14 Jan

Un quart des ménages bretons considérés en situation de vulnérabilité énergétique

Photo du tableau d'affichage des prix du carburant prise le 12 août 2005dans une station-service de Caen. Les prix du pétrole avançaient pour le cinquième jour consécutif, le 12 août 2005, se hissant à de nouveaux records après de nouveaux problèmes de raffinage, sur fond de vigueur de la demande et faible croissance de l'offre des producteurs hors Opep.    AFP PHOTO MYCHELE DANIAU

Photo d’un tableau d’affichage des prix du carburant prise le 12 août 2005 MYCHELE DANIAU / AFP

Nous ne sommes pas égaux face à l’énergie. En centre-Bretagne, éloigné des centre urbains et des commerces, les charges de chauffage et de transport pèsent plus qu’ailleurs. Au point de rendre des ménages en situation de vulnérabilité, voire de précarité, énergétique. Avec un impact sur les classes moyennes en cas de hausse brutale de l’énergie. Ce qui rend la transition énergétique et les pratiques de mutualisations indispensables, pour l’environnement mais aussi pour la cohésion sociale. Continuer la lecture

12 Jan

Ecosolar Breizh, voiture 100% solaire, 100% communicante et 100% bretonne, au défi à Abu Dhabi

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C’est bientôt le grand jour. Et espérons-le le grand soleil. Ecosolar Breizh va s’aligner sur le circuit Yasmarina d’Abu Dhabi pour le défi « Solar Racing Challenge ». Un rallye de 4 jours dans les Emirats Arabes Unis d’une vingatine de voitures solaires; Dont HEOL, le prototype de l’équipe briochine de Solar Breizh.

HEOL, comme son nom l’indique, est solaire. mais le fait qu’elle soit bardée de panneau ne suffit pas. Pour que le solaire soit une alternative crédible aux énergies fossiles, il faut également consommer peu. Très peu. Aussi peu qu’un chameau dans le désert, penseront les ingénieurs à l’origine de ce projet à ‘intersection entre le milieu universitaire et les entreprises.

Ainsi, outre ses 391 cellules photovoltaïques, le prototype HEOL est tout en aérodynamisme. Capable de rouler à 100 km/h avec la consommation d’un sèche-cheveu. Depuis le premier prototype, qui a fait son premier rallye « solaire » dans le bush australien, HEOL a fait une cure minceur en gagnant 15 kilos, et s’est amélioré en se mettant à la disposition de la R&D de la région. Optimisation énergétique, pilotage des moteurs électriques, procédés communicants, « c’est aussi une vitrine de leurs savoir-faire technologiques. Nous fonctionnons en open-innovation. Le projet n’est donc pas soumis à confidentialité« , expliquait Jean-Luc Fleureau, l’un des fondateurs de l »association, en janvier dernier.

 

Exemple: les rétroviseurs. ceux des voitures classiques, à l’extérieur, sont une source de frottement et donc de perte d’énergie. Et distraient les conducteurs de ce qu’ils se passe devant eux. Sur HEOL, cela devient une vision arrière assistée autonome et intelligente. Une camera dont la vision est téléportée sur le devant et qui prévient des dangers.

Et pour que la panoplie soit parfaite, HEOL est connectée. Le tableau de bord est tactile et les informations prodiguées sont également communiquées par bluetooth. Le pilote « peut actionner les feus de route et de croisement, les clignotants, les warnings et surtout connaître sa vitesse réelle. Il reçoit également des informations via les calculateurs, telles que les courants des batteries, leurs charges et tensions, la température et l’intensité des panneaux solaires. Le pilote est même en mesure d’enclencher le régulateur de vitesse afin d’optimiser l’énergie utilisée » explique Mélanie Dumast, l’étudiante en licence pro Systèmes Automatisés Réseaux Industriels à l’Université de Brest, qui l’a mis au point.

LeAbu Dhabi Solar Challenge 2015 est à suivre via le compte Twitter d’@ecosolarbreizh, très actif, entre le 16 et le 19 janvier. A voir bientôt dans le 19/20.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 Déc

L’épargne participative: ça démarre fort !

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En investissant votre épargne dans la ferme éolienne de Bignan, vous vous assurez un rendement et participez à la transition énergétique de la Namibie. Cette promesse a été lancée le 10 décembre dernier par Lendosphère, la première plateforme de crowdfunding en prêts rémunérés dédiée à des projets de développement durable. Une promesse en passe d’être tenue, à peine 15 jours après son lancement.

Laure Verhaeghe et Amaury Blais, les fondateurs, ont accueilli le projet d’Innovent qui parmi la dizaine de fermes éoliennes implantées en France, compte celle de Bignan dans le Morbihan.

En récupérant 40 000 euros sur les quelques 800 000 immobilisés dans ce projet démarré en 2009, la société de Villeneuve d’Asc va développer un projet de ferme éolienne en Namibie.

Cette formule a séduit 50 prêteurs. En à peine quinze jours, plus de la moitié de l’objectif était atteint. Les prêteurs signeront un contrat de prêt et verront les mensualités de remboursements assorties d’intérêts.

Un démarrage en trombe qui confirme le succès du financement participatif sous toutes ses formes. Une nouvelle formule verra le jour courant janvier: l’investissement participatif dans l’immobilier, avec Crowdimmo

02 Déc

Hydrolien: les petits cours d’eaux feront-ils de grandes rivières ?

Une petite hydrolienne pour des cours d'eaux de plus de 70cm de profondeur

Une petite hydrolienne pour des cours d’eaux de plus de 70cm de profondeur

C’est le pari de la Région Poitou-Charentes, qui a décidé en septembre de subventionner l’achat d’une hydrolienne destinée aux particuliers, comme le soulignent mes confrères de France 3 Poitou-Charentes. C’est celle de l’entreprise rochelaise Eco.Cinetic, qui a développé et commercialisé les « pico-hydroliennes », de petites hydroliennes destinées aux zones fluviales, aux estuaires et autres cours d’eau mineurs. 

Une subvention allant jusqu’à 7 500 euros pour les quarante premières acquisitions, qui se feront tout de même de 10 à 25 000 euros selon les modèles. Cela vaut pour les particuliers comme pour les collectivités. 

Comme l’Arbre à vent, ces « pico-hydroliennes » sont destinées à exploiter de petits « gisements ». Elles ont utilisable dans tous les cours d’eau disposant d’au moins 70 cm de profondeur d’eau et dont la vitesse moyenne du courant est supérieure a 0,5 m/s. La puissance varie, en fonction du modèle (mono ou bi-turbine) ou des courants, de 100 W à 20 kW, pour un prix de revient du MWh produit situé entre 40 et 150 euros.

Par assemblage, ces « pico-hydroliennes » peuvent générer de plus grandes puissances. Ce sera le cas en avril, où l’entreprise va installer un système au Congo-Brazzaville pour électrifier un village isolé.

Les avancées, qui laissent parfois sceptiques, du petit éolien comme du micro-éolien, vont de pair avec la question du stockage de l’électricité produite. D’où l’intérêt porté à la technologie de l’entreprise Rennaise Ionwatt, issue de l’Université de Rennes 1, qui a conçu et commercialise une nouvelle génération de batteries pour stocker l’électricité. Ionwatt vient en effet de lever 800 000 euros auprès de Ouest-Valorisation pour assurer son développement.

 

 

01 Déc

Ionwatt: la batterie next-génération made in Rennes

François Huber , directeur du développement, Didier Floner, maître de conférences à l’Université de Rennes 1 et inventeur de la technologie, et Florence Geneste, chargée de recherche au CNRS. © Ionwatt

François Huber , directeur du développement, Didier Floner, maître de conférences à l’Université de Rennes 1 et inventeur de la technologie, et Florence Geneste, chargée de recherche au CNRS. © Ionwatt

C’est le fruit de la recherche publique de l’Université de rennes 1: une batterie nouvelle génération qui permet de stocker de l’électricité provenant de l’éolien durant 10 heures, et sans danger. L’équipe de Matière condensée et systèmes électroactifs (Université de Rennes 1/CNRS) de l’Institut des sciences chimiques de Rennes a déposé 4 brevets et développe un savoir-faire confidentiel pour une batterie à électrolyses hautes-performences.

 

L’enjeu: stocker l’énergie éolienne et mettre en oeuvre une gestion intelligente de la ressource en électricité (smart-grid). Un exemple et tout s’éclaire, c’est le cas de la dire. Mon éolienne horizontale, exemple un Arbre à vent, bien intégrée dans son écrin de verdure, a fonctionné toute l’après-midi. Mais c’est cette nuit que j’aurai besoin de chauffer mon chalet. Il me faut une batterie.

Il existe déjà des batteries à électrolytes, mais celle d’Ionwatt présente « des rendements nettement améliorés« , et « utilise des électrolytes qui existent en ressources quasi-illimitées et donc moins sensibles aux fluctuations du marché des matières premières, contrairement aux électrolytes d’origine minière actuellement utilisés » précise un communiqué de Rennes Atalantes.

Ionwatt est soutenu par la satt (Société d’accélération du transfert de technologie) Ouest Valorisation, qui a injecté 800 000 euros pour son développement. Sept emploi sont prévus d’ici l’été prochain.

30 Nov

L’arbre à vent va-t-il envahir nos villes?

Jérôme Michaud-Larivière et une "feuille" de l'Arbre à vent

Jérôme Michaud-Larivière et une « feuille » de l’Arbre à vent

Son prototype est planté au côté du radôme de Plomeur-Bodou. L’arbre à vent, conçu par Jérôme Michaud-Larivière et la start-up Newind, veut s’imposer comme une solution d’exploitation du « petit éolien » en ville. Son design reprend la forme d’un arbre, et ses feuilles sont autant de micro-éoliennes. Le tout est destiné à créer de l’électricité au plus près du consommateur, avec une intégration habile dans le paysage.

Ce dispositif, qui a intégré la Cité des Télécoms en avril dernier, n’a pas encore été testé par un laboratoire indépendant. Mais son concepteur l’estime  rentable à partir de vents soufflant à 3,5 mètres/seconde en moyenne sur un an. De quoi pouvoir exploiter les courants d’airs, difficiles à capter, qui circulent dans nos villes. « En se rapprochant de l’usager, on n’a pas de perte en ligne« , a expliqué à l’AFP Jérôme Michaud-Larivière. « Combiné à d’autres moyens de production d’énergie comme le photovoltaïque, la géothermie, à une bonne isolation des bâtiments et une consommation « responsable » des usagers, « la solution est pertinente« , assure-t-il.

Et de rêver occuper les quais de Seine, les toits des immeubles ou, pour un particulier, s’équiper d’une feuille ou deux pour garnir son balcon. L' »arbre » complet coûte lui 29 500 euros.

Une solution qui laisse sceptique l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, pour laquelle le potentiel du petit éolien en ville reste « assez faible« .

Un prototype sera toutefois installé sur la place de la Concorde en 2015. Et Jérôme Michaud-Larivière veut aller plus loin. Il projette la conception d’un « arbre idéal », doté d’un tronc en bois et de feuilles en fibres naturelles. « Avec ses feuilles, il récupérerait l’énergie du vent, avec ses racines l’énergie géothermique et avec son écorce » – couverte de cellules de Grätzel photosensibles – « l’énergie des photons » de la lumière.