29 Avr

29 avril 2011 : La fédération de pêche du Doubs surveille la Loue

Depuis quelques mois, trois opérations de surveillance de la Loue ont été mis en place par la fédération de pêche du Doubs avec l’aide financière de l’Agence de l’eau, du Conseil Général du Doubs et du Conseil Régional de Franche-Comté. Lors d’ une récente réunion à la fédération, les présidents des associations de pêche de la Loue ont pris connaissance des ces récentes actions.
Tout d’abord,  un suivi presque quotidien de la Loue à deux endroits précis doivent permettre de tenter de résoudre le paradoxe de la Loue. Des prélèvements d’eau ont lieu pour mesurer les taux d’azote et de phosphore d’une part sur la source du Maine (gros débit d’eau et bon indicateur des activités jusqu’au Valdahon et Etalans) et d’autre part à la source de Plaisir Fontaine à Bonnevaux-le-Prieuré (affluent de la Brême qui se jette elle même dans la Loue). Ces 90 analyses sont financées à 80% par l’Agence de l’eau et le Conseil Général du Doubs. Les 20% restants de cette étude évaluée à 30 000 euros sont pris en charge par les associations de pêche et la fédération. Ces analyses commencées fin février doivent se poursuivre en mai.

Deuxième action : l’étude et le suivi des végétaux au sens large à huit endroits sur la Loue (Mouthier, Ornans et Ruray) mais aussi le Doubs Franco-Suisse, l’Ain, le Cusancin, le Dessoubre et le Lison. Cette étude a été demandée par le groupe d’experts locaux pilotée par l’Agence de l’eau. Cela va permettre de suivre le développement des algues, des cyanobactéries et des végétaux supérieurs. Il s’agit de comprendre pourquoi les cyanobactéries se développent et les algues apparaissent. Ces analyses ont lieu de mi-mars à fin octobre et leur coût (85 000 euros) sont intégralement prises en charge par l’Agence de l’eau, le Conseil Régional et le Conseil Général du Doubs.
Premiers résultats intéressants : des cyanobactéries ont été recensées sur les rivières où il n’ y a pas de mortalité de poissons (Cusancin, Dessoubre et Lison), cela pourrait donc indiquer que les cyanobactéries présentes dans la loue l’an dernier ne seraient pas les seules responsables de la mortalité des poissons…

Troisième étude : La fédération va étudier le développement du tuf au fond du cours d’eau. Ce sont des sortes de croûtes calcaires liées à l’activité des cyanobactéries. Le milieu devient ainsi beaucoup moins habitable pour les invertébrés et les poissons comme le chabots et la Loche franche.

27 Avr

27 avril 2011 : La mobilisation s’organise pour le rassemblement du 14 mai à Goumois.

 

L'affiche de la manifestation du 14 mai à Goumois

Souvenez-vous, l’an dernier les amis de la Loue avaient voulu marquer un grand coup en organisant une marche funèbre à Ornans, un cri d’alarme pour obtenir une mobilisation de tous. Les manifestants s’étaient promis de se retrouver chaque année à la même période pour maintenir la pression. Finalement, le rassemblement aura lieu cette année à Goumois le 14 mai prochain. En janvier dernier, une mortalité importante de truite avait tiré la sonnette d’alarme. Les Suisses seront nombreux, ils annoncent au moins 500 participants de leur côté.
Voici le lien pour avoir plus d’information sur cette action : http://www.arrete.net/actions-du-collectif

28 avril 2011 : Bientôt un programme d’action pour le Doubs franco-suisse ?

Sur une partie de son tracé, le Doubs est  une rivière à cheval entre la Suisse et la France. Pendant exactement 43 kilomètres. Le cours d’eau fait même une incursion en Suisse sur 29 kilomètres.  Du coup, le Doubs est international ! D’où la complexité de sa gestion. Tout prend plus de temps ! C’est peut-être pour cela qu’il n’y a pas de contrat de rivière pour cette partie du Doubs. Curieusement, il n’y a actuellement aucun document qui fait une synthèse sur toutes les connaissances à propos de cette partie du Doubs.  L’Etablissement Public Territorial de Bassin Saône et Doubs a donc été chargé de présenter un diagnostic, un état des lieux de ce territoire. Ce document devrait servir de base à la mise en place d’un programme franco-suisse  d’actions pour améliorer la santé de cette rivière. Le 12 mai, un groupe de travail bi-national sur la qualité des eaux doit être mis en place par le Préfet du Doubs avec le sous-directeur de l’Office Fédéral Suisse de l’Environnement.
Autre rendez-vous : le 29 avril, pêcheurs et élus locaux ont rendez-vous en sous-préfecture de Montbéliard pour faire le point sur le Doubs Franco-Suisse.