06 Mai

Jujufitcats, la première Youtubeuse Fitness de France

Installée à Albi, Jujufitcats connait un succès fulgurant sur YouTube. A 24 ans, elle est la première youtubeuse fitness de France avec 1,3 million d’abonnés. La Tarnaise nous a accordé sa première interview médiatique.

© Jujufitcats – avril 2019

Justine alias Jujufitcats, nous a ouvert les portes de la salle de Tibo Inshape à Albi pour cette interview.

Cette fois c’est sans leggings et brassière de sport que la youtubeuse s’est livrée à nous tout naturellement et toujours souriante. Tout en arpentant la salle de sport, elle a commencé à nous expliquer, avec passion, sa vie quotidienne, entre tournage, cross fit et posts Instagram.

De 15 000 à 1,3 million d’abonnés 

A 20 ans, elle débute la musculation à Montréal où elle part faire ses études. C’est un renouveau pour cette étudiante atteinte d’anorexie. Depuis ce jour-là, la salle… ou plutôt « le temple », a toujours fait partie de sa vie.

De retour en France, elle continue ses entraînements. La musculation devient une passion. Loin de s’arrêter, cette compétitrice s’attaque à la préparation du Natural fitness show qu’elle remporte en 2017. La même année, Justine se lance dans le concours Miss Inshape, organisé par le Youtubeur Tibo Inshape. Ce toulousain est la star européenne des youtubeurs de fitness avec 6 millions d’abonnés.

Jujufitcats remporte l’élection avec 83.9% des voix ! C’est à ce moment-là que tout bascule. « J’ai gagné 100.000 abonnés en une journée ! » raconte Justine.

Alors qu’elle s’était lancée dans ce concours sur « un coup de tête », cela va devenir le point de départ de sa carrière de youtubeuse. Sous la demande de ses nouveaux abonnés, elle se lance dans la réalisation de vidéo en ligne.

Jujufitcats imagine alors, une chaîne YouTube « sans tabou » qui parle de sport (évidemment) mais aussi de développement personnel et de nutrition. Le tout accompagné d’une bonne dose d’humour.

Aujourd’hui à 24 ans, la jeune femme originaire de l’Essonne, compte 1,3 million d’abonnés et plus de 100 millions de vues. Et s’épanouie dans le Tarn, avec son compagnon…Tibo Inshape.

En travaillant pour YouTube on finit par vivre YouTube

Plus qu’un métier, un mode de vie. C’est une passion dévorante qui demande de la rigueur et énormément de travail. Exemple avec une vidéo où l’on voit Justine faire l’examen d’entrée chez les sapeurs-pompiers. Pour réaliser la vidéo, il a fallu 2 jours de tournage et 2 semaines de montage.

Quand on est youtubeuse il n’y a pas un seul moment où le travail n’entre pas en ligne de compte. « Les abonnés attendent leurs posts tous les jours. Si je n’en envoie pas pendant une journée ils s’inquiètent. J’ai déjà reçu des messages me demandant si j’allais bien » .

« Je reçois beaucoup d’amour et d’encouragement de la part de ma communauté qui est formidable. Ce n’est pas un problème pour moi d’être reconnue j’adore aller à leur rencontre, mais je n’aime pas monopoliser l’attention quand ce n’est pas moi quoi doit être mise à l’honneur » poursuit la youtubeuse.

Mais cet afflux d’amour et de reconnaissance est indissociable de ses inconvénients. Adieu les soirées intimes au cinéma et adieu l’anonymat lors d’un baptême en famille. Pourtant Justine refuse que sa popularité soit un frein à sa vie. « Il était indispensable que je continue à sortir et à voir ma famille » explique Justine.

Malgré tout, Juju reste « spontanée« , c’est son maître mot. Un moyen de ne jamais être à court d’idées et aussi la recette de son succès. La communauté s’est attachée à la Juju naturelle et pétillante capable de poster une photo d’elle sur les toilettes par exemple. « Je ne prépare jamais mes textes à l’avance dans les vidéos, sauf dans celles où j’essaie d’expliquer des termes techniques car je dois rendre le vocabulaire accessible à tous ».

© Jujufitcats – avril 2019

Elle a toujours paru à l’aise face à la caméra

L’exposition publique n’a pas complexé Justine, au contraire elle se sent plus forte. « Chez moi cette exposition a eu un effet bénéfique, je dois tenir le coup pour mes abonnés, je suis devenue un exemple alors je n’ai pas le droit de flancher« .

Cette expérience professionnelle est un nouveau défi que cette compétitrice remporte haut la main. A travers ses vidéos, elle transmet des valeurs, qui lui tiennent beaucoup à cœur comme : rester soit même et surtout s’aimer tel que l’on est. Des qualités qui correspondent tout à fait à sa ligne éditoriale sportive et à sa personnalité franche et naturelle.

Et à part YouTube ?

Si sa carrière devait s’arrêter un jour, Justine souhaiterait ouvrir un restaurant de recettes Healthy.

Justine s’emploie régulièrement à la cuisine avec des recettes fit et gourmandes qu’elle partage dans ses vidéos. D’ailleurs son livre de recette sera publié en septembre 2019.

>>> Pour continuer à découvrir Jujufitcats : Sa chaîne YouTube

Sarah Marty

11 Mar

Recrutement sportif : une startup d’Albi lance un « LinkedIn » du rugby

Imaginez un réseau social qui permet à tous les sportifs de se faire connaître afin d’être repérer par un club ou par un agent. C’est l’idée de « myRookie » crée à Albi, par un ancien joueur de rugby à XIII. Un « LinkedIn » dédié au rugby avant de s’ouvrir à d’autres disciplines.

© MyRookie

« C’est une application pour révéler les grands rugbymen de demain » résume en quelques mots Eric Anselme, le fondateur de myRookie

Ancien joueur de rugby à XIII reconverti en entraîneur, il lance aujourd’hui un « LinkedIn  » dédié au rugby.

« myRookie est un réseau social dédié au recrutement sportif en France et à l’International » poursuit son concepteur. « Un joueur ou un entraîneur peut chercher un club (et inversement). Un club peut solliciter un entraîneur ou un kiné, etc… (..). L’idée est de faciliter les mises en relation en créant une véritable communauté sportive en ligne« .

« myRookie bouscule les lignes du recrutement sportif » affirme Eric Anselme qui souhaite donner à tous, les mêmes chances de visibilité et de réussite.

D’ailleurs, le concept est né de sa propre expérience professionnelle.

« Quand j’étais un jeune joueur, mon rêve était de décrocher un contrat avec un club anglais ou australien, or cela restait pour moi une espèce d’idéal impossible à atteindre. La cause ? Une absence patente de visibilité » raconte-t-il. Le déclic viendra en 2014 lorsqu’Eric Anselme est entraîneur de l’équipe de rugby à XIII d’Albi. « Je me suis retrouvé soudainement avec 4 départs. J’ai eu beaucoup de difficultés à recruter« .

Devenir un LinkedIn du sport

Lancé en février 2018, myRookie revendique 1000 utilisateurs issus de 14 pays. Plusieurs clubs ont également « adopté l’application dont le Stade Toulousain, Leeds Rhinos, les Dragons Catalans ou le Toulouse Olympique » précise le fondateur.

L’utilisation est gratuite pour les joueurs mais devient payante pour les agents sportifs. Un profil Premium (comme sur LinkedIn) est également proposé pour optimiser sa visibilité.

A terme, la start-up basée à Albi, espère s’ouvrir à d’autres disciplines comme le basket ou le football.

>> Reportage TV de France 3 Tarn (Auriane Duffaud et Valérian Morzadec) : 

>> Plus d’info sur : myrookie.io

Julien Leroy

10 Mar

Où se balader dans le Tarn ? le site « 81rando » propose plus de 8800 km de randonnée

Envie de randonner dans le Tarn ? Le site web « 81rando » va devenir votre compagnon de route. Alimenté par un randonneur passionné de 62 ans, il propose plus de 660 itinéraires balisés.

© Philippe Turpin / MaxPPP

« 81rando est un site pour les randonneurs dans le Tarn » résume en quelques mots Michel Delpech, son fondateur.

Ce retraité de 62 ans est un mordu de la randonnée pédestre depuis des décennies.

Alors, il a eu l’idée de cartographier tous les itinéraires de randonnée du Tarn et des communes voisines.

Ouvert en mars 2018, « 81rando » propose aujourd’hui 655 itinéraires, soit plus de 8800 km. Pour chaque parcours, vous pouvez télécharger, librement, la fiche informative accompagnée des cartes Google Maps et IGNrando.

Ce site web est une véritable bible des randonnées tarnaises.

« 81rando n’est pas un site officiel. Il est le fruit d’une initiative individuelle » précise Michel Delpech. « Il rend, à sa manière, hommage à tout le travail mis en œuvre (..) par le Conseil départemental du Tarn qui anime depuis longtemps une dynamique autour de la qualité des itinéraires de randonnée pédestre ».

>>> Site web : www.81rando.fr

Julien Leroy

28 Jan

Albi : créer un jeu vidéo en 48 heures

Créer un jeu vidéo en 48 heures. C’est le défi du Global Game Jam qui a réuni plus de 40.000 gamers à travers le monde, ce samedi 26 et dimanche 27 janvier. A Albi, 80 passionnés se sont prêtés au jeu. Reportage.

© France 3 Tarn

Depuis 10 ans, Le Global Game Jam (ou GGJ) est un challenge mondial qui consiste à créer un jeu vidéo en 48 heures à partir d’un thème imposé. Il s’agit du plan hackathon de gameurs au monde. 

L’édition 2019 s’est déroulé ce week-end, les 26 et 27 janvier. 40.000 passionnés et professionnels de 108 pays étaient derrières leurs écrans. Cette année, le thème était « what’s home mean to you » (« Que signifie la maison pour vous ? »). 

A Albi, 80 gameurs se sont prêtés au jeu.

Une de nos équipes de France 3 Tarn (Saloua Taourda et Véronique Galy) a pu suivre ce défi :

Julien Leroy

23 Juin

Albi a (désormais) son salon geek

Après Toulouse, Tarbes, Muret ou Onet-le-Château,… Albi accueille sa convention geek. La première édition du Albi Geek Celebration se déroule ce samedi 23 et dimanche 24 juin au parc des expositions. 3000 personnes sont attendues.

© Tim Somerset /Maxppp

Voici un nouveau rendez-vous pour les passionnés de la culture geek de Midi-Pyrénées.

La capitale du Tarn organise, ce samedi 23 et dimanche 24 juin, la première édition de l’Albi Geek Celebration.

Au programme : compétitions de jeux vidéo, conférences de youtubeurs, comédiens et artistes, concours de cosplay et une trentaine d’exposants.

Du côté des invités, les visiteurs pourront rencontrer notamment Philippe Ariotti (l’une des voix françaises des Dragon Ball Z), Françoise Cadol (qui double Lara Croft de Tom Raider) et les youtubeurs Frigiel, Franck et Hugo du Tatou.

Ce salon est organisé par Albi Expo et l’Association Joystick. Cette dernière organise déjà le Tarbes Geek Festival. Elle espère ainsi que cette nouvelle édition tarnaise rencontre le même succès. 3000 personnes sont attendus au parc des expositions d’Albi. 

Notons que le département du Tarn est désormais bien doté de festivals sur la culture geek avec les conventions de Mazamet et Castres.

>>> Plus d’info sur albigeekcelebration.com

Julien Leroy

03 Oct

Des Tarnais lancent une nouvelle monnaie numérique et nationale : COOPEK

Exclusif. Des Tarnais lancent ce lundi 3 octobre, une monnaie 100% numérique baptisée « COOPEK ». L’objectif est de créer une économie complémentaire sans spéculation et plus durable en France. Présentation de ce nouveau venu dans le secteur de la Fintech.

© Coopek

© Coopek

Créer une nouvelle monnaie en France. C’est le rêve d’une équipe réunie autour de Gérard Poujade, le maire du Séquestre dans le Tarn. Comme pour l’euro, le COOPEK « est une monnaie d’échange ou de consommation et un outil d’investissement » expliquent-ils.

D’ailleurs, 1 Coopek vaut exactement 1 euro. Mais cette monnaie se veut différente. Elle « n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable« . En effet, ses fondateurs veulent lancer une monnaie complémentaire « sans commission, ni intérêt, ni placement à terme ».

Entièrement numérique, Coopek vise ainsi à « repenser notre économie » afin de rendre cette dernière « Sans spéculation (..), plus juste, plus respectueuse de l’environnement et moteur d’une société plus durable » expliquent les Tarnais.

COOPEK n’a pas vocation à remplacer le système actuel mais bien à apporter un système complémentaire qui profite aux plus engagés pour un développement plus durable et une société plus équitable – expliquent Gérard Poujade, co-fondateur

« 98% de la monnaie existante dans le monde servent aux échanges boursiers ou financiers. Donc, seulement 2% serviraient à l’économie réelle, celle des flux de produits et de services ! La raison voudrait que tout cela s’arrête. Une raison plus grande encore consiste à imaginer des solutions alternatives et complémentaires » précise Gérard Poujade.

Coopek marche ainsi chez des commerçants, des associations ou des entreprises partenaires. Mais la coopérative SCIC SA COOPEK, créée pour gérer le dispositif, propose également d’autres services financiers. Par exemple, il sera possible de souscrire à un « Crédit COOPEK inter-entreprise à taux 0% orienté vers des investissements durables » (..) et à fort impact societal« .

Parallèlement, lorsque vous échangerez des euros avec des Coopek, 5% de la transaction sera offert à des associations à but non lucratif. « Chaque citoyen est aKteur du changement en choisissant le projet qu’il souhaite financer » détaille l’équipe tarnaise. La mission « est d’amener le plus grand nombre aux valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire » conclut-elle.

Ouverts à tous (particuliers, associations, collectivités et entreprises), comptez entre 70 et 150 € de frais pour se lancer dans cette aventure solidaire. « Les frais de gestion sont fixes et assez faibles pour rendre la monnaie accessible au plus grand nombre. La monnaie COOPEK s’utilise comme un moyen de paiement électronique » détail le co-fondateur Gérard Poujade. L’utilisateur possède ensuite un compte en ligne et une carte de paiement sans contact.

Les concepteurs Tarnais se donnent 4 ans pour imposer leur modelée économique. « D’ici 2020, les objectifs sont 15 millions de Coopek mis en circulation, 200 aktiveurs, 15 000 entreprises et associations et 50 000 particuliers ».

Une monnaie à la fois pour consommer et pour investir

Le dispositif est séduisant même s’il est difficile de dire à ce jour, le véritable impact sur notre vie quotidienne.

Par ailleurs, des monnaies similaires ont déjà vues le jour ces dernières années en Occitanie ou dans le monde : Sol Violette, la monnaie locale et citoyenne de Toulouse ou le célèbre Bitcoin qui se veut également un système économique sans aucune autorité centrale.

Cependant, « Coopek est d’abord une monnaie nationale et non locale. Ensuite, c’est une monnaie de consommation mais aussi des crédits pour financer la transition énergétique,carbone, alimentaire,sociale«  précise Gérard Poujade. « Nous nous rapprochons du modèle du WIR en Suisse mais nous les seuls en France« . Une belle initiative à suivre.

>> Reportage de France 3 Tarn du 3 octobre 2016 (Nicolas Bonduelle et Nathalis Fournis) :


La monnaire numérique COOPEK


>> Plus d’info sur le site officiel : 
www.coopek.fr

Julien Leroy