12 Avr

Née à Toulouse, cette application (gratuite) de jardinage cartonne

© Dr. Jonquille & Mr. Ail

Comme pour le bricolage, le jardinage est devenu l’un des loisirs préférés des Français durant le confinement. Une tendance qui permet à l’application Toulousaine « Dr. Jonquille & Mr. Ail » de cartonner.

Lancée il y a seulement un an, l’apps revendique en avril 2021, plus de 25 000 utilisateurs. Elle fait ainsi son entrée dans le TOP 10 des applications dédiées aux jardiniers.

Entièrement gratuite, « Dr. Jonquille & Mr. Ail » s’adresse essentiellement aux débutants qui souhaitent apprendre à semer, entretenir et récolter les plantes.

« Avec près de 100 espèces présentes, elle comble tous les amateurs de jardin et de potager. L’application accompagne le jardinier à chaque étape du développement de ses cultures. Du choix des plantes, jusqu’à la récolte, en passant par les méthodes de semis et d’entretien » précise Gaël Brelet, l’un des 4 fondateurs.

« Elle guidera chaque utilisateur pour devenir un jardinier aguerri ! Fini les galères pour trouver des tutoriels ou des conseils sur une multitude de sites. Tout est compilé dans une application » poursuit-il.

L’application offre également des conseils en permaculture et des remèdes écologiques pour soigner les plantes. Enfin, les créateurs ont développé une « intelligence Jardicielle »En répondant à 4 questions, l’innovation « permet à l’utilisateur de connaître tout ce qui va pousser chez lui, à l’endroit où il souhaite mettre des plantes ».

Née à Toulouse, « Dr. Jonquille & Mr. Ail » est également une start-up spécialisée dans la vente de semences potagères, aromatiques et florales toutes reproductibles et certifiées BIO. La jeune pousse a vu le jour en 2019 grâce à l’initiative de 4 amis d’enfance. Leur site marchand vise les 4000 commandes d’ici la fin de l’année.

Pour télécharger l’apps :

  • Sur Android : lien
  • Sur Iphone – IOS : lien

Julien Leroy

30 Mar

Toulouse : rencontre avec Hélène Gallais, une entrepreneuse (très) courageuse

Découvrez une Toulousaine au parcours hors du commun. Malgré une maladie neuro-vasculaire qui l’a fait souffrir quotidiennement, Hélène Gallais est parvenue à réussir dans le domaine de la communication avant de créer sa startup autour des métiers de la cuisine. Le tout à seulement 30 ans.

© Hélène Gallais

Quel est votre parcours professionnel ? 

Hélène GALLAIS : « J’évolue dans le domaine des relations médias et de la communication globale depuis le début de ma carrière. Diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse (ESC), j’ai débuté en tant que chargée de projets évènementiels au journal La Tribune à Paris où j’ai organisé de nombreux évènements nationaux et régionaux. C’est là que la passion est née.

J’ai ensuite travaillé en agence de communication pendant plusieurs années. Puis, j’ai été responsable de la communication d’un centre d’architecture à Bordeaux et j’ai ensuite eu l’immense opportunité de travailler aux cotés d’un Général de l’armée de Terre. Des expériences atypiques et très formatrices qui m’ont permis de consolider mes connaissances (..). J’aime mettre en place des stratégies, tisser des liens, organiser des échanges ».

Depuis le 23 mars 2021, vous avez lancé votre première start-up. Etes-vous prête pour un pitch ?

Oui ! Je lance cette startup avec mon frère, qui est chef. On lance la première plateforme de recrutement 100% dédiée à la cuisine. Nous réunissons sur une même plateforme tous les acteurs du monde de la cuisine : les restaurateurs, les candidats, les écoles. En période de pandémie, nous avons décidé d’inscrire l’innovation digitale au centre de notre réflexion car nous sommes convaincus que la digitalisation de ce secteur d’activité est primordiale pour faire avancer le métier.

Au-delà de l’investissement que demande la création d’entreprise, vous devez vous battre contre une maladie orpheline…

Oui, hélas, depuis mes 17 ans. Je souffre de ce que l’on appelle une EM, une maladie neuro-vasculaire. 1 cas sur 1 million, ce qui veut dire qu’il y a peu voire pas de recherche médicale et pas de traitement adapté.

Je suis très suivie par un centre de la douleur et soins palliatifs à Toulouse et je prends un traitement lourd, à base de morphiniques, qui malheureusement ne me soulage pas vraiment.

Comment parvient-on à surmonter la souffrance et à devenir une entrepreneuse ?

Aujourd’hui je suis associé avec mon petit frère dans Jobs & Chefs. J’ai beaucoup de chance car nous avions une confiance aveugle l’un en l’autre, et nous organiser notre temps et aménager mon temps de travail en fonction de mes crises de douleurs.

Comme la douleur est omniprésente et que je suis habituée à me dépasser, à me battre, que pour être stimulée intellectuellement, j’ai besoin d’avoir un métier dans lequel je relève des défis quotidiens ! Et c’est un peu la définition de l’entrepreneuriat finalement. C’est un parcours du combattant. On peut avoir une victoire un jour, et le jour d’après, une défaite.

Hélène et Clément Galais, fondateurs de Jobs & Chefs / © Jobs & Chefs

Justement, vous avez créé un compte Instagram pour sensibiliser à cette grave maladie..

En fait quand on est malade on se rend compte que c’est très compliqué de se confier à ce sujet avec son entourage, parce qu’on sait que c’est aussi de la souffrance pour eux d’être impuissants face au mal qui vous ronge. Alors on a tendance à se replier sur soi et à garder ses pensées noires secrètes.

En créant @la_maison_onirique, je me suis rendue compte qu’il était beaucoup plus aisé de se confier à des inconnus.

On peut dire tout ce que l’on veut sur le pouvoir parfois nocif des réseaux sociaux. Pourtant, depuis que j’ai débuté, je n’ai reçu que des messages bienveillants, plein d’amour, d’encouragements, de soutien. Je pense sincèrement que cela m’a appris à accepter davantage la maladie comme faisant partie intégrante de moi et à ne plus en avoir honte.

En tant que femme et entrepreneuse, quels conseils donneriez-vous ?

C’est compliqué pour moi de donner des conseils, car je me considère encore comme un « bébé entrepreneur ». Je dirais qu’il est nécessaire de se montrer humble, d’être à l’écoute de son environnement, d’être agile et par-dessus tout, d’apprendre à composer avec l’imprévu !

Quels sont vos souhaits pour cette nouvelle année 2021 ?

Personnellement ? Que je continue à travailler pour  devenir une meilleure version de moi-même. Professionnellement ? Faire de Jobs & Chefs, l’outil qui aidera concrètement  les restaurateurs pour les épauler dans la réouverture de leurs restaurants.

 

Propos recueillis par Julien Leroy

25 Mar

Toulouse : lancement de « Jobs & Chefs », un LinkedIn de la cuisine

La Foodtech française compte un nouveau venu : Jobs & Chefs. Née à Toulouse, la start-up lance une plateforme pour mettre en relation les restaurateurs, le personnel de cuisine et les étudiants d’écoles hôtelières. L’idée est de faciliter le recrutement et l’insertion professionnelle.

Hélène et Clément Galais, fondateurs de Jobs & Chefs / © Jobs & Chefs

La réouverture des restaurants et les bars dans les prochains mois s’annonce complexe. De nombreux établissements risquent d’avoir des difficultés à recruter dans un secteur d’activité déjà conditionné par un turnover naturellement élevé.

C’est dans ce contexte économique historique que Jobs & Chefs a lancé ce mardi 23 mars 2021, la première plateforme digitale consacrée au recrutement et à l’insertion des professionnels de la cuisine.

« Au-delà de la simple mise en relation, Jobs & Chefs crée un réel écosystème réunissant, sur une même plateforme, les restaurants recruteurs mais également les écoles hôtelières, vivier de toute la profession » complète Hélène Gallais, co-fondatrice de Jobs & Chefs.

L’idée est de créer ainsi un « LinkedIn » de la cuisine.

« En tant qu’outil collaboratif, la plateforme anticipe la validation des expériences et la certification des diplômes des candidats. Elle propose également un mode de sélection en entonnoir, facilitant la détection des profils les plus adaptés. Gratuit pour les cuisiniers et les étudiants d’école hôtelière, Jobs & Chefs les accompagne dès leur sortie d’école jusqu’à l’insertion professionnelle et tout au long de leur carrière » poursuit la conceptrice.

Du côté des restaurateurs, l’innovation toulousaine leur offre la « garantie d’un recrutement simple, rapide et sécurisé« . La plateforme est gratuite pour eux jusqu’au 15 juin 2021.

Jobs & Chefs est également une aventure familiale. La start-up a été imaginée par deux Toulousains : Hélène Gallais et son frère Clément. A 30 ans, la sœur est diplômée d’école de commerce et compte plusieurs années d’expérience dans la communication. Lui est chef cuisinier à domicile de 27 ans. Après fait l’école hôtelière de Saint-Chély-d’Apcher, il a notamment travaillé chez Michel Sarran.

>> Plus d’info sur https://www.jobsandchefs.com/

Julien Leroy

 

23 Fév

Un nouveau programme d’accompagnement de start-up débarque à Toulouse

Info exclusive. 1Kubator pose ses valises à Toulouse. C’est l’un des plus grands réseaux d’innovation en France. Son objectif est d’accompagner les entrepreneurs de la ville rose avec des programmes d’incubation et d’accélération.

1Kubator à Toulouse / © Didier Descouens

A partir du 5 avril 2021, 1Kubator ouvrira un bureau à Toulouse après Lyon, Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille et Strasbourg.

Créé en 2015 par Alexandre Fourtoy, 1Kubator accompagne les entrepreneurs et les start-up dans le développement de leurs innovations.

« Nous avons accueilli plus de 450 startups et nous détenons des participations dans 150 startups ce qui représente un investissement de 3,7 millions d’euros » souligne Alexandre Fourtoy, fondateur d’1Kubator.

Aujourd’hui, 1Kubatore est l’un des plus gros incubateurs régionaux de start-up en France. D’ailleurs, en janvier 2021, il est parvenu à lever 6 millions d’euros pour poursuivre son déploiement sur le territoire.

Dans la ville rose, ce réseau proposera un programme d’incubation complet de 10 à 18 mois incluant : un accompagnement pragmatique avec plus de 70 ateliers, du mentorat, et un financement à hauteur de 15 000 à 35 000 euros selon les programmes.

L’accompagnement s’adresse à tous les « projets digitaux, Deeptech, Hardware innovant, IoT ou encore les projets à fort impact social ou environnemental » précise la société.

L’ensemble sera piloté depuis les locaux situés au sein de la Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées, partenaire local de cette implantation.

L’appel à projets est ouvert sur 1kubator.com jusqu’au 26 mars. D’ici là, l’agence organise le 16 mars son premier « 1KrashTest ». Cette soirée virtuelle est destinée aux entrepreneurs qui souhaitent tester gratuitement leur idée devant des mentors.

Patrice Cazalas aux manettes

Pour s’implanter à Toulouse, le réseau a recruté Patrice Cazalas. Figure emblématique de l’écosystème toulousain des startups, il a été longtemps le délégué Général de Capitole Angels. Ce club de business met en relation des entrepreneurs avec des investisseurs d’Occitanie. 

« J’ai toujours été convaincu que le trio gagnant et indissociable pour les startups était fait de financement, mentoring et accompagnement. Je suis très heureux d’avoir trouvé tout cela au sein d’1Kubator et c’est un bonheur d’avoir été choisi pour cette implantation toulousaine » raconte Patrice Cazalas.

L’arrivée d’1Kubator confirme l’attractivité de Toulouse dans le domaine du numérique et de la création d’entreprise. La ville rose est l’une des 3 villes françaises où l’on créer le plus de jeunes entreprises selon une étude de Capterra en 2019

Julien Leroy

 

16 Fév

En 2020, la Tech de Toulouse parvient à lever 164 millions d’euros !

© Richard Villalon /BELPRESS / MAXPPP

Décidément, 2020 aura été une année très particulière. Malgré la pandémie, le bilan des levées de fonds des startups toulousaines est un record.

Au total : 25 levées de fonds pour 164 millions d’euros, soit une hausse de 170 % par rapport à 2019. 

« La performance est notable, compte tenu de l’environnement largement dégradé par la crise sanitaire à partir de mars 2020 » souligne la French Tech de Toulouse

Mais cette embellie est à nuancer. 70% du jackpot ont été réunis par seulement trois start-up. A commencer par le champion de l’année : Kinéis. Basée à Ramonville-Saint-Agne, la jeune pousse a levée 100 millions d’euros en février 2020 pour lancer des nanosatellites dédiés aux objets connectés. Un exploit. 

Sur la deuxième marche du podium, nous retrouvons Naïo Technologies. Le leader mondial des robots agricoles est parvenu à boucler un tour de table de 14 millions d’euros.

Enfin, Exotrail complète ce trio avec 11 millions d’euros. Une somme qui lui permettra de développer sa solution de propulsion miniaturisée pour les petits satellites.

Les suivants enregistrent également de belles performances à l’image de la BioTech Cell Easy (7 millions), du télécom Alsatis (4,6 millions) ou de Getfluence et Norimat  (2,5 millions chacun).

Si le spatial représente les 2/3 des montants levés sur 2020, les secteurs hors spatial et aéronautique représentent 88% en nombre des levées de fonds, signe que la diversification est en marche.

2020, année record en France

La tendance toulousaine suit celle du pays. En effet, les levées de fonds des start-up françaises ont battu des records en 2020, selon le baromètre EY. 5,4 milliards d’euros ont été levés pour 620 opérations, soit une croissance de 7% en un an. 

« La Tech de Toulouse représente donc 3% du montant global, ratio bien supérieur à la part de la population toulousaine rapportée à la population française (2%) » précise la French Tech de Toulouse

Pour 2021, l’année commence fort pour l’écosystème toulousaine. Après une levée de fonds de 2,5 millions d’euros, la jeune pousse Getfluence vient de décrocher 5 millions d’euros pour optimiser sa plateforme de relation entre annonceurs et médias digitaux.

Julien Leroy

03 Fév

IoT : pourquoi la start-up Toulousaine ffly4u cartonne en Europe ?

Malgré la crise sanitaire, Ffly4u continue de tracer son chemin dans le secteur de l’IoT industriel. Aujourd’hui, la jeune pousse de Toulouse relie 20 000 objets connectés et prépare une levée de fonds de 4 millions d’euros. Une success-story rendu possible grâce à un petit.. boitier.

© ffly4u

Quel est le point commun entre un touret, une benne et un médicament ?

Réponse : ffly4u !

Née en 2015 à Toulouse, cette startup a conçu un boîtier connecté et doté d’intelligence artificielle. Entièrement autonome, il permet de suivre et d’évaluer l’état d’un produit ou d’un matériau qui transite.

‘Les marchandises sont silencieuses. Nous leur donnons la voix’ résume en quelques mots Olivier Pages, le CEO de Ffly4u.

Ffly4u parvient ainsi à calculer la longueur restante de câble sur un touret, à mesurer le temps de lavage d’un emballage réutilisable, à alerter le remplissage d’une benne dans une déchèterie ou informer sur la température d’un produit pharmaceutique.

De la logistique à l’aéronautique en passant par le transport et l’agriculture, les possibilités de la jeune pousse sont immenses.

« Nous travaillons par secteur d’activité » précise Olivier Pages. Ainsi, chaque entreprise adapte l’innovation toulousaine à sa chaine de production. Cela réduit les pertes et optimise les déplacements.

Cette approche industriel est aujourd’hui un succès. Aujourd’hui, le Toulousain Ffly4u totalise 20 000 objets connectés à travers l’Europe, 15 salariés et un bureau commercial à Munich. « En 2020, notre croissance a augmenté de 40% sur un an et les ventes ont fait un bond de 50% » détaille Olivier Pages.

Pour 2021, ffly4u rêve de conquérir de nouveaux secteurs comme l’aéronautique et la viticulture. « Nos capteurs peuvent suivre la traçabilité d’un produit » assure le CEO de la startup.

En pleine croissance, la jeune pousse du quartier de Montaudran, prépare également une levée de fonds de 4 millions d’euros pour ce printemps. Ce sera la quatrième en l’espace de 5 ans.

Peu à peu, ffly4u est en train de devenir un fleuron du numérique français.

Julien Leroy

21 Jan

Rencontres en ligne : Crée par un Toulousain, « Once » est racheté pour 18 millions de dollars

© Once

L’application de rencontres « Once » a annoncé ce mardi 19 janvier 2021, avoir été rachetée par le groupe Dating Group pour 18 millions de dollars.

Ce dernier a été cofondé par Dmitry Volkov. Ce multimillionnaire russe veut devenir un poids lourd des rencontres en ligne. La firme possède déjà Dating.com, Dil Mil, DateMyAge, Promise, ChinaLove ou encore AnastasiaDate.

Avec 10 millions d’utilisateurs, « Once » est l’une des plus importantes applications de rencontres en ligne en Europe. Une success-story créée en 2015 par un Toulousain :  Jean Meyer. Nous l’avions rencontré en mars 2019. 

En l’espace de 6 ans, son application de rencontres s’est fait une place dans ce secteur très concurrentiel, en se positionnant comme un « anti-tinder ». En effet, « Once » propose une seule rencontre par jour sélectionnée grâce à un algorithme.

Depuis, Jean Meyer est partie pour tenter une nouvelle aventure entrepreneuriale. Le site de rencontre est aujourd’hui dirigée par Clémentine Lalande, également originaire de Toulouse. Cette dernière veut continuer à déployer Once à l’international.

« Dans un marché aussi concentré et concurrentiel, notamment avec l’arrivée de Facebook Dating, avoir un partenaire d’envergure va nous permettre d’augmenter notre portée et d’accélérer notre expansion géographique »  précise Clémentine Lalande, la nouvelle a PDG de Once.

Julien Leroy (avec l’AFP)

19 Jan

Grace à ses Toulousains, afficher Waze, Spotify ou vos SMS dans votre casque à moto !

Près de Toulouse, la start-up EyeLights développe un accessoire unique pour les motards. Il permet d’afficher cartes, appels et musiques favorites directement dans leur champ de vision. Après un premier modèle en 2017, la nouvelle version est encore plus performante.

© Eyelights

En conduisant votre moto, imaginez que votre GPS s’affiche directement dans votre casque, sans oublier le titre de la chanson que vous êtes en train d’écouter sur Deezer. Bip. Voici un sms qui apparaît aussitôt à votre gauche. Cette scène de science-fiction est aujourd’hui une réalité.

Depuis 3 ans, la start-up toulousaine EyeLights développe « un appareil tout-en-un qui combine affichage tête haute, GPS, kit mains libres et commande vocale pour garder votre attention sur la route » explique Thibaut Aglioni, chargé de communication chez EyeLights. « Compatible avec la plupart des casques du marché » poursuit-il. 

Après un premier modèle en 2017, la jeune pousse vient de sortir une nouvelle version.

Désormais, il suffit de connecter le système à son smartphone pour afficher ses applications comme Google Maps ou Waze mais aussi sa plateforme musicale (Apple, Spotify, Deezer,..) et ses appels téléphoniques.

« Le tout sans regarder votre guidon ou être distrait par votre smartphone » précise Thibaut Aglioni – EyeLights

A ce jour, environ 10 000 motards utilisent ce casque en réalité augmentée.

La start-up propose également l’application « Captain Rider » qui offre la possibilité de communiquer entre motards via une messagerie vocale privée.

Née à Labège, EyeLights a réalisé une levée de fonds de 2,5 millions d’euros en février 2019. Elle compte aujourd’hui 20 collaborateurs. 

Plus d’info sur https://eye-lights.com/

Julien Leroy 

08 Jan

Occitanie : une litière connectée pour surveiller la santé de son chat

Basée à Montpellier, la startup Novandsat lance la commercialisation de « Caremitou ». Avec ses nombreux capteurs, cette litière innovante permet de surveiller la santé de son animal. Une prouesse technologique enfin disponible.

© Caremitou.

« Aujourd’hui, trop particuliers ne font pas la démarche de se rendre régulièrement chez le vétérinaire pour contrôler la santé de leur chat. Pourtant une simple analyse d’urine suffit souvent à  détecter une maladie chronique type diabète, insuffisance rénale, troubles hépatiques… » expliquait Philippe Daurenjou au moment de recevoir son prix au CES 2020.

Douze mois plus tard, le fondateur de la start-up Novandsat peut (enfin) lancer la commercialisation de sa « maison e-sante » pour chat.

Baptisée « Caremitou », son innovation réinvente la litière pour nos amis félins.

Truffés de capteurs, la litière peut peser l’animal, relever sa température et réaliser des analyses d’urine du chat sans qu’il s’en aperçoive. Le tout à domicile !

Les données recueillies sont ensuite envoyées sur le smartphone du maître ou directement au vétérinaire.

« Caremitou est la solution idéale pour toutes les parties ! A la fois au profit du propriétaire, qui dispose d’un suivi régulier sur la santé de l’animal et au profit de l’animal qui ne subit plus le stress de l’analyse lors d’une consultation physique, ainsi que du vétérinaire qui peut suivre en continu la santé du chat et intervenir au bon moment si nécessaire » précise Philippe Daurenjou.

Après des mois de tests, l’objet connecté est disponible à la vente pour la somme de 299 euros.

Avec 14 millions de chats en France, le marché semble prometteur. La start-up ambitionne de vendre 3500 litières d’ici fin 2021.

Plus d’info sur https://www.caremitou.com/

Julien Leroy

08 Déc

Musique : Des Toulousains lancent un « Netflix » des concerts et des vidéos d’artistes

Info exclusive. A Toulouse, une start-up s’apprête à créer la première plateforme de vidéo à la demande dédiée à la musique. Pour quelques euros par mois, « Allive » propose des vidéos lives d’artistes reconnus ou émergents. Un concept unique en Europe. Lancement en janvier 2021.

© Gonzales / MaxPPP

Créer une plateforme de streaming pour écouter et voir des artistes musicaux. C’est le concept original imaginé par trois jeunes Toulousains : Manuel Darrault (33 ans) et les deux frères jumeaux, Antoine et Thomas Garcia (25 ans).

Baptisé « Allive », ce service de vidéo à la demande est à la fois un mélange de Deezer et de Netflix

Pour 4,99 euros par mois, la plateforme permet de regarder en illimitée des vidéos d’artistes confirmés, indépendants ou émergents.

« Nous leur proposons de tourner des lives promos exclusifs de 30 minutes minimum à intégrer à notre catalogue » précise Manuel Darrault, l’un des fondateurs.

L’idée d’Allive est née au début de l’épidémie de Covid-19.

Partant du constat que la situation actuelle ne permet pas ou peu aux artistes de pouvoir maintenir une activité normale (annulation des concerts, report, baisse considérables des ventes de disques, perte de revenus ), nous proposons une alternative inédite, simple et équitable pour pallier à ces contraintes. – Les fondateurs d’Allive.

Aider les artistes indépendants ou émergents

L’autre objectif d’Allive est de devenir une plateforme plus équitable afin d’aider les musiciens émergents.

Les concepteurs veulent ainsi promouvoir l’User Centric. Il s’agit d’un système de rétribution des artistes basé sur l’utilisation réelle de la plateforme. Et non plus au prorata (le Data Centric).

« Pour faire simple, une personne qui s’abonne sur notre plateforme rémunère les artistes qu’elle aura réellement écouté » poursuit Manuel Darrault. « Cette méthode va dans le sens opposé des pratiques utilisées par toutes les grandes plateformes telles que Netflix, Deezer et Spotify ».

Parallèlement, les Toulousains souhaitent optimiser leur modèle économique en lançant un second dispositif de redistribution.

« Pour les artistes « confirmés », les revenus générés (..) sont réinvestis par la plateforme dans la production de contenu pour l’ensemble des artistes de la plateforme » précise Manuel Darrault.

A court terme, Allive envisage de proposer des documentaires musicaux et une billetterie pour des live-stream

Le lancement de cette plateforme unique est prévu pour le début de l’année 2021.

« En attendant, nous avons lancé un appel à candidature à tous les artistes émergents et indépendants de France pour alimenter la plateforme équitable avant son ouverture » – Allive.

Le premier catalogue proposera au moins 50 heures d’écoute.

>>> Plus d’info sur www.allive.fr

Julien Leroy