23 Sep

La cybersécurité, la nouvelle priorité d’Orange

ligne de code cyberdefense

Dans la salle de contrôle qui autrefois abritait le pilotage du réseau Transpac, on pourrait recycler un slogan qui date à peu près de la même époque que le réseau de transfert de données : « Orange, mérite votre confiance ».

« Pas de big data sans big confiance » clame Stéphane Richard dans une vidéo de présentation de la florissante unité d’Orange Business Service. 11% de hausse de chiffre d’affaire cette année pour l’opérateur historique dans ces activités de sécurité des systèmes informatiques des entreprises.

Avec, à Rennes, une salle de contrôle qui surveille, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, les arrières numériques de 80 clients. Une même cellule opère depuis l’Inde pour les clients internationaux. Des gros comptes de la banque, de l’industrie, des services administratifs, de l’industrie.

Car les moyens mis en place pour traquer les tentatives d’intrusions sont lourds : la mise en place de protocoles de sécurité, la surveillance, la réponse, et l’expertise de l’opérateur pour son propre réseau. C’est du lourd.

En face, les occasions de profiter du service sont légions. « Les attaques malveillantes sont en croissance exponentielle » témoigne Michel Van Den Berghe, le directeur d’Orange Cyberdéfense, « et la cybercriminalité est en train de s’industrialiser ».

Il y a les tentatives de phising » (des virus malveillants se cachant souvent dans des mails), les attaques pour faire tomber les serveurs d’entreprises, voire du vol de données stratégiques, dont le coût moyen des dommages atteint une moyenne de plus de 750 000 euros. « On a vu cet été de plus en plus de crypto-locking dans des PME » raconte Michel Van Den Berghe, « leurs données sont cryptées, il leur faut payer une rançon pour obtenir la clé du décryptage« .

On pense également à l’attaque qui a fait « tomber » TV 5 Monde, mais également àl’aveu de piratage par Yahoo, qui s’est fait voler 500 000 fin 2014.

Shériff, fais-moi peur

Des coups de plus en plus intelligents, avec des machines de plus en plus puissantes, qui peuvent rendre le contrôle de 800 000 machines partout dans le monde, qui vont à un moment donné envoyer toutes en même temps des requêtes à un serveur. « Un loueur de voiture a subi une attaque de ce genre, tout ses sites internet ont été  hors-service, il ne pouvait plus louer une seule voiture. Nous avons réussi à détourner toutes les requêtes pour qu’ils puissent reprendre du service » raconte Michel Van Den Berghe.

Depuis la salle de contrôle de Rennes,  on met au jour 400 alertes chaque mois en moyenne. Des incidents qui, pour 80 d’entre eux, sont des attaques en bonne et due forme, et nécessiteront une réponse.

A Rennes, 400 personnes travaillent dans cet environnement de la cyberdéfense. Un secteur dans lequel la Bretagne est en pointe, avec un « Pôle excellence Cyber Bretagne » cher au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et une école spécialisée à Vannes.

Les ingénieurs qui en sont issus ne manquent pas de débouchés. Orange, qui ouvre en interne une Cyberacadémie, ambitionne de recruter 100 nouveaux ingénieurscyberdéfense sur le site de Rennes. Ils sont déjà 400 à évoluer dans ce domaine, dont 200 experts et spécialistes chez orange Cyberdéfense.

Parmi eux, environ 10% de « hackers éthiques ». Ils sont aussi forts que les pirates. Mais eux, ce sont des gentils.

 


La cybersécurité, la nouvelle priorité d’Orange

07 Jan

La première formation universitaire à l’impression 3D voit le jour en Bretagne

Avec la première formation universitaire à l'impression 3D

Avec la première formation universitaire à l’impression 3D

L’impression 3D étend son développement jusque dans les centres de formation. La compétence d’imprimeur 3D est désormais un plus, pour, par exemple, rejoindre une enseigne de bricolage. A Ploemeur, l’une des premières formations spécifiques en France a vu le jour. Continuer la lecture

25 Mai

Poinçonneurs hier, caissières aujourd’hui, juristes demain? Ces métiers qui disparaissent avec le numérique

AFP PHOTO/BORIS HORVAT

Un membre du mouvement Raélien proteste contre le remplacement des humains par des robots. AFP PHOTO/BORIS HORVAT

Eclusiers, sténos, rémouleurs, pompistes ou poinçonneurs ont disparu depuis longtemps. Aujourd’hui des caissières et conducteurs de métro sont remplacés par des machines. Demain les juristes? Une évolution accélérée par les nouvelles technologies, qui créent aussi de nouvelles activités. Continuer la lecture

11 Fév

Le tweet qui nous apporta Internet dans les trains (d’ici fin 2016)

Un TGV en gare de Perpignan

Un TGV en gare de Perpignan

C’est une promesse qu’a faite la SNCF ce mardi, après avoir signé une déclaration commune d’intention avec l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Les trains auraient une connexion internet d’ici fin 2016, ce qui mettrait fin à un anachronisme à l’aire du tout numérique. 

L’ensemble du réseau ferroviaire français bénéficiera d’une connexion à internet d’ici fin 2016, c’est promis. Avec un premier objectif: « un meilleur accès des voyageurs aux réseaux mobiles dans les trains » indique le régulateur des télécoms dans un communiqué. Continuer la lecture

05 Déc

Le Mabilais à Rennes: un immeuble symbolique pour abriter la French Tech

L'immeuble Le Mabilais

L’immeuble Le Mabilais -SG

La secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, est venue à Rennes pour « inaugurer », en quelques sorte, la French Tech Rennes, qui s’installe dans un immeuble symbolique de l’économie métropolitaine. L’immeuble La Mabilais, qu’à visité la secrétaire d’Etat, abritait dans les années 70 le centre des télécommunications de France Telecom.

300 personnes ont donc accueilli Axelle Lemaire dans cet immeuble à l’allure toujours contemporaine, puisque le dispositif French Tech prévoit l’existence d’une vitrine « physique », d’un lieu emblématique, pour ce label destiné à promouvoir la vitalité de nos territoires à l’international.

Les projets présentés à la Secrétaire d’Etat (la ville de Rennes en 3D, la start-up Cocourse, la petite séance de soudure de badges clignotants offert par le Fab Lab, toute cette visite au pas de course a été largement live-twitté.

Il est intéressant, donc, de noter est la symbolique du lieu choisi par Rennes Metropole pour abriter cette vitrine de 1000m2 qui accueillera un espace de co-working, une pépinière un fab lab, et le bureau du futur « Mr French Tech Rennes » qui sera bientôt recruté.

La Mabilais en 3D via @Mediaveille

L’immeuble de la « Mabilais » est donc cet immeuble-phare, planté au bout des quais de la Vilaine, et orné d’une soucoupe, dessiné par l’architecte Louis Arretche.

Le promoteur Legendre a investit 40 millions d’euros pour sa réhabilitation, et la soucoupe est désormais prolongée d’un « phare » clignotant destiné à être un éventuel repère pour un routard galactique égaré dans les parages.

La première société à réinvestir les lieux est un des fleurons rennais de la nouvelle économie, l’entreprise OuestJob.

Ainsi, la French Tech Rennes rejoindra ce pionnier de la recherche d’emplois sur internet, créé il y a 15 ans dans des locaux qui abrita l’un des piliers de l’économie rennaise (non, je ne mentionnerai pas le minitel). D’une économie du réseau, la Mabilais deviendra le symbole d’une économie en réseau.