20 Nov

To Good to Go : l’appli pour chasser le gaspi

vlcsnap-2017-11-20-14h26m19s928C’est la semaine européenne des déchets. Afin d’éviter des marronniers qui rempliraient un centre de compostage entier, l’appli To Good to Go offre un sujet local et de saison. Grâce à elle, la Bretagne a économisé 8 500 repas.

L’appli To Good To Go plait aux Bretons. En tout cas aux Rennais et aux Brestois. Grâce à cette appli qui vous permet d’acheter, à moindre prix, des repas ou des denrées invendues chez des commerçants partenaires, 5 000 repas ont été économisés à Rennes, et 3 500 à Brest depuis son lancement en août.

Dans ces deux villes bretonnes, To Good To Go a convaincu des commerçants partenaires, 40 à Rennes et 24 à Brest, de mettre des produits à prix réduits en fin de service.

Grâce à l’application, on peut choisir qui de la viennoiserie, qui un petit repas, et l’acheter en ligne. Reste à venir chercher ses produits (svp, venez avec votre sac) à l’heure indiquée, en général ou heure de fin de service ou de fermeture.

« Cela me permet tout juste de payer ma matière première » m’a expliqué un boulanger chez qui j’étais passé prendre mon « panier », « mais par les temps qui coururent, c’est déjà pas si mal, et c’est toujours mieux que de jeter ».

Côté « client », on n’aura pas toujours le choix précis de sa commande, et les horaires ne sont pas forcément calés sur ceux de notre estomac. Mais là encore, le geste et les économies nous font faire ce petit pas de côté sur nos habitudes alimentaires.

L’appli To Good To Go est à classer dans les bonnes initiatives pour chasse le gaspi, tout comme Frigomagic, qui est très complémentaire, et qui vous aidera éventuellement à cuisiner les produits de votre panier surprise.

14 Nov

La Fabrique de dessin : le site de strips, tease à Rennes

La_Fabrique_de_dessins0010-00_00_02_02

Le site a un an, et propose de la vente de dessins d’artistes graphiques et d’illustrateurs, avec la possibilité de passer des commandes personnalisées. Une start-up pas comme les autres, qui comme les autres cherche son modèle. Et commence à trouver sa place dans « l’écosystème ».

Les créateurs de start-up sont biberonnés au business plan, à la mise à l’échelle, à la levée de fond et à la preuve de concept. Celle de Nicolas Maszader n’a pas fait exception lors de son passage au Booster, l’accélérateur de la French Tech.

Mais aux investisseurs et autres business angels, il ne leur expliquait pas qu’il disruptait, qu’il diffusait over the top, il ne leur parlait ni d’IOT ni de blockchain. Non, il leur parlait… de dessins.

« Ils me regardaient bizarrement, bien sûr, car ils ont plus l’habitude de parler nouvelles technologies, blockchain, et des choses comme ça », raconte Nicolas Maszader, « quand je leur ait dit que je voulais revenir au papier, au crayon, à l’encre, ça a fait tout drôle, mais il y a eu un bon accueil de la part des professionnels et du public, car ce sont l’objet revient, comme le vinyle dans la musique »

L’objet, c’est un dessin original. A la plume, à l’encre, au crayon. Un croquis à la volée, une série contemporaine. Des visuels que les marques, les vitrines, les plaquettes utilisent de plus en plus, au-delà de l’édition.

« Nous faisons du service aux particuliers, avec des portraits par exemple » détaille Nicolas, « ou aux entreprises pour illustrer des événements ou dans le cadre de réunions avec de la facilitation graphique ».

Ces artistes, une trentaine d’auteurs, ont donc la côte, en attendant, à l’instar des peintres, de quelques photographes et d’une poignée de dessinateurs de BD, d’en avoir une.

Mais là n’est pas le pari de la Fabrique de dessins. Celui de vous rendre riche grâce à son « crew » : « comme je veux montrer des dessins en vrai, j’organise des rencontres, des événements » explique Nicolas Mazader.

Comme cette exposition dans un « bar à jeu » de Rennes durant le mois d’Inktober (tous les jours un croquis, un mouvement mondial).

L’expo est finie, car nous sommes en Movember, mais l’agenda de la Fabrique de dessins est à surveiller !

07 Sep

Lits connectés au CROUS de Rennes: ça ne passe pas

Les lits conçus par la PME vendéenne Artisans IOT

Les lits conçus par la PME vendéenne Artisans IOT

L’expérience devait être inédite, « une première mondiale« , dixit le constructeur des lits connectés, Espace Loggia. De fait, elle cesse avant d’avoir commencé. Face au tollé provoqué par les étudiants, l’expérimentation de capteurs sur un panel de 10 lits pour prévenir des dégradations sur les lits de la cité étudiante rennaise, a été arrêtée par le CROUS.

Des objets connectés jusque dans nos lits ? Pas encore. Ou en tout cas pas pour les étudiants de la cité Maine1 gérée par le CROUS de Rennes, qui déplore des dégradations rapides des lits escamotables des chambres.

Une expérience qui a fait réagir certains étudiants, découvrant cette expérimentation dans la presse, pour qui « c’est de l’espionnage« . Pourraient-ils détecter plusieurs personnes sur le matelas ? Qui est là ? Qui n’est pas mal ?

Rien de tout cela selon le CROUS, dont l’objectif « est seulement de planifier l’entretien préventif et d’observer l’usure du lit, pas de sanctionner les élèves« .

Les capteurs, précise le constructeur Espace Loggia, sont placés sur la structure de ces lits escamotables qui se rabattent au plafond, et mesurent l’usure des câbles, l’état des fixations murales et la présence de parties déformées.

« Par exemple, on ne peut savoir s’il y a dix étudiants dans cette chambre, on veut juste savoir si ces pièces sont bien serrées  » explique Paul Malignac, le directeur général d’Espace-Logia.

Une détection anticipée des besoins de maintenance comme cela se pratique sur beaucoup de machines-outil, de véhicules ou ascenseurs.

L’opération, qui devait se dérouler sur la base du volontariat, ne verra pas le jour. Le CROUS a demandé au constructeur de retirer les capteurs, qui jusque là n’étaient pas activés.

le droit de réponse de la PME Artisans IOT, concepteur des lits

 

RSS