14 Nov

Chevaucher une baleine, rencontrer une femme-arbre ou discuter avec un caméléon, c’est possible…

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Le rendez-vous des carnets de voyage stimule l’imaginaire. Le carnettiste italien Stefano Faravelli, star en son pays, sillonne le monde la tête tournée vers les légendes…

Sinbad le marin, les mille et une nuits n’ont pas de secrets pour lui.

Il aime la forêt et les choses cachées, les caméléons et leur art du camouflage et « Rêve, le nez en l’air, de brillants paradis »*

De l’inde à madagascar, il a récolté des images, les a accumulées dans des carnets.

Puis il a inventé des fables dans des tableaux de contes de fées qui foisonnent de détails.

L'Ombra della Nuvola di Pietra-LeitaJerin'ny ala 2

Ses peintures sont exposées à la maison du tourisme, place de la Victoire à Clermont. Alors un conseil, si vous allez sur la route des carnets ne manquez pas cet instant de rêve et de poésie, ça fait du bien !

* Charles Baudelaire « Le Voyage »

12 Nov

On ne saurait trop vous conseiller un peu de TacT avant un 69

J’admets, le jeu de mots est un peu scabreux mais s’il permet d’interpeller les quelques lecteurs de ce blog et les inciter à se rendre au Tremplin à Beaumont jeudi 13 novembre, je me suis dit pourquoi pas. Surtout que du TacT, il m’en manque un peu et de celui qui va se produire dans la salle beaumontoise, il m’en manquait encore davantage jusqu’à ce que l’un de ses protagonistes, Damien Chauvet, m’interpelle sur facebook. J’ai donc écouté leur premier EP Down Below et j’ai trouvé que les trois garçons de TacT avaient, sinon du tact, au moins la délicatesse de savoir caresser nos oreilles. Dans le rock électronique de TacT, il y a quelque chose de Hurts, le lyrisme pompeux en moins, une voix qui n’est pas sans nous évoquer quelques tubes du top 50 qui ont bien vieilli comme certains titres des Pet Shop Boys ou même Erasure. Une synthpop remise au goût du jour et un peu plus « crasse » que l’originale ( je pense à l’excellent morceau Ostriches à découvrir ci-dessous).  En écoutant leur musique moins facile qu’elle en a l’air, on sent bien que les trois garçons ( François Doreau, Frédéric Girard et Damien Chauvet) ont su accorder leur violons et leurs multiples influences. 

Quant au clip Down Below, il a été réalisé par Julien Lecoq et Fred Legay.

Ils assureront donc la première partie du très attendu trio 69 au Tremplin à Beaumont jeudi 13 novembre.

11 Nov

J’y étais : Gallon Drunk met sous hypnose le Baraka ou Le grand Kiff

Désolé pour la piètre qualité de ma photo de smartphone, mais James Jonhston était difficilement saisissable ce soir-là au Baraka...

Désolé pour la piètre qualité de ma photo de smartphone, mais James Johnston était difficilement saisissable ce soir-là au Baraka…

Lors de certains concerts, vous prenez conscience qu’il aurait quand même été dommage de rater ça. C’est exactement ce que je pensais dès le premier morceau du concert des Gallon Drunk au Baraka à Clermont-Ferrand. Before the fire, cette longue transe en crescendo qui ouvre aussi le dernier album des londoniens, déroulait toute sa puissance orgastique dans nos oreilles mais également dans le corps de James Johnston dont les déhanchements habités laissaient pantois les quelques privilégiés venus se serrer dans le petit club de l’avenue Carnot. Les morceaux suivants, The exit sign  ou The Soul of the hour (et son délirant cliffhanger quand le saxo prend la parole) quasiment tous issus de la dernière (et l’une des meilleures) proposition de Gallon Drunk, étaient du même acabit.

Beaucoup craignaient que le son du groupe ne soit pas restitué dans cette configuration et dans cette petite salle, c’était mal connaître ces musiciens car non seulement le son était bon mais il était aussi très nuancé et le public clermontois n’a pas tardé à sombrer sous l’hypnose. You made me de l’excellent The Road gets darker from here sorti en 2012 nous a un temps sorti de notre voluptueuse torpeur pour nous exhorter quelques cris d’assouvissement, contents d’étancher notre soif d’un rock qu’on avait à cet instant, l’impression de ne pas avoir entendu depuis longtemps. Pas le temps de s’ennuyer que The Speed of fear venait nous posséder une dernière fois avant de conclure un set court mais d’une rare puissance il faut bien le dire.

07 Nov

PILS est au festival Sémaphore en Chansons

Cette semaine, Valérie Mathieu et Richard Beaune sont allés traîner du côté de Cébazat pour écouter de la chanson francophone puisque c’est la spécialité du festival Sémaphore en chansons. Un festival qui fête ses 15 ans cette année avec des artistes tels que Julien Doré, Arthur H ou encore Charlélie Couture.

Au programme de PILS également, le groupe Les ogres de Barback fêtent leur 20 ans de carrière à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand et pour l’occasion ils ont créé un spectacle avec un groupe du Béninn Eyo’Nlé.

Enfin, deux événements rocks à ne pas manquer la semaine prochaine, le premier se déroulera au Baraka à Clermont-ferrand et le second au Tremplin à Beaumont.

Lundi 10 novembre, le club le baraka accueille le groupe londonien Gallon Drunk dont le leader a été un temps guitariste des bad Seeds aux côtés de Nick Cave. Aussi charismatique que l’australien, James Johnston et ses acolytes joueront très certainement un set puissant tout plein d’extraits de leur dernier album The soul of the hour.

Jeudi 13 novembre, direction le Tremplin de Beaumont avec 69, groupe formé de deux ex-Sloy et d’un Dyonisos, le trio se veut porte drapeau d’un nouveau genre, le novo rock.

 

31 Oct

Un PILS à moustache sinon rien

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Dans l’agenda cette semaine, on parle théâtre avec la nouvelle création de la comédie de Clermont qui réunit Julie Pouillon et Stanislas Nordey sur une mise en scène de Céline Pouillon. Les deux comédiens font revivre les mots de Georges Hyvernaud dont la captivité pendant la seconde guerre mondiale et son difficile retour à la réalité lui ont inspiré des textes poignants, dont La peau et les os. Je redeviens cet homme nu est le résultat d’une résidence de deux semaines à la comédie de Clermont et le spectacle sera présenté du 4 au 8 novembre à la Maison de la Culture.

Sinon, The kokomo’s, groupe du coin à tendance rockabilly sort un nouveau disque intiulé Chocolat Propaganda et si vous voulez les écouter en live, c’est prévu samedi 1er novembre au Baraka.

La coopérative de Mai programme Cascadeur à l’Opéra de Clermont vendredi 31 ocotbre et invite dans ses murs Sharon Jones and the Dap-Kings mardi 4 novembre.

J’y étais: deux soirs à la Coopé de Mai avec Ty Segall, JC Satan et Sebadoh

Le californien et petit génie du rock psyché Ty Segall et les porte drapeau du mouvement Lo-fi Sebadoh se sont succédé cette semaine à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand. Ceux qui ont assuré la première partie du premier ont réussi leur performance: les girondins de JC Satan ont joué un truc très fort tout fait de riffs, de cris, de refrains orgasmiques et entêtants et de césures violentes. Sur scène, cinq malins dont un guitariste absolument barré et une lead singer en transe nous font bien flipper, à l’image du clip d’un de leur titre Dragons réalisé par Xavier Magot.

Ty Segall, tout comme sur ma platine

Ty segallPendant le set de Ty Segall, Sylvain, disquaire clermontois, me fait remarquer la précision avec laquelle le band balance les titres « il n’y a presqu’aucune différence avec le disque » Plus tard, il me demande de fermer les yeux « on se croirait dans un club de San Francisco. » La Coopé s’est un peu transformé en un club de la côte ouest dès le début du concert avec Jimmy, le shérif de la troupe. C’est lui qui est chargé de présenter le groupe dans un accent américain à couper au couteau, torse nu sous un gilet à franges. Au Clavier, deux doigts lui suffisent pour assurer la ligne directrice du premier morceau du concert Manipulator. Une grosse partie de cet album assure d’ailleurs la setlist de ce live qui valait quand même bien le détour.

Sebadoh, trois types sortis de Délivrancesebadoh

Si la veille, JC Satan avait tenté de nous faire peur, la palme revient quand même aux trois sauvages de Sebadoh. Impossible de voir Lou Barlow dont la pilosité est sans doute ce qui s’est le plus développé chez le garçon ces derniers temps. On aperçoit quand même son sourire quand Jason Loewenstein s’échine en ricanant à vouloir faire baisser le volume de sa basse par l’ingé son. Quant au batteur, l’expression « taper comme un sourd » prend tout son sens quand on le regarde faire… Bref, problèmes techniques passés, les trois grunge des nineties balancent une grosse partie de leur discographie et réserve la dernière partie du concert aux morceaux du dernier opus Defend Yourself. Dans la salle, quelques fans de la première heure et d’autres qui restent un peu pantois, il faut bien le dire. Parfois, on se laisse emporter, d’autres fois un peu moins. Personnellement, tout ça m’a semblé un peu long.

27 Oct

Irez-vous voir Ty Segall à la Coopé de Mai en skate-board?

8e7507d5Ty Segall, c’est avant tout une machine. Une machine à faire des disques. Au rythme d’un fast-food, le jeune homme produit des chansons et comme ce qui sort de ces restaurants, sa musique a un goût de « reviens-y ». Pour autant, les albums de Ty Segall se suivent mais ne se ressemblent pas, contrairement aux hamburgers qui ont tous (ou presque) le même goût. L’auteur-compositeur-chanteur et guitariste sévit depuis 2007 environ et a déjà signé, seul ou en collaboration avec d’autres artistes, quatorze productions. Durant cette dernière année, Ty Segall a sorti deux albums solo aux antipodes l’un de l’autre: l’ambiance acoustique de Sleeper est en effet bien loin du nerveux Manipulator. Entre les deux, il participera activement à la réalisation de l’album de son autre groupe Fuzz. Le rejeton de San Francisco a vécu sa vie en écoutant la musique psychédélique chère aux surfers et skaters du coin et a décidé d’enregistrer ses propres morceaux. A 27 ans, il est devenu la coqueluche de la presse spécialisée, en couverture de nombreux magazines références en matière de rock comme Rock&Folk ou les Inrocks pour ne citer qu’eux. La Coopérative de Mai accueille ce petit génie du rock mardi 28 octobre 2014 et programme en première partie les girondins du groupe JC Satàn, pour lesquels le rock psyché est un peu une seconde nature. Bref, un concert à ne pas manquer, au pire, je vous raconterai…

 

 

22 Oct

J’y étais et c’était parfait : « The Roots » par la cie Accrorap

 

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Le parterre de la Maison de la Culture à Clermont était conquis et a applaudi debout ces onze garçons à l’énergie débordante.

La compagnie Accrorap était invitée par le festival les Trans’Urbaines et le public très panaché : les élèves des écoles de hip hop de Croix de Neyrat côtoyaient ceux de Chamalières. Jeunes danseurs des rues et public averti plutôt danse contemporaine, tous ont été emportés par la vague « The roots » qui a nettoyé de sueur le plateau de la poussiéreuse salle Cocteau une heure et demie durant.

 

Dans « the Roots » les corps se cherchent, se cognent, s’envolent en prouesses techniques qui vous laissent bouche bée. Mouvements d’ensemble ou solo, tout fait sens : dans un monde pressé, tous se poussent, s’affrontent. Il n’y a qu’un fauteuil pour tous alors comment trouver sa place ? Se faire une place ?

Cette place, les danseurs la prennent peu à peu dans un rythme effréné, les corps se déploient et le décor valse sur le sol.

Ils trouvent leur chemin grâce à la musique, Brahms, Beethoven, électro ou refrains algériens, les univers sonores sont aussi métissés que les danseurs et supportent avec panache leur virtuosité.

Avec la virtuosité naît l’émotion. Et le sentiment d’avoir partagé un moment rare.

21 Oct

Julien Estival, éternel « Adulescent »

Le Moulinois Julien Estival a du mal à se voir en grande personne mais aucun à grandir en musique : son deuxième album « Adulescent » sorti le vingt octobre chante le temps où l’on a vingt ans avec poésie.

A quoi pense t’on à vingt ans? A l’amour encore et toujours et Julien aborde l’amour avec humour, il aime « parler de cul en essayant de rester classe ». Un pari d’éternel adolescent. Julien Estival revient sur le passé et raconte les histoires qu’on a tous vécu, les coloc, les bars, les rendez-vous d’un soir, c’est nostalgique et drôle et oui, finalement, c’est la classe.

Un aperçu de ce nouvel « Adulescent » :

13 Oct

Le Clip de la Semaine: ST4LK – Knives

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Des nouvelles de St4lk: l’un des génies de l’électro clermontoise (qu’on a quand même vu jouer en première partie de Triky à la Coopé de Mai en décembre 2013) nous donne des nouvelles via un clip absolument terrifiant, sorte de chasse à l’homme (à la femme, pour être plus précis) inspirée, selon le réalisateur Fabien Cimetière, du film des frères Coen Fargo mais dont certaines scènes pouraient aussi rappeler l’insupportable Délivrance de John Boorman. Cette angoissante poursuite est en tout cas très réussie et nous permet de nous remmettre en tête la musique inspirée du clermontois. Knives fait partie du dernier EP en date de St4lk intitulé Flaslight.

Sur sa page facebook, l’artiste nous promet un nouvel EP bientôt, il devrait s’intituler Ravine.

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