13 Sep

La Loue, vedette des journées du patrimoine à Ornans.

Laëticia Gelas photographiée par Dominique Moreau

Si il y a bien un week-end où il faut aller à Ornans c’est bien celui du 15 et 16 septembre ! Cette année, à l’occasion des journées européennes du patrimoine, la patrie de Courbet regorge d’animations autour de la Loue.
Les artistes et artisans d’art aiment Ornans, une ville qui les inspire et les accueille. Leurs ateliers seront ouverts ce week-end. Depuis une dizaine d’années, Ornans rénove son patrimoine pour accueillir des artistes, des artisans d’art et des galeries d’art. La ville affirme ainsi au fil du temps son statut de pôle métiers d’art avec le soutien de la communauté de pays Ornans Loue Lison.
Les artistes et artisans d’art, cette année, ont choisi de travailler autour des «mystères de la Loue, ses poissons et créatures imaginaires». Laeticia Gelas, présentera ses mosaïques et Gustave Lafond réalisera une fresque de 15 mètres de long sur la Loue.
Les galeries seront ouvertes avec des expositions à ne pas manquer : celle du sculpteur Pascal Coupot (il est l’auteur de la truite à l’entrée d’Ornans) et du verrier Fréderic Pichon.

Voici le programme détaillé:

Programme complet Journées patrimoine 2012 à Ornans

A noter également l’ouverture par Samuel Philippe d’une nouvelle galerie d’art à Ornans.

L’inauguration officielle de la galerie est prévu samedi 15 septembre à 18 heures au 63-65 rue Pierre Vernier face au musée Courbet.

La galerie Marechal à Ornans

La galerie exposera une sélection d’artistes régionalistes avec notamment : un dessin de Gustave Courbet daté de 1849, un pastel (paysage du Jura) datant des années 1890, une huile (bords du Doubs) de Jeanne Guyot-Guillain, une aquarelle (maisons sur l’eau à Ornans) d’André Lambert.

Isabelle Brunnarius

Doubs franco-suisse : un nouvel essai pour diminuer l’impact des éclusées

Pour la troisième fois, EDF et la SFMC (Société des Forces Motrices du Châtelot) organisent demain, vendredi 14 septembre, une nouvelle action pour «tenter de mieux préserver la biodiversité du Doubs». Les services de l’Etat français et les représentants des administrations suisses et le garde pêche de la Franco-suisse seront présents mais cette fois-ci, les représentants des pêcheurs ne comprennent pas l’intérêt de cet essai car selon eux, le protocole déjà mis en place n’est pas entièrement satisfaisant.

En juillet dernier, un communiqué de presse de l’office fédéral de l’énergie et de la Dreal, annonçait l’ambition de ces producteurs d’électricité de réduire leur impact sur l’environnement. Pour les représentants des pêcheurs, ce protocole est soumis à des conditions de débit qui n’empêchent pas les mortalités de poissons. Et récemment, le pêcheur surnommé « La truite qui meurt » continuait de dénoncer les pratiques de ces éclusées.
La première expérimentation a eu lieu il y a deux ans, la seconde en avril 2011 et voici la troisième. Dans son communiqué de ce jour, EDF explique que ce nouvel essai va consister à «abaisser au maximum le niveau de la retenue du Refrain/Biaufond, vérifier que ceci est sans incidence sur l’écosystème de la retenue puis valider ce mode d’exploitation, qui permettra d’augmenter la capacité de la retenue à absorber une éclusée (lâcher de l’eau qui permet la production d’électricité ) du Châtelot, sans déversement au barrage du Refrain.»

Après analyses des résultats, des propositions d’aménagement de gestion de ces barrages seront soumis à la Dreal et à l’office fédéral de l’énergie.

04 Sep

La Loue au coeur du prochain roman de Philippe Koeberlé

Il va falloir patienter jusqu’à fin novembre pour lire la suite des aventures du guide de pêche Severin Menigoz, le héros du premier roman de Philippe Koeberlé. Après avoir plongé ses personnages dans la vallée du Dessoubre, le médecin bisontin a situé, cette fois-ci, son action dans la vallée de la Loue. «Le sorcier d’Ornans», tout comme  «Autopsie d’une truite» sont des enquêtes policières. La pollution des rivières est toujours présente dans ce nouveau  récit mais en toile de fond. Une préoccupation pour l’écrivain lui-même pêcheur à la mouche.

Philippe Koeberlé avait mis plus de cinq ans à écrire son premier roman, cosigné avec son ami le scénariste Nicolas Robert.  Le livre était sorti en juin 2011. Cette fois-ci, le plaisir d’écrire est tel que «Le sorcier d’Ornans» a été fini au bout d’un an et demi ! Et le troisième est déjà prévu…

Présent dans les salons, aux Sandales d’Empédocle et chez Cultura à Besançon, «Autopsie d’une truite rencontre un certain succès. Après plusieurs tirages, 1600 exemplaires ont été vendus.

En attendant la sortie du «Sorcier d’Ornans» et l’interview de Philippe Koeberlé pour cette occasion, vous pouvez écouter cette interview réalisée pour le conseil général du Doubs.

Et si vous même, vous avez lu «Autopsie d’une truite», n’hésitez pas à laisser un commentaire à cet article

Isabelle Brunnarius

30 Août

Vos réactions publiées sur le blog de la vallée de la Loue !

Une fois n’est pas coutume ! Aujourd’hui, je m’adresse à vous tous pour recueillir votre réaction au courrier des lecteurs publié récemment dans l’Est Républicain et diffusé sur Twitter par le blogueur Bisonteint. Le voici :

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J’aimerais que vous preniez le temps de réagir à cette interpellation car il me semble que Nicolas Jachet résume bien le point de vue d’une partie des habitants de la vallée.
Bien sûr, je m’adresse plus particulièrement aux élus, aux responsables de structures agissant pour la Loue… parce que des actions sont bel et bien entreprises même si les résultats ne sont pas encore visibles. Cependant, tous les avis m’intéressent !
Une fois vos réactions recueillies par mail ou par téléphone, je rédigerai un nouvel article pour le blog de la Loue.

Un grand merci par avance !

isabelle.brunnarius@francetv.fr ou 06.22.69.33.46

28 Août

Le langage vérité de Nicolas Germain

Pour préparer un séjour de pêche, rien de tel qu’internet ! Taper  par exemple « Haute rivière de l’Ain » et vous trouvez pas mal de sites mais attention, prudence … Premier conseil : regarder bien la date de parution de l ‘article. L’état des rivières se dégrade très vite.. Deuxième conseil, choisissez un site actualisé régulièrement car vous pourriez être déçu une fois sur place. Ainsi si jamais vous aviez envie d’aller dans ce secteur, vous devriez aller faire un tour sur le blog et la page facebook du pêcheur et blogeur Nicolas Germain. Il vient de publier un article sur le très mauvais état d’une partie de la haute rivière de l’Ain il ne mâche pas ses mots. »J’ai moi même fait une descente en canoé pour voir de mes yeux la situation, écrit-il. La rivière était vraiment dans un sale état, ça fait vraiment de la peine. Il est urgent de faire quelques chose comme on le répète depuis des années…Et les gens qui pataugent là dedans comme si de rien n’étaient...  » Heureusement, d’autres secteurs de l’Ain font encore rêver si l’on en croit les récents récits enflammés de ce pêcheur passionné.

Isabelle Brunnarius

23 Août

« La truite qui meurt » réagit aux mesures annoncées pour le Doubs Franco-Suisse

Le 13 août dernier, en plein été, la Dreal et l’Office fédéral suisse de l’énergie sortait un communiqué sur les mesures pour tenter de diminuer les nuisances des éclusées sur la santé des poissons du Doubs franco-suisse. Je qualifiais alors cette annonce comme une politique des petits pas... Le pêcheur à l’origine de la pétition  lancée en avril dernier vient de réagir. Nous apprenons que sa pétition a recueilli plus de 3000 signatures. Cédric Journot , connu sous le nom de « La truite qui meurt », demande dans sa pétition que les éclusées du Châtelot soient réduites en fréquence et en amplitude et que les débits plancher dans le Doubs soient augmentés. Nous l’avions rencontré lors du tournage de notre reportage à l’occasion du lancement de la pétition.

L’annonce du groupe de travail binational ne le convainc absolument pas, mais alors pas du tout. D’après lui, rien ne va changé car il s’agit d’une simple officialisation de ce qui se passe déjà sur le terrain. « Ce communiqué démontre encore une fois que le seul travail des autorités est de faire croire au grand public qu’elles s’acharnent à trouver des solutions pour sauver  le Doubs alors que c’est tout le contraire : De ces pseudo-mesures, il n’en ressort une fois de plus qu’une tentative de  gagner du temps, de reculer l’échéance de devoir attaquer de front le lobby des éclusées, tout  en espérant que le grand public et les pêcheurs gobent cette stratégie masquée.

La Confédération notamment l’Office fédéral de l’énergie,  soutenu ici par l’Office de l’environnement, défend becs et ongles le lobby énergétique destructeur de notre bien commun et ne fait que donner carte blanche aux exploitants du Châtelot. De fait, elle soutient aussi, directement et financièrement, les politiques et autorités responsables actifs dans ce dossier (conseillers d’Etat et même ceux de la commission binationale et les autres). Faut-il vraiment laisser ces mensonges et ce copinage, solidement ancré  dans les  deux pays respectifs et acteurs de la commission binationale ? »

Un point de vue sans doute partagé par les signataires de la pétition. Aux autorités françaises et suisses maintenant de prouver  que leur intention est de réellement faire progresser ce dossier délicat.

Isabelle Brunnarius



22 Août

Les renoncules de la Loue

la Loue au mois d'août 2012 photographiée par Gérard Colin

Tout est parti d’une photo. Il y a quelques jours, Gérard Colin, un amoureux de la Loue, nous envoie un cliché pris le 3 août au lieu-dit de Buillon, près du château du même nom, sur la commune de Chenecey-Buillon. Le pêcheur accompagne sa photo d’un commentaire : «Voici une image de la Loue prise la semaine dernière. Elle coule toujours dans un magnifique écrin de verdure, mais voici ce qu’en voient de près les touristes, notamment les amateurs de canoë-kayak: cette eau que boivent les Bisontins mousse à souhait et agrémente à sa façon les herbiers fleuris de la Loue!»
Intriguée, je cherche à savoir d’où vient ce phénomène. J’ai en mémoire un reportage tourné par mes confrères au mois de mai 2009 sur le Doubs en plein centre ville de Besançon. A cette époque, il faisait très chaud et les renoncules blanches avaient envahi la rivière. Grâce aux explications de Françoi Dehondt,directeur du Conservatoire botanique national de Franche-Comté, nous apprenions que «comme le printemps avait été sec, et le débit de la rivière quatre fois inférieur à la moyenne annuelle, l’eau était ainsi plus concentrée en minéraux, dont les renoncules raffolent. Mais il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. »
Gérard Colin précise qu’il a déjà observé ce phénomène et assure qu’ «il en rarement vus autant». Mais ce qui a fait réagir Gérard colin c’est «cette mousse en abondance et assez éloignée du barrage».

L’hydrobiologiste Marie Fortin me suggère de me rendre sur le site de la Commission de protection des eaux. Le phénomène des mousses est effectivement bien expliqué. «La formation de petits amas de mousses ou d’écume dans les rivières de surface ou souterraines, est le plus souvent naturelle. Elle est liée à la présence, toute aussi naturelle dans les eaux de matière organique en décomposition provenant des végétaux aquatiques mais aussi des végétaux terrestres, entraînées vers les cours d’eau par les eaux de ruissellement ou d’infiltration.» Jean-Pierre Hérold, le vice-président de l’association Loue Vive précise même que cette «mousse qui flotte en surface s’arrête sur un obstacle;  c’est un phénomène naturel bien visible aussi  au bord des lacs après une période de vent qui agite la surface.»

Il peut s’agir également de pollution : «Une abondance de matière organique dans les eaux ne peut que multiplier les phénomènes de moussage naturel. On peut donc fortement suspecter une pollution des eaux lorsque la présence des mousses est fréquente et beaucoup plus importante qu’habituellement dans une rivière dans des circonstances identiques (météo, débit, ..)»
Alerté par mes échanges de mail avec les spécialistes, un habitant de Chenecey, Julien Guyonneau, botaniste au Conservatoire botanique de Franche-Comté,  est même allé vérifier si cette mousse photographiée sentait la lessive. «La mousse est bien prise, a une légère couleur brun vert et  sent  les algues d’eau douce. Pas d’odeur de lessive.» C’est ce que conseillait de faire Jean-Pierre Herold pour savoir si cela venait des lessives.
Me voilà rassurée ! Moi j’avais tout simplement imaginé que la Vouivre prenait son bain….

Isabelle Brunnarius

18 Août

Le Doubs, il y a 40 ans : une rivière à l’agonie,

C’est le week-end ! Prenez le temps de regarder cette video de 1973. Sophie Guillin, directrice de France 3 Franche-Comté l’a dénichée sur le site de l’INA. Elle est éloquente.

Tout est dit en 20 minutes. En 1973, des pêcheurs dont le célèbre peintre Jean Messagier crééent l’ association APEDI (association pour la protection des eaux et des ressources naturelles du bassin inférieur du Doubs) et lance une pétition contre la pollution du Doubs réunissant 3 000 signatures. A cette époque, le Doubs est à l’agonie, victime essentiellement de pollutions industrielles et de non traitement des eaux usées.

Un plan de sauvegarde du Doubs est mise en place : 180 millions de francs sur 12 ans. Des « subventions à guichet ouvert » sont proposées aux pollueurs pour qu’ils aménagent leurs installations. Et cela semble avoir porté ses fruits.

Dans ce magazine de « La France défigurée », les papeteries de Novillars et Peugeot sont présentés comme de sérieux pollueurs. De « pollueur conscient », les papeteries (elles employaient à l’époque 400 ouvriers…) sont devenues un exemple de développement durable ( malheureusement l’entreprise aujourd’hui a été récemment mise en liquidation judiciaire). Depuis 2005, des rhizosphères traitent les eaux usées, cette végétation est même devenu un refuge agréé par la Ligue de Protection des Oiseaux. Et en plein centre ville de Besançon, je vois régulièrement des pêcheurs taquiner le brochet. Enfin, le réalisateur Jean-Philippe Macchioni m’a dernièrement assuré que le Doubs avait retrouvé une bonne santé dans sa partie basse : « C’est un bonheur! »

C’est intéressant de regarder ce magazine avec le recul des années car on se prend à rêver. A se dire que l’enterrement de la Loue n’a pas encore sonné. En tout cas, la conclusion de Pierre Leherle, l’auteur de ce documentaire, est claire  :  sans la « pression de l’opinion publique » légitimée par les travaux des hydrobiologistes ( le fameux professeur Jean Verneaux est d’ailleurs interviewé), sans des services de l’Etat « sur la brèche », sans la prise de conscience des pollueurs, le Doubs aurait pu continuer d’agonir…

Isabelle Brunnarius

16 Août

La politique des petits pas pour le Doubs Franco-Suisse.

Le Doubs franco-suisse photographié par l'association de pêche la Franco-Suisse

Même si, selon un proverbe japonais, «ce n’est pas avec un éventail qu’on dissipe les brouillards» , la patience a ses vertus. Les défenseurs du milieu naturel du Doubs franco-suisse pourraient bien observer prochainement des changements dans la gestion des barrages sur le Doubs franco-Suisse.
En avril dernier, les pêcheurs de ce rivière à cheval sur la France et la Suisse faisaient circuler de nouveau une pétition et également une vidéo pour dénoncer les ravages des éclusées sur les poissons.
Un communiqué de presse publié lundi à Berne précise que des nouvelles mesures viennent d’être prises pour améliorer la gestion des barrages. Même si pour Christian Triboulet, président de l’association de pêche la Franco-suisse, «il n’y a rien de nouveau et cela ne va pas changer grand-chose», ce texte affiche un nouvel état d’esprit. Pour le garde-pêche de la Franco-Suisse Patrice Malavaux « le lissage des éclusées par des paliers supplémentaires est moins pire que ce qui se faisait avant, mais une rivière n’est pas faite pour passer quotidiennement de 2 à 40 m3 / sec, et vice versa, que ce soit en une heure ou en  3. Les effets dévastateurs restent les mêmes (…)On continue de faire des études alors que des rapports tout prêts ciblent déjà les nuisances des éclusées et proposent des solutions alternatives permettant de conjuguer production électrique et véritable respect de l’environnement. C’est encore très insuffisant et inquiétant si l’on n’envisage pas d’évolution à l’aube de l’écriture du nouveau Règlement d’eau de 2014″.

Depuis février dernier, les services des états suisses et français et les exploitants des barrages se retrouvent régulièrement pour tenter de faire évoluer la gestion des barrages vers une démarche plus respectueuse du milieu naturel. Cette fois-ci « on s’est mis d’accord, maintenant il faut que cela se fasse concrètement» précise le représentant de la DREAL. Franz Schnider, le représentant de l’office fédéral de l’énergie affirme même que le groupe de travail franco-suisse est «convaincu qu’il y a encore du potentiel si il il y a une meilleure coordination entre les ouvrages». Et c’est justement l’objectif du prochain essai grandeur nature qui doit être réalisé fin août. Dans un second temps, un modèle mathématique pourrait être mis au point pour gagner en réactivité.
Si il suffit juste de mieux travailler ensemble, pourquoi ne pas l’avoir fait plutôt ? Le dossier du Doubs franco-suisse est complexe. Trois groupes de travail existent et à chaque fois, les interlocuteurs sont français et suisses. D’où une certaine lenteur pour prendre des décisions.
Le 27 juin dernier, le groupe de travail binational pour l’amélioration de la qualité des eaux et des milieux aquatiques annonçait qu’il avait «décidé d’entrer le plus rapidement possible dans une démarche concrète et opérationnelle visant à rétablir la migration des poissons et le transport des sédiments dans le Doubs franco-suisse» grâce à des nivellements des seuils ou même l’installation de passes à poissons.
En deux mois, deux avancées ont été présentées, la politique des petits pas semble bien la seule applicable pour les rivières comtoises tant les dossiers sont complexes.

Isabelle Brunnarius

12 Août

A la reconquête du milieu naturel de la Bienne.

Le 8 août dernier, mes confrères de France 3 Franche-Comté ont tourné un reportage au bord de la Bienne. Ce jour là, les représentants de l’association de pêche «La Biennoise», du parc naturel régional du Haut-Jura et de la sous-préfecture de Saint-Claude (39) se sont retrouvés ensemble au chevet de la Bienne.

Voici quelques informations complémentaires qu’il est difficile de donner dans un reportage de deux minutes !
Il aura fallu le récent épisode en mars dernier de forte mortalité de poissons pour qu’un coup d’accélérateur soit donné à la protection de ce milieu naturel.
Le président de «La Biennoise», Charles Varenne insiste sur les rejets des stations d’épurations. Pour lui, il faut agir vite. Il rappelle que son association a recensé 46 rejets entre Lavencia et Saint-Claude. Selon le sous-préfet, Hervé Carrère, l’Onema a vérifié que ces rejets ne seraient pas sources de pollution. En revanche, Hervé Carrère confirme bien la mise en demeure par l’Onema de la commune de Molinges pour qu’elle mette aux normes sa station d’épuration d’ici 2013. Cette commune pourra bénéficier de l’appui technique du parc naturel régional du Haut-Jura et des subventions de l’Agence de l’eau. Mais il y a-t-il encore des budgets pour les autres rivières comtoises quand on sait que de nombreux financements sont mobilisés pour la Loue ? Le sous-préfet m’a assuré qu’il y avait encore des possibilités de financements. En ce moment, le laboratoire départemental du Jura est entrain de mener une étude comparative sur différents poissons pour tenter de comprendre l’origine de la mortalité.
Cette mortalité est bien d’origine multifactorielle. Le passé fortement industrialisé des environs de la Bienne n’est pas négligé. Les fonctionnaires de la Dreal, eux, sont chargés de repérer les éventuelles sources de pollution dans les friches industrielles.
Bref, Hervé Carrère assure que la veille est renforcée sur la Bienne et que des informations sont entrain d’être récupérées. Tout cela dans la «logique de la reconquête du milieu». Les actions prioritaires pourront être définies en fonction des résultats des actions en cours. La prochaine réunion est prévue en septembre.
Et les poissons ? «Il faut les laisser tranquilles !» me précise le sous-préfet. L’interdiction de pêcher même en no-kill est toujours en vigueur. Une interdiction prise en mars dernier par la préfecture du Jura à la demande de «La Biennoise».

Isabelle Brunnarius