06 Mai

Green IT à Toulouse : comment rendre le numérique plus écolo et plus responsable ?

A lui seul, internet dégage près de 4% de gaz à effet de serre, soit le double de l’avion. Les mesures pour réduire l’impact environnemental du numérique se multiplient aux quatre coins du monde mais aussi en Occitanie. Focus sur deux initiatives Toulousaines.

© Jean-Luc Flémal / MaxPPP

« Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte de la France » note une étude de GreenIT.fr.

Entre la fabrication des équipements, les réseaux sociaux et la digitalisation de l’économie, les technologies de l’information (IT) dégagent 4% des gaz à effet de serre selon l’agence de la transition écologique (Ademe), soit deux fois plus que l’aviation.

Le numérique consomme également 4,2% des énergies primaires et 5,5 % de la consommation d’électricité mondiale selon GreenIT.fr

Depuis 2006, la prise de conscience d’une informatique plus verte (ou Green IT) prend de l’ampleur dans le monde et en Occitanie.

Lancement du premier collectif d’Occitanie pour un numérique responsable

Né à Toulouse en octobre 2020, « Good IT est un collectif de professionnels issus du monde de l’entreprise et impliqués dans l’écosystème numérique responsable » résume en quelques mots Hélène Brustel, l’une des membres.

« Notre objectif est de fédérer et de sensibiliser aux aspects environnementaux mais aussi sociétaux et sociaux » précise Jade Vincent, co-fondatrice du collectif.

Pour cette experte en accessibilité numérique, le digital doit être à la fois durable et inclusif.

Depuis 6 mois, la quinzaine de membres actifs organise des webinars et des ateliers dans les écoles, les tiers lieux et les entreprises.

L’idée est de former les usagers et les décideurs informatique à mettre en place des actions de réduction de l’empreinte environnementale. Et ca marche ! Les exemples se multiplient en Occitanie assure le collectif.

A terme, Good IT envisage de publier le premier annuaire des entreprises du numérique responsable en Occitanie.

A Toulouse, un audit pour mesurer l’impact environnemental

Autre solution, celle portée par le groupe Français Magellan Partners.

Ce cabinet de conseil (spécialisé dans la transformation digitale) aide les entreprises à décarboner leurs activités numériques. 

« Notre objectif est de faire prendre conscience de leur impact environnemental numérique » explique Jérôme Torner de Magellan Partners. Un travail qui se fait en deux étapes. « Nous proposons d’abord un audit qui va mesurer les outils numériques du client » poursuit-il.

« Une fois cet inventaire fait par le client, nous lui proposons d’abord des solutions comme des gestes éco-responsables : éviter d’avoir deux smartphones (professionnel et personnel), privilégier les PC portables,.. Puis, ensuite, nous le conseillons dans des équipements moins gourmands en énergie » détaille Jérôme Torner.

C’est le rôle d’Exakis Nelite, filiale Toulousaine de Magellan Partners. Elle accompagne les entreprises dans les projets de migration vers le Cloud. « C’est l’économie du partage, moins de serveurs informatiques« . Exakis Nelite a récemment travaillé avec Manatour mais aussi Safran, Airbus et Pierre Fabre.

La prise de conscience d’un numérique plus responsable est en marche mais elle devra s’accélérer dans les prochaines années. Il y a urgence. Les études présagent que l’empreinte carbone de l’IT grimpera à 8% d’ici… 2025. 

Julien Leroy

15 Fév

Toulouse : en 20 ans, comment les start-up ont évolué ? (Interview avec la directrice de Nubbo)

A Toulouse, Nubbo vient de souffler ses 20 ans. C’est l’un plus anciens incubateurs de France. L’occasion de faire le point sur l’évolution des jeunes pousses du numérique et de l’innovation technologique. Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? Retour vers le futur avec Anne-Laure Charbonnier.

Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo depuis 2012 © Nubbo

Quel est le point commun entre les start-up Antabio, MyFeelBack et Naïo Technologies ? Réponse : Nubbo. Depuis octobre 2000, cet incubateur public accompagne des projets innovants dans divers domaines. En l’espace de deux décennies, la structure a aidé plus de 280 entrepreneurs en Occitanie, dispensé 50 000 heures de conseils, investi 10 millions d’euros et servi 240 000 cafés !

En 20 ans, comment l’univers des startup a évolué ? Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé ? A quoi ressemblera l’écosystème numérique dans 10 ans ? Eléments de réponse avec Anne-Laure Charbonnier, directrice de Nubbo. Interview.

Après deux décennies à rencontrer des startups, quelles évolutions constatez-vous ?

Anne-Laure Charbonnier : « Il y a eu trois grandes périodes.

Les dix premières années, cela restait un sujet d’initiés : le terme de startup n’était pas encore utilisé en France. On parlait de jeunes entreprises innovantes.

On était sur des projets à caractère technologique, souvent issus de la recherche, qui conduisaient à des créations d’entreprises à forte valeur mais restant majoritairement de taille et d’ambition relativement modestes.

Puis, avec une bonne quinzaine d’années de retard par rapport aux Etats-Unis, nous avons connu à partir de 2012/2013 l’explosion du « tout startup ».

Avec des impacts extrêmement positifs, tels qu’une forte valorisation de l’entrepreneuriat et une augmentation très significative des projets, ainsi que des dispositifs de soutien et de financements privés et publics.

Mais aussi avec les limites et les excès dont tout le monde est bien conscient aujourd’hui : multiplication des créations d’entreprises avec des bases essentielles de modèle économique insuffisamment réfléchies, voire inexistantes, survalorisation de la course aux levées de fonds conçues comme une fin en soi et non comme un moyen de développement, grand nombre de startups n’arrivant pas à se structurer pour devenir des PME stables et pérennes.

Enfin, depuis 2017/2018, il y a un retour progressif aux « fondamentaux » : moins de projets quantitativement, mais majoritairement beaucoup plus réfléchis, nettement mieux structurés dans leur exécution, avec une différenciation technologique souvent forte.

En résumé, on a enfin pris conscience que l’état de startup n’est que transitoire et qu’une startup qui a vraiment réussi est celle qui est devenue une entreprise classique, ayant trouvé un modèle économique stable et une rentabilité.

Le profil de l’entrepreneur a-t-il changé en 20 ans ?

Oui, en particulier sur les profils les plus jeunes. Ils sont nombreux aujourd’hui à démarrer leur projet d’entreprise avant même la fin de leurs études et ils choisissent l’entrepreneuriat là où il y a encore 3 ou 4 ans, ils se seraient naturellement orientés vers les grandes industries ou la finance.

On peut citer par exemple Hinfact, co-fondée fin 2018 par Thomas Bessière et Thibault Vandebrouck de l’ISAE-SUPAERO, avec un très fort soutien de l’école à l’origine du projet. L’entreprise, qui développe une technologie d’eye-tracker associée à de l’intelligence artificielle pour analyser et optimiser les comportements des pilotes, compte déjà 15 personnes dans son équipe et a su intéresser des mentors de très grande expérience dans l’industrie aéronautique.

Est-il plus facile de créer sa startup aujourd’hui ?

Oui, certainement, et beaucoup plus tôt qu’auparavant.

A l’exemple de l’ISAE-SUPAERO (..), beaucoup d’universités ou de grandes écoles ont fait aujourd’hui de l’entrepreneuriat une vraie voie d’insertion professionnelle, fortement mise en avant. Ces établissements investissent beaucoup sur la sensibilisation en amont de la création d’entreprises, sur les formations spécifiques à ces sujets ainsi que sur la pré-incubation. Ils mettent notamment à disposition des plateaux et des moyens techniques auxquels les porteurs de projets n’auraient pas accès autrement.

Par ailleurs, pour tous les porteurs de projets, quelles que soient leurs origines professionnelles, l’écosystème est plus dense, plus structuré et mieux coordonné, en particulier dans le cadre de la French Tech. Le début de parcours des entrepreneurs est donc clairement facilité.

Ensuite, les PME et grands comptes industriels sont beaucoup plus ouverts aujourd’hui pour prendre le risque de tester des solutions techniques proposées par des startups et pour cofinancer des preuves de concepts.

© Nubbo

Comment voyez-vous l’écosystème régional du numérique et de l’innovation dans 10 ans ?   

A la pointe du traitement de sujets majeurs de l’économie de la vie et de l’environnement, grâce à la conjonction des efforts des laboratoires de recherche, des grandes industries et des startups.

Deux très vastes domaines essentiels sont déjà bien engagés aujourd’hui : les biotechnologies industrielles ou de la santé et les transports intelligents (grâce notamment aux savoir-faire de la région en intelligence artificielle) et verts (par le développement de la filière hydrogène, déjà particulièrement remarquable).

En 20 ans, y-a-t-il un projet qui vous a marqué ou touché ?

Beaucoup de projets nous ont touchés ou marqués. S’il faut n’en citer qu’un, c’est Preligens (ex. EarthCube), que nous avons accompagné en 2016/2017, car ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre une entreprise qui, dès sa première preuve de concept, a démontré un apport déterminant permettant aux forces armées de lutter plus efficacement contre les mouvements terroristes internationaux.

L’entreprise, spécialisée à l’origine dans l’analyse d’images satellite, est devenue l’un des principaux acteurs mondiaux de référence dans l’intelligence artificielle pour le renseignement et la défense. Elle compte déjà 80 salariés et a levé 20 M€ en novembre dernier, avec notamment le fonds d’investissement du Ministère des Armées.

Propos recueillis par Julien Leroy

08 Jan

Occitanie : une litière connectée pour surveiller la santé de son chat

Basée à Montpellier, la startup Novandsat lance la commercialisation de « Caremitou ». Avec ses nombreux capteurs, cette litière innovante permet de surveiller la santé de son animal. Une prouesse technologique enfin disponible.

© Caremitou.

« Aujourd’hui, trop particuliers ne font pas la démarche de se rendre régulièrement chez le vétérinaire pour contrôler la santé de leur chat. Pourtant une simple analyse d’urine suffit souvent à  détecter une maladie chronique type diabète, insuffisance rénale, troubles hépatiques… » expliquait Philippe Daurenjou au moment de recevoir son prix au CES 2020.

Douze mois plus tard, le fondateur de la start-up Novandsat peut (enfin) lancer la commercialisation de sa « maison e-sante » pour chat.

Baptisée « Caremitou », son innovation réinvente la litière pour nos amis félins.

Truffés de capteurs, la litière peut peser l’animal, relever sa température et réaliser des analyses d’urine du chat sans qu’il s’en aperçoive. Le tout à domicile !

Les données recueillies sont ensuite envoyées sur le smartphone du maître ou directement au vétérinaire.

« Caremitou est la solution idéale pour toutes les parties ! A la fois au profit du propriétaire, qui dispose d’un suivi régulier sur la santé de l’animal et au profit de l’animal qui ne subit plus le stress de l’analyse lors d’une consultation physique, ainsi que du vétérinaire qui peut suivre en continu la santé du chat et intervenir au bon moment si nécessaire » précise Philippe Daurenjou.

Après des mois de tests, l’objet connecté est disponible à la vente pour la somme de 299 euros.

Avec 14 millions de chats en France, le marché semble prometteur. La start-up ambitionne de vendre 3500 litières d’ici fin 2021.

Plus d’info sur https://www.caremitou.com/

Julien Leroy

20 Nov

Voici (enfin) le puzzle de la filière IA en Occitanie

L’écosystème de l’intelligence artificielle d’Occitanie a désormais sa cartographie. Le cluster Digital 113 a dévoilé vendredi 20 novembre, le premier recensement régional de ce secteur.

© Jean-Luc Flémal / MAXPPP

« La région Occitanie compte plus de 140 acteurs de l’IA » lance Luc Truntzler, président de l’Open Factory IA du Digital 113 et spécialiste en interface homme-machine.

Après 6 mois de travaux, Digital 113 a réalisé la première cartographie des expertises en IA en Occitanie. Un travail de recensement inédit réalisé avec l’aide du Think Tank Toulousain NXU.

Cette carte localise et identifie les acteurs, les expertises ainsi que les technologies représentées en Occitanie. Cela concerne à la fois l’analyse de texte, l’analyse médicale, la maintenance prédictive, la cybersécurité, l’IoT, le chatbot, le traitement d’image ou l’hébergement de données.

« L’expertise IA qui est la plus représentée en Occitanie sont les outils à base d’analyse prédictive, 32 acteurs dans la région travaillent sur le sujet » – Luc Truntzler, président de l’Open Factory IA du Digital 113

« La deuxième application qu’on retrouve porte sur la cartographie pour la défense, l’aéronautique, l’agriculture.. où 8 acteurs sont présents. Et la 3ème application porte sur les chatbots où 7 acteurs sont présents » poursuit Luc Truntzler.

« Enfin, on a identifié 21 experts de niche avec par exemple Adagos qui développe une nouvelle génération de réseaux de neurones, Pixience qui a créé une technologie d’imagerie aidant le dermatologue ou encore INNOV’ATM qui développe des solutions pour les contrôleurs aériens » poursuit-il. 

Identifier pour développer l’IA

L’objectif de cet annuaire en ligne est « d’accompagner nos entreprises adhérentes sur les nouvelles technologies et usages à base d’IA » précise Luc Truntzler.

« Cet outil n’a pas la prétention d’être exhaustif. Nous invitons tous les acteurs en IA d’Occitanie à nous aider à le compléter et le faire vivre afin de booster toutes les synergies possibles ! » poursuit-il.

Digital 113 est né de la fusion, le 1er janvier 2019, de DigitalPlace à Toulouse et de FrenchSouth.digital à Montpellier. Ce cluster veut rassembler tous les acteurs de la filière numérique d’Occitanie. Depuis septembre 2019, l’association a lancé un groupe de travail autour de l’IA : l’Open Factory IA,  piloté par Luc Truntzler (Spoon) et Jean-Louis Fraysse (BotDesign).

En février 2020, un autre collectif autour de l’intelligence artificielle, « Toulouse is IA », avait déjà publié une cartographie du secteur mais uniquement sur la ville rose.

>>> Pour visiter la cartographie IA de Digital 113 : http://occitanie-is-ai.digital113.fr/

 

Julien Leroy

11 Oct

A Montpellier, la start-up Vaonis invente un (nouveau) télescope aussi simple qu’un iPhone

Deux ans après le lancement de Stellina, la startup Vaonis dévoile sa nouvelle création : Vespera. Ce télescope unique au monde se pilote toujours avec un smartphone. Une levée de fonds d’un million d’euros est en cours. 

© Vaonis

A Montpellier, la jeune pousse Vaonis veut continuer à révolutionner le marché de l’astronomie grand public.

En 2018, elle imagine un télescope connecté aussi simple qu’un iPhone !

Baptisé « Stellina », ce cube épuré est doté d’un seul bouton. Il suffit de cliquer dessus et le télescope se déplie automatiquement. Il se pilote directement avec une tablette ou un smartphone. Au bout de quelques minutes, l’appareil est prêt à photographier l’astre. Les photos sont à partager aussitôt sur les réseaux sociaux.

Deux ans après, Vaonis annonce ce premier octobre, le lancement d’une version mini de Stellina. Portant le nom de « Vespera » (soirée en latin), le nouveau produit est une version plus légère que son grand frère et surtout plus accessible (850 euros).

« Notre première révolution, Stellina, a rencontré un succès mondial dès son lancement. Cette année, nous mettons toute la technologie embarquée dans Stellina à la portée de tous avec notre nouveau produit, Vespera » explique Cyril Dupuy, fondateur de Vaonis.

Plus petit mais aussi puissant, ce télescope « est utilisable par n’importe quel néophyte grâce à sa simplicité d’utilisation et son application mobile » poursuit-t-il.

« Les utilisateurs pourront ainsi observer sur leurs écrans et en quelques minutes seulement les galaxies et nébuleuses cachées du ciel nocturne, puis partager les photos de leurs observations sur les réseaux sociaux. En plus d’être le plus petit smart télescope au monde, Vespera est le seul instrument à offrir une expérience partagée et interactive autour des étoiles« .

800.000 euros levés en 10 jours sur une plateforme de crowdfunding 

Ce bijou technologique est déjà en précommande sur le site de l’entreprise héraultaise. Par contre, pour la livraison, il faudra patienter jusqu’à noël 2021.

En attendant, Vaonis a lancé une campagne de financement participatif afin de de financer sa nouvelle chaîne de production. En seulement une dizaine de jours, la startup a déjà levé près de 826.000 euros. Une prouesse pour un projet Tech. L’équipe espère atteindre la barre du million d’ici le 31 octobre.

Vaonis est née dans la tête de Cyril Dupuy. Aujourd’hui, cet ingénieur passionné par les étoiles, est à la tête d’une équipe de 15 collaborateurs. Avec sa nouvelle innovation, il espère continuer à conquérir le marché européen et l’Amérique du Nord.

Julien Leroy

10 Oct

Le mini-van de Google part sur les routes d’Occitanie

Jusqu’à la fin de l’année 2020, Google débarque en Occitanie pour organiser ses ateliers numériques. L’objectif est de former les entrepreneurs et les artisans aux outils web. A bord d’un mini-van, les formateurs du moteur de recherche ont fait leur première étape à Cahors. Reportage TV.

© France 3 Lot / JP Jaunze

Cet automne, le Mini-van des Ateliers Numériques Google part à la rencontre des entrepreneurs d’Occitanie.

L’idée est de proposer une série de formations à destination des entreprises. Les thématiques varient du marketing digital à la cybersécurité en passant par le référencement et la publicité en ligne.

Le programme Google Ateliers Numériques vise notamment à accélérer la transformation numérique des PME et des TPE. Aujourd’hui, nous sommes très fiers de proposer aux entreprises des formations pour les aider à développer leur activité, en toute mobilité, à une période charnière pour beaucoup d’entre elles” précise Carine Karaïliev, Responsable Google Ateliers Numériques Occitanie.

Lors du déconfinement au mois de mai, la CCI Occitanie s’était mobilisée avec Google pour soutenir les entreprises en leur proposant des webinaires. La formule a eu un tel succès que les deux organisations ont souhaite élargir les formations à l’ensemble des entrepreneurs.

A bord d’un mini-van, le célèbre moteur de recherche prévoit de sillonner les routes de la région d’octobre à décembre 2020.

Au total, 30 dates sont fixées dans plusieurs villes dont Tarbes, Mende, Millau, Rodez, Foix, Albi, Nîmes ou encore Montauban. L’objectif est de former plus de 1000 professionnels.

La tournée occitane de Google a débute ce lundi 5 octobre 2020 à Cahors. 

Une de nos équipes de France 3 (Eric Marlot et Jean-Pierre Jauze) Lot était présente :

Julien Leroy

 

05 Oct

Education : Création d’une communauté EdTech en Occitanie

Info France 3 Occitanie. Pour la première fois, l’écosystème EdTech de la région Occitanie se fédère. Après une première réunion durant l’été, la communauté est officiellement lancée. 14 startups spécialisées dans l’innovation éducative, ont déjà adhéré. 

© EdTech France

L’objectif est de structurer la filière, de gagner en visibilité et d’organiser des événements. 

D’autant plus que l’Occitanie compte certains poids lourds du secteur. A l’image du Toulousain SchoolMouv. Née en 2013, l’entreprise est le leader national des cours particuliers en ligne en séduisant plus d’un millions d’élèves, de la 6e à la Terminale.

Autre exemple : Studi près de Montpellier qui propose 130 formations en ligne diplômantes reconnues par l’État. 

D’autres jeunes pousses du secteur comme WiDid (formation via la VR), Wyfe (logiciels de vidéo training), France Voix Off (enregistrement de Voix off pour la formation digitale) ou encore le groupe Bizness (formation professionnelle en ligne) à Toulouse, font parties de cette nouvelle communauté.

Ce regroupement d’entreprises sera rattaché à EdTech FranceNée en 2018, cette association nationale rassemble aujourd’hui 280 entreprises à travers le territoire.  

Apparu en 2010, le terme Edtech désigne l’ensemble des nouvelles technologies permettant de faciliter l’enseignement et l’apprentissage.

En France, le secteur pèse 650 millions d’euros de chiffres d’affaires et totalise 7000 emplois selon une enquête de juillet 2020 par Edtech France.

Julien Leroy

28 Sep

Top départ pour la Mêlée numérique de Toulouse (qui fête ses 20 ans)

© Jean-Philippe Horard

Le plus grand salon d’Occitanie dédié au numérique débute ce lundi 28 septembre 2020 au Quai des savoirs à Toulouse. Une édition particulière puisque l’événement fête cette année ses 20 ans.

En guise de cadeau d’anniversaire, Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique, est présent ce lundi matin dans la ville rose pour inaugurer la Mêlée numérique. C’est sa première visite officielle à Toulouse.

La Mêlée Numérique en… 2001

L’occasion également de fouiller dans les archives. Née en 2000 à Labège, la Mêlée numérique a grandi au fil des années. De 500 visiteurs à ses débuts, elle attire aujourd’hui plus de 10.000 curieux.

Lors de la 2e édition en 2001, le fondateur du salon, Edouard Forzy, était l’invité du JT régional de France 3 Midi-Pyrénées :

Un salon ouvert à tous

Durant 6 jours (jusqu’au samedi 3 octobre), tous les acteurs du web et de l’innovation de la ville rose seront présents pour assister (ou animer) des centaines de conférences, ateliers, tables rondes et démonstrations. 

Plusieurs temps forts vont également rythmés cette semaine :

  • Lundi 28 septembre, à 10h00 : Inauguration de la #MeleeNum  en présence de Cédric O, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique
  • Lundi 28 septembre, à 18h30 : Publication de la 6e édition du « Startupper », un hors-série sur les startups de la région édité par nos confrères de La Tribune.
  • Mardi 29 septembre : Les rencontres de la cybersécurité
  • Jeudi 1er octobre, à 19h15 : Trophées de l’Homo Numéricus et de la Femina Numérica qui récompensent deux personnalités œuvrant pour l’accessibilité et le développement du numérique et de l’innovation en Occitanie. Vous pouvez voter par ici : https://votes.meleenumerique.com/
  • Jeudi 1er octobre, à 20h00 : Soirée des 20 ans de La Mêlée
  • Vendredi 2 octobre : Femmes et Numérique afin de mettre en avant les parcours de plusieurs femmes travaillant dans les métiers du numérique
  • Vendredi 2 octobre à partir de 8h45 : JobsTIC (forum de l’emploi)

Entièrement gratuit, ce salon du numérique est ouvert à tous. Pour les professionnels du secteur, c’est devenu un rendez-vous incontournable. Pour le grand public, c’est l’occasion de découvrir l’évolution du numérique et les tendances de demain. 

Plus d’info sur https://www.lamelee.com/

Julien Leroy

21 Sep

Les pistes du Sénat pour lutter contre la fracture numérique

Après 4 mois d’audition, la mission d’information du Sénat sur la lutte contre l’illectronisme et pour l’inclusion numérique, a rendu ses conclusions ce jeudi 17 septembre 2020. Les 23 sénateurs de la commission (dont 4 de la région Occitanie) ont émis 45 propositions tout en soulignant l’urgence de la situation face au Coronavirus.

© Pierre HECKLER / MaxPPP

« L’illectronisme ne disparaîtra pas d’un coup de tablette magique ! » résume Raymond Vall, sénateur RDSE du Gers et rapporteur de cette mission d’information.

De mai à septembre 2020, l’élu gersois et 22 de ses collègues ont réalisé un audit sur la fracture numérique en France.

Cette commission parlementaire baptisée « lutte contre l’illectronisme et pour l’inclusion numérique », a été lancée par le groupe RDSE du Sénat après le confinement. L’école à la maison et la crise du Covid-19 ont fait émerger les inégalités numériques des Français. 14 millions de Français ne maîtrisent pas les usages du numérique selon l’INSEE.

Durant 4 mois, les sénateurs ont auditionné plus de 90 personnes (principalement en visioconférence) et se sont déplacés le 3 juillet à Labège aux portes de Toulouse. Cette commune est labellisée « Territoire d’action pour un numérique inclusif » depuis 2019.

Ce travail a permis de formuler 45 propositions afin de lutter (enfin ?) contre la fracture numérique des Français. Elles ont été dévoilées ce jeudi 17 septembre lors d’une conférence de presse au Sénat.

Du chèque-équipement à la sentinelle de l’illectronisme

D’abord, les sénateurs soulignent que « la dématérialisation généralisée de services publics à marche forcée laisse 3 Français sur 5 sur le bord de la route, tant les démarches administratives en ligne sont complexes ». Ils préconisent ainsi de revoir la stratégie numérique des sites publics en passant « d’une logique 100 % dématérialisation à une logique 100 % accessible »

Ensuite, les élus réclament que l’inclusion numérique soit une priorité nationale dotée d’un fonds « d’un milliard d’euros d’ici 2022« . Parallèlement, ils suggèrent d’installer des « sentinelles de l’illectronisme » dans les territoires.

La fracture numérique passe également par le coût de l’équipement. Le rapport propose de créer « un chèque-équipement destiné à la location ou à l’achat d’un équipement de préférence reconditionné« .

Enfin, l’étude évoque le « choc de qualification au numérique dans les entreprises, en particulier les PME-TPE, les commerçants et artisans » et demande le déblocage d’un « crédit d’impôt pour la formation au numérique« 

En conclusion, les parlementaires insistent sur l’urgence de la situation face à l’épidémie du Covid-19.

« Quelle que soit sa forme, l’exclusion numérique constitue un handicap majeur dans une société toujours plus numérisée. L’accélération de cette évolution avec le confinement et le développement du télétravail rendent encore plus urgente l’inclusion numérique du plus grand nombre » précise le sénateur Gersois Raymond VALL. 

Le reste des propositions sont à lire dans le rapport final ou dans la synthèse.

Note : Ce groupe de travail était composé de 23 sénateurs dont 4 de la région Occitanie : Raymond Vall (sénateur PRG du Gers), François Bonhomme (sénateur LR du Tarn-et-Garonne), Viviane Artigala (sénatrice PS des Hautes-Pyrénées) et Angèle Préville (sénatrice PS du Lot).

Julien Leroy

11 Sep

Internet : le Gers est sur le point de combler sa fracture numérique

Offrir un internet à Très Haut Débit à chaque Gersois. C’est le défi que s’est lancé le département du Gers depuis 2014. Aujourd’hui, ce territoire rural est sur le point de réussir. Un cas d’école en France.

© Gers numérique

Déployer l’internet haut débit dans un département comme le Gers constitue un défi car les habitations sont dispersées.

Une situation géographique peu rentable pour les opérateurs du marché. Alors en 2014, le Conseil départemental et les communautés de communes ont créé « Gers Numérique« .

L’objectif est de développer son propre réseau internet à Très Haut Débit via la fibre optique ou le satellite.

Doté d’un budget de 100 millions d’euros, Gers Numérique lance les premiers chantiers en 2014.

6 ans plus tard, le département du Gers est sur le point de combler sa fracture numérique.

« 1 Gersois sur 2 est déjà éligible à la fibre optique. Ce qui permet au Gers, alors qu’il avait le plus mauvais débit de France, d’avoir le premier réseau public en fibre optique de tout Occitanie » précise Romain Gabrielli, directeur de Gers Numérique.

Cette présence du haut débit permet aujourd’hui d’attirer de nouveaux habitants et des entreprises. L’initiative avait été saluée en mars 2019 par le premier ministre Edouard Philippe.

Le retard pris durant le confinement devrait être rattrapé d’ici 2021. En attendant, le Gers devra prochainement s’attaquer à un autre chantier : la couverture de la téléphonie mobile.

Illustration du pari Gersois avec le reportage de France 3 Occitanie (Serge Djian et Frédéric Desse) – septembre 2020 :

Julien Leroy