12 Avr

Les ombres du Dessoubre victimes de la saproneliose

Un ombre du Desoubre victime de la saproneliose. Photo Hervé Lhomme

Un ombre du Desoubre victime de la saproneliose. Photo Hervé Lhomme

Les pêcheurs du Dessoubre sont inquiets. Les heures sombres de 2014 se profilent à la surface du Dessoubre. De nombreux ombres, juvéniles et reproducteurs, sont de nouveau victimes de la saproneliose, cet espèce de champignon qui ronge leurs écailles. C’est le signe que rien n’a vraiment changé. D’autant plus que les ombres des autres rivières de la région seraient également touchés.

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31 Mar

Des truitelles de l’Ain à l’agonie : bras de fer entre les pêcheurs et EDF

Les vairons de l'Ain prises au piège des éclusées. @AAPPMA Pêcheurs à la ligne de l'Ain

Les vairons de l’Ain prises au piège des éclusées.

C’est un véritable bras de fer que les pêcheurs ont engagé avec EDF. Trois AAPPMA ( Pêche Protection Vallée de l’Ain, l’Active Union des Pêcheurs de la basse rivière d’Ain et Pêcheur à la ligne de l’Ain) ont l’intention de porter plainte contre EDF pour destruction d’espèces protégées. La truite Fario et l’ombre commun sont deux espèces protégées en France. Ces derniers jours, les truitelles et ombrets de la rivière d’Ain ont été victimes d’éclusées de la part d’EDF. Ces « bébés poissons » sont morts coincés dans des endroits de la rivière devenus secs en raison de la fermeture des vannes des barrages par EDF pour reconstituer ses stocks d’eau dans le cadre de sa production d’électricité. Pour les pêcheurs de ce secteur, c’est un véritable crève-cœur de voir ces petits chevennes et truitelles agonir faute de pouvoir rejoindre le lit majeur de l’Ain. EDF reconnaît que, cette fois-ci, « l’événement a été plus important que lors deux dernières années ».

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30 Mai

Un champignon introduit par l’homme pourrait être à l’origine des mortalités de poissons dans le Doubs et la Loue

Les mycoses des truites, ombres et loches auraient été provoquées par un agent pathogène introduit par l’homme selon les conclusions de l’étude de l’université de Neuchâtel, dévoilées aujourd’hui par les autorités fédérales suisses.

Les surmortalités de poissons ne seraient donc pas uniquement dues à un mauvais fonctionnement de la Loue comme l’avait annoncé le groupe d’experts mandaté par le comité des sages. Les chercheurs suisses ont gagné du temps dans leurs recherches grâce au travail des équipes françaises qui, elles, avaient réussi à écarter la piste des cyano-bactéries.

Le laboratoire de biologie du sol de l’université de Neuchâtel a isolé un agent pathogène appartenant au groupe Saprolegnia parasitica, souche hautement virulente. «Dans les trois rivières étudiées, tous les poissons malades étaient infectés par la même souche de Saprolegnia parasitica. On peut donc considérer que le pathogène constitue une population clonale, c’est-à-dire issue d’un seul et même clone. Un tel résultat plaide fortement en faveur de l’hypothèse d’une introduction récente de cette souche dans le milieu naturel.» explique les autorités fédérales dans leur communiqué. En clair,  c’est l’homme qui aurait introduit ce champignon dans le Doubs, la Loue et la Sorne en Suisse.  Des bottes de pêcheurs, de promeneurs, un canoë mais aussi l’introduction d’espèces exotiques, l’activité agricole… pourraient expliquer l’apparition de cet agent dans les rivières. C’est pourquoi les autorités piscicoles recommandent de désinfecter avec de l’eau de Javel ou de l’alcool, le matériel de pêche ou d’autres objets comme les canoës ayant été en contact avec les eaux de ces rivières.
Ce type d’agent n’est pas habituellement virulent mais «Le Saprolegnia qui se développe dans le Doubs, la Loue et la Sorne aurait également pu se transformer en une forme agressive suite à des modifications de l’environnement ou pour d’autres raisons inconnues.» Il touche des poissons déjà affaiblis par le mauvais état de la rivière.
Pour que les ombres, fortement touchés par ces mortalités depuis 2009, puissent se reproduire tranquillement, l’interdiction de pêcher cet espèce est désormais étendue au secteur jurassien du Doubs.

L’OFEV, l’office fédéral de l’environnement, a l’intention de surveiller la propagation de la maladie en cherchant cet agent dans d’autres rivières suisses. Il est important d’identifier les zones infectées pour tenter d’éradiquer cette épidémie.

Isabelle Brunnarius