30 Déc

Le Vélomnibus: 12 pédaleurs et trois innovations pour se déplacer autrement

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C’est au départ l’idée d’une bande de copains, cinq familles qui veulent faire vivre à leurs enfants « autre chose que la télé« , et qui voulaient bricoler « un truc à la C’est pas sorcier« . Le Vélomnibus 1.0 naît à Lyon en 2007.

Huit ans plus tard, le projet de Vélomnibus 3.0 fait l’objet d’une demande de financement participatif sur Ulule à hauteur de 60 000 euros, et est développé par l’un des 5 copains aujourd’hui installé à Pléneuf-Val-André, Philippe Rouyer. Car si un nouveau modèle, mis au point en 2012, ne pesait « que » 700kg, et allait un peu plus vite que son aîné, celui proposé pour 2015 entend allier au moins trois innovations pour investir les marchés de l’événementiel ou celui d’un « tourisme intelligent » qui allie culture et déplacement « soft ».

Surtout, de deux modèles équivalent existant en 2007, littéralement des « vélos à bière », hollandais et américains, il en existait plus de 15 en 2012. Et la concurrence sur ces usages du « slow life », où l’on se déplace en ville, alliant mobilité douce et convivialité, pourrait se renforcer. Ce type d’engin de déplacement collectif pouvant séduire également des collectivités locales, comme le firent autrefois les calèches dans des lieux de la ville à préserver.

Pour cela, il faut réduire plusieurs équations. D’abord, alléger au maximum. C’est le soucis d’ID Composites à Saint-Brieuc, la plateforme technologique de l’IUT de Saint-Brieuc spécialisée dans les composites et les polymères, qui fournira le châssis. L’objectif est de descendre à 500kg.

Il faudra tout de même déplacer 2 à 2,5 tonnes, en comptant 12 pédaleurs, huit passagers et un pilote. En pédalant, c’est un peu comme s’il fallait tirer cela avec une mobylette.

C’est là qu’intervient une des trois innovation, qui fera l’objet d’un brevet déposé par une start-up franc-comtoise.  Elle améliore un procédé de variateur mécanique existant, le NuVinc HUB, qui renvoie nos dérailleurs aux oubliettes, en promettant une amplitude de 520% et un rendement de 98%. « Il n’y a quasiment pas de perte » explique Philippe Rouyer.

L’autre innovation, c’est sur la production d’électricité: en fait on ne pédale pas pour avancer, mais pour alimenter un petite motorisation, « ensuite un automate gère les différentes vitesses en faisant une moyenne, et redonne la performance et la vitesse à chacun des pédaleurs« , pour qui la sensation est la même qu’un vélo classique. Ainsi, entre l’ado en petite forme, la curieuse distraite et le sportif chevronné, pas de risque de dispute, comme cela peut être le cas en tandem!

Enfin, des tablettes accueillent un contenu multimédia embarqué qui peut se synchroniser avec le circuit. « Nous avons développé un soft pour cela » explique Philippe Rouyer, qui en 2007, faisait partie « des quatre incompétents » qui, avec un ferronnier, sont à l’origine du projet. Aujourd’hui, il a fait de Vélomnibus son activité principale.

L’épargne participative: ça démarre fort !

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En investissant votre épargne dans la ferme éolienne de Bignan, vous vous assurez un rendement et participez à la transition énergétique de la Namibie. Cette promesse a été lancée le 10 décembre dernier par Lendosphère, la première plateforme de crowdfunding en prêts rémunérés dédiée à des projets de développement durable. Une promesse en passe d’être tenue, à peine 15 jours après son lancement.

Laure Verhaeghe et Amaury Blais, les fondateurs, ont accueilli le projet d’Innovent qui parmi la dizaine de fermes éoliennes implantées en France, compte celle de Bignan dans le Morbihan.

En récupérant 40 000 euros sur les quelques 800 000 immobilisés dans ce projet démarré en 2009, la société de Villeneuve d’Asc va développer un projet de ferme éolienne en Namibie.

Cette formule a séduit 50 prêteurs. En à peine quinze jours, plus de la moitié de l’objectif était atteint. Les prêteurs signeront un contrat de prêt et verront les mensualités de remboursements assorties d’intérêts.

Un démarrage en trombe qui confirme le succès du financement participatif sous toutes ses formes. Une nouvelle formule verra le jour courant janvier: l’investissement participatif dans l’immobilier, avec Crowdimmo

29 Déc

Et si on inventait le « cobaturage » ?

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Quatre copains Morbihannais ont l’habitude d’aller de Lorient vers l’île de Groix depuis qu’ils sont gamins. Mais voilà, le tarif des passages va plutôt vers la hausse, « 25 € l’aller-retour, et ils vont encore augmenter », explique François le Nevé, secrétaire de l’association « Cobaturage ». L’idée: appliquer le principe du co-voiturage à celui des bateaux de particuliers: voiliers, pêche-promenade, semi-rigides… Et de créer la plate-forme qui va révolutionner le ponton-stop.

Leur appel au financement participatif et l’article complet à lire ici.

 

 

 

 

 

 

 

27 Déc

Potageco: un projet breton à soutenir sur Orange Pulse

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Patrick Helias est un peintre en bâtiment de Primelin, dans le Finistère, qui a longtemps travaillé pour une clientèle composée à 90% de seniors. Il travaille depuis trois ans sur un meuble ludique pour cultiver son jardin sans courber l’échine, et sans se faire mouiller.

Sur le dessus du meuble, une serre abritant le jardin. Elle est indissociable d’un aquarium, qui contribue à l’irrigation, et d’un lombricomposteur. Le tout dans une ambiance zen fournissant l’eau. Le Potagéco, qui est soutenu par Bretagne développement Innovation, peut se déplacer. Et l’on peut l’entretenir dans une position assise. « L’utilisation de la partie supérieure peut se faire en position assise et les deux autres parties sont facilement accessibles du centre. De cette façon, l’utilisateur peut pratiquer une activité créative et relaxante de longues heures durant, à l’abri et sans se fatiguer » précise le descriptif.

C’est pourquoi, dans un premier temps, il est destiné à des structures d’accueil de personnes âgées ou handicapées.

Cette innovation rejoint Lombric and co, la solution de compostage pour nos appartements, que l’on a pu découvrir à la Maker Faire Paris. Ce sont deux anciennes étudiantes de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, déjà à l’origine des Refuges, les nichoirs du parc Oberthur que je vois avec plaisir tous les matins, et qui offrent un regard nouveaux sur le mariage entre le design et la nature. 

Potageco a rejoint la liste des projets en lice sur Orange Propulse, un concours de soutien à la création d’entreprise primé dans un premier temps par le vote des internautes, puis par un jury. (Et a donc besoin de votre soutien jusqu’au 6 janvier.)

Parmi les projets d’Orange propulse, on notera la proposition de Linky Tag, un capteur trackeur GPS & son application mobile dédié au yatching. Un équipement similaire équipe déjà les navires de course aux large, à grand renfort d’électronique et de centrale de bord. Il s’agit là, sans remplacer l’équipement de sécurité, d’assister grâce aux smartphones les procédures d’alertes et d’homme à la mer.

18 Déc

Le ski intelligent ? C’est de saison

Des skis face au soleil

le data-ski, c’est pour bientôt ?

Vous skiez ? Des étudiants d’une école de commerce vous proposent de répondre à un questionnaire sur nos pratiques aux sports d’hiver. Questionnaire classique avant l’élaboration d’une « proco » (prouf of concept, pour les intimes).

Leur projet a l’ambition de faire de la « data gliss ». Leur produit, une « puce reliée à un pad qui permet d’avoir en temps réel des données comme la géolocalisation, la vitesse, le temps d’attentes aux remontées mécaniques », lit-on sur le questionnaire. En résumé, une nouvelle appli qui n’aura rien de révolutionnaire.

Si. Un service est tentant: le temps d’attente aux remontées mécaniques.

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08 Déc

En Bretagne, on imprime son sabre laser Star Wars episode VII en 3D

Le sabre laser en kit

Le sabre laser en kit

Que la force de l’impression 3D soit avec vous. L’info à fait le tour de la toile et des réseaux: on peut imprimer en 3D le sabre laser de Star Wars episode VII. L’objet culte est proposé par une entreprise installée à Saint-Malo, le Fab Shop, qui fait ici un coup de com’ international et a déposé les plans 3D sur le site spécialisé Thingiverse.

Embout de tuyau d’arrosage, tire-bouchon, vous pourrez enfin tester l’utilité réelle de ce sabre dont la forme à surpris bon nombre de fans. Mais là n’est pas l’intérêt de ce post.

C’est l’occasion en effet de donner un coup de projecteur sur cette entreprise, titulaire de la licence Markerbot, une des imprimantes 3D fiables et accessibles du marché. Le Fabshop a un bureau à Paris, son siège à Saint-Méloir-des-Ondes et a créé, en un peu plus d’un an, une quinzaine d’emplois. Ce n’est déjà pas rien. Autre corde à son arc, la licence de la Maker Faire en France. Un événement mondial du Do It Yourself organisé par la revue américaine « Make », et qui fait des petits (sous licence, donc), un peu partout. Le Fab Shop en a organisé un à Saint-Malo en avril 2015, à Paris en 2014 et remet ça en 2015 avec encore plus d’espace d’exposition.

C’est le signe qu’en quelques années l’impression 3D est passé du stade de la curiosité d’une poignée de geeks à celui d’un business, fût-il celui d’une niche pour l’instant.

Au Paris Maker Faire j’avais en effet été impressionné, c’est le cas de le dire, par le nombre d’exposants proposant ainsi un catalogue d’objets à imprimer, et un service de design personnalisé. On parle ici de cadres de tableaux, de figurines, mais aussi d’escarpins ou de mobilier de jardin. Pour les plus mégalo, il y a la possibilité de se passer au scanner 3D afin de pouvoir imprimer son buste. Du meilleur effet sur son bureau.

Le Fabshop est donc sur les starting blocks en attendant le passage de la niche à celui de l’aubaine commerciale. Mais déjà nous pouvons noter que cette activité de l’impression 3D fait vivre une entreprise d’une dizaine de personnes. Ce n’est donc plus un mirage de doux rêveurs.

05 Déc

Le Mabilais à Rennes: un immeuble symbolique pour abriter la French Tech

L'immeuble Le Mabilais

L’immeuble Le Mabilais -SG

La secrétaire d’Etat au Numérique, Axelle Lemaire, est venue à Rennes pour « inaugurer », en quelques sorte, la French Tech Rennes, qui s’installe dans un immeuble symbolique de l’économie métropolitaine. L’immeuble La Mabilais, qu’à visité la secrétaire d’Etat, abritait dans les années 70 le centre des télécommunications de France Telecom.

300 personnes ont donc accueilli Axelle Lemaire dans cet immeuble à l’allure toujours contemporaine, puisque le dispositif French Tech prévoit l’existence d’une vitrine « physique », d’un lieu emblématique, pour ce label destiné à promouvoir la vitalité de nos territoires à l’international.

Les projets présentés à la Secrétaire d’Etat (la ville de Rennes en 3D, la start-up Cocourse, la petite séance de soudure de badges clignotants offert par le Fab Lab, toute cette visite au pas de course a été largement live-twitté.

Il est intéressant, donc, de noter est la symbolique du lieu choisi par Rennes Metropole pour abriter cette vitrine de 1000m2 qui accueillera un espace de co-working, une pépinière un fab lab, et le bureau du futur « Mr French Tech Rennes » qui sera bientôt recruté.

La Mabilais en 3D via @Mediaveille

L’immeuble de la « Mabilais » est donc cet immeuble-phare, planté au bout des quais de la Vilaine, et orné d’une soucoupe, dessiné par l’architecte Louis Arretche.

Le promoteur Legendre a investit 40 millions d’euros pour sa réhabilitation, et la soucoupe est désormais prolongée d’un « phare » clignotant destiné à être un éventuel repère pour un routard galactique égaré dans les parages.

La première société à réinvestir les lieux est un des fleurons rennais de la nouvelle économie, l’entreprise OuestJob.

Ainsi, la French Tech Rennes rejoindra ce pionnier de la recherche d’emplois sur internet, créé il y a 15 ans dans des locaux qui abrita l’un des piliers de l’économie rennaise (non, je ne mentionnerai pas le minitel). D’une économie du réseau, la Mabilais deviendra le symbole d’une économie en réseau.

04 Déc

Le MOOC sur la fabrication numérique, c’est reparti

Voici la saison 2 d’un MOOC inédit en France. Le LabFab de Rennes et Telecom Bretagne se sont associés pour proposer un MOOC sur la fabrication numérique. Un projet qui remonte à l’été 2013 et qui a réuni, quelques mois plus tard, 12 000 apprenants sur 5 continents.

On y voyait les bases de la manipulation et de la programmation de cartes Arduino, quelques notions d’électricité, de découpe laser, de modélisation 2D/3D, les premiers pas vers l’impression 3D, bref, tout ce qui fait de vous un « maker » en puissance.

Mais pour faire quoi?

Et bien équiper ses jardinières d’un capteur d’humidité qui arrosera vos plantes juste quand elles en ont besoin, se fabriquer ses protège-coins soi-même, ou un oreiller lumineux pour se réveiller en douceur. 

Ou plus ambitieux: faire autrement qu’acheter à prix d’or des prises électriques dites intelligentes et installer chez soi l’environnement OpenenergyMonitor, développé en Open-source par Baptiste Gauthier, enseignant à Telecom Bretagne et à l’origine du MOOC.

J’avoue, j’ai lâché au bout de quelques semaines. Non pas tant par désintérêt, mais par manque de temps. Et aussi parce que je n’avais sans doute pas assez pratiqué, en amont, un peu de prototypage simple comme on en fait lors d’ateliers dans les fabs labs, et que je n’étais pas assez familiers avec des simulateurs de cartes Arduino. Bref, je l’ai pas fait, et c’est bien dommage, parce que cela peut être très ludique.

Dans cette deuxième saison, animée par Fabrice Gauthier, Glenn Smith, Laurent Mattlé et Simon Laudrault, l’apport d’une session live une fois toutes les deux semaines ne peut qu’aider à ne pas décrocher. Autre conseil: n’hésitez pas à suivre ce MOOC en passant de temps en temps un tête dans un lab fab (il y en a de plus en plus, les Espaces Publics Numériques tendant à évoluer en ces fabriques ouvertes et collaboratives). Non seulement pour des questions de matériel, même si un « starter kit » Arduino (une centaine d’euros) vous permettra déjà de bien vous amuser, mais aussi pour vous faire aider. Des notions de codes (C, Python, Java) sont recommandées, mais seulement recommandées.

Allez, lancez-vous !

02 Déc

Hydrolien: les petits cours d’eaux feront-ils de grandes rivières ?

Une petite hydrolienne pour des cours d'eaux de plus de 70cm de profondeur

Une petite hydrolienne pour des cours d’eaux de plus de 70cm de profondeur

C’est le pari de la Région Poitou-Charentes, qui a décidé en septembre de subventionner l’achat d’une hydrolienne destinée aux particuliers, comme le soulignent mes confrères de France 3 Poitou-Charentes. C’est celle de l’entreprise rochelaise Eco.Cinetic, qui a développé et commercialisé les « pico-hydroliennes », de petites hydroliennes destinées aux zones fluviales, aux estuaires et autres cours d’eau mineurs. 

Une subvention allant jusqu’à 7 500 euros pour les quarante premières acquisitions, qui se feront tout de même de 10 à 25 000 euros selon les modèles. Cela vaut pour les particuliers comme pour les collectivités. 

Comme l’Arbre à vent, ces « pico-hydroliennes » sont destinées à exploiter de petits « gisements ». Elles ont utilisable dans tous les cours d’eau disposant d’au moins 70 cm de profondeur d’eau et dont la vitesse moyenne du courant est supérieure a 0,5 m/s. La puissance varie, en fonction du modèle (mono ou bi-turbine) ou des courants, de 100 W à 20 kW, pour un prix de revient du MWh produit situé entre 40 et 150 euros.

Par assemblage, ces « pico-hydroliennes » peuvent générer de plus grandes puissances. Ce sera le cas en avril, où l’entreprise va installer un système au Congo-Brazzaville pour électrifier un village isolé.

Les avancées, qui laissent parfois sceptiques, du petit éolien comme du micro-éolien, vont de pair avec la question du stockage de l’électricité produite. D’où l’intérêt porté à la technologie de l’entreprise Rennaise Ionwatt, issue de l’Université de Rennes 1, qui a conçu et commercialise une nouvelle génération de batteries pour stocker l’électricité. Ionwatt vient en effet de lever 800 000 euros auprès de Ouest-Valorisation pour assurer son développement.

 

 

01 Déc

Ionwatt: la batterie next-génération made in Rennes

François Huber , directeur du développement, Didier Floner, maître de conférences à l’Université de Rennes 1 et inventeur de la technologie, et Florence Geneste, chargée de recherche au CNRS. © Ionwatt

François Huber , directeur du développement, Didier Floner, maître de conférences à l’Université de Rennes 1 et inventeur de la technologie, et Florence Geneste, chargée de recherche au CNRS. © Ionwatt

C’est le fruit de la recherche publique de l’Université de rennes 1: une batterie nouvelle génération qui permet de stocker de l’électricité provenant de l’éolien durant 10 heures, et sans danger. L’équipe de Matière condensée et systèmes électroactifs (Université de Rennes 1/CNRS) de l’Institut des sciences chimiques de Rennes a déposé 4 brevets et développe un savoir-faire confidentiel pour une batterie à électrolyses hautes-performences.

 

L’enjeu: stocker l’énergie éolienne et mettre en oeuvre une gestion intelligente de la ressource en électricité (smart-grid). Un exemple et tout s’éclaire, c’est le cas de la dire. Mon éolienne horizontale, exemple un Arbre à vent, bien intégrée dans son écrin de verdure, a fonctionné toute l’après-midi. Mais c’est cette nuit que j’aurai besoin de chauffer mon chalet. Il me faut une batterie.

Il existe déjà des batteries à électrolytes, mais celle d’Ionwatt présente « des rendements nettement améliorés« , et « utilise des électrolytes qui existent en ressources quasi-illimitées et donc moins sensibles aux fluctuations du marché des matières premières, contrairement aux électrolytes d’origine minière actuellement utilisés » précise un communiqué de Rennes Atalantes.

Ionwatt est soutenu par la satt (Société d’accélération du transfert de technologie) Ouest Valorisation, qui a injecté 800 000 euros pour son développement. Sept emploi sont prévus d’ici l’été prochain.