06 Mai

Green IT à Toulouse : comment rendre le numérique plus écolo et plus responsable ?

A lui seul, internet dégage près de 4% de gaz à effet de serre, soit le double de l’avion. Les mesures pour réduire l’impact environnemental du numérique se multiplient aux quatre coins du monde mais aussi en Occitanie. Focus sur deux initiatives Toulousaines.

© Jean-Luc Flémal / MaxPPP

« Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte de la France » note une étude de GreenIT.fr.

Entre la fabrication des équipements, les réseaux sociaux et la digitalisation de l’économie, les technologies de l’information (IT) dégagent 4% des gaz à effet de serre selon l’agence de la transition écologique (Ademe), soit deux fois plus que l’aviation.

Le numérique consomme également 4,2% des énergies primaires et 5,5 % de la consommation d’électricité mondiale selon GreenIT.fr

Depuis 2006, la prise de conscience d’une informatique plus verte (ou Green IT) prend de l’ampleur dans le monde et en Occitanie.

Lancement du premier collectif d’Occitanie pour un numérique responsable

Né à Toulouse en octobre 2020, « Good IT est un collectif de professionnels issus du monde de l’entreprise et impliqués dans l’écosystème numérique responsable » résume en quelques mots Hélène Brustel, l’une des membres.

« Notre objectif est de fédérer et de sensibiliser aux aspects environnementaux mais aussi sociétaux et sociaux » précise Jade Vincent, co-fondatrice du collectif.

Pour cette experte en accessibilité numérique, le digital doit être à la fois durable et inclusif.

Depuis 6 mois, la quinzaine de membres actifs organise des webinars et des ateliers dans les écoles, les tiers lieux et les entreprises.

L’idée est de former les usagers et les décideurs informatique à mettre en place des actions de réduction de l’empreinte environnementale. Et ca marche ! Les exemples se multiplient en Occitanie assure le collectif.

A terme, Good IT envisage de publier le premier annuaire des entreprises du numérique responsable en Occitanie.

A Toulouse, un audit pour mesurer l’impact environnemental

Autre solution, celle portée par le groupe Français Magellan Partners.

Ce cabinet de conseil (spécialisé dans la transformation digitale) aide les entreprises à décarboner leurs activités numériques. 

« Notre objectif est de faire prendre conscience de leur impact environnemental numérique » explique Jérôme Torner de Magellan Partners. Un travail qui se fait en deux étapes. « Nous proposons d’abord un audit qui va mesurer les outils numériques du client » poursuit-il.

« Une fois cet inventaire fait par le client, nous lui proposons d’abord des solutions comme des gestes éco-responsables : éviter d’avoir deux smartphones (professionnel et personnel), privilégier les PC portables,.. Puis, ensuite, nous le conseillons dans des équipements moins gourmands en énergie » détaille Jérôme Torner.

C’est le rôle d’Exakis Nelite, filiale Toulousaine de Magellan Partners. Elle accompagne les entreprises dans les projets de migration vers le Cloud. « C’est l’économie du partage, moins de serveurs informatiques« . Exakis Nelite a récemment travaillé avec Manatour mais aussi Safran, Airbus et Pierre Fabre.

La prise de conscience d’un numérique plus responsable est en marche mais elle devra s’accélérer dans les prochaines années. Il y a urgence. Les études présagent que l’empreinte carbone de l’IT grimpera à 8% d’ici… 2025. 

Julien Leroy

15 Fév

Toulouse : en 20 ans, comment les start-up ont évolué ? (Interview avec la directrice de Nubbo)

A Toulouse, Nubbo vient de souffler ses 20 ans. C’est l’un plus anciens incubateurs de France. L’occasion de faire le point sur l’évolution des jeunes pousses du numérique et de l’innovation technologique. Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? Retour vers le futur avec Anne-Laure Charbonnier.

Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo depuis 2012 © Nubbo

Quel est le point commun entre les start-up Antabio, MyFeelBack et Naïo Technologies ? Réponse : Nubbo. Depuis octobre 2000, cet incubateur public accompagne des projets innovants dans divers domaines. En l’espace de deux décennies, la structure a aidé plus de 280 entrepreneurs en Occitanie, dispensé 50 000 heures de conseils, investi 10 millions d’euros et servi 240 000 cafés !

En 20 ans, comment l’univers des startup a évolué ? Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? A quoi ressemblera l’écosystème numérique dans 10 ans ? Eléments de réponse avec Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo. Interview.

Après deux décennies à rencontrer des startups, quelles évolutions constatez-vous ?

Anne-Laure Charbonnier : « Il y a eu trois grandes périodes.

Les dix premières années, cela restait un sujet d’initiés : le terme de startup n’était pas encore utilisé en France. On parlait de jeunes entreprises innovantes.

On était sur des projets à caractère technologique, souvent issus de la recherche, qui conduisaient à des créations d’entreprises à forte valeur mais restant majoritairement de taille et d’ambition relativement modestes.

Puis, avec une bonne quinzaine d’années de retard par rapport aux Etats-Unis, nous avons connu à partir de 2012/2013 l’explosion du « tout startup ».

Avec des impacts extrêmement positifs, tels qu’une forte valorisation de l’entrepreneuriat et une augmentation très significative des projets, ainsi que des dispositifs de soutien et de financements privés et publics.

Mais aussi avec les limites et les excès dont tout le monde est bien conscient aujourd’hui : multiplication des créations d’entreprises avec des bases essentielles de modèle économique insuffisamment réfléchies, voire inexistantes, survalorisation de la course aux levées de fonds conçues comme une fin en soi et non comme un moyen de développement, grand nombre de startups n’arrivant pas à se structurer pour devenir des PME stables et pérennes.

Enfin, depuis 2017/2018, il y a un retour progressif aux « fondamentaux » : moins de projets quantitativement, mais majoritairement beaucoup plus réfléchis, nettement mieux structurés dans leur exécution, avec une différenciation technologique souvent forte.

En résumé, on a enfin pris conscience que l’état de startup n’est que transitoire et qu’une startup qui a vraiment réussi est celle qui est devenue une entreprise classique, ayant trouvé un modèle économique stable et une rentabilité.

Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé en 20 ans ?

Oui, en particulier sur les profils les plus jeunes. Ils sont nombreux aujourd’hui à démarrer leur projet d’entreprise avant même la fin de leurs études et ils choisissent l’entrepreneuriat là où il y a encore 3 ou 4 ans, ils se seraient naturellement orientés vers les grandes industries ou la finance.

On peut citer par exemple Hinfact, co-fondée fin 2018 par Thomas Bessière et Thibault Vandebrouck de l’ISAE-SUPAERO, avec un très fort soutien de l’école à l’origine du projet. L’entreprise, qui développe une technologie d’eye-tracker associée à de l’intelligence artificielle pour analyser et optimiser les comportements des pilotes, compte déjà 15 personnes dans son équipe et a su intéresser des mentors de très grande expérience dans l’industrie aéronautique.

Est-il plus facile de créer sa startup aujourd’hui ?

Oui, certainement, et beaucoup plus tôt qu’auparavant.

A l’exemple de l’ISAE-SUPAERO (..), beaucoup d’universités ou de grandes écoles ont fait aujourd’hui de l’entrepreneuriat une vraie voie d’insertion professionnelle, fortement mise en avant. Ces établissements investissent beaucoup sur la sensibilisation en amont de la création d’entreprises, sur les formations spécifiques à ces sujets ainsi que sur la pré-incubation. Ils mettent notamment à disposition des plateaux et des moyens techniques auxquels les porteurs de projets n’auraient pas accès autrement.

Par ailleurs, pour tous les porteurs de projets, quelles que soient leurs origines professionnelles, l’écosystème est plus dense, plus structuré et mieux coordonné, en particulier dans le cadre de la French Tech. Le début de parcours des entrepreneurs est donc clairement facilité.

Ensuite, les PME et grands comptes industriels sont beaucoup plus ouverts aujourd’hui pour prendre le risque de tester des solutions techniques proposées par des startups et pour cofinancer des preuves de concepts.

© Nubbo

Comment voyez-vous l’écosystème régional du numérique et de l’innovation dans 10 ans ?   

A la pointe du traitement de sujets majeurs de l’économie de la vie et de l’environnement, grâce à la conjonction des efforts des laboratoires de recherche, des grandes industries et des startups.

Deux très vastes domaines essentiels sont déjà bien engagés aujourd’hui : les biotechnologies industrielles ou de la santé et les transports intelligents (grâce notamment aux savoir-faire de la région en intelligence artificielle) et verts (par le développement de la filière hydrogène, déjà particulièrement remarquable).

En 20 ans, y-a-t-il un projet qui vous a marqué ou touché ?

Beaucoup de projets nous ont touchés ou marqués. S’il faut n’en citer qu’un, c’est Preligens (ex. EarthCube), que nous avons accompagné en 2016/2017, car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une entreprise qui, dès sa première preuve de concept, a démontré un apport déterminant permettant aux forces armées de lutter plus efficacement contre les mouvements terroristes internationaux.

L’entreprise, spécialisée à l’origine dans l’analyse d’images satellite, est devenue l’un des principaux acteurs mondiaux de référence dans l’intelligence artificielle pour le renseignement et la défense. Elle compte déjà 80 salariés et a levé 20 M€ en novembre dernier, avec notamment le fonds d’investissement du Ministère des Armées.

Propos recueillis par Julien Leroy

09 Fév

En 2021, quelles startups d’Occitanie figurent dans le « French Tech 120 » et le « Next 40 » ?

Quelles sont les startups de Toulouse et de Montpellier les plus prometteuses ? Le ministère de l’Économie a dévoilé lundi 8 février, sa nouvelle sélection nationale de la « French Tech 120 » et du « Next 40 ». Cinq jeunes pousses de la région y figurent voir un peu plus…

Cédric O dévoile la liste Next 40 et de la FT120 ce 8 février 2021 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

Lancés en septembre 2019 par le secrétaire d’Etat au numérique, le « Next40 » et le « French Tech 120″ regroupent les startups françaises en hypercroissance. Les 40 premières sont considérées comme le CAC 40 des entreprises technologiques. Les 80 suivantes sont sélectionnées dans le programme ‘French Tech 120 ».

Ses 120 lauréats bénéficient d’une visibilité accrue et d’un accompagnement. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

Après une première promo en 2019, Bercy a dévoilé ce lundi 8 février 2021, sa nouvelle sélection.

Avec 5 lauréats, L’Occitanie se classe sur le podium !

Comme en 2019, 5 startups de Toulouse et de Montpellier figurent dans ce nouveau TOP 120.

Côté Toulousain, nous retrouvons (sans surprise) Sigfox et son réseau 0G. Mais deux startups de la ville rose sont promus. Il s’agit du fournisseur d’énergies vertes Ilek. et de Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, elle a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés.

Par contre, Easymile (basé à Pibrac) et ses véhicules autonomes sortent du palmarès. 

Du côté de Montpellier, la jeune pousse Swile (spécialisée dans les titres-restaurants) et Microphyt (qui travaille sur les microalgues) conservent leur place.

« Avec ses 5 lauréats, l’Occitanie se classe derrière l’Île-de-France, ex-æquo avec Auvergne-Rhône-Alpes et Haut-de-France (..) Au total, cela représente 900 emplois dans notre région. » précise Alexis Janicot, directeur délégué de la French Tech de Toulouse. 

Sigfox sort du Next40 et remplacé par Kinéis
Lors de la première sélection en 2019, Sigfox était l’unique représentant d’Occitanie dans le Next40. Mais le groupe de Labège a connu quelques difficultés en 2020. Aujourd’hui, le réseau mondial d’objet connecté est hors des 40 premiers. Mais l’honneur toulousain est sauf. La start-up Kineis fait une entrée fracassante dans ce club des leaders technologiques.
Deux autres startups sont (quasiment) toulousaines
Elles n’ont pas leur siège sociale en Occitanie, mais d’autres lauréats peuvent afficher une certaine appartenance locale. C’est le cas de Papernest installée à Paris mais fondée par un Tarnais. Ou d’Openclassrooms également basé dans la capitale mais qui compte une centaine de salariés à Toulouse. La preuve que l’écosystème numérique de Toulouse reste l’un des plus performants de France.
Julien Leroy

29 Sep

A Toulouse, l’Etat détaille son investissement de 2 milliards d’euros pour la santé numérique

L’annonce a été faite ce mardi 29 septembre lors du salon de la Mêlée numérique de Toulouse. L’objectif du gouvernement est d’aller vers un partage général des données médicales. Un coffre-fort numérique de santé va être créé pour chaque français.

© CHRISTIAN BEUTLER / MaxPPP

Bonne nouvelle pour les acteurs de la e-santé. Le gouvernement va investir 2 milliards d’euros dans le secteur d’ici 2025.

L’annonce a été officialisée ce mardi 29 septembre lors du salon de la Mêlée numérique de Toulouse, par Dominique Pon. Ce Toulousain dirige la Clinique Pasteur mais depuis 2018, il travaille pour le gouvernement afin de développer la e-santé en France.

Le montant de l’enveloppe avait été dévoilée au mois de juillet à l’issu du Ségur de santé. Aujourd’hui, on n’en sait un peu plus sur la répartition.

Cette investissement historique va permettre « de donner un coup d’accélérateur sans précédent pour rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé » précise Dominique Pon – responsable ministériel au numérique en Santé.

Vers un partage généralisé des données de santé

Une grande partie de cette enveloppe va être injectée dans le partage des données de santé. Cela concerne à la fois les antécédents médicaux, maladies, prestations de soins réalisés, résultats d’examens, traitements, handicap, etc. 

« Nous allons soutenir les industriels du logiciel » afin homogénéiser les systèmes d’information et optimiser la circulation des données médicales. « On va également aider les structures de santé et les professionnels à s’équiper » complète Dominique Pon.

Car il y a urgence pour le délégué ministériel qui estime que la France a plusieurs années de retard dans le domaine.

Un coffre-fort médical pour chaque français

Ce plan de relance de la santé numérique va permettre de créer « début 2020, un espace numérique de santé pour chaque français (..) Dès sa naissance, il aura un coffre-fort de ses données médicales qu’il pourra transmettre ensuite » explique Dominique Pon.

Cet espace sécurisé sera doté d’un catalogue d’applications médicales « labellisées par l’Etat » poursuit-il.

D’ailleurs, le développement des applications de santé numérique est l’autre volet financier de cet investissement historique. Un appel à projet à innovation sera lancé tous les 6 mois. Le premier débute en novembre 2020.

Du côté des professionnels de la e-santé…

L’Occitanie compte de nombreux professionnels de la santé numérique, notamment dans le domaine de la télémédecine.

« Cette annonce du gouvernement est une bonne nouvelle pour la e-santé en France » se réjouit l’équipe toulousaine MonOrdo. Cette startup développe des ordonnances digitales depuis 2019.

« Il est encourageant de constater que l’état a pris conscience de l’importance de ce sujet agisse en sa faveur. Il reste à savoir à qui ces fonds seront distribués et par qui. Néanmoins, c’est la preuve que ce secteur avance et que cela tend à s’accélérer. C’est une bonne chose et c’est un signal positif pour tous les acteurs innovants tels que nous » poursuite la jeune pousse.

Julien Leroy

28 Sep

Top départ pour la Mêlée numérique de Toulouse (qui fête ses 20 ans)

© Jean-Philippe Horard

Le plus grand salon d’Occitanie dédié au numérique débute ce lundi 28 septembre 2020 au Quai des savoirs à Toulouse. Une édition particulière puisque l’événement fête cette année ses 20 ans.

En guise de cadeau d’anniversaire, Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, est présent ce lundi matin dans la ville rose pour inaugurer la Mêlée numérique. C’est sa première visite officielle à Toulouse.

La Mêlée Numérique en… 2001

L’occasion également de fouiller dans les archives. Née en 2000 à Labège, la Mêlée numérique a grandi au fil des années. De 500 visiteurs à ses débuts, elle attire aujourd’hui plus de 10.000 curieux.

Lors de la 2e édition en 2001, le fondateur du salon, Edouard Forzy, était l’invité du JT régional de France 3 Midi-Pyrénées :

Un salon ouvert à tous

Durant 6 jours (jusqu’au samedi 3 octobre), tous les acteurs du web et de l’innovation de la ville rose seront présents pour assister (ou animer) des centaines de conférences, ateliers, tables rondes et démonstrations. 

Plusieurs temps forts vont également rythmés cette semaine :

  • Lundi 28 septembre, à 10h00 : Inauguration de la #MeleeNum  en présence de Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique
  • Lundi 28 septembre, à 18h30 : Publication de la 6e édition du « Startupper », un hors-série sur les startups de la région édité par nos confrères de La Tribune.
  • Mardi 29 septembre : Les rencontres de la cybersécurité
  • Jeudi 1er octobre, à 19h15 : Trophées de l’Homo Numéricus et de la Femina Numérica qui récompensent deux personnalités œuvrant pour l’accessibilité et le développement du numérique et de l’innovation en Occitanie. Vous pouvez voter par ici : https://votes.meleenumerique.com/
  • Jeudi 1er octobre, à 20h00 : Soirée des 20 ans de La Mêlée
  • Vendredi 2 octobre : Femmes et Numérique afin de mettre en avant les parcours de plusieurs femmes travaillant dans les métiers du numérique
  • Vendredi 2 octobre à partir de 8h45 : JobsTIC (forum de l’emploi)

Entièrement gratuit, ce salon du numérique est ouvert à tous. Pour les professionnels du secteur, c’est devenu un rendez-vous incontournable. Pour le grand public, c’est l’occasion de découvrir l’évolution du numérique et les tendances de demain. 

Plus d’info sur https://www.lamelee.com/

Julien Leroy

23 Sep

Microsoft s’installe à la Cité (des startups) de Toulouse

Les locaux de Microsoft à Toulouse ( © At Home)

Ouvert depuis mars 2020, la Cité (des start-up) de Toulouse attire peu à peu les entrepreneurs mais aussi les grands groupes. La preuve avec l’arrivée de Microsoft qui a débarqué ce lundi 21 septembre, sur le campus At Home de La Cité

Le géant informatique a choisi la ville rose pour installer son premier « Experiences Lab » d’Occitanie.

Il s’agit d’un espace de 300 m² destiné aux « acteurs économiques et collectivités territoriales sur les sujets de la transformation numérique et de l’Intelligence Artificielle » précise Anne-Sophie Icard, la campus manager At Home à La Cité.

C’est le troisième Experiences Lab de Microsoft en France après Nantes et Bordeaux. 

“L’arrivée de Microsoft au sein de notre campus de La Cité est un message fort pour l’environnement économique de notre territoire. Nous partageons une vision commune d’accompagnement au développement des start-up et entreprises de demain par la détection de talents, le développement business, la mise en relation, etc » précise Anne-Sophie Icard, campus manager At Home à La Cité.

Le groupe Américain veut également créer une école pour former des professionnels de la Big Data et de l’IA. Ce serait le deuxième campus de Microsoft en Occitanie après Castelnau-le-Lez dans l’Hérault. 

A ce jour, la Cité de Toulouse plusieurs acteurs du numérique mais aussi 40 entreprises au sein du campus At Home. D’autres sont attendues avec la livraison de la troisième halle et ses nouveaux espaces d’ici fin 2021. 

L’objectif du site de Montaudran est de devenir le grand lieu de la région dédié à l’économie de demain. Une « station F » aux couleurs de l’Occitanie. Mais la concurrence est forte dans la région. A Montpellier, le BIC est considéré comme l’un des meilleurs incubateurs au monde.

Julien Leroy

16 Sep

Le secrétaire d’État chargé du numérique sera (bientôt) à Toulouse

© Vincent Isore / MaxPPP

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, sera à Toulouse ce lundi 28 septembre 2020.

Dans la matinée, il viendra inaugurer la 20e édition de la Mêlée Numérique, au Quai des Savoirs. Un beau cadeau d’anniversaire pour le plus grand festival d’Occitanie dédié au numérique qui se déroulera jusqu’au 3 octobre. L’après-midi, il lancera les DéClics Numériques de Haute-Garonne.

C’est la première visite de Cédric O dans la ville rose depuis sa nomination en mars 2019. Toulouse et sa région reste une étape incontournable pour les secrétaires d’Etat en charge du numérique. En effet, l’Occitanie se classe au 3e rang des régions françaises dans le domaine du numérique, soit 97.600 emplois. Par ailleurs, Toulouse est l’une des villes où l’on créé le plus de startup.

Julien Leroy

14 Sep

Emmanuel Macron reçoit ce lundi, les capitales French Tech (dont Toulouse)

@ Simon LAMBERT/ Maxppp

Emmanuel Macron invite ce lundi 14 septembre à l’Elysée, les responsables de la « French Tech ».

La délégation de Toulouse sera (évidemment) présente à cette soirée annuelle. Sandrine Jullien-Rouquié, présidente de la French Tech Toulouse et fondatrice de la startup Ludilabel, représentera la ville rose. 

Covid oblige, ils seront seulement une centaine ce soir, assis à bonne distance les uns des autres dans la salle des fêtes. Bien loin des 600 convives de l’année dernière.

Le chef de l’Etat veut surtout impliquer le secteur du numérique dans la relance économique du pays.

Dans le cadre du plan de relance, l’écosystème va recevoir 7 milliards d’euros dont une large part reviendra aux start-up selon l’Elysée. La mise à niveau numérique de l’Etat et des territoires bénéficiera aussi d’une enveloppe de un milliard. La présidence profitera également de la soirée, pour annoncer des investissements dans les domaines de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et de la e-santé.

La France espère ainsi profiter du dynamisme de l’écosystème numérique. Le secteur représente 20% à 30% des nouveaux emplois nets selon l’Elysée et il a plutôt résisté au confinement.

La French Tech est un label né en 2013, qui regroupe les entreprises du numérique d’un territoire. L’objectif est de fédérer les acteurs du secteur pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. Parmi les 13 capitales labellisées, Toulouse y figure. Ce label confirme (sans surprise) le dynamisme de la ville rose dans le domaine du numérique. En mars 2018, Toulouse est la 3e ville française où l’on créé le plus de jeunes entreprises.

Julien Leroy

19 Août

Toulouse : Brico Privé (bientôt) racheté par le groupe Les Mousquetaires (Intermarché, Bricorama,…)

La start-up toulousaine Brico Privé est aujourd’hui le leader français des ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison. Une success tory qui intéresse le groupe Les Mousquetaires. L’opération devrait être finalisée début 2021. 

© Brico Privé

Le Toulousain Brico Privé s’apprête à rejoindre les enseignes du groupe « Les Mousquetaires ».

Ce géant français de la grande distribution possède notamment Intermarché, Bricomarché, Bricocash, Netto, Bricorama ou encore les centres auto Roady. En 2019, son chiffre d’affaire avoisine les 45 milliards d’euros.

L’objectif des Mousquetaires est de renforcer sa présence sur le marché du bricolage en France et se développer sur le web. Le groupe se revendique comme le « premier opérateur indépendant » du secteur avec ses 850 points de vente.

« Nous serons très heureux d’accueillir BricoPrivé dans l’écosystème Mousquetaires. Nous positionner sur un nouveau canal de distribution, où se fait aujourd’hui l’essentiel de la croissance du marché, c’est renforcer des compétences pour devenir, plus encore, un acteur du commerce omnicanal » précise Thierry Coulomb, Président des enseignes Bricomarché, Bricocash et Bricorama

Concrètement, le groupe des Mousquetaires va devenir l’actionnaire majoritaire de la startup toulousaine. L’opération devrait être finalisée début 2021. Pour le moment, le projet attend le feu vert de l’autorité de la Concurrence.

Pour Brico Privé, cet adossement à un opérateur majeur de l’équipement de la maison, est une aubaine pour ses deux fondateurs, Julien Boué et Marc Leverger. Surtout que le futur propriétaire assure conserver l’indépendance de la pépite toulousaine. 

« Les liens que nous tisserons avec les enseignes de bricolage Mousquetaires et leur expertise nous permettrons de franchir une nouvelle étape et de gagner plusieurs années dans notre développement«  explique le duo. 

Créé en 2012, Brico Privé est l’une des success story du numérique toulousaine. En 8 ans d’existence, il est devenue le premier site de ventes privées dédiées au bricolage, au jardinage et à l’aménagement de la maison. Il revendique 10.000 millions de membres en Europe et plus de 170 millions d’euros de chiffre d’affaire. La société emploi 170 salariés dont 120 au siège social à L’union, près de Toulouse.

Julien Leroy

06 Juin

Tarn : « Geek Junior » lance le premier magazine qui développe la culture numérique des ados

Basé à Gaillac, dans le Tarn, Geek Junior est à la fois un site de sensibilisation et un site d’actualité sur le numérique, les jeux vidéo et les applications. Destiné aux adolescents, le média est désormais disponible en version magazine. Unique en France, le premier numéro est sorti mi-mai. 

© Geek Junior

Après le site web, voici le magazine !

C’est le virage inattendu pris par le Tarnais Christophe Coquis.

Depuis 2015, ce journaliste anime un site unique en France : Geek Junior.

Il s’agit à la fois d’un site de sensibilisation et d’un site d’actualité sur le high-tech, les nouveaux jeux vidéo et sur les applications à destination des adolescents.

L’originalité du média est de s’adresser directement aux 10-15 ans. « Cela n’existait pas alors que c’est le moment où il gagne en autonomie numérique » précise Christophe Coquis, père de deux adolescents.

Entièrement gratuit, le site totalise aujourd’hui, 3000 articles et 100.000 visites par mois. Un vrai succès.

Mais « après 5 ans à faire une veille sur l’éducation numérique, j’ai perçu le besoin, de la part des parents, des éducateurs et des ados d’aller plus loin qu’un site web » raconte son fondateur.

Un magazine (papier)

Christophe Croquis s’est ainsi lancé le pari (un peu fou) de lancer un magazine papier.

Après des mois de travail, le premier numéro est sorti ce 12 mai 2020.

La déclinaison papier suit la même ligne éditoriale que le site web.

« Ce mensuel a pour objectif de développer la culture numérique des 10-15 ans avec une approche pratique des outilsUne partie du magazine est constituée de tutoriels pour que les ados puissent devenir acteur de leurs pratiques numériques et pas seulement des consommateurs passifs » » explique le journaliste.

Le premier opus tient toutes ses promesses. Les 32 pages entièrement en couleurs, offrent une mise en page ludique et un contenu enrichissant. On est rapidement absorbé même on n’est pas le lecteur cible.

Pour se lancer dans cette nouvelle aventure, Christophe Croquis a dû lancer une campagne de financement participatif (plus de 160.000 euros récoltés) et nouer des partenariats avec Eyrolles, Mailo, La souris grise ou encore la Cité des sciences et industries.

Disponible uniquement sur abonnement, Geek Junior espère atteindre rapidement la barre des 1000 abonnés.

En attendant, le média tarnais est en plein bouclage du numéro 2 prévu pour le 12 juin prochain.

Au menu de ce nouveau mensuel : un dossier sur comment créer sa musique avec son smartphone, quelles sont les traces numériques que tu laisses sur le web, des infos pratiques pour les parents et comment gérer sa messagerie en toute sécurité

Plus d’info sur www.geekjunior.fr

Julien Leroy