04 Oct

Communauté de start-up à Toulouse : At Home change de patron

© At Home

Changement de direction pour la plus grande communauté d’entreprises innovantes de Toulouse. 

Après 6 années à la tête d’At Home, Arnaud Thersiquel laisse sa place.

« Aujourd’hui, At Home n’est plus une petite start-up, mais bien une entreprise en pleine croissance qui entame une nouvelle phase de développement. Et pour mener à bien cette mission, il a décidé de transmettre la direction opérationnelle » indique le communiqué de presse.

Cependant, l’un des fondateurs d’At Home reste dans l’aventure en devant président non exécutif.

Pour lui succéder, un duo 100 % féminin a été désigné.

Il s’agit d’Eunate Mayor et d’Anne-Sophie Icard. Elles deviennent respectivement Directrice Générale et Directrice des Opérations.

Elles étaient auparavant chargées du développement business et campus manager.

« Faire grandir la communauté et développer de nouveaux services et de nouveaux espaces, en Occitanie bien sûr, et aussi dans tout le reste de la France. Tous nos projets actuels et à venir se veulent en synergie avec les territoires et surtout dans le respect des valeurs At Home : la communauté, l’esprit entrepreneurial et l’impact positif » assurent Eunate Mayor et Anne-Sophie Icard, les nouvelles CEO d’At Home.

« Demain, nous souhaitons poursuivre cette ouverture pour créer une communauté encore plus grande et diverse et ainsi favoriser davantage le partage des savoirs et l’entraide entre les professionnels, quels que soient leurs secteurs ou leurs statuts, tout en répondant à de véritables problématiques d’hébergement et surtout de mobilité durable » poursuivent-elles.

Ce binome interne est en poste depuis ce vendredi 1er octobre 2021.

Ouvert depuis juin 2015, At Home a été créé pour accueillir des entreprises dans le domaine du numérique et de l’innovation. A ce jour, 80 entreprises et 400 personnes se côtoient quotidiennement sur les 2 campus toulousains.

Julien Leroy

30 Sep

Le Gers accueille le secrétaire d’État chargé du numérique ce vendredi 1er octobre

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique © Aurelien Morissard / MaxPPP]

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, est dans le Gers ce vendredi 1er octobre 2021.

La visite porte sur l’inclusion numérique et la couverture numérique des territoires.

Dans le cadre de France Relance, l’Etat veut accélérer le déploiement du haut débit et généraliser les conseillers numériques. Depuis septembre 2021, ses agents forment les citoyens à Internet et aux TIC.

Cédric O débutera à 11h00 par l’inauguration un nouveau pylône 4G à Bassoues. Il visitera ensuite à Montequiou, l’entreprise « Virtuel concept ». Il s’agit du premier site en Europe de réalité virtuelle en cube immersif et interactif 4D.

Vers 12h45, le secrétaire d’Etat ira voir un chantier de déploiement de fibre optique à Castera Verduzan avant d’échanger avec des Conseillers numériques France Services du Gers. Il finira son déplacement par une réunion avec les élus et acteurs locaux sur les enjeux numériques du territoire.

Julien Leroy

27 Sep

Toulouse : 3 (bonnes) raisons pour se rendre à la Mêlée Numérique 2021

© La Mêlée Numérique

La Mêlée numérique 2021 ouvre ses portes ce lundi 27 septembre au Quai des savoirs à Toulouse. C’est l’un des plus anciens salons Français dédié à l’innovation numérique. 430 intervenants seront présents jusqu’au 2 octobre.

Voici 3 bonnes raisons pour s’y rendre.

C’est un rdv (immanquable) pour un passionné du numérique…

En 21 ans, la mêlée numérique est devenu le rendez-vous incontournable pour l’écosystème numérique de la région toulousaine. C’est LE salon des professionnels du numérique en Occitanie. Toute la semaine, l’événement propose des forums, des tables rondes et des conférences sur des thématiques liées à la transformation numérique. Le programme complet à retrouver sur le site officiel.

L’un des temps forts sera la « Tech Transition » prévu le mardi 28 septembre. La Mêlée et la French Tech Toulouse proposent à l’ensemble des acteurs de l’écosystème « de se retrouver sur un temps festif et convivial pour provoquer les opportunités de rencontres ».

Une keynote avec Luc Julia est également organisé le 30 septembre à 9h30. Ce Toulousain est le co-fondateur de Siri, l’assistant vocal d’Apple. Il viendra parler  d’intelligence artificielle. 

A ne pas rater l’intervention de Baptiste Robert, l’un des experts Français sur le piratage informatique. A écouter le 29 septembre à 10h45 sur place ou en live streaming.

Enfin, les trophées « Hero Numericus » et « Femina Numerica » seront remis dans la soirée du 30 septembre. Ils célèbrent les meilleurs ambassadeurs 2.0 de la région Occitanie.

Pour trouver un emploi dans le numérique…

Si le secteur du numérique vous attire, c’est l’occasion de faire un petit tour pour trouver (éventuellement) un job. Le vendredi 1er octobre, la Mêlée numérique organise une nouvelle édition du JobsTIC. Il s’agit d’une journée dédiée à l’emploi et la formation dans le secteur de l’innovation. Plus d’info par ici.

Pour promouvoir le numérique au féminin

La Mêlée de Toulouse lance au mois de septembre, son programme “Numérique pour Elles”. L’objectif est de sensibiliser et de former les femmes vers les métiers du numérique. En effet, seulement 8 % des startups en France sont créées par des femmes. Le vendredi 1er octobre marquera le premier temps fort de ce parcours d’accompagnement.

Julien Leroy

22 Sep

Transformation numérique : le van de Google repart sur les routes d’Occitanie

© Alexandre Blanc / Maxppp

Pour la 4ème année consécutive, Google débarque en Occitanie pour organiser ses ateliers numériques.

En partenariat avec la CCI Occitanie, l’objectif est de former des entrepreneurs, des commerçants et des professionnels du tourisme à la transformation numérique.

« Plusieurs thèmes seront abordés dans les ateliers : la maîtrise des outils numériques, la cybersécurité, la gestion d’une réputation en ligne ou encore le marketing digital » précise la CCI de région.

A bord d’un mini-van, le célèbre moteur de recherche a commencé sa tournée ce 20 septembre 2021 dans l’Aude. Plusieurs rendez-vous sont prévues à Limoux, Castelnaudary, Carcassonne, Lézignan-Corbières et Narbonne.

Google ira ensuite dans l’Hérault, le Gard, le Lot, les Hautes-Pyrénées, l’Ariège, les Pyrénées-Orientales, le Gers, le Tarn, l’Aveyron et le Tarn-et-Garonne. Le calendrier est à retrouver ici.

Depuis 2018, ce sont 5160 personnes qui ont été formées dans le cadre de partenariat. En octobre 2020, une équipe de France 3 Occitanie avait suivi l’étape de Cahors.

Julien Leroy

15 Sep

Toulouse : lancement d’un webinaire sur le numérique au féminin

© MaxPPP

La Mêlée de Toulouse lance au mois de septembre, son programme “Numérique pour Elles”.

L’objectif est de sensibiliser et de former les femmes vers les métiers du numérique.

En effet, seulement 8 % des startups en France sont créées par des femmes. Par ailleurs, elles occupent 30 % des emplois du numérique.

Le premier temps fort débutera par une table ronde ce vendredi 17 septembre 2021 à 11h00 sur YouTube. Les intervenants échangeront sur plusieurs thématiques telles que les structures d’accompagnement, comment inciter les femmes à se lancer ou la découverte de l’écosystème de start-up.

Parmi les invitées : Valérie Letard (gérante de La Compagnie du Code), Sophie Sellerian (Directrice Générale Adjointe du Groupe Ynov), Baptiste Dufour (Responsable communication & marketing digital POP School) et Sabine Carillo-Begon, (consultante et membre de la commission femmes et Numérique).

Le programme se déclinera ensuite en deux parcours. L’un pour les adultes. L’autre pour les jeunes filles.

« Durant 4 mois, une série de rendez-vous seront proposés à chaque parcours. On aura à la fois des ateliers ludiques, un forum de recrutement ou des rencontres avec des personnalités » explique Audrey Drugeon, responsable du projet à La Mêlée.

La formation est ouvert à toutes les femmes. Inscription obligatoire pour assister aux évènements.

Plus d’info sur https://numeriquepourelles.fr/

Julien Leroy

31 Août

Toulouse : Voici la plateforme pour trouver un joueur, un coach ou un terrain de tennis

Hors club, difficile de trouver un terrain de tennis, un partenaire de jeu ou un moniteur. C’est pourquoi deux Toulousains ont eu l’idée de créer « Coach & Court ». La plateforme met en relation gratuitement les passionnés des sports de raquette et leur indique le terrain le plus proche.

© MaxPPP

Lorsque vous êtes passionnés de tennis, de badminton ou de padel, comment trouver (facilement) un partenaire de jeu ou un terrain ?

Deux moniteurs de tennis de Toulouse, Patrick Welschbillig et Fabien Maurey, ont eu l’idée de créer « Coach & Court ». 

« Il s’agit d’une plateforme qui permet à tous les pratiquants de sports de raquettes de trouver un partenaire de jeu » résume Patrick Welschbillig, co-fondateur de Coach & court

Entièrement gratuit, il suffit simplement de compléter son profil avec son niveau, sa localisation et ses disponibilités. « Une fois trouvé, on rentre directement en contact via une messagerie interne » poursuit Patrick Welschbillig. 

« Coach & Court » recense également les terrains accessibles. Un travail de cartographie réalisé par les deux concepteurs. Pour le moment, la plupart des adresses sont localisés à Toulouse. 

Autre fonction du site : trouver un professeur de tennis afin d’améliorer son coup droit. « On invite tous les coach à s’inscrire pour proposer des cours particuliers ». Une solution qui peut leur permettre de toucher une nouvelle clientèle (tourisme de passage, amateurs non licenciés,…).

« Coach & court » s’adresse d’abord aux passionnés non-inscrits dans un club. Mais les concepteurs veulent élargir à toute la communauté des sports de raquettes. « Un club peut créer son propre espace afin de mettre en relation ses adhérents et organiser des matchs« . 

Née à Toulouse en mars 2021, la plateforme a dû d’abord subir le couvre-feu et le troisième confinement. Mais aujourd’hui, le duo Toulousain vise au-delà des 200 utilisateurs déjà inscrits. Il cherche actuellement des subventions pour développer une version sur smartphone. « Nous aimerions également organiser des tournois ou des animations entre utilisateurs« . Une extension sur l’ensemble des régions françaises est également dans les cartons.

Plus d’info sur https://coachncourt.com/

Julien Leroy

06 Mai

Green IT à Toulouse : comment rendre le numérique plus écolo et plus responsable ?

A lui seul, internet dégage près de 4% de gaz à effet de serre, soit le double de l’avion. Les mesures pour réduire l’impact environnemental du numérique se multiplient aux quatre coins du monde mais aussi en Occitanie. Focus sur deux initiatives Toulousaines.

© Jean-Luc Flémal / MaxPPP

« Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte de la France » note une étude de GreenIT.fr.

Entre la fabrication des équipements, les réseaux sociaux et la digitalisation de l’économie, les technologies de l’information (IT) dégagent 4% des gaz à effet de serre selon l’agence de la transition écologique (Ademe), soit deux fois plus que l’aviation.

Le numérique consomme également 4,2% des énergies primaires et 5,5 % de la consommation d’électricité mondiale selon GreenIT.fr

Depuis 2006, la prise de conscience d’une informatique plus verte (ou Green IT) prend de l’ampleur dans le monde et en Occitanie.

Lancement du premier collectif d’Occitanie pour un numérique responsable

Né à Toulouse en octobre 2020, « Good IT est un collectif de professionnels issus du monde de l’entreprise et impliqués dans l’écosystème numérique responsable » résume en quelques mots Hélène Brustel, l’une des membres.

« Notre objectif est de fédérer et de sensibiliser aux aspects environnementaux mais aussi sociétaux et sociaux » précise Jade Vincent, co-fondatrice du collectif.

Pour cette experte en accessibilité numérique, le digital doit être à la fois durable et inclusif.

Depuis 6 mois, la quinzaine de membres actifs organise des webinars et des ateliers dans les écoles, les tiers lieux et les entreprises.

L’idée est de former les usagers et les décideurs informatique à mettre en place des actions de réduction de l’empreinte environnementale. Et ca marche ! Les exemples se multiplient en Occitanie assure le collectif.

A terme, Good IT envisage de publier le premier annuaire des entreprises du numérique responsable en Occitanie.

A Toulouse, un audit pour mesurer l’impact environnemental

Autre solution, celle portée par le groupe Français Magellan Partners.

Ce cabinet de conseil (spécialisé dans la transformation digitale) aide les entreprises à décarboner leurs activités numériques. 

« Notre objectif est de faire prendre conscience de leur impact environnemental numérique » explique Jérôme Torner de Magellan Partners. Un travail qui se fait en deux étapes. « Nous proposons d’abord un audit qui va mesurer les outils numériques du client » poursuit-il.

« Une fois cet inventaire fait par le client, nous lui proposons d’abord des solutions comme des gestes éco-responsables : éviter d’avoir deux smartphones (professionnel et personnel), privilégier les PC portables,.. Puis, ensuite, nous le conseillons dans des équipements moins gourmands en énergie » détaille Jérôme Torner.

C’est le rôle d’Exakis Nelite, filiale Toulousaine de Magellan Partners. Elle accompagne les entreprises dans les projets de migration vers le Cloud. « C’est l’économie du partage, moins de serveurs informatiques« . Exakis Nelite a récemment travaillé avec Manatour mais aussi Safran, Airbus et Pierre Fabre.

La prise de conscience d’un numérique plus responsable est en marche mais elle devra s’accélérer dans les prochaines années. Il y a urgence. Les études présagent que l’empreinte carbone de l’IT grimpera à 8% d’ici… 2025. 

Julien Leroy

15 Fév

Toulouse : en 20 ans, comment les start-up ont évolué ? (Interview avec la directrice de Nubbo)

A Toulouse, Nubbo vient de souffler ses 20 ans. C’est l’un plus anciens incubateurs de France. L’occasion de faire le point sur l’évolution des jeunes pousses du numérique et de l’innovation technologique. Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? Retour vers le futur avec Anne-Laure Charbonnier.

Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo depuis 2012 © Nubbo

Quel est le point commun entre les start-up Antabio, MyFeelBack et Naïo Technologies ? Réponse : Nubbo. Depuis octobre 2000, cet incubateur public accompagne des projets innovants dans divers domaines. En l’espace de deux décennies, la structure a aidé plus de 280 entrepreneurs en Occitanie, dispensé 50 000 heures de conseils, investi 10 millions d’euros et servi 240 000 cafés !

En 20 ans, comment l’univers des startup a évolué ? Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? A quoi ressemblera l’écosystème numérique dans 10 ans ? Eléments de réponse avec Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo. Interview.

Après deux décennies à rencontrer des startups, quelles évolutions constatez-vous ?

Anne-Laure Charbonnier : « Il y a eu trois grandes périodes.

Les dix premières années, cela restait un sujet d’initiés : le terme de startup n’était pas encore utilisé en France. On parlait de jeunes entreprises innovantes.

On était sur des projets à caractère technologique, souvent issus de la recherche, qui conduisaient à des créations d’entreprises à forte valeur mais restant majoritairement de taille et d’ambition relativement modestes.

Puis, avec une bonne quinzaine d’années de retard par rapport aux Etats-Unis, nous avons connu à partir de 2012/2013 l’explosion du « tout startup ».

Avec des impacts extrêmement positifs, tels qu’une forte valorisation de l’entrepreneuriat et une augmentation très significative des projets, ainsi que des dispositifs de soutien et de financements privés et publics.

Mais aussi avec les limites et les excès dont tout le monde est bien conscient aujourd’hui : multiplication des créations d’entreprises avec des bases essentielles de modèle économique insuffisamment réfléchies, voire inexistantes, survalorisation de la course aux levées de fonds conçues comme une fin en soi et non comme un moyen de développement, grand nombre de startups n’arrivant pas à se structurer pour devenir des PME stables et pérennes.

Enfin, depuis 2017/2018, il y a un retour progressif aux « fondamentaux » : moins de projets quantitativement, mais majoritairement beaucoup plus réfléchis, nettement mieux structurés dans leur exécution, avec une différenciation technologique souvent forte.

En résumé, on a enfin pris conscience que l’état de startup n’est que transitoire et qu’une startup qui a vraiment réussi est celle qui est devenue une entreprise classique, ayant trouvé un modèle économique stable et une rentabilité.

Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé en 20 ans ?

Oui, en particulier sur les profils les plus jeunes. Ils sont nombreux aujourd’hui à démarrer leur projet d’entreprise avant même la fin de leurs études et ils choisissent l’entrepreneuriat là où il y a encore 3 ou 4 ans, ils se seraient naturellement orientés vers les grandes industries ou la finance.

On peut citer par exemple Hinfact, co-fondée fin 2018 par Thomas Bessière et Thibault Vandebrouck de l’ISAE-SUPAERO, avec un très fort soutien de l’école à l’origine du projet. L’entreprise, qui développe une technologie d’eye-tracker associée à de l’intelligence artificielle pour analyser et optimiser les comportements des pilotes, compte déjà 15 personnes dans son équipe et a su intéresser des mentors de très grande expérience dans l’industrie aéronautique.

Est-il plus facile de créer sa startup aujourd’hui ?

Oui, certainement, et beaucoup plus tôt qu’auparavant.

A l’exemple de l’ISAE-SUPAERO (..), beaucoup d’universités ou de grandes écoles ont fait aujourd’hui de l’entrepreneuriat une vraie voie d’insertion professionnelle, fortement mise en avant. Ces établissements investissent beaucoup sur la sensibilisation en amont de la création d’entreprises, sur les formations spécifiques à ces sujets ainsi que sur la pré-incubation. Ils mettent notamment à disposition des plateaux et des moyens techniques auxquels les porteurs de projets n’auraient pas accès autrement.

Par ailleurs, pour tous les porteurs de projets, quelles que soient leurs origines professionnelles, l’écosystème est plus dense, plus structuré et mieux coordonné, en particulier dans le cadre de la French Tech. Le début de parcours des entrepreneurs est donc clairement facilité.

Ensuite, les PME et grands comptes industriels sont beaucoup plus ouverts aujourd’hui pour prendre le risque de tester des solutions techniques proposées par des startups et pour cofinancer des preuves de concepts.

© Nubbo

Comment voyez-vous l’écosystème régional du numérique et de l’innovation dans 10 ans ?   

A la pointe du traitement de sujets majeurs de l’économie de la vie et de l’environnement, grâce à la conjonction des efforts des laboratoires de recherche, des grandes industries et des startups.

Deux très vastes domaines essentiels sont déjà bien engagés aujourd’hui : les biotechnologies industrielles ou de la santé et les transports intelligents (grâce notamment aux savoir-faire de la région en intelligence artificielle) et verts (par le développement de la filière hydrogène, déjà particulièrement remarquable).

En 20 ans, y-a-t-il un projet qui vous a marqué ou touché ?

Beaucoup de projets nous ont touchés ou marqués. S’il faut n’en citer qu’un, c’est Preligens (ex. EarthCube), que nous avons accompagné en 2016/2017, car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une entreprise qui, dès sa première preuve de concept, a démontré un apport déterminant permettant aux forces armées de lutter plus efficacement contre les mouvements terroristes internationaux.

L’entreprise, spécialisée à l’origine dans l’analyse d’images satellite, est devenue l’un des principaux acteurs mondiaux de référence dans l’intelligence artificielle pour le renseignement et la défense. Elle compte déjà 80 salariés et a levé 20 M€ en novembre dernier, avec notamment le fonds d’investissement du Ministère des Armées.

Propos recueillis par Julien Leroy

09 Fév

En 2021, quelles startups d’Occitanie figurent dans le « French Tech 120 » et le « Next 40 » ?

Quelles sont les startups de Toulouse et de Montpellier les plus prometteuses ? Le ministère de l’Économie a dévoilé lundi 8 février, sa nouvelle sélection nationale de la « French Tech 120 » et du « Next 40 ». Cinq jeunes pousses de la région y figurent voir un peu plus…

Cédric O dévoile la liste Next 40 et de la FT120 ce 8 février 2021 à Paris (© Secrétaire d’Etat chargé du Numérique)

Lancés en septembre 2019 par le secrétaire d’Etat au numérique, le « Next40 » et le « French Tech 120″ regroupent les startups françaises en hypercroissance. Les 40 premières sont considérées comme le CAC 40 des entreprises technologiques. Les 80 suivantes sont sélectionnées dans le programme ‘French Tech 120 ».

Ses 120 lauréats bénéficient d’une visibilité accrue et d’un accompagnement. L’objectif est d’accélérer leur développement à l’international et leur introduction en Bourse.

Après une première promo en 2019, Bercy a dévoilé ce lundi 8 février 2021, sa nouvelle sélection.

Avec 5 lauréats, L’Occitanie se classe sur le podium !

Comme en 2019, 5 startups de Toulouse et de Montpellier figurent dans ce nouveau TOP 120.

Côté Toulousain, nous retrouvons (sans surprise) Sigfox et son réseau 0G. Mais deux startups de la ville rose sont promus. Il s’agit du fournisseur d’énergies vertes Ilek. et de Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, elle a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés.

Par contre, Easymile (basé à Pibrac) et ses véhicules autonomes sortent du palmarès. 

Du côté de Montpellier, la jeune pousse Swile (spécialisée dans les titres-restaurants) et Microphyt (qui travaille sur les microalgues) conservent leur place.

« Avec ses 5 lauréats, l’Occitanie se classe derrière l’Île-de-France, ex-æquo avec Auvergne-Rhône-Alpes et Haut-de-France (..) Au total, cela représente 900 emplois dans notre région. » précise Alexis Janicot, directeur délégué de la French Tech de Toulouse. 

Sigfox sort du Next40 et remplacé par Kinéis
Lors de la première sélection en 2019, Sigfox était l’unique représentant d’Occitanie dans le Next40. Mais le groupe de Labège a connu quelques difficultés en 2020. Aujourd’hui, le réseau mondial d’objet connecté est hors des 40 premiers. Mais l’honneur toulousain est sauf. La start-up Kineis fait une entrée fracassante dans ce club des leaders technologiques.
Deux autres startups sont (quasiment) toulousaines
Elles n’ont pas leur siège sociale en Occitanie, mais d’autres lauréats peuvent afficher une certaine appartenance locale. C’est le cas de Papernest installée à Paris mais fondée par un Tarnais. Ou d’Openclassrooms également basé dans la capitale mais qui compte une centaine de salariés à Toulouse. La preuve que l’écosystème numérique de Toulouse reste l’un des plus performants de France.
Julien Leroy

29 Sep

A Toulouse, l’Etat détaille son investissement de 2 milliards d’euros pour la santé numérique

L’annonce a été faite ce mardi 29 septembre lors du salon de la Mêlée numérique de Toulouse. L’objectif du gouvernement est d’aller vers un partage général des données médicales. Un coffre-fort numérique de santé va être créé pour chaque français.

© CHRISTIAN BEUTLER / MaxPPP

Bonne nouvelle pour les acteurs de la e-santé. Le gouvernement va investir 2 milliards d’euros dans le secteur d’ici 2025.

L’annonce a été officialisée ce mardi 29 septembre lors du salon de la Mêlée numérique de Toulouse, par Dominique Pon. Ce Toulousain dirige la Clinique Pasteur mais depuis 2018, il travaille pour le gouvernement afin de développer la e-santé en France.

Le montant de l’enveloppe avait été dévoilée au mois de juillet à l’issu du Ségur de santé. Aujourd’hui, on n’en sait un peu plus sur la répartition.

Cette investissement historique va permettre « de donner un coup d’accélérateur sans précédent pour rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé » précise Dominique Pon – responsable ministériel au numérique en Santé.

Vers un partage généralisé des données de santé

Une grande partie de cette enveloppe va être injectée dans le partage des données de santé. Cela concerne à la fois les antécédents médicaux, maladies, prestations de soins réalisés, résultats d’examens, traitements, handicap, etc. 

« Nous allons soutenir les industriels du logiciel » afin homogénéiser les systèmes d’information et optimiser la circulation des données médicales. « On va également aider les structures de santé et les professionnels à s’équiper » complète Dominique Pon.

Car il y a urgence pour le délégué ministériel qui estime que la France a plusieurs années de retard dans le domaine.

Un coffre-fort médical pour chaque français

Ce plan de relance de la santé numérique va permettre de créer « début 2020, un espace numérique de santé pour chaque français (..) Dès sa naissance, il aura un coffre-fort de ses données médicales qu’il pourra transmettre ensuite » explique Dominique Pon.

Cet espace sécurisé sera doté d’un catalogue d’applications médicales « labellisées par l’Etat » poursuit-il.

D’ailleurs, le développement des applications de santé numérique est l’autre volet financier de cet investissement historique. Un appel à projet à innovation sera lancé tous les 6 mois. Le premier débute en novembre 2020.

Du côté des professionnels de la e-santé…

L’Occitanie compte de nombreux professionnels de la santé numérique, notamment dans le domaine de la télémédecine.

« Cette annonce du gouvernement est une bonne nouvelle pour la e-santé en France » se réjouit l’équipe toulousaine MonOrdo. Cette startup développe des ordonnances digitales depuis 2019.

« Il est encourageant de constater que l’état a pris conscience de l’importance de ce sujet agisse en sa faveur. Il reste à savoir à qui ces fonds seront distribués et par qui. Néanmoins, c’est la preuve que ce secteur avance et que cela tend à s’accélérer. C’est une bonne chose et c’est un signal positif pour tous les acteurs innovants tels que nous » poursuite la jeune pousse.

Julien Leroy