06 Juin

Tarn : « Geek Junior » lance le premier magazine qui développe la culture numérique des ados

Basé à Gaillac, dans le Tarn, Geek Junior est à la fois un site de sensibilisation et un site d’actualité sur le numérique, les jeux vidéo et les applications. Destiné aux adolescents, le média est désormais disponible en version magazine. Unique en France, le premier numéro est sorti mi-mai. 

© Geek Junior

Après le site web, voici le magazine !

C’est le virage inattendu pris par le Tarnais Christophe Coquis.

Depuis 2015, ce journaliste anime un site unique en France : Geek Junior.

Il s’agit à la fois d’un site de sensibilisation et d’un site d’actualité sur le high-tech, les nouveaux jeux vidéo et sur les applications à destination des adolescents.

L’originalité du média est de s’adresser directement aux 10-15 ans. « Cela n’existait pas alors que c’est le moment où il gagne en autonomie numérique » précise Christophe Coquis, père de deux adolescents.

Entièrement gratuit, le site totalise aujourd’hui, 3000 articles et 100.000 visites par mois. Un vrai succès.

Mais « après 5 ans à faire une veille sur l’éducation numérique, j’ai perçu le besoin, de la part des parents, des éducateurs et des ados d’aller plus loin qu’un site web » raconte son fondateur.

Un magazine (papier)

Christophe Croquis s’est ainsi lancé le pari (un peu fou) de lancer un magazine papier.

Après des mois de travail, le premier numéro est sorti ce 12 mai 2020.

La déclinaison papier suit la même ligne éditoriale que le site web.

« Ce mensuel a pour objectif de développer la culture numérique des 10-15 ans avec une approche pratique des outilsUne partie du magazine est constituée de tutoriels pour que les ados puissent devenir acteur de leurs pratiques numériques et pas seulement des consommateurs passifs » » explique le journaliste.

Le premier opus tient toutes ses promesses. Les 32 pages entièrement en couleurs, offrent une mise en page ludique et un contenu enrichissant. On est rapidement absorbé même on n’est pas le lecteur cible.

Pour se lancer dans cette nouvelle aventure, Christophe Croquis a dû lancer une campagne de financement participatif (plus de 160.000 euros récoltés) et nouer des partenariats avec Eyrolles, Mailo, La souris grise ou encore la Cité des sciences et industries.

Disponible uniquement sur abonnement, Geek Junior espère atteindre rapidement la barre des 1000 abonnés.

En attendant, le média tarnais est en plein bouclage du numéro 2 prévu pour le 12 juin prochain.

Au menu de ce nouveau mensuel : un dossier sur comment créer sa musique avec son smartphone, quelles sont les traces numériques que tu laisses sur le web, des infos pratiques pour les parents et comment gérer sa messagerie en toute sécurité

Plus d’info sur www.geekjunior.fr

Julien Leroy

30 Avr

Durant le confinement, apprenez (gratuitement) à jardiner avec cette application de Toulouse

A Toulouse, la startup « Dr. Jonquille & Mr. Ail » lance son application de jardinage. Gratuite et ouverte à tous, elle vous permettra d’apprendre à semer, planter, entretenir et récolter un potager. Une bonne manière de s’occuper de son balcon ou de son jardin durant cette pandémie.

© Dr. Jonquille & Mr. Ail

Pour s’occuper durant le confinement et la crise du Covid-19, la startup toulousaine « Dr. Jonquille & Mr. Ail » a lance ce 16 avril, son application mobile pour jardiner.

Entièrement gratuite, elle s’adresse essentiellement aux débutants qui souhaitent apprendre à semer, planter, entretenir et récolter les plantes pour « faire de son balcon, rebord de fenêtre ou jardin, un vrai petit paradis » précise Gaël Brelet, l’un des 4 fondateurs.

« Elle guidera chaque utilisateur pour devenir un jardinier aguerri ! Fini les galères pour trouver des tutoriels ou des conseils sur une multitude de sites. Tout est compilé dans une application » poursuit-il.

En effet, l’application toulousaine permet de comprendre ce que l’on peut semer ou planter à l’endroit voulu. Au total, 60 espèces sont répertoriées pour transformer son balcon ou son jardin en véritable potager. « Une fois ce premier choix établi, il suffit de se laisser guider » assurent les concepteurs.

© Dr. Jonquille & Mr. Ail

Dr. Jonquille & Mr. Ail offre également une initiation à la permaculture et une boite à pharmacie en ligne pour soigner ses plantes.

Née en 2019 à Toulouse, la startup « Dr. Jonquille & Mr. Ail » est spécialisée dans la vente de semences potagères, aromatiques et florales toutes reproductibles et certifiées BIO. La jeune pousse, créée par 4 amis d’enfance : Daniel, Théo, Hugo et Gaël, veut « émettre le jardinage au cœur de la vie des gens ». En un an, le site marchand a enregistré plus de 2000 commandes.

L’application devrait faire connaître davantage les activités commerciales de cette pépite de l’AgriTech.

Pour télécharger l’apps :

  • Sur Android : lien
  • Sur Iphone – IOS : lien

Julien Leroy

09 Avr

Coronavirus : quels sont les dégâts pour la filière numérique en Occitanie ?

Le confinement et la pandémie du Covid-19 impactent les entreprises du numérique d’Occitanie. De Toulouse à Montpellier en passant par Labège, 94 % d’entre elles sont touchées selon la Direccte. Nous avons également mené l’enquête auprès des acteurs du secteur.

© Vincent Voegtlin / MaxPPP

Dès le début du confinement, la French Tech Toulouse s’est aussitôt mobilisée dans la lutte contre le Coronavirus. La plupart des startups emblématiques de la région ont offert leurs technologies au personnel soignant (MyFeelBack ou Medelse) ou aux commerçants (à l’image de la communauté « Friends of Presta » qui fabrique des site e-commerce).

Mais derrière ses belles initiatives, l’économie numérique d’Occitanie commence à souffrir.

Difficile de dresser un bilan global mais les premières retours du terrain laissent apparaître une situation préoccupante.

Jusqu’à 80 % de perte de chiffre d’affaire

C’est pourquoi le préfet d’Occitanie a demandé au cluster Digital 113 et à la Direccte d’Occitanie de mener une enquête auprès des entreprises de l’écosystème numérique. Les résultats ont été dévoilés ce mercredi 8 avril à Toulouse.

Parmi un panel représentatif, 94 % des entreprises du numérique régional sont touchées par la pandémie à la date du 31 mars 2020. « 47% d’entre elles ont une production très perturbée ou à l’arrêt » souligne le sondage.

Une situation qui va entraîner une perte de chiffre d’affaire en 2020.

52% des acteurs prévoient une perte de CA entre 20 à 80 %. Seulement 7 % des startup seraient épargnées par cette baisse de revenues – selon l’enquête en Occitanie

Des spécialistes du télétravail ?

Si le numérique semble être une filière qui se prête bien au télétravail, la réalité est plus complexe.

Certains ont pu s’adapter rapidement grâce à la nature de leur activité (une plateforme en ligne) ou par leurs faibles effectifs. Mais pour d’autres, « le télétravail a été un défi » m’avoue l’équipe de Brico Privé, le leader français des ventes privées en ligne dédiées au bricolage et au jardinage. Basé à L’Union, près de Toulouse, il a fallu paramétrer dans un temps record, les ordinateurs de 150 collaborateurs.  

Selon Digital 113, le télétravail a un impact sur le fonctionnement des entreprises.

« Pour 86% des répondants, une partie de leurs équipe pourraient télétravailler mais voient l’activité réduite ou à l’arrêt« .

Du chômage partiel pour (au moins) 50% des entreprises du numérique

L’écosystème numérique d’Occitanie tourne clairement au ralenti.

« Plus de 48% des répondants annoncent avoir déjà déposé un dossier d’activité partielle » annonce Digital 113. Un chiffre qui grimpe jusqu’à 65 % au sein de l’accélérateur de start-up WeSprint. Basé à Montpellier et Toulouse, il accompagne plus de 50 entrepreneurs. 

Même constat chez AT Home, le gestionnaire de la nouvelle cité des start-up de Toulouse. « Une bonne part de nos entreprises parvienne à maintenir partiellement leur activité » évalue leur responsable, Arnaud Thersiquel.

Pour le moment, la casse sociale est évitée. Mais « tout dépendra de la durée de la situation » souligne Arnaud Thersiquel. De nombreux entreprises de la filière ont de la trésorerie pour 1 ou 2 mois selon certains acteurs du secteur.

Or, « 30% envisagent d’ici fin avril de se mettre en chômage partiel si la situation ne s’améliore pas » estime l’enquête régionale.

Des start-up tirent (malgré eux) leur épingle du jeu

Face à ce tableau noir, des acteurs du numérique parviennent à augmenter (malgré eux) leur activité.

Chez WeSprint, « 25 % de nos entreprises ont vu leur business booster, notamment celles qui proposent des solutions pour le télétravail ou pour les applications mobiles » assure Arnaud Laurent, le co-fondateur. « Exemple avec les Toulousains de Team Mood » qui proposent de suivre à distance, le bien-être des salariés. 

Les start-up spécialisées dans l’éducation et la e-santé tirent également leur épingle du jeu. A Montpellier, l’application MHLink a conçu une application pour suivre les patients confinés. Les Toulousains de MHComm vont de même avec 7 hôpitaux d’Occitanie.

Sans surprise, SchoolMouv, le leader national des cours particuliers en ligne, connait un regain d’activité. Idem pour Santé Discount, le n°1 français de la parapharmacie en ligne, installé à Montrabé (Haute-Garonne).

Et demain ?

Evidemment, il est prématuré de dresser un bilan complet des dégâts du Covid-19 dans l’écosystème numérique d’Occitanie.

« On manque de visibilité » résume Alexis Janicot, le directeur de la French Tech de Toulouse.

Le climat est dégradé mais il y a deux moyens pour s’en sortir : l’entraide entre startup et l’anticipation. Il faut penser à 6 ou 12 mois » – Alexis Janicot, directeur de la French Tech de Toulouse.

Alexis Janicot rappel également qu’il existe de nombreuses aides du Gouvernement (prêts, chômage technique,..). Pour lui, les éventuelles conséquences économiques apparaîtront dans plusieurs mois. A suivre…

Julien Leroy

05 Avr

Coronavirus à Toulouse : des experts du e-commerce se mobilisent (gratuitement) pour aider les petites entreprises

Comment créer rapidement un site e-commerce pour poursuivre son activité pendant le confinement ? La question est devenue un casse-tête pour de nombreux commençants et entrepreneurs. La communauté d’experts « Friends of Presta » a décidé de se mobiliser en leur créant gratuitement une boutique en ligne. L’initiative est née à Toulouse.

A Toulouse, les 2 fondatrices du magasin « Les Tarés du Vrac » bénéficiaires de l’opération (© Jean-François Viguier / Friends of Presta)

Depuis le 17 mars, la France vit à l’heure du confinement pour lutter contre le Coronavirus. Une situation qui impact fortement l’économie des petites entreprises (TPE).

Pour continuer à exister, elles ont été nombreuses à se tourner vers les circuits courts et la vente en ligne. Mais comment créer rapidement un site e-commerce ?

A Toulouse, Jean-François Viguier, fondateur de l’agence Creabilis, a eu l’idée de mobiliser la communauté « Friends of Presta » pour les aider. Ce collectif regroupe des experts du commerce en ligne (développeur, design, prestataires,…). 

L’idée est de créer gratuitement (et en moins de 48 heures), une boutique en ligne pour les petites entreprises impactée par le confinement.

« Nous ne pouvions pas rester sans rien faire, alors nous nous sommes mobilisés pour proposer une solution : le e-commerce permettant d’éviter tous les contacts physiques, c’est la réponse idéale pour faire face à cette situation d’urgence : la commande et le paiement se font sur le site, puis le client est livré chez lui ou en retrait » complète l’initiateur.

Après une semaine d’organisation, l’opération solidaire a débuté fin mars.

« Plus de 30 sites sont en cours de fabrication » souligne le Toulousain Jean-François Viguier. « Nous aidons des boulangeries, éleveurs, chocolatiers, un food trucks, épiceries fines, fromagers,… » poursuit-il.

Au total, 20 bénévoles se repartissent le travail à travers la France.

Chaque bénéficiaire dispose d’une plateforme de vente en ligne via la solution PrestaShop (leader du e-commerce open source en Europe) et d’un hébergement gratuit pendant toute la durée du confinement. Quant au système de paiement, un partenariat a été signé avec le Toulousain Lyra NetWork, leader mondial des paiements en ligne. Shippingbo (basé à Labége) propose aussi ses solutions de livraison connectée. 

Un magasin inauguré en plein confinement…

A Toulouse, Marlène et Mélanie ont ouvert leur commerce de vrac alimentaire (« Les Tarées du Vrac ») en plein confinement. Et comble de malchance, elles n’ont pas reçu à temps, la borne de cartes bancaires. Impossible de vendre directement.

« En plus d’avoir découvert notre nouveau métier dans des circonstances un peu particulières, nous avons pu apprécier la solidarité (..) des autres professionnels comme Jean-François Viguier qui nous a proposé de réaliser ce site de e-commerce » racontent les 2 entrepreneuses. Leur boutique est en ligne depuis ce samedi 4 avril.

L’opération toulousaine a commencé à s’étendre aux quatre coins de l’hexagone. Des sites ont vu le jour en Moselle, Saône-et-Loire ou encore en Bretagne. 

Plus d’info sur : friendsofpresta.org/ecommerce-solidaire

Ou en regardant le reportage TV de France 3 Toulouse (C. Neidhardt / E.Coorevits)

Julien Leroy

25 Mar

Festival : Les dates des 20 ans de la Mêlée Numérique de Toulouse ont été dévoilées…

© La Mêlée Numérique

Alors que les événements sont reportés ou annulés en raison de la propagation du Coronavirus, la date de la 20e édition de la Mêlée numérique de Toulouse ne passe pas inaperçue.

Le plus grand festival d’Occitanie dédié au numérique se déroulera du lundi 28 septembre au samedi 3 octobre 2020 au Quai des savoirs à Toulouse. Une édition particulière puisque l’événement fêtera ses 20 ans. 

Durant 6 jours, tous les acteurs du web et de l’innovation de la ville rose seront présents pour assister (ou animer) des centaines de conférences, ateliers, tables rondes et démonstrations. 

On peut commencer à se pré-inscrire sur le site officiel.

Julien Leroy

01 Mar

Ouverture de la Cité des start-up de Toulouse !!

Après 3 ans d’attente, la Cité des start-up de Toulouse accueille ce lundi 2 mars, ses premiers pensionnaires. A terme, 300 jeunes pousses et partenaires de l’innovation numérique sont attendus dans les 12.000 m² rénovés des anciennes halles de Latécoère à Montaudran.

Crédit : Arnaud Thersiquel

A Toulouse, la Cité des start-up va devenir une réalité ce lundi 2 mars 2020 avec l’arrivée de ses premiers entrepreneurs. 

Ils seront seulement une poignée à franchir le pas de porte ce lundi mais d’autres suivront prochainement. Il reste encore des places. Géré par l’accélérateur AT Home, le tiers-lieux peut accueillir jusqu’à 295 startups. 

En attendant, ils sont une quinzaine à poser leur bagages dont Blockproof, Chap’, Drompy, Lydia, Rydoo, Staffman et Swallis Medical.

Ce projet de cité est né 2017 sous l’impulsion du Conseil régional d’Occitanie. 

L’idée est d’offrir « un équipement structurant au service du développement de l’écosystème d’innovation à Toulouse et en Occitanie » assurait Carole Delga lors de la présentation du projet. 

A terme, le site pourrait devenir le grand lieu de la région dédié à l’économie de demain. Une « station F » aux couleurs de l’Occitanie !

Pour y parvenir, la Région a racheté, il y a 3 ans, les anciennes halles de Latécoère dans le quartier de Montaudran à Toulouse. Une acquisition à 5,5 millions d’euros.

La cité de start-up propose un espace de co-working, un FabLab, et un tiers lieux pour les jeunes pousses. Le lieu sera également la nouvelle adresse de l’incubateur Nubbo et de l’agence  régionale de développement économique Ad’Occ 

Les travaux de la plupart des espaces sont aujourd’hui terminés. Les déménagements vont se succéder au cours des prochains mois pour une mise en service complète en septembre 2020. Reste à la cité à trouver son rythme de croisière. 

>> Reportage de France 3 Toulouse du 2 mars 2020 (Emmanuel WAT et Ayham KHALAF) :

Julien Leroy

25 Fév

Insolite : A Toulouse, deux entrepreneurs de startups ouvrent leur… bar à vin

Le bar Nabuchodonosor (Crédit Chris Lamb)

Passer de l’univers des start-up à l’ambiance d’un bar à vin.

C’est la nouvelle aventure des Toulousains, Benjamin Böhle-Roitelet et Boris Delmas.

Le premier est un entrepreneur bien connu du monde numérique Toulousain. Il a notamment fondé Ekito, un accélérateur de start-up. Le second est l’un des animateurs français de la plateforme danoise Vivino (le « Instagram du vin« ). 

Amoureux du vin, les deux amis ont décidé de reprendre le « Nabuchodonosor ».

Il s’agit du premier bar à vin de Toulouse né en 1981. Au fil des années, il est devenu une institution de la ville mais l’établissement ferme ses portes en juin 2019.

Aujourd’hui, le bar à vin de la rue du Coq, renaîtra durant le week-end du 4 et 5 avril 2020.

« Nous avons de très belles tables à Toulouse, mais beaucoup de bars à vins, sont plus des « restaurants à vins ».  Il s’agit donc là pour nous et pour Toulouse de sauvegarde de patrimoine. Un patrimoine culturel, celui des bistrots où les coudes se frottent, où le vin ouvre la parole et permet le lien social. Une manière de voir et de vivre Toulouse qui ne doit pas disparaître, mais au contraire se doit de poursuivre de plus belle » raconte Benjamin Böhle-Roitelet.

Au-delà de ce patrimoine, le duo d’entrepreneurs souhaite investir « dans un projet de coeur et riche de sens » et promouvoir « les vins d’auteurs et d’artisans« . 

« Le vin a évolué, par le climat, par de nouvelles générations de vignerons, par des approches aussi plus écologiques, c’est tout cela que nous montrerons et partagerons au Nabu »  explique Boris Delmas.

« Ce domaine du vin d’auteurs et d’artisans a pour moi le plus grand sens. Historiquement particulièrement touché par les pesticides et la chimie (..), il est aujourd’hui à l’écoute de la terre et du climat qui modifient son terroir et impactent clairement ses produits » complète son compère. « Il est aussi conscient que l’on est dans un monde mathématiquement fini, un vigneron ne peut espérer faire du vin, qu’une quarantaine de fois dans sa vie, cela permet de regarder l’économie bien différemment ».

En attendant de servir le premier verre (avec modération), le duo poursuit leur activité dans le numérique. Benjamin Böhle-Roitelet a crée en 2018 sa propre startup « Relief » avant de rejoindre « Unitag » le spécialiste du QR Codes.

 

Julien Leroy

19 Déc

IoT : lancement d’un « mini-Sigfox » pour les objets connectés d’une entreprise ou d’une ville

Basée à Labège près de Toulouse, Sigfox veut désormais décliner son réseau mondial d’objets connectés à l’échelle d’une ville ou d’une entreprise. Un « mini-sigfox » entièrement privé et personnel. L’offre pourrait séduire rapidement les secteurs de la logistique ou de la smartcity. Le lancement commercial est prévu en 2020.

L’équipe de Sigfox lors de la Conférence annuelle, Sigfox Connect en novembre 2019 à Singapour (© Sigfox)

Depuis 2010, Sigfox tisse sa toile mondiale d’objets connectés. Grâce à son réseau « 0G » à bas coût et basse consommation, l’entreprise de Toulouse, couvre aujourd’hui 65 pays, 15 millions d’objets IoT, 1 milliard de personnes et collecte quotidiennement 20 millions de messages.

Ce réseau WAN (réseau de télécommunications couvrant une grande zone géographique) est parfaitement adapté aux besoins de traçabilité des marchandises et de la collecte de données à travers le monde. A ce jour, 1500 clients bénéficient de cette connectivité dans de nombreux secteurs d’activités, tels que la logistique, le transport, le BTP ou l’électricité. 

Cependant, ce secteur émergent de l‘IoT n’a pas encore atteint les niveaux espérés.

C’est pourquoi, Sigfox cherche de nouveaux marchés en attaquant celui des réseaux privées. Dans le jargon informatique, on appelle cela un PAN. Il s’agit d’une connexion sans fil entre plusieurs équipements dans un espace d’une dizaines de mères. Le plus connu des PAN est le réseau Bluetooth.

« Le but est d’offrir un réseau privé PAN et personnel à l’échelle d’une entreprise ou d’une ville. En résumé, le client aura un mini-Sigfox à lui !  » raconte Franck Siegel, Chief Operating Officer chez Sigfox.

Evidemment, ‘l’offre PAN de Sigfox va bénéficier de toute la puissance de l’écosystème existant autour du WAN Sigfox » complète-t-il. Ainsi, le client pourra connecter deux réseaux locaux séparés de plusieurs kilomètres.

La startup toulousaine espère ainsi séduire, dans un premier temps, les acteurs de la logistique (pour gérer le stock dans un entrepôt, par exemple) ou de la smartcity (éclairage d’une rue en fonction de la circulation). Les déclinaisons sont multiples.

Les premiers tests sont prévus pour début 2020 à Toulouse et Angers. La lancement commercial aura lieu dans la foulée promet la société.

Fondé en 2010 par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, Sigfox est basée à Labège en Haute-Garonne. Avec un chiffre d’affaire de 50 millions d’euros en 2017, l’entreprise possède des bureaux à Madrid, Munich, Boston, Dallas, San Jose, Dubaï, Singapour, Sao Paulo et Tokyo.

Julien Leroy

22 Nov

Pourquoi se rendre aux Rencontres Internationales du Numérique à Toulouse ?

Un nouveau rendez-vous dédié aux start-up voit le jour à Toulouse. Les premières Rencontres Internationales du Numérique se déroulent ce mardi 26 novembre. Malgré la présence de la Mêlée numérique, de Futurapolis, de Minds & Tech ou encore de Focus, pourquoi lancer un tel événement dans la ville rose ?

© Laurent Caro / MAXPPP

Toulouse est la deuxième ville de France en nombre de startups. Par conséquent, les salons et rendez-vous autour du numérique et de l’innovation se sont multipliés ces dernières années, dans la ville rose.

La pionnière a été La Mêlée Numérique en 2000. Suivra Futurapolis, Emtech France, Minds & Tech, Data Center, Focus,… Des événements qui se déroulent généralement entre septembre et octobre attirant des centaines de professionnels à Toulouse. 

Malgré cette offre riche, un petit nouveau vient d’apparaître : les Rencontres Internationales du Numérique de Toulouse.

La première édition se déroule ce mardi 26 novembre au centre de congrès Pierre Baudis.

L’objectif est de parler du développement international des start-up.

Un thématique parfois abordée dans les autres événements mais ici, les Rencontres Internationales du Numérique « s’adressent à toutes les entreprises du numérique qui exportent ou qui souhaitent se développer à l’international » insiste Marguerite Bech, responsable de l’organisation.

La journée est organisée par Digital 113, le cluster d’entreprises numérique d’Occitanie, en partenariat avec la CCI de Haute-Garonne.

Le programme débute à 11h30 avec des tables rondes autour de « L’Afrique : Nouvel Eldorado du Numérique ? » ou « Comment les grands groupes peuvent-ils aider les PME du numérique à se développer à l’International ?« .

A 16h30, une conférence « Géopolitique et Numérique » sera animée par Jacques Crémer, Directeur du Centre Numérique de Toulouse School of Economics (TSE).

L’entrée est libre et gratuite.

Plus d’info sur sur le site officiel.

Julien Leroy

22 Oct

Toulouse : la startup IBAT lève 2,4 millions d’euros pour digitaliser le BTP

© IBAT

La start-up toulousaine IBAT annonce ce mardi 22 octobre 2019, une levée de fonds de 2,4 millions d’euros.

Un tour de table bouclé auprès du fonds d’investissement Irdi Soridec Gestion, de la Caisse d’Epargne Midi Pyrénées et d’investisseurs privés.

« Cette levée va nous donner la possibilité d’accélérer notre croissance en France et en Europe, et d’adapter nos solutions au marché des PME et TPE pour qui le numérique devient un véritable atout de développement économique » explique Mélanie Lehoux, fondatrice et CEO d’IBAT.

Cette ancienne conductrice de travaux a fondé IBAT en 2016 pour proposer des solutions numériques aux entreprises du BTP. L’objectif est de digitaliser la gestion financière et administrative des entreprises du bâtiment.

La digitalisation du secteur BTP prend de plus en plus d’importance en France. En particulier avec la généralisation du BIM qui modélise en 3D la construction des bâtiments. 

Cependant le numérique n’est pas encore toujours présent dans le quotidien des chantiers.

« Les équipes travaux travaillent sur fichiers excel et papier. Elles font également face à des pertes d’efficacité et de productivité significatives. Dans ce cadre, les outils d’IBAT permettent de réels gains de temps ainsi que financiers dans la gestion des 3 dépenses de l’entreprise : la main d’oeuvre, les achats et la sous-traitance » précise Mélanie Lehoux

Aujourd’hui, IBAT compte 15 salariés et revendique 2000 utilisateurs.

Julien Leroy