10 Avr

Montres connectées : l’Apple Watch en précommande, ok… Mais quid de la concurrence ?

L Apple Watch va débarquer dans un marché déjà bien occupé par ses concurrents.

L’Apple Watch va débarquer dans un marché déjà bien occupé par ses concurrents.

Ok, la montre d’Apple, la fameuse Apple Watch que beaucoup appelaient encore l’iWatch avant que Tim Cook prenne tout le monde de court avec ce nom, l’Apple Watch donc, était attendue depuis des années et est enfin visible, essayable, bref… disponible en précommande dans les Apple Store et dans un Shop in Shop de prestige aux Galeries Lafayette avant sa commercialisation officielle le 24 avril prochain. Hourra ? Oui, mais avec un bémol tout de même… Car même si le travail d’Apple pour sortir sa montre connectée a été remarquable tant en terme d’innovation et de qualité de finition, ce nouveau produit connecté que la pomme a développé se paie au prix fort (de 399 euros à 18 000 euros en France). Et si elle offre un sacré coup de projecteur sur le marché émergeant des montres connectée avec la couverture mondiale qui est consacrée à sa sortie, ce sont aussi ses petits concurrents qui vont en profiter. Car tous les consommateurs n’ont pas forcément envie de craquer 400 euros pour une montre, aussi révolutionnaire soit-elle, surtout que cette dernière, ne l’oublions pas, fonctionne exclusivement avec un iPhone (à partir de l’iPhone 5). Enfin, certains ne croquent pas la pomme, tout simplement.

L'Apple Watch, la montre connectée d'Apple, est disponible en trois éditions : Apple Watch  Sport, Apple Watch et Apple Watch Edition

Attirés tout de même par le concept de montre connectée, ceux là se porteront sur la concurrence. Une concurrence qui n’est pas en reste et qui n’a pas attendu Apple car, une fois n’est pas coutume, la firme de Cupertino n’a pas été précurseur en ce domaine. Et ses concurrents high tech historiques, Samsung, Sony et LG en tête, proposent des produits intéressants… On fait le point sur les concurrents…

La Samsung Gear Live.

La dernière montre connectée de Samsung, la Gear Live, sort en même temps que le Samsung S6.

La dernière montre connectée de Samsung, la Gear Live, sort en même temps que le Samsung S6.

La Gear Live, la montre connectée du géant sud-coréen est aussi mise en avant ce vendredi 10 avril, puisqu’elle est proposée en pack avec le nouveau smartphone de la marque, le Samsung S6, commercialisé le même jour que l’ouverture des précommandes de l’Apple Watch. Coïncidence ? Que nenni… Celui qui peut attirer la couverture à lui… A côté du S6, Samsung dispose pour sa montre d’une belle vitrine. La Gear Live, proposée à 179€, est sous Android Wear et résistante à l’eau et à la poussière. Pratique si vous souhaitez emmener votre précieuse à la plage. Quoi d’autre au programme ? Reconnaissance vocale et assistant « Google Now », cardio-fréquencemètre,  capacité de stockage de 4Go… Bref, beaucoup de choses et un bon rapport qualité/prix.

La LG G Watch R

La LG Watch R.

La LG Watch R.

Elle a été présentée à l’IFA de Berlin, en septembre 2014. Egalement sous Adroid Wear, la LG Watch R a surpris par sa forme circulaire. On aime ou on aime pas, mais elles n’étaient pas beaucoup, les montres connectées, à adopter cette forme là. Maintenant on trouve aussi Motorola et Withings (voir ci dessous). A noter pour la LG Watch R un écran Poled qui offre de belles couleurs et une belle définition. C’est sans doute la montre connectée au look le plus sportif. Très masculin. Podomètre, cardio-fréquencemètre, bluetooth… On regrette qu’elle n’ai pas de capteur de luminosité. Comme la Gear Live de Samsung, elle répond à la norme IP 67 et résiste donc à l’eau et à la poussière. On la trouve aujourd’hui autour de 209€.

La Motorola Moto 360

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La Motorola Moto 360.

 

Aussi ronde que la LG Watch R, la Motorola Moto 360 propose un design plus sage. plus classique… On apprécie son bracelet en cuir et son verre doté d’une efficace protection contre les rayures du quotidien. En revanche, un point noir pour l’autonomie, en deça de ses concurrente et qui ne dépasse pas une journée. Il faudra donc la recharger chaque soir. Pas évident quand on est en voyage ou en vadrouille. C’est un des défauts notoires de toutes les montres connectées, mais il est ici plus visible qu’ailleurs. Mais avouons-le, la montre est élégante et son look qui se rapproche des montres classiques a séduit beaucoup de consommateurs.

 La Sony Smartwatch 3

La Sony Smartwatch 3.

La Sony Smartwatch 3.

Troisième génération de montre connectée pour le fabriquant japonais, la Sony Smartwatch 3 connaît un vif succès auprès des sportifs qui souhaitent suivre leur activité. Point fort : son autonomie. Elle atteint deux jours. Au dessus donc de la moyenne de l’ensemble des montres connectées. Autre avantage, elle est certifiée norme IP 68, ce qui veut dire qu’elle est résistante à l’eau et à la poussière, mais peut aussi être plongée dans l’eau à un profondeur maximale d’un mètre pendant 30 minutes. On regrette par contre qu’il n’y ait pas de cardio-fréquancemètre et un design un peu brut. Sans quoi, la montre aurait fait un quasi sans faute, puisqu’elle intègre aussi un GPS pour permettre à celui qui la porte de suivre ses déplacements. Elle est affichée à 189€ dans de nombreuses boutiques aujourd’hui. Bien en dessous des 230 € que Sony réclamait à sa sortie.

L’Asus ZenWatch

L'Asus ZenWatch.

L’Asus ZenWatch.

Pour un premier jet, Asus a frappé fort avec sa ZenWatch. Les matériaux utilisé sont nobles et bien assemblés : du véritable cuir pour son bracelet, un cadran en métal brossé, des ajustements parfaits… Même si elle s’affiche à un tarif légèrement plus élevé que la concurrence (219€), elle semble bien armée pour lutter contre ses rivales. Malheureusement, c’est du côté de l’autonomie que l’on voit apparaître quelque faiblesse. Aussi, ne la trempez pas dans l’eau, elle n’en supportera que les éclaboussures. En revanche, bon point pour l’écran AMOLED de bonne qualité et la finesse du boîtier : seulement 7,6mm de hauteur.

La Withings Activité

La Withings Activité.

La Withings Activité.

Nous l’avons intégrée dans notre sélection, même si elle n’est pas véritablement une montre connectée, mais plutôt un montre dotée d’un traqueur d’activité. Pour son Activité,  Withings a fait appel au savoir-faire suisse. Cuir, verre saphir, cadran étanche… L’Activité ne dispose pas d’écran LCD mais d’aiguilles, pas de batterie lithium à recharger tous les soirs mais d’une pile tout ce qu’il y a de classique à remplacer tous les six mois. Un parti pris totalement différent des autres modèles exposés plus hauts, mais qui suit la lignée des produits Withings, spécialisé dans lest produits connectés pour la santé. Si la Withings Activité vous semble un peu chère (390€), vous pourrez optez pour sa petite soeur, l’Activité Pop à 149,95€. Cette dernière n’est malheureusement plus du tout Swiss Made mais plutôt Made in China… Mais conserve toutes les fonctionnalités de l’Activité originale. Bref, de jolies montres avec un excellent traqueur d’activité relié avec votre smartphone via l’application dédiée…

04 Déc

Free casse les prix de la 4G, faut-il pour autant s’abonner ?

L’espace abonné du Free Center parisien, à proximité de la place de la Madeleine, dans le 8e arrondissement de la capitale. © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

L’offre est alléchante sur le papier : 20 Go de données en 4G pour le même prix qu’un abonnement 3G, à savoir moins de 20 euros, c’est osé. Orange, SFR et Bouygues, qui ont lancé la bataille de la 4e génération début octobre, sont prévenus : Free qui a tardé à entrer dans la danse ne veut pas jouer les seconds rôles…

L’opérateur le montre d’entrée avec une offre qui a pris le monde de la téléphonie de court : contre 19,99€ (15,99€ pour les abonnés Freebox); Iliad, la maison mère de Free, rend la technologie de la 4G accessible à tous. Ou au moins en fait la promesse. Car c’est là que ça risque de couper… Si Free a peut être tout compris en terme de marketing et en cassant les prix d’un marché qui avait tendance à prendre les consommateurs pour des vaches à lait (A près de 20€, Free diviserait ainsi jusqu’à cinq la facture pour les consommateurs), il faut tout de même avoir un réseau d’une densité qui permette de l’utiliser. Et oui, c’est bien d’avoir les clés d’une Porsche, mais vaut mieux avoir de l’essence dans le réservoir.

Free ne couvre en effet que 25% de la population française en 4G. Soit 700 antennes sur tout le territoire là où il en faudrait déjà 500 pour couvrir correctement la capitale. Intox alors ? Free prévient déjà que le réseau est en cours de déploiement et qu’il « va rapidement croître avec la mise en place de plusieurs centaines de nouveaux sites 4G dans les prochaines semaines ». Dans les prochains mois serait sans doute plus juste.

Mais alors pourquoi lancer une telle offre maintenant alors que le réseau ne semble pas encore vraiment prêt ? Simplement parce que Noël est une des période les plus propices au renouvellement de portables et au changement de formules d’abonnement. Or Free ne pouvait sans doute pas rester plus longtemps à regarder les usagers opter pour des abonnements 4G chez la concurrence. Pour freiner l’exode, rien de tel qu’une annonce comme celle-ci. Avec le bémol pour ceux qui seront d’emblée séduit, de mettre à rude épreuve leur patience afin de profiter de façon optimum de la qualité d’un service balbutiant.

Qui sortira gagnant alors ? Eh bien au final, c’est vous, consommateur ! Et c’est peut-être là le coup de force de Free qui, en arrivant sur le marché de la téléphonie mobile, renouvelle la révolution qu’il avait initiée en débarquant sur Internet : on casse les prix en en proposant toujours plus, là où tous les concurrents avaient pris l’habitude de surfacturer sans état d’âme le moindre service. Et se sont retrouvés contraints de devoir s’aligner… Sous peine de vous voir fuir et, in fine, pour le plus grand bonheur de votre portefeuille.>