16 Avr

Le sex-toy connecté breton a besoin de vous (et de liquide)

Littlebird, le sextoy connecté

C’est le projet original et tout ce qu’il y a de sérieux d’une start-up bretonne: connecter le Littlebird à des nouvelles érotiques. Le projet a séduit des éditeurs, le prototype a été fièrement exposé lors de l’assemblée général du technopôle Brest Iroise, mais il a encore besoin de l’appui du public. Il lui reste  une poignée d’heures pour atteindre son objectif sur la plateforme de crowdfunding Indigogo. Continuer la lecture

03 Fév

Un magnat de l’énergie renouvelable devient l’homme le plus riche de Chine

Ce n’est plus le fondateur du géant du commerce électronique Alibaba, Jack Ma, qui est l’homme le plus riche de Chine. C’est Li Hejun, fondateur et président de Hanergy, qui a vu sa fortune tripler en une année. C’est le rapport Hurun sur les richesses qui l’indique, calculant une fortune de 26 milliards de dollars pour Li. Continuer la lecture

12 Jan

Ecosolar Breizh, voiture 100% solaire, 100% communicante et 100% bretonne, au défi à Abu Dhabi

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C’est bientôt le grand jour. Et espérons-le le grand soleil. Ecosolar Breizh va s’aligner sur le circuit Yasmarina d’Abu Dhabi pour le défi « Solar Racing Challenge ». Un rallye de 4 jours dans les Emirats Arabes Unis d’une vingatine de voitures solaires; Dont HEOL, le prototype de l’équipe briochine de Solar Breizh.

HEOL, comme son nom l’indique, est solaire. mais le fait qu’elle soit bardée de panneau ne suffit pas. Pour que le solaire soit une alternative crédible aux énergies fossiles, il faut également consommer peu. Très peu. Aussi peu qu’un chameau dans le désert, penseront les ingénieurs à l’origine de ce projet à ‘intersection entre le milieu universitaire et les entreprises.

Ainsi, outre ses 391 cellules photovoltaïques, le prototype HEOL est tout en aérodynamisme. Capable de rouler à 100 km/h avec la consommation d’un sèche-cheveu. Depuis le premier prototype, qui a fait son premier rallye « solaire » dans le bush australien, HEOL a fait une cure minceur en gagnant 15 kilos, et s’est amélioré en se mettant à la disposition de la R&D de la région. Optimisation énergétique, pilotage des moteurs électriques, procédés communicants, « c’est aussi une vitrine de leurs savoir-faire technologiques. Nous fonctionnons en open-innovation. Le projet n’est donc pas soumis à confidentialité« , expliquait Jean-Luc Fleureau, l’un des fondateurs de l »association, en janvier dernier.

 

Exemple: les rétroviseurs. ceux des voitures classiques, à l’extérieur, sont une source de frottement et donc de perte d’énergie. Et distraient les conducteurs de ce qu’ils se passe devant eux. Sur HEOL, cela devient une vision arrière assistée autonome et intelligente. Une camera dont la vision est téléportée sur le devant et qui prévient des dangers.

Et pour que la panoplie soit parfaite, HEOL est connectée. Le tableau de bord est tactile et les informations prodiguées sont également communiquées par bluetooth. Le pilote « peut actionner les feus de route et de croisement, les clignotants, les warnings et surtout connaître sa vitesse réelle. Il reçoit également des informations via les calculateurs, telles que les courants des batteries, leurs charges et tensions, la température et l’intensité des panneaux solaires. Le pilote est même en mesure d’enclencher le régulateur de vitesse afin d’optimiser l’énergie utilisée » explique Mélanie Dumast, l’étudiante en licence pro Systèmes Automatisés Réseaux Industriels à l’Université de Brest, qui l’a mis au point.

LeAbu Dhabi Solar Challenge 2015 est à suivre via le compte Twitter d’@ecosolarbreizh, très actif, entre le 16 et le 19 janvier. A voir bientôt dans le 19/20.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 Déc

Le Vélomnibus: 12 pédaleurs et trois innovations pour se déplacer autrement

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C’est au départ l’idée d’une bande de copains, cinq familles qui veulent faire vivre à leurs enfants « autre chose que la télé« , et qui voulaient bricoler « un truc à la C’est pas sorcier« . Le Vélomnibus 1.0 naît à Lyon en 2007.

Huit ans plus tard, le projet de Vélomnibus 3.0 fait l’objet d’une demande de financement participatif sur Ulule à hauteur de 60 000 euros, et est développé par l’un des 5 copains aujourd’hui installé à Pléneuf-Val-André, Philippe Rouyer. Car si un nouveau modèle, mis au point en 2012, ne pesait « que » 700kg, et allait un peu plus vite que son aîné, celui proposé pour 2015 entend allier au moins trois innovations pour investir les marchés de l’événementiel ou celui d’un « tourisme intelligent » qui allie culture et déplacement « soft ».

Surtout, de deux modèles équivalent existant en 2007, littéralement des « vélos à bière », hollandais et américains, il en existait plus de 15 en 2012. Et la concurrence sur ces usages du « slow life », où l’on se déplace en ville, alliant mobilité douce et convivialité, pourrait se renforcer. Ce type d’engin de déplacement collectif pouvant séduire également des collectivités locales, comme le firent autrefois les calèches dans des lieux de la ville à préserver.

Pour cela, il faut réduire plusieurs équations. D’abord, alléger au maximum. C’est le soucis d’ID Composites à Saint-Brieuc, la plateforme technologique de l’IUT de Saint-Brieuc spécialisée dans les composites et les polymères, qui fournira le châssis. L’objectif est de descendre à 500kg.

Il faudra tout de même déplacer 2 à 2,5 tonnes, en comptant 12 pédaleurs, huit passagers et un pilote. En pédalant, c’est un peu comme s’il fallait tirer cela avec une mobylette.

C’est là qu’intervient une des trois innovation, qui fera l’objet d’un brevet déposé par une start-up franc-comtoise.  Elle améliore un procédé de variateur mécanique existant, le NuVinc HUB, qui renvoie nos dérailleurs aux oubliettes, en promettant une amplitude de 520% et un rendement de 98%. « Il n’y a quasiment pas de perte » explique Philippe Rouyer.

L’autre innovation, c’est sur la production d’électricité: en fait on ne pédale pas pour avancer, mais pour alimenter un petite motorisation, « ensuite un automate gère les différentes vitesses en faisant une moyenne, et redonne la performance et la vitesse à chacun des pédaleurs« , pour qui la sensation est la même qu’un vélo classique. Ainsi, entre l’ado en petite forme, la curieuse distraite et le sportif chevronné, pas de risque de dispute, comme cela peut être le cas en tandem!

Enfin, des tablettes accueillent un contenu multimédia embarqué qui peut se synchroniser avec le circuit. « Nous avons développé un soft pour cela » explique Philippe Rouyer, qui en 2007, faisait partie « des quatre incompétents » qui, avec un ferronnier, sont à l’origine du projet. Aujourd’hui, il a fait de Vélomnibus son activité principale.

08 Déc

En Bretagne, on imprime son sabre laser Star Wars episode VII en 3D

Le sabre laser en kit

Le sabre laser en kit

Que la force de l’impression 3D soit avec vous. L’info à fait le tour de la toile et des réseaux: on peut imprimer en 3D le sabre laser de Star Wars episode VII. L’objet culte est proposé par une entreprise installée à Saint-Malo, le Fab Shop, qui fait ici un coup de com’ international et a déposé les plans 3D sur le site spécialisé Thingiverse.

Embout de tuyau d’arrosage, tire-bouchon, vous pourrez enfin tester l’utilité réelle de ce sabre dont la forme à surpris bon nombre de fans. Mais là n’est pas l’intérêt de ce post.

C’est l’occasion en effet de donner un coup de projecteur sur cette entreprise, titulaire de la licence Markerbot, une des imprimantes 3D fiables et accessibles du marché. Le Fabshop a un bureau à Paris, son siège à Saint-Méloir-des-Ondes et a créé, en un peu plus d’un an, une quinzaine d’emplois. Ce n’est déjà pas rien. Autre corde à son arc, la licence de la Maker Faire en France. Un événement mondial du Do It Yourself organisé par la revue américaine « Make », et qui fait des petits (sous licence, donc), un peu partout. Le Fab Shop en a organisé un à Saint-Malo en avril 2015, à Paris en 2014 et remet ça en 2015 avec encore plus d’espace d’exposition.

C’est le signe qu’en quelques années l’impression 3D est passé du stade de la curiosité d’une poignée de geeks à celui d’un business, fût-il celui d’une niche pour l’instant.

Au Paris Maker Faire j’avais en effet été impressionné, c’est le cas de le dire, par le nombre d’exposants proposant ainsi un catalogue d’objets à imprimer, et un service de design personnalisé. On parle ici de cadres de tableaux, de figurines, mais aussi d’escarpins ou de mobilier de jardin. Pour les plus mégalo, il y a la possibilité de se passer au scanner 3D afin de pouvoir imprimer son buste. Du meilleur effet sur son bureau.

Le Fabshop est donc sur les starting blocks en attendant le passage de la niche à celui de l’aubaine commerciale. Mais déjà nous pouvons noter que cette activité de l’impression 3D fait vivre une entreprise d’une dizaine de personnes. Ce n’est donc plus un mirage de doux rêveurs.