une méthode pédagogique en 3D immersive qui permettait à notre cerveau de mieux retenir.

L’idée de Revinax a été développée par deux amis d’enfance passionnés par les nouvelles technologies et installés depuis quelques mois à Montpellier. Maxime ROS est un neurochirurgien du CHU de Montpellier et Jean Vincent TRIVES se charge de la partie commerciale de la start-up.

Pour le moment, le catalogue de Revinax propose 8 applications. « Nous produisons à la demande » precise Jean-Vincent Trived. Les deux fondateurs multiplient ainsi les partenariats avec les industriels, les laboratoires et les formations médicales.

Parallelement, Revinax  enchaîne les salons. La start-up etait présente, pour la premiere fois, au CES de Las Vegas début janvier. Et elle vient de remporter, fin 2016, le prix de la meilleure startup au salon de Laval.

L’application reste, pour le moment, unique en France. Mais « quelques concurrents comment à apparaître en France » m’avoue Jean-Vincent Trives.

>> Plus d’info en image avec ma chronique (n°42) du mardi 17 janvier 2017 sur France 3 Occitanie (à la 13e minute) :


9H50 le matin en Occitanie
Julien Leroy

10 Jan

Success story du toulousain Santédiscount, le leader français de la parapharmacie en ligne

Le premier site internet français de parapharmacie est basé à L’Union, près de Toulouse. Santédiscount.com connait aujourd’hui une croissance record avec 30 millions d’euros de chiffre d’affaires et une présence dans plusieurs pays européens. Reportage sur cette success-story occitane. 

© France 3 Midi-Pyrénées / BOFFET Laurence

© France 3 Midi-Pyrénées / BOFFET Laurence

« On envoie plusieurs milliers de colis par jour aux quatre coins de la France » précise Julien Levavasseur, responsable logistique chez santediscount.com. 

Santediscount.com est la plus grande parapharmacie de France en ligne. La start-up toulousaine affiche 1 million de commandes et un catalogue de 25.000 références-produits issues de 500 laboratoires. Conformément à la loi française, seuls les produits d’hygiène et de soins sans prescription médicale, peuvent être vendus sur Internet. 

Crée par deux pharmaciens Toulousains, Raoul Chiche, et Jean-Gabriel Carrier, Santediscount.com est basé à L’Union et compte 70 salariés. Parmi eux, des pharmaciens et des cosméticiennes diplômés qui conseillent les patients, par téléphone ou par e-mail. « Les gens ont vraiment besoin d’être rassurés, même sur Internet » raconte Tiffany Nouaillant, l’une des pharmaciennes.

Success-story toulousaine

Aujourd’hui, santediscount.com connait une croissance record. Le site web a doublé son chiffre d’affaires, de 15 millions en 2015 à 30 millions en 2016. « Nous visons 100 millions d’euros d’ici 2 ans » détaille le directeur général, Loïc Lagarde. Un objectif à portée de main depuis le rachat, en décembre 2016, de son principal concurrent : Comptoir Santé au groupe Casino. 

La start-up de L’Union prévoit également de recruter 60 personnes dans les prochains mois et de poursuivre son déploiement en Europe. Le leader français veut décliner son concept à l’international. Déjà présent en Espagne, en Italie et en Grande-Bretagne sous la marque Sanareva, l’enseigne toulousaine vise le reste de l’Europe et la Russie. 

Le potentiel de développement est énorme. En France, le marché de la parapharmacie représente 4 milliards d’euros chaque année pour seulement 3% sur internet. 

Les coulisses de santediscount.com à L’Union, près de Toulouse (reportage France 3 Midi-Pyrénées de Denis Tanchereau & Laurence Boffet) :


Santédiscount, le premier site internet français de parapharmacie né à Toulouse

>> Site officiel : www.santediscount.com

Julien Leroy

22 Nov

IoT : La startup toulousaine Connit lutte contre la légionellose grâce aux objets connectés

Les objets connectés au service de la santé. Basée à Labège près de Toulouse, la startup Connit vient d’être choisie par ENGIE Axima, pour lutter contre la légionellose. Après une première expérimentation à Toulouse, le service va être généralisé à la France entière dès 2017.

© Connit

© Connit

Les objets connectés (IoT). On en parle tout les jours comme la future révolution technologique. Mais à quoi peuvent-ils servir ? La startup toulousaine Connit tente d’y répondre en proposant des solutions IoT autonomes dans les domaines de l’eau, du bâtiment et de la maintenance. 

C’est ainsi que la jeune pousse installée à Labège près de Toulouse, vient de signer un contrat avec ENGIE Axima, une filiale du fournisseur de gaz ENGIE (ex-GDF). L’objectif est de lutter contre la légionellose grâce aux objets connectés. 

« Alors que les radiateurs se remettent en route, la question des risques associés à la légionellose refait surface » explique le communique de presse de Connit. « C’est une maladie infectieuse due à une bactérie qui se développe dans les réseaux d’eau douce chaude (..) En France, entre 1200 et 1500 cas sont recensés chaque année« .

« La légionellose se développe principalement lorsque la température est comprise entre 25 et 47°C – et dans un milieu organique favorable à leur développement (douches, robinets, canalisations d’eau chaude, tours de refroidissement…). Pour la prévenir, il est essentiel de maintenir dans les tuyaux d’eau desservant les particuliers une température entre 50 et 60 degrés » poursuit l’équipe toulousaine.

Les objets connectés de Connit vont ainsi surveiller les tuyaux des réseaux existants et alerter automatiquement lorsque les seuils critiques de température sont franchis. Ceci permet au gestionnaire d’intervenir au plus vite sur site pour réparer l’anomalie avant qu’il ne soit trop tard. 

Après une première expérimentation sur des immeubles d’habitation dans le centre de Toulouse, ENGIE Axima prévoit d’intégrer cette solution dans son offre de services en 2017.

Connit, la nouvelle pépite IoT de Toulouse ?

On parle souvent de Sigfox et de son réseau dédié à l’IoT mais plusieurs startups toulousaines gravitent dans le même secteur. Ces jeunes pousses proposent des services liées aux objets connectés.

Connit a ainsi vu le jour en 2012 grâce à deux ingénieurs : Erwann Mivielle et Pascal Corbillon. Aujourd’hui, la société compte 30 salariés et une dizaine de clients principaux parmi lesquels des filiales d’Engie, Eiffage ainsi que des collectivités locales comme la Communauté de communes du pays de Gex. Elle est installée au sein de l’iOT Valley à Labège. En septembre dernier, elle vient de boucler une levée de fonds de 3 millions d’euros.

Julien Leroy

18 Oct

Votre médecin a toujours 1 heure de retard ? La réponse d’un généraliste toulousain fait le buzz

Votre médecin a systématiquement 1 heure de retard et ça vous agace ? Un généraliste toulousain a préféré y répondre via une vidéo sur Facebook. Depuis, c’est le buzz  ! Plus de 4 millions de vues en l’espace de 4 jours.

« L’autre jour, une connaissance a publié sur Facebook «ces médecins qui ont systématiquement 1 heure de retard me gonflent ! Grrrrrrrr». Avec tout plein de smiley tristes et énervés. (..) J’ai réfléchi et c’est VRAI ! Moi aussi, en tant que médecin, je suis souvent en retard ! À ma décharge, si je suis en retard, c’est parce que j’ai un secret (un peu honteux à avouer…) Venez ! Je vais vous le révéler quand même ! » explique Baptiste Beaulieu au début de sa vidéo. 

Ce généraliste toulousain de 31 ans, a posté le 13 octobre, une vidéo sur Facebook où il raconte pourquoi le médecin a (souvent) 1 heure de retard. Une réponse pleine d’humour et surtout de bon sens. 

Ça a commencé lundi : une patiente qui avait pris rendez-vous pour un certificat s’est mise à pleurer. Quel toupet ! Pleurer ?!?! Dans mon cabinet ? Et pourquoi, je vous le demande ? Madame m’annonce que, quand elle voit une fenêtre, elle a envie de sauter. Tout simplement. Et le pire, c’est que cette sans-gêne ne savait MÊME PAS pourquoi ! Juste que, parfois, elle pensait à son corps qui tombe. « Et je me dis que ce serait bien pour tout le monde ». Aurais-je dû lui annoncer, au bout de quinze minutes, en tapotant ma montre : « DING ! DONG ! Je vous ai écoutée, mais maintenant, c’est au patient suivant. Au revoir madame » ? Aurais-je dû lui dire cela ? Histoire de la remettre à sa place, un peu, cette pleureuse ! » raconte-t-il

La vidéo cartonne actuellement sur le web. Elle totalisent plus de 4,3 millions de vues en l’espace de 4 jours, notamment sur la page AuFeminin.

Baptiste Beaulieu n’est pas à son coup d’essai. Ce jeune médecin tient un blog « Alors Voilà » qui raconte son quotidien de professionnel de la santé. Il avait ouvert cette page en 2013 alors qu’il était interne à l’hôpital d’Auch. Depuis, Baptiste Beaulieu fait régulièrement le buzz sur Internet et en librairie. Il vient d’ailleurs de publier son troisième roman « La Ballade de l’enfant gris » (édition Mazarine). 

Notons également qu’il existe une application française de gestion du retard chez les professionnels de santé.  elle permet de connaître le trafic dans une salle d’attente et d’être informer en cas de retard. Unique en France, la plateforme a été développée

Notons également qu’il existe une application française de gestion du retard chez les professionnels de santé. Baptisée « MyDocteo« , elle permet aux médecins de communiquer en temps réel au sujet du retard en cours à la consultation. Les patients peuvent ainsi profiter de leur temps libre à l’extérieur du cabinet. Un concept « Donnant – donnant, Gagnant – gagnant » développé par Sylvain Guillet, un kinésithérapeuthe de Biarritz et Julien Trotoux un développeur web de Rennes. L’apps est utilisée par une trentaine de cabinets dont un chirurgien à Perpignan. 

Voici son témoignage en vidéo :

Julien Leroy

29 Sep

[Mêlée numérique #4] La start-up toulousaine Yenni invente une « carte vitale » pour l’Afrique

A l’occasion de l’édition 2016 de la Mêlée numérique à Toulouse, votre blog vous fait découvrir les coulisses du plus grand rendez-vous de l’innovation en Occitanie.Pour ce dernier épisode, je voudrais vous faire découvrir Yenni, une petite start-up toulousaine qui veut améliorer l’accès aux soins en Afrique via une « carte vitale ».

© Yenni

© Yenni

« Yenni est une carte de santé prépayée ou rechargeable » m’explique Boubacar Sagna, CEO de la start-up. « On constitue une cagnotte sur notre plateforme. Une carte est envoyée à un proche en Afrique. Ce dernier peut ainsi se faire soigner dans un réseau d’établissements de santé agréé par Yenni » détaille son concepteur.

En un mot, une « carte vitale » pour les pays africains en développement. Ce nouveau service Fintech est destiné essentiellement à la diaspora africaine qui envoie régulièrement de l’argent à leur famille via les bureaux de transfert classiques.

L’objectif est d’améliorer ainsi l’accès aux soins en Afrique. Yenni sera officiellement lancé début 2017 au Sénégal, pays d’enfance de Boubacar Sagna. Avec son équipe toulousaine, il est parvenu à créer « un réseau de 200 médecins locaux » après deux ans de travail. A terme, la startup basée dans la zone de Langlade à Toulouse, veut s’étendre aux autres pays de l’Afrique francophone.

On constitue une cagnotte sur notre plateforme. Une carte est envoyée à un proche en Afrique. Ce dernier peut ainsi se faire soigner dans un réseau d’établissements de santé agréés par Yenni

Et pour concrétiser ce beau projet, les 4 Toulousains de Yenni doivent séduire des grands groupes. Chaque année, la Mêlée numérique organise un « meet the big ». Il s’agit d’un rendez-vous professionnel où les jeunes pousses viennent « pitcher » leur innovation durant 120 secondes devant des grandes organisations telles que la SNCF, Airbus, Pierre Fabre ou des banques. Un exercice primordial pour ce faire connaitre.

Yenni a ainsi tenté sa chance ce mercredi 28 septembre. Une présentation de quelques minutes qui a permit de nouer un premier contact avec la Fondation de France et une grande banque.

La Clinique Pasteur de Toulouse a déjà misé sur cette innovation toulousaine. « Yenni fait parti de notre plateforme d’accélération de start-up spécialisées en e-santé : Hi-Lab » me précise Dominique Pon, le directeur de l’établissement joint par téléphone. « Depuis mi-2015, nous les accompagnons dans le développement de la plateforme et à se faire connaître au Sénégal« . Un travail de réseau qui a permit notamment à Yenni de rencontrer la ministre de la santé Sénégalaise conquise par le projet.

Dans les coulisses de la Mêlée numérique, la « carte vitale » de Yenni semble avoir séduit de nombreux professionnels et entrepreneurs. Une future pépite que l’on ne manquera pas de suivre.

>> Plus d’info sur le site officiel : www.yenni.org

Julien Leroy

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