14 Déc

Toulouse : lancement d’une monnaie virtuelle éco-responsable

Créer une monnaie locale éthique pour favoriser les circuits courts et mieux respecter l’environnement. C’est l’idée de deux étudiants de l’INSA de Toulouse. Ils s’apprêtent à lancer « Seed » en février 2021.

© Seed

« Envie d’une monnaie qui a du sens… » résume en quelques mots Séréna Giraud, co-fondatrice de Seed.

Depuis 2017, cette étudiante Toulousaine de 22 ans (et membre de l’équipe de France de patinage artistique) travaille avec Yann Tavernier (également en 4e année de l’INSA de Toulouse et ex-volleyeur professionnel) sur un projet de monnaie virtuelle éco-responsable.

Sa particularité : une monnaie locale qui fonctionne uniquement dans tes changes favorisant les circuits courts et l’environnement. 

« Le principe, c’est que chaque action ou consommation responsable sera récompensée avec des Seeds. Ensuite, ces Seeds pourront être cumulés puis réutilisés dans un réseau d’enseignes éthiques, locales et durables pour réaliser de nouvelles actions et consommations de ce type. L’objectif, c’est de favoriser une économie locale tout en créant un cercle vertueux où chaque action responsable en entraîne une nouvelle » précise Séréna Giraud.

« Nous nous situons donc à mi-chemin entre une monnaie locale et un système de fidélité responsable » complètent les fondateurs.

En effet, Seed récompense l’achat éco-responsable mais aussi les actes tels qu’un trajet en vélo ou la participation à un atelier sur l’écologie.

« Pour que ça fonctionne, on est en train de dénicher un tas d’alternatives sur Toulouse et ses alentours et dans tous les domaines : alimentation, restauration, cosmétiques, transports… » assure le duo. 

Plusieurs enseignes spécialisées dans l’économie sociale et solidaire se sont montrées très intéressées par l’initiative.

© Seed

Séréna Giraud et Yann Tavernier s’activent pour finaliser leur monnaie virtuelle. Une version beta est prévue dans les prochaines semaines avant un lancement officiel en février 2021.

En attendant, ils ont lancé une campagne de crowdfunding. Près de 9500 euros ont été récoltés sur les 12 000 espérés. Il est encore possible de les aider financièrement jusqu’au 21 décembre sur la plateforme Zeste.

Depuis plusieurs années, les initiatives eco-responsables foisonnent à Toulouse. D’ailleurs, l’économie sociale et solidaire (ESS) pèse 867 millions d’euros sur la ville rose et regroupe plus de 33 000 salariés selon des chiffres de Toulouse Métropole.

Julien Leroy

02 Déc

Prés de Toulouse, un chariot connecté recycle le matériel informatique

Développement durable. Le « Weee Cart » est un chariot connecté destiné au recyclage des déchets informatiques. Il a été conçu par l’association Envoi située à Colomiers. Une dizaine d’entreprises l’a déjà adoptée.

Crédits : Envoi

Voici une belle initiative mêlant écologique, innovation technologique et insertion sociale.

A Colomiers (Haute-Garonne), l’association Envoi propose aux entreprises et aux collectivités : le « Weee Cart ». Il s’agit d’une « poubelle » connectée qui collecte le matériel informatique hors d’usage (clavier, ordinateurs, souris, imprimantes, toners et portables,…).

Développé par la startup toulousaine Olok, le chariot géolocalisable est récupéré une fois plein.

« On sépare les différents matériaux qui partent ensuite dans les filières de recyclage » explique Jean-Charles Deveze, responsable de prestations chez Envoi. « Et lorsque c’est le cas, on essaye de donner une deuxième vie à un ordinateur« .

En quelques mois, le concept a séduit une dizaines d’organisations et a permis de recycler 2 tonnes de déchets D3E (déchets d’équipements électriques et électroniques).

Par ailleurs, le travail de tri est effectué par des personnes en grande difficulté. En effet, Envoi est l’un des principaux acteurs d’Occitanie de l’économie sociale et solidaire (ESS) en proposant une insertion sociale et adaptée par l’activité économique et le développement durable.

L’association espère aujourd’hui étendre son chariot « Weee Cart » à d’autres entreprises de la région toulousaine.

Julien Leroy

19 Mar

Aveyron : « Ami des lobbies », la nouvelle web-série sur l’environnement qui cartonne !

En seulement deux épisodes, la web-série de Millau totalise plus de 2,7 millions de vues. Un succès inespéré pour une fiction qui parle d’écologie et de protection du climat. Sa recette : un humour cynique qui met en scène des lobbys faisant l’éloge de la destruction de l’environnement.

© Ami des lobbies

« Ami des lobbies » est une web-série « engagée dans la préservation du vivant » précise immédiatement Jérémy Bismuth, le réalisateur.

Ici, pas question d’une fiction catastrophique sur l’écologie. Le réalisateur a délibérément pris le contre-pied de la « sensibilisation classique » en se faisant l’avocat du diable.

Sa création raconte l’histoire d’un « lobbyiste et d’une scientifique corrompues qui, avec entrain et pédagogie, font l’éloge de toutes les actions qui détruisent l’environnement« . Les deux héros sont joués respectivement par l’acteur parisien Hadi Rassi et par la comédienne aveyronnaise Laura Flahaut.

Avec une bonne dose de parodie, la websérie veut sensibiliser le grand public à l’environnement et à la surconsommation. Chaque épisode est pédagogique et très bien documenté. La production aveyronnaise est dans la veine des vidéos de « Tout le monde s’en fout« .

Une version satirique de l’écologie qui cartonne sur Facebook

Publié le 29 janvier dernier, le premier épisode consacré à la déforestation frise le million de vues. Le second opus sur les produits phytosanitaires totalise déjà 1,7 million de vues en l’espace de trois semaines. Soit un total de 2,7 millions de clics. 

Un succès inespéré pour son réalisateur Jérémy Bismuth. « Je suis le premier surpris » avoue-t-il. « La vidéo est très partagée sur Facebook« .

A 34 ans, ce vidéaste et photographe habite à Compeyre près de Millau. Après une licence à la faculté de cinéma de Paris, il réalise des reportages photos, des films d’entreprises et des courts-métrage. En novembre 2018, il se lance dans le tournage du premier épisode de l’ami des lobbies.

Le troisième épisode sera diffusé ce lundi 1er avril. Au total, une « dizaine d’épisodes est en chantier » précise Jérémy Bismuth.

En attendant, découvrez les deux premiers opus de l’Ami des lobbies :

>>> Une équipe de France 3 Rodez (Mathilde De Flamesnil et Regis Dequeker) a suivi l’équipe de la web-série lors d’un tournage : 

Julien Leroy

27 Jan

#ToutCeQuiBuzz en Occitanie : le « Run Eco », le jogging écolo pour sauver la planète

Le « Run Eco » est le nouveau concept en vogue chez les passionnés de course à pied ou de randonnée. Il s’agit de ramasser un déchet lors de son jogging ou de sa randonnée. Un geste pour sauver la planète qui prend de plus en plus d’ampleur en France et en Occitanie.

© Rnd Tony‎ Le 'butin' d'un joggeur après une sortie. © RUN ECO TEAM/ Facebook

© Rnd Tony‎ Le ‘butin’ d’un joggeur après une sortie. © RUN ECO TEAM/ Facebook

Ramassez les déchets lors de son jogging. C’est le nouveau concept en vogue chez les passionnés de course à pied ou de randonnée. Baptisée le « Run Eco », l’initiative a été lancée, en 2016 sur Facebook, par un Nantais de 34 ans, Nicolas Lemonnier. 

« Si 6000 personnes ramassent une fois par semaine un kilo de déchets, cela fait 6 tonnes et aura un impact sur l’environnement » souligne l’initiateur de cette prise de conscience.

Un geste pour sauver la planète qui prend de plus en plus d’ampleur en France et en Occitanie. Des courses ont été notamment organisées le 15 janvier dernier à Toulouse et à Balma. 

De passage à Toulouse durant les fêtes de fin d’année, Nicolas Lemonnier a eu droit à un très beau cadeau de noël. Son idée a été relayée, le 24 décembre, par le fondateur de Facebook, Mark Zuckberg. Une promotion mondiale qui a fait le buzz. Plus de 1000 membres ont rejoint aussitôt cette communauté de joggeur écolo.

Une belle idée qui a conquis de nombreux sportifs de haut niveau comme l’Aveyronnais Stéphane Diagana, ancien champion du monde du 400 m haies.

>>> Page Facebook de la « Run Eco team »

>> Plus d’info en image avec ma chronique (n°43) du jeudi 19 janvier 2017 dans « 9h50 le matin Occitanie » sur France 3 (à la 21e minute) :


9H50 le matin en Occitanie

Julien Leroy