21 Nov

Protection des affleurements rocheux : environnement et agriculture ont trouvé un accord

Affleurements rocheux à Laviron. photo DDT.

C’est assez rare pour être souligné. Dans le Doubs, défenseurs de l’environnement et agriculteurs, sous la houlette des services de l’Etat, sont parvenus à un accord pour préserver une des spécificités du massif jurassien, les affleurements rocheux. Deux ans et demi après la polémique autour de l’usage du casse-cailloux l’heure est au dialogue et au pragmatisme. Désormais, il faut faire une demande préalable à la Direction des Territoires, DDT, avant toute « destruction d’éléments rocheux ». Un premier pas avant la prochaine mise en place  d’arrêtés préfectoraux de protection de ces habitats naturels.

Conférence de presse en préfecture du Doubs .

L’image peut paraître anodine mais, en réalité, elle est forte et symbolise tout le chemin parcouru. Ce jeudi 21 novembre 2019, les représentants des agriculteurs du Doubs, les porte-parole du Collectif pour les paysages du massif jurassien,* le Conservatoire botanique national de Franche-Comté étaient assis autour d’une même table pour « communiquer » ensemble sur cet « outil de paix social », selon l’expression de Gilles Benest de France Nature Environnement 25-90. A leur côté, Joël Mathurin, le préfet du Doubs, Christian Schwartz et Ludovic Paul, les responsables de la DDT qui ont oeuvré à l’émergence de cette « intelligence collective » et Béatrix Loizon, conseillère départementale du Conseil départemental du Doubs.

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16 Juil

Les nouvelles règles de l’AOC comté : « On ne sauvera pas les rivières si on ne sauve pas le comté »

Les prairies, un enjeu pour la biodiversité

Défenseurs des rivières et producteurs de comté regardent dans la même direction mais n’avancent pas au même pas. Le 28 juin dernier, le CIGC le Comité Interprofessionnel de Gestion du Comté, a présenté le futur cahier des charges du Comté. Deux semaines plus tôt, SOS Loue et rivières comtoises proposaient 12 mesures pour produire du comté tout en respectant les rivières.

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06 Mar

Réchauffement climatique : un effet d’aubaine pour les rivières comtoises ?

Gaec de la Vuillaumière à Remoray-Boujeons.

Dans dix ans, le climat de la Franche-Comté correspondra à celui de Lyon actuellement. Une mauvaise nouvelle pour les truites des rivières comtoises qui ne supportent pas d’évoluer dans des eaux de plus en plus chaudes. Mais, ce réchauffement climatique pourrait avoir une conséquence inattendue pour la santé des rivières comtoises. Pour faire face à l’intensification des épisodes de sécheresse, les agriculteurs de la filière AOP comté pourraient être amenés à faire évoluer leurs pratiques. Autre évolution possible, la restauration des cours d’eau afin de mieux préserver les ressources en eau. 

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05 Oct

De l’usage du glyphosate en zone comté : témoignages d’agriculteurs

Champ passé au glyphosate et champ labouré

L’avenir du glyphosate pourrait se jouer en ce moment à Bruxelles. Cet herbicide, le plus répandu dans le monde, sera-t-il à terme interdit ? Le renouvellement de la licence en Europe du glyphosate, accusé de provoquer le cancer, fait l’objet d’une féroce bataille à Bruxelles avant que l’autorisation actuelle ne s’achève fin décembre. En Franche-Comté,et en particulier dans la filière comté, ce débat est suivi de près. Actuellement, la filière est en pleine négociation pour la rédaction d’un nouveau cahier des charges. Le président du CIGC, Comité Interprofessionnel de Gestion du Comté, Claude Vermot-Desroches, estime que son utilisation devrait être bannie dans le nouveau cahier des charges.

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13 Juil

Le casse-cailloux, les rivières et le comté

pbmatique casse cailloux

Aujourd’hui, « casse-cailloux » est un mot clivant. Dans le massif jurassien, le casse-cailloux est au cœur d’une confrontation entre agriculteurs et environnementalistes. D’ici peu, cette opposition pourrait évoluer en discussion pour aboutir à un consensus . Le casse-cailloux est un engin capable de casser de la pierre et ainsi de remodeler les paysages du massif jurassien. Pour les agriculteurs, cela leur permet de regagner du terrain et de passer leurs tracteurs. Pour les environnementalistes, c’est une atteinte grave à l’environnement.

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22 Juin

La nuit de l’agroécologie dans les vallées de la Loue et du Lison

Les prairies, un enjeu pour la biodiversité

Les prairies, un enjeu pour la biodiversité

Les habitants des vallées de la Loue et du Lison vivent dans un territoire exceptionnel : des rivières, des cascades, des paysages et des hommes qui veulent vivre de leurs activités.  Le tout est de construire un juste équilibre entre les enjeux économiques et environnementaux. Un exercice délicat.

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20 Avr

TF1 filme la vallée de la Loue et les tableaux de Courbet

C’était le zoom du journal de 13 heures de ce dimanche. Un spécial jura franco-suisse. Horlogerie, absinthe, comté, la trilogie a bien été respecté. Comme nous vous l’avions fait lors d’une page été tournée en 2012,  l’équipe de TF1 a demandé à Pascal Reilé, le créateur des sentiers Courbet de l’emmener  sur les traces du maître d’Ornans. En ce week-end pascal, voici un partage cathodique oecuménique !

 

Pour regarder les autres reportages de ce zoom sur le Jura franco-Suisse, voici la page de TF1. Dommage, que le lien entre activités humaines et dégradations de la qualité des eaux de la Loue (si chère au coeur de Gustave Courbet)  et des autres rivières de ce milieu karstique n’ait pas été mentionné…

Isabelle Brunnarius
isabelle.brunnarius@francetv.fr

25 Nov

Le pissenlit, le faux-ami de la vallée de la Loue

Une prairie avec pissenlits dite eutrophe. Photo : Remi Collaud

Une prairie avec pissenlits dite eutrophe. Photo : Remi Collaud

Apprendre à observer la flore des prairies du bassin versant de la Loue est instructif. Lors des rencontres organisées à l’occasion de la venue de l’expert européen pour le dossier de la protection de l’Apron, le botaniste Julien Guyonneau, botaniste au Conservatoire botanique national de Franche-Comté, a présenté une étude particulièrement utile pour l’avenir de la Loue et de son bassin versant.

La conclusion de cette étude reprenant les travaux existants est préoccupante : La flore s’appauvrie dans certaines parties du bassin versant en raison d’une agriculture trop intensive (trop d’engrais, fauches trop fréquentes..). « Cet appauvrissement fait mentir la publicité qui annonce 576 plantes variées dans les prairies à comté » regrette le botaniste. Autrement dit, des prairies en zone AOC ne sont,  aujourd’hui,pas souvent plus différentes que celles que l’on peut trouver en Haute-Saône. Ces études sur la flore établissent clairement le trop plein de nutriments versés dans les prairies qui se retrouvent ensuite dans le sous-sol karstique puis dans la Loue.

L’intensification des pratiques agricoles en zone AOP Comté pénalise non seulement la qualité de l’eau de la Loue mais risque de scier la branche sur laquelle les producteurs de Comté sont assis. Une réflexion utile alors que la libéralisation des quotas est prévue à partir de 2016.

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