31 Déc

Palais des sports de Grenoble : les adieux de Guy Chanal

Après 25 ans passés à la tête du Palais des sports de Grenoble, Guy Chanal et son équipe ont fait définitivement leurs cartons. Finie l’époque des « 6 jours de Grenoble », terminé le Festival International du cirque…

Avant de partir et de se (re)lancer dans de nouvelles aventures, notamment à Voiron où il va re-créer le festival du cirque, Guy Chanal a transmis à la presse le communiqué de l’Association gestionnaire du Palais des sports de Grenoble.

Le voici en intégralité :

COMMUNIQUE-DE-PRESSE

Les présidents des régions Auvergne et Rhône-Alpes « fusionnent » leurs voeux

On ne sait pas s’il y aura une cérémonie commune, mais pour l’instant ils font communiqué commun. Se voulant exemplaires comme pédagogues de la fusion annoncée, René Souchon président de la région Auvergne et Jean-Jack Queyranne président de la région Rhône-Alpes publient ce matin « leurs voeux d’unité dans la diversité ».

AF

Le communiqué intégral

 

Les bénévoles de la Croix Rouge à la rencontre des sans-abris

C’est un camion blanc qu’on ne remarque presque pas, mais que les « habitués » ne manqueraient pour rien au monde. Le petit camion blanc de la Croix Rouge « Echirolles » parcourt les rues de Grenoble entre 20h et minuit le lundi et le mardi.
Cela s’appelle faire « la maraude » : aller à la rencontre des gens de la rue, ceux qui dorment dehors ou dans des abris de fortune, quelques uns dans des squats, dépendants du bol de soupe chaude que distribuent les volontaires de la Croix Rouge.

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Dans le local à Echirolles avant de partir en maraude

Ce mardi soir, rien ne se passe comme prévu. Françoise, la responsable de la maraude, arrive au local de la Croix Rouge à Echirolles en retard. Elle a passé beaucoup de temps à discuter avec ses responsables départementaux. En fin d’après-midi, la Préfecture de l’Isère a réquisitionné un local à Eybens et a demandé à la Croix Rouge d’organiser l’hébergement d’urgence en toute hâte. Il a fallu réagir au mieux, et compter avec un des camions en panne. Résultat, une demi-heure de retard. Rien de grave à priori, mais pour qui connait les habitudes des sans-abri, un vrai problème concret car les « habitués » vont s’impatienter, voire s’inquiéter depuis leurs abris.

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La soupe chauffe sur la cuisinière, on trie les bananes et les mandarines offertes par une grande surface du coin, on tente de joindre les boulangeries partenaires qui d’ordinaire offrent leurs invendus. Ce soir, pas de chance, une des enseignes ne donnera rien, faute de stock. Plus tard, deux autres boulangeries artisanales offriront des pains de toutes formes, des brioches, comme si le geste était parfaitement naturel.

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C’est Françoise qui prépare la soupe…

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…alors qu’ Aziz veille au chargement du camion

Une parole pour chacun, du pain pour tous

Le temps d’organiser le camion, l’équipage se rend à son premier point fixe de la soirée, proche du Musée de Grenoble. Trois polonais parlant quelques mots d’anglais sortent d’on ne sait où à peine le camion blanc arrivé sur place. Françoise note leurs prénoms tandis qu’Aziz et sa co-équipière offrent pain et boissons chaudes. Noël, au prénom prédestiné, tient le rôle du chauffeur et s’efforce à chaque rencontre de placer une parole réconfortante. Pas de pitié, pas de d’apitoiement, pas de jugement. Juste ce minimum de conversation qui rend humains des laissés-pour-compte contraints de vivre parfois comme des bêtes. « La nourriture c’est du lien social » dit Noël, jeune retraité, « nous ne sommes pas qu’une banque alimentaire ambulatoire ».

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Distribution du chocolat chaud

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Du pain récupéré auprès d’un boulanger d’Echirolles

Plus loin dans le quartier de l’île verte, les bénévoles de la Croix Rouge saluent les jeunes d’un squat par leurs prénoms. Comment les oublier ces quatre gamins, le plus jeune dit avoir 19 ans mais en parait moins. « Viré de chez moi par ma mère », on ne saura pas pourquoi. Il vit avec ses copains d’infortune, et se rue sur le chocolat chaud servi dans des tasses en carton.

« Le plus dur c’est le manque d’intimité dans le squat » dira le plus vieux de la bande, « et les mecs drogués qui ne font pas la manche en journée et nous piquent nos affaires le soir ». Un des jeunes fume un gros « pétard », Françoise n’est pas dupe, mais ici on ne fait pas la morale à ces gamins qui pourraient être les siens. Simplement de l’assistance à personne en danger.

Place Grenette, c’est encore une enfance en danger qui s’agite autour du camion. Ils sont bruyants, exubérants, presque repoussants avec leurs chiens et leurs look de punks cloutés. Mais à bien les écouter, ils sont assez drôles, presque touchants, on sent leur envie de parler, et on se prend à discuter de l’appétit de « moustache », le rat domestiqué qui sort de la capuche de Célia, 19 ans, elle aussi en rupture de toit familial, à la recherche de « n’importe quel boulot » pour pouvoir s’assumer. « Pour l’instant je balade ma valise avec moi ». Et son rat.

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« Moustache »

Dans la rue depuis 38 ans

On quitte Célia inquiet à l’idée que son errance se prolonge, pour croiser à la gare d’autres SDF plus âgés. L’un d’eux vient de Mulhouse, cela fait 38 ans qu’il vit dans la rue. « Je m’en sors bien, j’arrive à gagner presque 10 euros par jour en faisant la manche, ça me permet d’aller au kebab soit à midi soit le soir. Pour dormir, je trouve toujours une solution, même maintenant que le hall de la gare ferme plus tôt ». Il engloutit le sandwich au thon que les bénévoles ont distribué grâce des dons de la banque alimentaire. En s’éloignant du camion de la Croix Rouge, les sans-abri réconfortés lancent aux bénévoles un touchant « Passez une bonne année ».

Un jeune étudiant de 22 ans est venu spontanément donner des sandwiches

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Centre-ville de Grenoble : on s’inquiète de la santé d’un sans-abri

Il reste encore des rues à visiter, des recoins à inspecter. Ce soir, le 115 a reçu beaucoup de signalements, il a fallu vérifier qu’un être humain n’était pas menacé par le froid à chaque fois. Mais l’heure avance et il manque de couverture, très réclamées avec les gants. Il reste de la nourriture. Les bénévoles termineront vers 1h du matin après avoir rangé le matériel. « Notre rôle c’est que ces gens ne deviennent pas invisibles, pas transparents ». Françoise et ses co-équipiers ont gardé le sourire toute la soirée. Une lueur d’espoir à travers les rues froides de Grenoble.

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L’équipe de la maraude, créateurs de lien social 

 

UN APPEL AUX DONS DES BENEVOLES DE LA CROIX ROUGE

Les maraudes ont lieu chaque soir de la semaine, lundi et mardi par le groupe Echrirolles, les autres soirs par le groupe Grenoble. La Croix-Rouge a toujours besoin de nouveaux bénévoles et surtout de couvertures, n’hésitez pas à les contacter

29 Déc

Galère sur les routes de Savoie : faut-il créer une commission d’enquête ?

Un week-end de folie, des milliers d’automobilistes bloqués sur les routes des stations de ski, des centres d’hébergements ouverts en urgence… Et beaucoup de stress pour des chutes de neige, pas vraiment surprenantes en hiver…
La France a vécu un de ces épisodes hystériques dont elle a le secret. Un scénario de crise rendu encore plus piquant avec deux circonstances aggravantes : cette neige, tout le monde l’attendait avec beaucoup d’impatience, avant de la redouter. Ces vacanciers, tout le monde les attire avec beaucoup d’espoir et de crainte lorsqu’ils sont trop nombreux au même endroit, au même moment.

Cette crise vécue en Savoie rappelle au moins trois situations similaires qui ont défrayé la chronique ces dernières années.
Janvier 2009, la France est paralysée par les chutes de neige, dans l’Aisne, dans l’Est de la France et sur tout le quart sud-est. Aéroports bloqués, routes impraticables… Le Premier Ministre François Fillon hausse le ton et demande que l’on tire des enseignements de ces blocages « inacceptables ». Une enquête administrative est demandée.

Fin février 2001, la neige tombe brutalement dans le sud de la France, jusqu’à un mètre de neige sur le Mont Ventoux, 50 cm à Brignoles dans le Var. Résultat : des autoroutes et des routes bloquées, des accidents de poids lourds et des centaines d’automobilistes bloqués dans leurs voitures, d’autres contraints de trouver refuge dans des salles des fêtes transformées en camps d’hébergement. La plupart des automobilistes n’étaient pas équipés (et pour cause, ils ne se rendaient pas en station), les poids lourds non plus. Les sociétés d’autoroute ont très vite fermé leurs accès, mais les routes départementales et nationales, elles aussi saturées de neige, devinrent rapidement impraticables… Résultat, des dizaines d’automobilistes ont passé la nuit dans leur voiture, dans le froid, sans ravitaillement. Un traumatisme pour certains.

Un ministre piqué au vif

De l’autre coté de la France, en région parisienne et en Picardie, début 2003. Nous sommes le 4 janvier, c’est le week-end de retour des vacances scolaires. Plus de 60.000 véhicules se trouvent coincés sur l’autoroute en Picardie, en Champagne-Ardennes et sur les routes nationales autour de Paris. 30.000 personnes vont passer la nuit bloquées dans leurs voitures. Neige et verglas ont rendu la circulation impossible, les itinéraires d’évitement n’existent pas.
Comme en Savoie le week-end dernier, les engins de déneigement sont gênés par le flot de circulation et les véhicules.
A l’époque, le ministre des Transports s’appelle Gilles de Robien, lui-même élu de la région Picardie. A la vue de ce désastre, son sang ne fait qu’un tour, il commandera une enquête sur cette pagaille monstre. Les enquêteurs préconiseront une « remise à niveau » du plan neige et verglas et recommanderont de compléter les moyens de déneigement par du « petit matériel ».

Et maintenant?

Au lendemain du week-end de crise vécu en Savoie, qui va tirer les leçons du dysfonctionnement ? Le préfet de la Savoie a fait un premier constat sur France 3 Alpes : si la neige était prévue, les pluies verglaçantes ne l’étaient pas. La combinaison des deux a entraîné le blocage des routes et empêché les engins de déneigement de circuler entre les voitures bloquées. Le maire de Chambéry, en direct dans le 19/20 des Alpes, dimanche 28 décembre, a toutefois reconnu que l’information n’avait pas toujours bien circulé.

Pour autant, ce lundi matin, sur BFM TV, le ministre de l’Intérieur a affirmé ne surtout pas vouloir imposer aux automobilistes des équipements d’hiver. On apprend par ailleurs que tous les bus en direction des stations ne sont pas équipés pour affronter la neige…

Quant aux touristes qui sont arrivés en masse le même jour, comment leur reprocher d’être attirés par notre région, mais comment leur faire comprendre une bonne fois pour toutes qu’on affronte pas des routes enneigées sans équipement approprié ? Quant aux stations, quand vont-elles développer les transports partagés et adopter les réservations « ski décalé » comme le propose Isère Tourisme pour favoriser l’étalement des arrivées en stations ?

Une commission d’enquête?

Beaucoup de questions, beaucoup d’interlocuteurs, beaucoup de services publics et privés doivent tirer le bilan de ce week-end catastrophique, heureusement sans victime. Le préfet ne peut être juge et partie. Les parlementaires savoyards ont la possibilité de demander une commission d’enquête indépendante pour tenter de tirer des leçons de cette incroyable pagaille. On verra dans les jours qui viennent si tous les acteurs « involontaires « de ce psychodrame ont collectivement envie de réfléchir à ce qui vient de se dérouler ou s’il devient urgent de mettre… la neige sous le tapis.

01 Déc

Un chef d’entreprise grenoblois remporte le concours « Inventer demain »

Il s’appelle Vincent Tempelaere, il dirige « Eveon » à Montbonnot, une entreprise spécialisée dans l’injection médicale intelligente.
C’est lui qui a remporté ce lundi soir à Genève le prix « Inventer demain » créé par la RTS (radio-télévision suisse) et France 3.

Dans ce concours, 60 inventeurs de Rhône-Alpe, Franche-Comté et Suisse romande avaient été sélectionnés pour défendre leurs innovations.
Parmi les 12 finalistes venus expliquer leurs produits sur le plateau de la RTS, 6 français, 6 suisses, c’est l’isérois qui l’a emporté.
En tête des vote du jury et en tête des votes des internautes (10.800 ont voté sur le site www.inventerdemain.org) pour un produit innovant et pratique.

Une seringue « autonome »

Ce produit qui s’est imposé devant tous les autres, c’est une seringue autonome. Un dispositif de préparation et d’injection automatique qui mélange poudre et solvant, délivre la juste de médicaments, à la bonne vitesse et à la bonne profondeur. Cette seringue permet au malade de se passer d’une infirmière même pour une injection intramusculaire. Un progrès pour les situations médicales les plus variées.

Vincent Tempelaere et son entreprise ont ainsi gagné un stand au prochain salon des inventions de Genève, le plus important d’Europe. Un tremplin stratégique pour attirer investisseurs et distributeurs.

Une première entre les télés publiques suisse et française

Le concours « Inventer demain » organisé conjointement par la RTS et France 3 régions est une première. L’émission diffusée ce lundi soir sur la RTS sera diffusée sur les sites Internet de France 3 Alpes, Rhone-Alpes, Franche-Comté, Alsace, Lorraine… Une série de reportages de 3 minutes et 26 minutes sera aussi diffusée sur France 3 Alpes et Rhône-Alpes pour présenter les innovations suisses et françaises.
François Guilbeau le directeur du réseau France 3 a d’ores et déjà annoncé que l’opération sera renouvelée en 2015.

Pour en savoir plus sur l’entreprise de Vincent Tempelaere :WWW.EVEON.EU

Un autre isérois était en compétition : Jean-Luc Vallejo, inventeur d’une tablette numérique qui permet de garder une copie papier de ses écrits

Vincent Tempelaere et Jean-Paul Mauduy président de la CCI Rhone-Alpes, membre du jury

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