23 Oct

La pêche en Franche-Comté à la une sur France 3 Franche-Comté

C’est à ne pas manquer ! De belles images et des rencontres sympathiques… Voilà le principe de cette émission de découvertes de notre région. Cette fois-ci, c’est la pêche qui est en vedette. L’émission sera diffusée ce dimanche à 11h25.

 

Même si les problèmes de santé des rivières sont abordées version light, cette demi-heure de reportages vaut le coup d’oeil ne serait-ce que pour apercevoir un brochet engamer une proie ! J’ai bien aimé aussi la séquence avec Martine et Philippe. Martine monte des mouches près de Goumois.

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20 Mai

Ouverture de la pêche aux carnassiers sur le lac de Vouglans

Contrôle des cartes de pêche sur le lac de Vouglans dans le Jura.

Dans le Jura, la pêche aux carnassiers est ouverte du deuxième samedi de mai au premier janvier. Les plus mordus étaient au poste dès 5 h 44 du matin sur le lac de Vouglans.

Pour aller plus loin, j’ai trouvé des informations  sur le site EauFrance. Les données remontent aux années 1980 mais elles sont intéressantes. Ici comme ailleurs, la population des poissons diminuait et il faut encore recourir à l’alvinage pour maintenir l’intérêt des pecheurs sur cette retenue, la deuxième plus grande de France après le lac de Serre Ponçon.

« Certaines publications portant sur la retenue du barrage de Vouglans (Verneaux & Vergon – 1974, CTGREF – 1977, Verneaux – 1986) ont mis l’accent sur les perturbations des structures physico-chimiques et biologiques causées par les sous-tirages d’eau profonde, ainsi que les effets inhibiteurs des marnages de grande amplitude (34m) sur le développement des hydrophytes littoraux, limitant ainsi la possibilité d’établissement de frayères et d’abris pour les poissons.

Il en résulte que la richesse spécifique du peuplement pisciaire dans la retenue de Vouglans est maintenue grâce à des alevinages répétés.

21 espèces ont été recensées dans la retenue au cours des 5 campagnes de pêche successives de 1971 à 1987. 5 espèces dépassent 90% de l’effectif : le Gardon (40%), l’Ablette (19%), la Brème (19%) et la Perche (13.5%) : ainsi les Cyprinidés euryèces (Gardon, Ablette, Brèmes) dominent le peuplement (78%). Les carnassiers (15.5%) sont surtout représentés par la Perche (13.5%) ; Truite, Brochet et Cristivomer sont présents.

La pêche de 1988 a permis de constater que le peuplement de la retenue artificielle de Vouglans est nettement dominé par les Cyprinidés d’eau calme, structure typique d’un peuplement instable avec dominance de Cyprinidés euryèces, entraînant le développement de la population de Perches. Ces dernières sont les seules espèces carnassières capables de se reproduire au niveau de branches immergées quand il y a correspondance entre période de fraye et niveau d’eau élevé.Ce phénomène justifie le passage de 1ère en 2ème catégorie et des préconisations sont à faire pour assurer la survie des carnassiers (cf. Chap. VI).

Aujourd’hui, le lac est toujours en première catégorie. Il a un statut de grand lac intérieur. Normalement, en première catégorie, il n’ y a pas de restriction de pêche. Ce statut protège les brochets et les sandres en limitant leurs prises à 5 brochets par jour et par pêcheur comme dans tout le Jura. La taille est aussi réglementée : 40 cm pour les sandres et 50 cm pour les brochets.

Et voici le résultat des échantillonnages de 2003. Un document transmis par le chargé de mission de la fédération de pêche du Jura Mehdi Elbettah:

« En 2008, le peuplement de la retenue de Vouglans est composé de 16 espèces. L’échantillon récolté est relativement complet avec cependant l’absence de la truite fario, de la vandoise, du toxostome et du goujon, échantillonnés les années antérieures à l’aide du protocole filets verticaux. Le peuplement est dominé par le triptyque perche-gardon-sandre, ces espèces présentant des abondances numériques et pondérales notables. A noter également la forte présence de la grémille. Ce triptyque représente 86,35% des effectifs et 72,1% des biomasses. »

Les sociétés de pêche de Clairvaux et Moirans remettent chaque année du poisson, en l’occurence  du Coregon. Des truites lacustres et des ombles chevalier sont également introduits. Mais, la fédération de pêche s’inquiète de la prolifération des silures. Cet espèce a été introduite illégalement par des pêcheurs. Ils aiment traquer ce poisson qui n’a aucun prédateur et le relâchent une fois pris. Le silure, qui peut atteindre les 2 mètres de long, peut provoquer un véritable déséquilibre écologique dans le lac de Vouglans dans les années à venir. « Le déséquilibre vient des pêcheurs et non du barrage » déplore Stéphane Pizzetti, garde pêche de la fédération du Jura.

Une inquiétude pas entièrement partagée par Mehdi Elbettah » Quant à parler de déséquilibre biologique, je serai beaucoup plus mesuré. A contrario du brochet, le silure ne se reproduit pas uniquement sur un type de substrat spécifique et est de ce fait beaucoup plus prolifique que ce dernier sur une retenue soumis à un important marnage mais dont la température estivale atteint des valeurs suffisantes pour permettre à l’espèce de se reproduire. Bien que le sandre soit présent en grande quantité, le silure a un régime alimentaire beaucoup plus large lui permettant aussi bien de se nourrir d’écrevisses que de brèmes. En l’absence de grands brochets pélagiques, le silures adulte a toute la place disponible pour devenir le prédateur n°1 des grands cyprinidés qu’abrite la retenue comme les brèmes communes et les gros gardons.
Il n’y a pour ainsi dire quasiment aucune compétition alimentaire entre le silure et ces différentes espèces de carnassier, et si le brochet est en régression c’est uniquement lié à la quasi absence de frayères favorables à cette espèce sur la retenue. Par contre, les pêcheurs ont tôt fait d’oublier le déséquilibre biologique qui a suivi l’introduction du sandre sur la retenue qui a conduit (en parallèle aux problèmes d’entrave à la libre circulation des poissons en amont du lac) à la raréfaction des ablettes et de son principal prédateur, la truite lacustre. Le sandre est beaucoup plus ichtyophage que le silure peut l’être, et bizarrement alors que cette espèce semble être en régression ces dernières années, ablettes et truites lacustres se font plus présentes … ». Le chargé de mission de la fédération insiste lui sur les difficultés de circulation de la truite lacustre à la fin de l’été. A ce moment là; pour aller se reproduire, les tuites n’ont pas la possibilité de franchir le saut de la Saisse.

Voici le reportage de Marion Branchais et Hugues Perret :

13 Mai

Michel Renaud filme sans concession la Loue

Le miroir d'Ornans filmé par Michel Renaud.

« La Loue racontée par vous et par nous » c’est bien l’objectif de ce blog. Michel Renaud m’a pris au pied de la lettre et m’a envoyé une video tourné en 2011 sur la Loue entre Montgesoye et Ornans.

Natif d’Ornans, Michel Renaud pêche depuis l’adolescence et connaît la Loue comme sa poche. Depuis la pollution de 2010, il ne sort plus ces cannes et c’est avec une caméra qu’il arpente les rives de la Loue. Une Loue malade.

Soyez indulgent sur les qualités techniques de ce petit film, c’est le témoignage qui est pertinent. Michel Renaud précise tout de suite qu’il n’est pas scientifique. Son savoir est tout autre. Il nous raconte la Loue de son enfance, celle de la pêche aux chabots, immortalisée par Courbet. Le manque d’entretien de la Loue est, selon lui, à l’origine de bien des problèmes. Et c’est avec bon sens qu’il conclut « La Loue ne pourra pas se remettre toute seule ».

10 Mai

« Tes rivières fougueuses et généreuses où nous pêchions ensemble… »

Le tourisme à Arbois dans le Jura

La pêche peut-elle encore être un atout touristique pour le Jura ? Oui, répond le Comité Départemental du Tourisme du Jura. Ce département poursuit sa saga publicitaire entamée en avril 2012 et diffusée sur les ondes de France Info et France Bleu Grand Est. L’an dernier, la pub avait fait le buzz car elle avait été jugée sexiste. Certains pêcheurs avaient eux aussi pesté mais en évoquant plutôt une « publicité mensongère ». D’après eux, les rivières du Jura ne sont pas si généreuses que cela… Pour ce second volet, le comité du tourisme récidive et cette fois-ci évoque des « rivières fougueuses et généreuses où nous pêchions ensemble… »

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30 Avr

En mai, la mouche d’Ornans fait ce qu’il lui plaît !

La mouche d'Ornans (JP Herold)

Dès le premier mai, les pêcheurs à la mouche peuvent entrer avec leurs bottes dans l’eau de la Loue. La date est fixée par un arrêté prefectoral. Avant , c’est interdit pour protéger la reproduction de l’ Ombre.

Cette année, il faudra encore patienter pour sortir ses mouches d’Ornans car la rivière est trop haute pour pouvoir y pénétrer facilement. Cela donne un répit aux ombres qui finissent tout juste de frayer. Décidément, cette saison, tout est en retard !

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09 Mar

L’ouverture sur la Loue : une occasion pour débattre de son avenir

Pour voir les photos, passez la souris sur la carte…

Peu de monde sur les bords de la Loue... La rivière a pris sa couleur vert opaque de la fonte des neiges, le niveau est élevé. Le no-kill obligatoire sur tous le cours d’eau explique sans doute aussi le peu d’affluence le jour de l’ouverture, les amateurs de cette technique attendent des jours meilleurs. De mauvaises conditions pour les pêcheurs à la mouche qui préfèrent attendre le 1 er mai. A partir de cette date là, ils peuvent pénétrer dans l’eau pour engager leur duo avec la truite repérée.

Sur le Dessoubre, nous avons rencontré des pécheurs heureux de se retrouver ! L’ouverture reste une fête même si certains pêcheurs ont décidé, une fois  de plus, de ne pratiquer leur loisir préféré faute de poissons en bonne santé et en quantité.

En fait, seulement deux pêcheurs ont répondu à notre appel à photo pour la Loue, le Doubs et le Dessoubre….

Jean-Michel Blondeau du collectif SOS Loue et rivières comtoises a arrêté de pêcher, dégoûté par les misères de la Loue. Alors cet amoureux de la Loue ne nous a pas envoyé de souvenir de l’ouverture mais plutôt qui ne va pas calmer la colère des amis des rivières.
Jean-Michel Blondeau habite au bord de sa rivière en plein coeur d’Ornans. De son balcon, il photographie régulièrement le fond de la rivière… Cette année, malgré les trois crues  de cet hiver, la rivière n’a pas été nettoyée alors que d’habitude les mousses se détachent naturellement.  Des conditions qui devraient rendre difficile la reproduction des Ombres… Ils vont avoir du mal à trouver des espaces propres et adaptés pour déposer leurs oeufs.

La Loue n’est toujours pas en voie de guérison. Un message qu’ont voulu transmettre les experts de cette rivière au député EELV Eric Alauzet. Lors d’un déjeuner de travail à Mouthier, les universitaires François de Giorgi et Pierre-Marie Badot chargés des études sur la Loue, Maurice Demesmay, président du syndicat mixte de la Loue, Michaël Prochazka, un ancien de l’ONEMA, Georges Lauraine et Alexandre Cheval de la fédération de pêche du Doubs et Yvon Cattin, président de l’AAPPMA La truite de Lods Mouthier Hautepierre,  ont rappelé les enjeux du combat pour sauver la Loue.

Des échanges techniques pour « ouvrir les yeux du député » car l’évolution de la réglementation est indispensable pour en finir avec le paradoxe de la Loue. Ce paradoxe qui a retardé la mise en place du plan d’action; sur le papier, la Loue est dans les « normes » des rivières en bonne santé alors que, paradoxalement, dans la réalité elle est gravement malade… Il faut donc légiférer en tenant compte du caractère karstique du bassin versant.

Ces experts ont prêché un convaincu, le député est convaincu de la nécessité d’agir. Partant du principe que « les activités qui nuisent à l’environnement sont à terme condamnées », le député compte promouvoir une « écofiscalité » pénalisant les pollueurs tout en préservant les ménages à revenus modestes et les secteurs d’activités en mutation. « Il faut que chacun paye la détérioration qu’il fait sur l’environnement ».
Autre levier envisagé, l’interdiction des phosphates dans les lessives. Bref, des solutions existent encore faut-il un vrai courage politique pour les faire adopter. L’échec du gouvernement précédent à propos de la taxe carbone est encore dans nos mémoires…

Isabelle Brunnarius

Carte et infographie : Xavier Beisser et Pascal Sulocha

L’ouverture de la pêche en Haute-Saône

Pour voir les photos, passez la souris sur la carte…

La Haute-Saône  est un territoire de pêche avec ses 55 associations. Le président de la Fédération était ce matin au bord du Rahin à Ronchamp. Un grand merci également à l’AAPPMA La gaule Lupéenne qui nous a envoyé toute une série de photos prises au bord de la Combeauté.

Isabelle Brunnarius

carte et animation graphique : Xavier Beisser et Pascal Sulocha.

La truite Arc-en-ciel du Territoire-de-Belfort

Pour voir les photos, passez la souris sur la carte…

6h27 et déjà des pêcheurs prêts à sortir leur canne.. La règle est respectée, la pêche ouvre une demi-heure avant le lever du soleil. Le temps agréable a été propice à une bonne affluence ce matin. Dans le Territoire-de-Belfort, un arrêté préfectoral limite à six truites par jour et par pêcheur le nombre de prise pour préserver le cheptel. Le garde pêche Marc Vauthier a constaté que les prises tournaient autour de deux poissons en moyenne.

Comme dans de nombreux autres endroits, le niveau de l’eau des rivières monte en raison de la fonte des neiges du Ballon d’Alsace. Le courant est assez fort, de quoi désorienter les truites d’élevage relâchées en début de semaine. 300 kilos de ces truites ont été versées dans la Savoureuse et 250 kilos dans la Rosemontoise. Ces truites Arc-en-ciel  n’aiment pas le courant, elles qui ont grandi en bassin alors les pêcheurs les plus malins les cherchent dans les endroits tranquilles de la rivière.

Isabelle Brunnarius

Carte et animation : Xavier Beisser et Pascal Sulocha

04 Mar

Vos photos de l’ouverture sur le site de France 3 Franche-Comté !

Le fils de Nicolas Germain et sa belle prise en no-kill sur la Franco-Suisse

Cette année pour l’ouverture du 9 mars, France 3 Franche-Comté vous invite à participer à la rédaction d’un article pour notre site internet  sur ce jour important pour les pêcheurs et les amis des rivières.
Nous souhaitons publier vos photos prises ce 9 mars racontant
-La rivière où vous aimez vous rendre ( en meilleure ou en pire état…)
-Votre première prise si vous êtes pêcheurs
Nous préparons des cartes des rivières importantes des 4 départements de Franche-Comté pour localiser à peu près vos photos ( les pêcheurs pourront ainsi garder leur coin secret…)
L’objectif est de montrer la diversité des situations et de tenter de se rendre compte de l’état des lieux des rivières et de l’état d’esprit des hommes et des femmes qui les côtoient.
L’ideal, pour nous, est d’identifier avant le 9 mars une liste de personnes d’accord pour participer à cette initiative. Il faut juste pouvoir envoyer une ou plusieurs photos avant 15 heures le jour même avec un petit commentaire et le nom de la rivière pour pouvoir publier l’article le soir même…
Voici l’adresse mail : loue@francetv.fr ou si vous préférez vous pouvez m’envoyez vos photos au 06 22 69 33 46  .

Je compte sur votre participation et je vous en remercie par avance !!

Isabelle Brunnarius

02 Mar

Ouverture réussie de la pêche sur le Doubs franco-suisse

L'ouverture 2013 sur la Franco-Suisse. Photo : Patrice Malavaux

C’est comme cela chaque année. Les pêcheurs de la Franco-Suisse ont toujours une longueur d’avance. La pêche ouvre le 1 er mars. Cette année, le garde pêche de l’association a le sourire aux lèvres. Il fait beau, les pêcheurs sont venus nombreux le long du parcours. Même si ce n’est pas le jour de l’ouverture où l’on fait les meilleurs prises, c’est toujours une sortie à ne pas manquer. Il fait encore froid, la neige est toujours là, les poissons se font plutôt discrets. Un pêcheur a tout de même sorti une truite de plus de 2 kilos !

Philippe Mauser et Gérard Piquard ont fait également l’ouverture. Un vrai régal apparemment pour ces adeptes du no kill . Voici le lien pour voir la video de Gérard Piquard :

https://www.youtube.com/watch?v=AQaP83VMtIs

La Franco-Suisse a le moral. « Le dernier poisson malade que j’ai vu, c’était en juin ! Ici, le Doubs est en rémission » m’a précisé Patrice Malavaux, l’auteur de ces photos. La récente prise de position de la préfecture au sujet des éclusées donne également le sentiment d’avoir, enfin, été entendu. De quoi être de bonne humeur !

Les pêcheurs nombreux à l'ouverture 2013 de la Franco-Suisse. Photo : Patrice Malavaux

Une bonne humeur partagée par le célèbre pêcheur Nicolas Germain. Sur son blog, il raconte joliment sa première journée de pêche à la truite sur le parcours Mouche-no kill du Moulin du Plain. Cet expert de la pêche à la mouche le confirme : cette année, les pêcheurs et les poissons sont au rendez-vous dans ce secteur au décor naturel somptueux.

Mes confrères de France 3 Franche-Comté, eux, se sont intéressés aux retombées économiques de cette passion qu’est la pêche. Là aussi, l’optimisme est de mise.