30 Avr

29 avril : réunion franco-suisse en sous préfecture de Montbéliard

Une seule certitude : nombreux sont les poissons morts dans le Doubs. En ce moment, ce phénomène de mortalité s’étend du Saut du Doubs au Pays de Montbéliard. Ce vendredi 29 avril, Suisses et Français se sont retrouvés en sous- préfecture de Montbéliard pour faire le point sur cette hécatombe. Déjà lors de la réunion en préfecture de Besançon de la MISE (mission interservices de l’eau), la maladie appelée saprolégniose  avait été évoquée pour expliquer cette importante mortalité mais elle n’explique pas tout et de nouvelles analyses sont en cours. Quant à la piste des cyanobactéries, elle est écartée. En ce qui concerne la qualité de l’eau pour la consommation humaine ou les baignades, aucune restriction ne sont prises pour l’instant.

29 Avr

29 avril 2011 : Europe écologie les Verts interpellent le ministre de l’Agriculture sur l’état des rivières

Europe Ecologie les Verts saisit l’opportunité de la venue du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire ce vendredi 29 avril dans le Doubs pour lui faire part des problèmes de pollution des rivières comme la Loue ou le Doubs franco-Suisse. Cela tombe bien, le ministre était ce matin dans une exploitation agricole à Bouverans, située sur le bassin versant de la Loue. Dans son communiqué, le parti écologiste rappelle que « Même si les causes de ces pollutions sont multiples, il est admis que les pollutions agricoles y participent. Une des solutions à court-terme serait d’accroître les capacités de stockage des effluents agricoles, sur les bassins versants, par couverture des fumières et fosses à lisier ainsi que l’augmentation du volume des fosses. » EELV demande à l’Etat d’assumer ces responsabilités et de financer les actions visant à l’amélioration de l’état des rivières franc-comtoises. A ce propos, le ministre Bruno Le Maire a demandé à la préfecture de continuer les analyses en cours et il a rappelé qu’un programme de recherches, financé par l’Etat avait été mis en place pour tenter d’identifier les causes. Une fois cela établi, Le ministre s’est engagé à apporter des solutions.

29 avril 2011 : La fédération de pêche du Doubs surveille la Loue

Depuis quelques mois, trois opérations de surveillance de la Loue ont été mis en place par la fédération de pêche du Doubs avec l’aide financière de l’Agence de l’eau, du Conseil Général du Doubs et du Conseil Régional de Franche-Comté. Lors d’ une récente réunion à la fédération, les présidents des associations de pêche de la Loue ont pris connaissance des ces récentes actions.
Tout d’abord,  un suivi presque quotidien de la Loue à deux endroits précis doivent permettre de tenter de résoudre le paradoxe de la Loue. Des prélèvements d’eau ont lieu pour mesurer les taux d’azote et de phosphore d’une part sur la source du Maine (gros débit d’eau et bon indicateur des activités jusqu’au Valdahon et Etalans) et d’autre part à la source de Plaisir Fontaine à Bonnevaux-le-Prieuré (affluent de la Brême qui se jette elle même dans la Loue). Ces 90 analyses sont financées à 80% par l’Agence de l’eau et le Conseil Général du Doubs. Les 20% restants de cette étude évaluée à 30 000 euros sont pris en charge par les associations de pêche et la fédération. Ces analyses commencées fin février doivent se poursuivre en mai.

Deuxième action : l’étude et le suivi des végétaux au sens large à huit endroits sur la Loue (Mouthier, Ornans et Ruray) mais aussi le Doubs Franco-Suisse, l’Ain, le Cusancin, le Dessoubre et le Lison. Cette étude a été demandée par le groupe d’experts locaux pilotée par l’Agence de l’eau. Cela va permettre de suivre le développement des algues, des cyanobactéries et des végétaux supérieurs. Il s’agit de comprendre pourquoi les cyanobactéries se développent et les algues apparaissent. Ces analyses ont lieu de mi-mars à fin octobre et leur coût (85 000 euros) sont intégralement prises en charge par l’Agence de l’eau, le Conseil Régional et le Conseil Général du Doubs.
Premiers résultats intéressants : des cyanobactéries ont été recensées sur les rivières où il n’ y a pas de mortalité de poissons (Cusancin, Dessoubre et Lison), cela pourrait donc indiquer que les cyanobactéries présentes dans la loue l’an dernier ne seraient pas les seules responsables de la mortalité des poissons…

Troisième étude : La fédération va étudier le développement du tuf au fond du cours d’eau. Ce sont des sortes de croûtes calcaires liées à l’activité des cyanobactéries. Le milieu devient ainsi beaucoup moins habitable pour les invertébrés et les poissons comme le chabots et la Loche franche.

27 Avr

27 avril 2011 : La mobilisation s’organise pour le rassemblement du 14 mai à Goumois.

 

L'affiche de la manifestation du 14 mai à Goumois

Souvenez-vous, l’an dernier les amis de la Loue avaient voulu marquer un grand coup en organisant une marche funèbre à Ornans, un cri d’alarme pour obtenir une mobilisation de tous. Les manifestants s’étaient promis de se retrouver chaque année à la même période pour maintenir la pression. Finalement, le rassemblement aura lieu cette année à Goumois le 14 mai prochain. En janvier dernier, une mortalité importante de truite avait tiré la sonnette d’alarme. Les Suisses seront nombreux, ils annoncent au moins 500 participants de leur côté.
Voici le lien pour avoir plus d’information sur cette action : http://www.arrete.net/actions-du-collectif

27 avril 2011 : Moins de cartes de pêches vendues par la fédération de pêche du Doubs

C’est préoccupant. La fédération de pêche du Doubs vient de faire ses comptes pour le premier trimestre 2011. Pour la Loue, elle a vendu seulement 74 cartes contre 622 l’an dernier pour le même trimestre. Soit un manque à gagner de 8768 euros lors de ces trois premiers mois de l’année 2011 pour cette fédération qui emploie 6 salariés. Les associations de pêches et la fédération nationale sont aussi touchées par ces pertes financières. Sur la Loue, la fédération compte 10 associations : Mouthier, Vuillafans, Montgesoye, Ornans, Cléron, Chenecey-Buillon, PSBesançon, Arc-et-Senans, Mesmay et Quingey. Actuellement, Cléron , Montgesoye et Vuillafans n’ont pas ouvert la pêche.

28 avril 2011 : Bientôt un programme d’action pour le Doubs franco-suisse ?

Sur une partie de son tracé, le Doubs est  une rivière à cheval entre la Suisse et la France. Pendant exactement 43 kilomètres. Le cours d’eau fait même une incursion en Suisse sur 29 kilomètres.  Du coup, le Doubs est international ! D’où la complexité de sa gestion. Tout prend plus de temps ! C’est peut-être pour cela qu’il n’y a pas de contrat de rivière pour cette partie du Doubs. Curieusement, il n’y a actuellement aucun document qui fait une synthèse sur toutes les connaissances à propos de cette partie du Doubs.  L’Etablissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs a donc été chargé de présenter un diagnostic, un état des lieux de ce territoire. Ce document devrait servir de base à la mise en place d’un programme franco-suisse  d’actions pour améliorer la santé de cette rivière. Le 12 mai, un groupe de travail bi-national sur la qualité des eaux doit être mis en place par le Préfet du Doubs avec le sous-directeur de l’Office Fédéral Suisse de l’Environnement.
Autre rendez-vous : le 29 avril, pêcheurs et élus locaux ont rendez-vous en sous-préfecture de Montbéliard pour faire le point sur le Doubs Franco-Suisse.

20 Avr

20 avril 2011 : La préfecture du Doubs fait le point sur les rivières comtoises.

Un document de l'Agence de l'eau

Cette fois-ci, la préfecture du Doubs a élargi l’ordre du jour de la réunion de la Mission interservices de l’eau. Difficile d’ignorer les derniers déboires du Doubs Franco-Suisse.  La mortalité des poissons est due à une « maladie causée par un champignon, la saprolégniose ». Un groupe local d’experts piloté par l’agence de l’eau a été mis en place, il est chargé de surveiller et d’alerter en cas de problème la Loue mais aussi le Doubs , l’Ain, le Cusancin et le Dessoubre. Une expertise nationale demandée à l’ONEMA et un programme de recherches pilotée par le laboratoire de chrono-environnement de l’Université de Franche-Comté doivent permettre de mieux comprendre les problèmes rencontrés sur ces rivières.
Réunions, commissions, expertises, études, surveillances…Le vocabulaire ne change pas beaucoup au grand dam des amis de la Loue. Ils voudraient plutôt des actions concrètes sur les principales sources de pollution, déjà bien identifiées.

Pour le collectif SOS Loue et  rivières comtoises « on cherche visiblement à gagner du temps….et à obtenir des reports vis à vis de la DCE… en prenant, pour l’instant, le minimum de mesures, notamment dans le domaine agricole ». La DCE, c’est la directive européenne sur l’eau qui prévoit des pénalités en cas de non respects des normes de qualité des eaux. Mais, paradoxalement, la qualité de l’eau de la Loue est aux normes même si les poissons meurent.

Au cours de cette réunion, la situation du Doubs Franco-Suisse a été également abordée. On devrait en savoir plus le 29 avril lors d’une réunion en sous-préfecture de Montbéliard. Le 12 mai, un groupe de travail bi-national sur la qualité des eaux doit être mis en place.

Voici le lien pour avoir accès aux documents mises en ligne par la préfecture du Doubs :
http://www.doubs.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=1113

05 Avr

5 avril 2011 : 3 associations de pêche de la fédération du Doubs ont interdit la pêche sur la Loue.

Thierry Chauffour et Jean-Marie Baverel sont allés à Cléron. Cette année, les associations de pêche de Cléron, de Montgesoye et de Vuillafans n’ont pas ouvert la pêche. La Loue est à l’agonie. La fédération de pêche ne cautionne pas cette décision, elle préfère le maintien de l’activité  sur les bords de la Loue. La présence des pêcheurs est aussi gage de vigilance en cas de pollution, de mortalité de poissons. Quant à l’arrêté préfectoral qui ordonne de remettre à l’eau les truites fario, il autorise l’alvinage de truite arc en ciel. C’est ce qu’a fait la société de pêche d’Ornans qui a mis à l’eau des truites arc en ciel. La fédération demande que cela soit fait  avec « parcimonie et dans des endroits ciblés surtout pas là où les truites fario et autres poissons sauvages se reproduisent. Il faut aussi prévenir les pêcheurs ». La fédération tient à préciser qu’il s’agit d’un « consensus » et pas d’une « préconisation ».

12 Mar

12 mars 2011 : ouverture de la pêche à Ornans



Nous étions à Ornans pour le jour de l’ouverture de la pêche. Malgré le mauvais état des poissons, l’association de pêche a tout de même autorisé la pêche à condition de relâcher les truites fario. Ce jour là, une douzaine de carte de pêches ont été vendues contre une centaine les années précédentes. Depuis l’ouverture, l’association de pêche a fait de l’alvinage pour satisfaire les pêcheurs..

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