27 Jan

Mortalité des poissons sur le Doubs franco-suisse : Résultats des analyses


C’est dit , le Doubs dans sa portion franco-suisse dans les environs de Goumois est  en mauvais état. L’objectif de « bon état » demandé par la directive européenne sur l’eau ne devrait être atteind qu’en 2021 voire même plus  tard nous a expliqué Pascale Humbert, responsable de la direction départementale des territoires. Les résultats des analyses réalisées à la suite de la mortalité de poissons sur le Doubs Franco-Suisse début janvier ne font que confirmer ce triste constat.  Les mycoses constatées sur les truites sont dues à un parasitisme courant en cette période de l’année. En revanche, les scientifiques ont remarqué une anomalie : des vers parasites, des nématodes ont été retrouvés dans la vessie des poissons analysés. Des cyanobactéries ont été repérées de façon significative dans les substrats ; il ne s’agit pas de l’espèce impliquée dans la pollution de  la Loue du printemps dernier. Ces cyanobactéries ne sont pas les seules à être présentes dans les microalgues. Enfin, aucune trace de cyanobactéries n’a été repérée dans l’eau. C’est la mauvaise qualité de l’eau qui est à l’origine de cette nouvelle mortalité de poissons.

Les services de l’Etat souligne que cette « nouvelle alerte »  renvoie à la mauvaise qualité de l’eau pour cette portion du Doubs, pourtant longtemps réputé pour ses parcours de pêche. La gestion des barrages hydro-électriques est aussi responsable de ces problèmes.  Des actions de fond doivent être entreprises avec les Suisses.

Les associations de pêche ont décidé de ne pas suspendre les cartes de pêche et prochainement une réunion d’information sera organisée en sous-préfecture de Montbéliard avec les représentants franco-suisses, les associations de pêcheurs et les élus.

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26 Jan

Ailleurs : des centaines de poissons morts à Thoraise

L’ONEMA a été alertée par un pêcheur des environs de Thoraise près de Besançon en fin de matinée ce mercredi 26 janvier. Les agents de l’ancien Office de la Pêche ont découvert des centaines de poissons morts dans les eaux du canal qui longe le Doubs juste avant l’entrée du tunnel. Une mortalité concentrée sur un espace réduit et qui demeure inexpliquée. La fédération de pêche du Doubs s’est également déplacée. Selon son représentant, cet événément s’est déjà produit deux fois en deux ans et semble bien être spécifique à ce lieu. Aucune certitude pour l’instant sur l’origine de cette mortalité bizarre constatée nul part ailleurs. Mais les manoeuvres des péniches à cet endroit peuvent être à l’origine de la mort de brêmes, gardons, ablettes et hotus. Les bateaux doivent presque tourner à angle droit pour prendre le tunnel. Les poissons morts ont pu être soit asphyxiés par la remontée des sédiments et/ou découpés en morceaux par les hélices des bâteaux. Voies Navigables de France a été prévenu de cet accident.

18 Jan

Le collectif SOS Loue et Rivières comtoises utilise le droit européen pour pointer les « défaillances » de l’Etat français

La bataille juridique est en marche. Le collectif SOS Loue et Rivières Comtoises vient d’adresser un recours gracieux au ministre de l’Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet. Une procédure juridique qui demande à l’Etat français de respecter la directive européenne sur l’Eau pour la Loue. D’ici 2015, La France doit faire en sorte que ses milieux aquatiques et bassins versants soit déclarés en « bon état écologique » sinon notre pays devra payer des pénalités. Le collectif a rassemblé un dossier complet et demande « que les moyens mis en œuvre par l’Etat français sur le bassin de la Loue soient adaptés aux obligations de résultats de la Directive Cadre Européenne sur l’Eau ». Les militants associatifs compte donc utiliser le droit européen comme levier pour peser dans l’élaboration des projets en cours sur le bassin versant de la Loue. Le SAGE par exemple.

http://www.arrete.net/ : le site du collectif Loue SOS Rivières comtoises

Ouhans : les résultats des analyses

La présence d’écume à la surface de la rivière avait entrainé l’interdiction à la consomnation de l’eau potable dans deux communes Ouhans et Renedale. Selon les analyses diligentées par la Préfecture, il n’y avait  pas de « pollution particulière« .

La présence de mousse s’expliquant par « les protéines présentes dans la matière organique, lors de leur agitation dans les remous de l’eau au passage des seuils successifs.  »

Les résultats complets sont disponibles ici
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12 Jan

Ouhans : pas de pollution selon la préfecture du Doubs

Mardi  11 janvier vers 11 heures, la gendarmerie a constaté une pollution présente dès la source de la Loue mais finalement deux jours plus tard, selon les résultats des analyses demandées par la préfecture, il n’ y aurait pas de pollution. Les résultats des prélèvements réalisés sur la Loue ont « mis en évidence une eau conforme pour les paramètres microbiologiques » précise le communiqué de la Préfecture du Doubs. Les restrictions pour utiliser l’eau directement captée à la source de la  Loue pour les communes de Ouhans et Rénédale ont été donc levées.

C’est une mousse de couleur blanchâtre à la surface de la Loue qui a attiré l’attention des gendarmes d’Ornans. Ils ont remonté la rivière et constaté que la pollution prenait son origine dès la source de la Loue. La station de pompage d’Ouhans, qui alimente deux communes ( Ouhans et Renédale),  a été fermée de 12 h à 13 h puis réouverte sur instruction de l’Agence Régionale de la Santé.  La recommandation a été faite pour les habitants d’Ouhans et de Rénédale de faire bouillir l’eau et d’éviter de la consomner jusqu’au résultat des analyses, dans deux jours. L’agence recommande même de ne pas utiliser l’eau pour se laver.

Quant à l’origine de ces mousses, aucune hypothèse n’est avancée. Les agents de l’ONEMA  pensent qu’il s’agit sans doute de mousses organiques liées aux activités du bassin versant, une expression pudique pour évoquer entre autres les activités agricoles. La préfecture du Doubs rappelle tout de même qu’il est interdit d’épandre en ce moment en raison des fortes pluies mais actuellement certaines petites exploitations agricoles ne sont pas encore soumises à cette réglementation (cela pourrait changer avec l’approbation d’un nouveau SAGE). D’autres exploitations n’ont pas de capacité de stockage d’effluents suffisante.La récente mobilisation autour de la Loue a sans doute donné un relief important à cette présence de mousses….des mousses que les observateurs ont déjà repérées sur le Dessoubre au cours des années passées, elles peuvent apparaître à la suite de fortes pluies qui lavent les sols karstiques.

Pour la commission de protection des eaux , »Tant que les résultats des analyses de prélèvements effectués sur la source ne sont pas connus, il n’est pas sérieux de vouloir affirmer quoi que ce soit sur l’origine de cette mousse qui s’étale bien sur l’eau. Il n’est pas plus sérieux d’affirmer à l’heure actuelle que cette pollution n’a, et n’aura, aucun impact sur la vie aquatique. Pour l’instant on ne sait rien.L’association a porté plainte le 13 janvier 2010, pour pollution souterraine, mais aussi pollution des eaux superficielles et du milieu aquatique, pollution du captage de Ouhans (25), ainsi que pour toutes autres infractions qui seront mises en évidence dans cette affaire. La CPEPESC y a par ailleurs demandé que les investigations soient particulièrement poussées sur le bassin versant des sources de la Loue compte tenu de la fragilité de cette rivière menacée et en raison de l’émotion grandissante suscitée par cette nouvelle pollution qui ne peut que contribuer plus encore à vider la Loue de ses poissons. »

Le collectif SOS Loue et Rivières comtoises n’attend pas la publication des résultats des analyses et réagit sur son site en ces termes :  » C’est le résultat des épandanges lessivé par les fortes pluies des derniers jours sur le plateau karstique en amont. Tout nos efforts ne servent à rien ou les « éleveurs « du haut  » sont sourds, c’est effarant!!!!!Tous les ans on recommence! »

Eric Durand, conseiller régional Europe ecologie les verts, a réagit jeudi 13 janvier à cette nouvelle pollution. Dans son communiqué, il affirme que ‘les pouvoirs publics tardent à mettre en place des solutions drastiques et sur le long terme pour redonner à la Loue son statut de rivière emblématique (…) Cependant chacun doit prendre part à cet effort et celui-ci ne doit pas être mis à mal par des pratiques malveillantes ou malheureuses.

10 Jan

Le pêcheur Nicolas Germain veut sortir un DVD pour dénoncer la pollution des rivières

On pourrait le surnommer le gardien des rivières jurassiennes. Président de l’association de pêche de Crotenay, Nicolas Germain a décidé de dénoncer preuves à l’appui toutes les pollutions des rivières jurassiennes. Les dernières en date, celle de l’Ain, n’ayant abouti à rien de concret, malgré les plaintes des associations de pêche. Depuis décembre et jusqu’à la fin de la saison de pêche, en septembre prochain, il va recenser tous les points noirs, aidé en cela par de nombreux pêcheurs et anonymes, amoureux comme lui des cours d’eau de leur département. Un dvd sera ensuite distribué gratuitement : un travail d’un an pour tenter de réveiller les consciences. Voyez le Reportage Isabelle Forboteaux et Jean-Pierre Belon.

07 Jan

Alerte sur les truites du Doubs franco-suisse

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Le pêcheur jurassien Nicolas Germain ne décolère pas. Mercredi 5 janvier, il  publie sur son blog les photos qu’il a prises le long du Doubs à la frontière franco-suisse près de Goumois. Les truites photographiées sont atteintes de mycoses, elles sont faibles ou mortes. D’autres pêcheurs alertent Patrice Malavauxle garde pêche de l’association de pêche locale. Pour eux, le constat est accablant. Nicolas Germain précise sur son

blog :

« Sur le secteur aval, rive gauche, depuis la pointe aval de l’île située en aval du Lieu Dit La Forge, jusqu’au barrage du Moulin du Plain, soit une distance de 2250 mètres environ, de 8 h30 à 11h45. 24 truites malades, 18 mortes 12 truites d’apparence saine ont été vu. L’ensemble des truites malades ou mortes observées mesuraient entre 25-30 et 40 cm. La partie la plus touchée étant le calme s’étendant jusqu’au barrage du Plain ».

Ce même jour , les agents de l’ONEMA viennent faire des prélèvements pour vérifier si les poissons sont victimes des cyano-bactéries comme au printemps dernier. Les analyses sont en cours. Bien sûr, le mauvais état des rivières est une fois de plus pointé du doigt mais il faut replacer dans son contexte annuel ces mortalités. Mickaël Prochazka, responsable départemental de l’ONEMA, insiste sur ce point. Et, Thomas Perrine, de la fédération de pêche du Doubs, rappelle qu’à cette époque de l’année ce type de maladies est normal. En ce moment, les truites se reproduisent, elles se blessent en faisant leur nid et attrape ainsi des mycoses. Mais ce phénomène est aggravé par la mauvaise qualité des eaux. Et c’est ce mauvais état des rivières que dénonce une fois de plus le collectif SOS Loue et Rivières comtoises.

06 Jan

Le collectif SOS Loue et rivières comtoises se met en marche

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Tout a commencé en juin dernier au moment de la

manifestation

pour sauver la Loue à Ornans. Dans le défilé, Marc Goux distribue des tracts : il cherche à rassembler, organiser tout ceux qui refusent de voir la qualité de leurs rivières se dégrader sans rien faire. Il veut mettre à profit son expérience acquise lors de la lutte anti grand canal. A cette époque, il faisait partie du collectif Saône Doubs Vivant. Une adresse mail circule rapidement et en juillet, le collectif SOS Loue et rivières comtoises se réunit pour la première fois. Des associations mais aussi des particuliers ont décidé d’y adhérer : Loue Vive, Doubs Nature Environnement, Franche-Comté Nature Environnement, Attac Haut-Doubs, la Confédération Paysanne et aussi des membres de la commission de protection des eaux. Un

site internet

et un compte twitter ARRETE_NET ont  été créés.

Ce collectif va donner une conférence de presse le mardi 18 janvier à 16 heures à la maison de l’environnement de Besançon. Ses membres présenteront les premiers résultats de leur travail sur l’état de santé des rivières de Franche-Comté.

24 Nov

« Opération collective » de mise en conformité de la gestion des effluents d’élevage

C’est la suite du plan de sauvegarde de la Loue présenté par le conseil général du Doubs. La chambre régionale d’agriculture invite environ 500 agriculteurs du Doubs à participer à des réunions dinformation sur les nouvelles conditions du Programme de Modernisation des Bâtiments d’Elevage ( PMBE). Le conseil général veut inciter les exploitations agricoles à s’inscrire dans « une opération collective » de mise en conformité de la gestion des effluents d’élevage. C’est nécessaire car environ 40% des exploitations n’ont pas encore fait les travaux nécessaires pour éviter que les effluents polluent les sous-sol du bassin versant de la Loue.
Grâce au soutien financier de l’Agence de l’eau et des fonds européens (FEADER), une majoration des taux de subvention dans le volet « effluents » du PMBE est envisagée.

Voici les dates et lieux des réunions :

jeudi 2 décembre à Epeugney de 10 h à 12 h, salle de la Sorbonne, place de l’Eglise

jeudi 2 décembre à Etalans de 14h30 à 16h30, salle des fêtes, en face de l’Eglise;

vendredi 3 décembre à Quingey de 10h à 12h, salle polyvalente, 16 rue de l’Ecole

vendredi 3 décembre à Levier de 14h30 à 16h30, salle des fêtes, rue Charles De Gaulle.

Le rôle de L’ONEMA : ex Conseil Supérieur de la Pêche

Les organismes qui agissent pour améliorer la santé de la Loue sont nombreux … Je m’ y perds encore !! Alors j’ai voulu savoir qui faisait quoi sur ce dossier au long cours. Après avoir rencontré les acteurs du SAGE, le shéma d’aménagement et de gestion des eaux, j’ai voulu mieux comprendre le rôle des agents de l’ONEMA …l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques. En fait, les agents de l’ONEMA sont les anciens gardes du Conseil supérieur de la Pêche, transformé par la loi sur l’eau du 30 décembre 2006 en ONEMA.
En février 2010, la cour des comptes a  publié un rapport sur les instruments de la gestion durable de l’eau. La cour conclut que « l’ensemble du dispositif présente encore plusieurs faiblesses importantes auxquelles il conviendra de rémédier pour atteindre les objectifs de la directive cadre de l’eau. » En 2000, cette directive impose aux Etats européens d’atteindre un « bon état des eaux ». La cour a relevé le « caractère insuffisamment répressif de cette police ». Les rapporteurs ont  calculé que « 26% des contrôles réalisés par les services de l’Etat donnent lieu à une réponse administrative ou pénale, mais seuls % conduisent à une sanction. » Pour lire l’intégralité de ce rapport , voici le lien.

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/24_instruments-gestion-durable-eau.pdf

Sur le terrain, nous avons d’abord constaté que pour l’ensemble des cours d’eau du Doubs, ils ne sont que six agents…Si vous enlevez les tâches administratives, les jours de congés, il reste peu de temps pour la traque aux infractions.. Nous avons rencontré Mickaël Prochazka et Patrick Gindre, des agents passionnés par leur métier. Ils nous expliquent que la prévention peut être aussi efficace que la répression.

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