21 Oct

Jugement affaire stock d’armes

15 prévenus reconnus coupables.

 

Tribunal3

 

La 7ème chambre du Tribunal Correctionnelde Marseille vient de rendre sa décision.

Les juges ont prononcé une relaxe. Les peines vont de deux ans dont un avec sursis à dix ans de prison.

Les plus lourdes peines ont été infligées à Gérald Campanella et Robert Acariès : 

dix ans de prison.

G.Campanella                           R.Acariès

Gérald Campanella                                Robert Acariès

Neuf ans de prison contre l’autre tête d’affiche de cette affaire Jean-Louis Grimaudo.

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Jean-Louis Grimaudo

 

Plus d’informations sur cette affaire et sur les réquisitions cliquez ici.

19 Oct

Rififi sur le cours Mirabeau suite…

Photo JFGiorgetti

La Bastide du Cours ©JFGiorgetti

 

La hache de guerre est enterrée

Par jugement du 4 octobre le Tribunal de Commerce d’Aix en Provence constate la fin du conflit entre Michel Scotto et Serge Kasparian.

Après un peu plus de deux ans de bataille judiciaire, Michel Scotto reprend la main sur l’hôtel restaurant installé sur le cours Mirabeau à Aix en Provence

 

Michel Scotto

Michel Scotto

MaxPPP

Serge Kasparian jette l’éponge

Serge Kasparian a finalement jeté l’éponge le 13 septembre.

Le 15 juillet 2014, il avait acheté l’établissement pour un prix de 4 millions d’€uros. Dans un premier temps le nouveau propriétaire, règle les mensualités. Puis les versements s’arrêtent.

Le conflit éclate entre les deux hommes.

L’imbroglio judiciaro-commercial commence.

De nombreuses décisions de justice sont rendues. le 28 juin dernier, le Tribunal de Commerce d’Aix en Provence tape du poing sur la table.

La sas Bastide du Cours est placée en redressement judiciaire après une période d’observation de 14 mois.

 

Serge Kasparian

Serge Kasparian

©Fabrice Foures/WorldPictures/MaxPPP 15 mai 2014

Dans sa décision les juges du Tribunal de Commerce d’Aix en Provence constatent qu’à l’ouverture de l’audience du 13 septembre les deux parties ont signé un accord le matin même.

Les problèmes de gouvernance semblent terminés.

Le Tribunal « note que les comptes de l’année 2015 sont enfin établis, que la trésorerie est efficacement contrôlée. Le fonctionnement économique et financier de La Bastide du Cours semble être revenu dans les normes habituelles.

 

Un passif à plus d’ 1.750 K€uros

 

Michel Scotto, s’est engagé à rembourser, pendant huit ans, le passif qui s’élève à 1.754.500 €uros .

Mais avant la fin du mois d’octobre, l’ex nouveau propriétaire de l’établissement doit verser trois millions d’€uros afin de reconstituer les fonds propres de la société.

Les juges continuent d’avoir l’œil sur La Bastide du Cours.

Ils ont donné rendez-vous à Michel Scotto, le sept mars 2017 à neuf heures « pour la vérification de la bonne exécution du plan et de l’examen de la situation économique, financière et sociale de l’entreprise »

 

Qui sont Michel Scotto et Serge Kasparian ? Voir l’article du 27 juillet 2016

18 Oct

Réquisitions pour le stock d’armes marseillais

 

 

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Cinq à treize années de prison requises à l’encontre des seize prévenus, dans l’affaire des caches d’armes

découvertes dans deux box marseillais en 2013 et 2014.

La Procureure a évoqué un dossier au contexte particulier à l ‘ambiance particulière « qui permet de démontrer la perméabilité entre deux mondes. Le néo banditisme et le milieu traditionnel… (Le clan Grimaudo pour les premiers et les clans Campanella et Acariès pour les seconds)

…ces deux mondes agissent ensemble

sur la ville de Marseille…

…Les uns très actifs, issus des cités. Ces jeunes sans foi ni loi, qui n’ont pas de mœurs, ne respectant pas grand chose et sont seuls…

…et le monde du banditisme classique où un code d’honneur subsiste un ami reste un ami… ».

chacun flirte avec chacun.

 

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Jean-Louis Grimaudo

 

Contre Jean-Louis Grimaudo 9 ans de prison. Présenté par la représentante de l’accusation comme le patron de l’équipe de la Capelette (un quartier de Marseille). Selon Madame Sandrine Royant c’est un chef de clan violent : «  lorsqu’il fait l’objet d’une tentative d’assassinat (en 2013) il ne dépose pas plainte…

Il fait partie de ces gens qui font justice eux mêmes. Cela démontre sa puissance dans le milieux criminel…

D’après la procureure, le nom de l’ancien employé d’une entreprise de pompes funèbres ne se prononce pas.

vous générez la peur autour de vous.

 

G.Campanella

Gérald Campanella

 

11 ans de prison contre Gérald Campanella. En fuite depuis le début de l’affaire, en 2013, un mandat d’arrêt a été délivré à son encontre le 15 juin 2015.

D’après la Madame Royant, le clan Campanella est une structure bien organisée avec un réseau sur lequel il s’appuie pour sa cavale qui dure depuis des mois

…il a des antennes posées un peu partout qui lui permettent d’échapper par deux fois à la police.

Pour la Procureure, Gérald Campanella est à la tête de cette pyramide criminelle

…Il fait plus que flirter avec le néo-banditisme, c’est une passerelle entre les différents clans.

On travaille ensemble pour satisfaire des intentions criminelles.

 

 

R.Acariès

Robert Acariès

A l’encontre de Robert Acariès, présenté comme un proche du milieu corso-marseillais, la représentante de l’accusation a requis 13 ans de prison.

il est en mauvaise position.

Dans le box de la Capelette, son ADN est retrouvé sur un talkie-walkie.

« On a l’impression qu’il s’apprêtait à commettre, soit un braquage, soit un règlement de compte, soit comme un scout, toujours prêt à l’action… » Au cours de l’enquête les policiers ont découvert deux autres box. Robert Acariès avaient les clés. Les fonctionnaires ont trouvé de nouvelles armes et plus de trois kilos de semtex .

 

Pistolets1

 

De Nuremberg à Nuremberg

 

Tribunal3

Dans son réquisitoire, Madame Sandrine Royant a fait référence au documentaire de Nuremberg à Nuremberg, vu dans ses années lycéennes, pour décrire le système mafieux mis en place par ces trois équipes de malfaiteurs.

…Chacun participe volontairement

en toute connaissance de cause…

…dans ce groupe criminel chacun participe volontairement.

 

Sur le banc de la défense, les avocats grondent et trouvent cette association d’idées excessive et hors de propos.

Autre sujet abordé par la représentante de l’accusation qui a suscité l’indignation des défenseurs, c’est la référence à l’argent du crime qui « servirait le financement des conseils » des prévenus. Informé de cet incident, le bâtonnier s’est déplacé à l’audience pour exprimer devant le tribunal, au nom de ses confrères, son courroux suite à des propos visant à discréditer la profession.

J’aimerai que Madame Procureure s’exprime sur ce sujet, pour dissiper tout malentendu.

Fabrice Giletta. Bâtonnier

Réponse embarrassée de Madame Royant :« je ne pourrais donner exactement les termes employés…

Je regrette que mes propos aient pu être mal compris

Les plaidoiries ont commencé ce mardi après-midi. Le jugement devrait être rendu vendredi 21 octobre.

 

 

 

05 Oct

François Bengler, héros de l’après-midi

Dans le box François Bengler, son frère Nicolas et deux complices présumés sont jugés depuis le 29 septembre pour deux affaires.

L’une concerne le meurtre d’un jeune guetteur de 16 ans dans une cité des quartiers nord de Marseille et la tentative de meurtre sur un garçon de onze ans et  sa sœur. Les faits datent du 19 novembre 2010. Ce dossier, selon l’accusation entre dans le cadre d’une guerre sans merci, entre deux clans, les gitans et les blacks. L’autre vise un enlèvement avec séquestration.

Francois gros plan

Le boss du box a parlé

 

Pendant plus de quarante cinq minutes, ce mercredi après-midi, François Bengler a pris les rênes de l’audience.

L’aîné des frères Bengler a démontré qu’il était le patron.

Le verbe haut, il se défend point par point sur chaque question, brandit des procès verbaux du dossier et critique l’enquête

Faut dire que les policiers n’ont pas fait beaucoup pour trouver des preuves dans cette affaire

Le président de la cour d’assises, Pascal Guichard, a repris l’accusé en lui expliquant qu’il devait répondre aux questions

« c’est comme cela que ça se passe ici. Je n’ai pas à vous répondre… »

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L’interrogatoire reprend :

Le Président : Pourquoi vous et votre frère avez été désignés dans cette affaire, de meurtre en bande organisée et tentative de meurtre en bande organisée, par des gens qui désirent garder l’anonymat ?

François Bengler : je peux le faire moi aussi

Le Président : Vous avez peut-être la réponse et vous ne souhaitez pas la donner? Pourquoi vous désigner?

François Bengler : Je ne sais pas. Cela reste des pensées. Tant qu’on n’est pas sûr on ne peut pas accuser…depuis le début de cette affaire tout est ramené au clan Bengler, les téléphones, les voitures, les maisons…on a fait six ans de cellule pour parler d’hypothèse !

Sur question du magistrat au sujet de son activité entre 2008 et 2010, François Bengler a expliqué avoir vécu en Espagne, parce qu’il avait été victime d’une tentative d’assassinat. Il a essuyé des coups de feu alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec ses enfants à bord. Pendant ces deux années, l’accusé indique à la cour, avoir fait la fête pendant ces deux années. A chaque fois qu’il revenait en France, il s’équipait d’un « calibre 44 » pour assurer sa sécurité.

L’aîné des frères Bengler explique aux jurés avoir volé des nourrices sur des plans stups (appartement servant à stocker des armes, de la drogue et l’argent du trafic)

Avec deux petits jeunes on a braqué un appartement,  on a dit police, on a pris le sac.

Je préfère voler une nourrice qu’un commerçant

Vous verrez mon casier judiciaire, il n’y a pas de victimes

 

Le complot

Le chef de l’enquête, indique François Bengler, nous a dit qu’il y a eu des pressions politiques, Brice Hortefeux (ministre de l’intérieur en 2010) est venu à Marseille et à fait tomber des têtes.

C’est une erreur judiciaire

Maître Emmanuel Marsigny complète les déclaration de son client : « …le ministre de l’intérieur est venu en Falcon de la République Française à Marseille en compagnie des numéros deux, trois et quatre de la police. Il y a des éléments factuels dans ce dossier qui laissent à penser qu’on s’est hâter de trouver un coupable parce qu’il était impensable avant l’élection présidentielle (2012) de laisser cette affaire sans réponse… »

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L’audience reprend demain jeudi.

La cour d’assises va aborder l’aspect en enlèvement et séquestration. Le 8 décembre 2010 un homme est enlevé dans le quinzième arrondissement de Marseille, par trois hommes armés et cagoulés. Rapidement les policiers, ont la conviction que l’enlèvement pouvait être lié avec un trafic de stupéfiant.

Les ravisseurs réclament un million d’€uros en espèces ou une tonne de résine de cannabis contre la libération de leur otage.

Six jours plus tard, les policiers investissent une villa près d’Aix en Provence et découvrent la victime ligotée, cagoulée, et tuméfiée. Dans la maison, les enquêteurs interpellent les frères Bengler et trois complices et saisiront des armes de la drogue et une forte somme d’agent en espèces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04 Oct

Un témoin très attendu

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Attendu vendredi, Lenny est venu aujourd’hui

au quatrième jour du procès de François et Nicolas Bengler accusés, notamment,

de meurtre et tentatives de meurtres.

Sérieusement blessé par des tirs de kalachnikov, dans une cité des quartiers nord de Marseille, le 19 novembre 2010, l’adolescent est venu déposer ce mardi matin devant la cour d’assises des Bouches du Rhône. A l’époque des faits, il avait 11 ans. Six ans après, la victime raconte :

J’étais clos la rose, je revenais chez moi avec ma sœur, j’ai entendu des coups de feu, j’ai vu la voiture arriver et on m’a tiré dessus.

Je ne me souviens plus beaucoup de tout. Je me souviens des images, une voiture rouge, y a trop de trucs qui se sont passés

J’ai beaucoup de douleurs à la main, à l’épaule et à la mâchoire.

Aujourd’hui, Lenny porte encore les traces de ses blessures, une large cicatrice au cou et le bas visage déformé par une protubérance sur le côté droit.

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Les avocats de la défense attendaient avec impatience ce témoignage

Moins d’un an après les faits, le jeune garçon, avait reconnu François ou Nicolas Bengler, au cours d’une parade d’identification derrière une glace sans tain. Et avait précisé reconnaître des individus sans pour autant être formel.

 

Son témoignage permettait d’étayer la thèse de l’accusation, impliquant les frères Bengler dans un dossier où les preuves matérielles paraissent inexistantes.

.Aujourd’hui, à la barre de la cour d’assises, Lenny se souvient d’une voiture rouge qui s’est arrêtée devant son bâtiment, dans la cité du clos la rose dans le 13ème arrondissement de Marseille, et ne peut pas confirmer qui était dans la voiture. Ce dont il se rappelle, c’est qu’il y avait trois personnes et le passager avant a tiré.

Je ne suis pas capable de dire à 100 % que c’est eux. Je ne veux pas viser des gens pour rien, alors que je ne suis pas capable de me souvenir ce que j’ai mangé hier soir.

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Depuis le 19 novembre 2010, Lenny est conscient d’avoir frôlé la mort. Sa vie a beaucoup changé, il est déscolarisé et ne fait plus rien.

Le Président de la cour d’assises, Pascal Guchard, lui demande s’il n’a pas été visé ?

J’avais onze ans! Il n’y avait aucune raison. Je pense qu’il voulait tuer n’importe quel jeune dans la cité.

En fin de déposition, le jeune homme explique que sa mère a peur depuis qu’il s’est fait tirer dessus, lui non. Qu’il a hésité à venir parce qu’il avait

mal aux dents et la bouche gonflée. Quant aux faits, il n’a pas essayé de les oublier « c’est parti tout seul en vivant ma vie »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02 Oct

Procès des frères Bengler: une journée réservée aux témoignages…. sans témoin

 

© JF Giorgetti – France 3 Provence-Alpes

Au deuxième jour du procès des frères Bengler et de leurs deux présumés complices, une quinzaine de témoins convoqués devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence, aucun ne s’est présenté.

 

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© JF Giorgetti – France 3 Provence-Alpes

La peur plane sur le procès

Une quinzaine de témoins sont convoqués ce vendredi pour venir déposer à la barre. Aucun n’est venu à la cour d’assises d’Aix-en-Provence, y compris Lenny, blessé par les tirs de kalachnikov, au Clos la Rose le 19 novembre 2010.
Le jeune garçon de 11 ans, au cours de l’enquête, avait, lors d’une parade d’identification, un an après les faits, affirmé aux policiers que Nicolas Bengler n°2 ou François Bengler n°3, étaient sur place,
je suis sûr que c’est l’un des deux.
.

© JF Giorgetti - France 3 Provence-Alpes

© JF Giorgetti – France 3 Provence-Alpes

« Ils se ressemblent fortement. Je ne peux pas vous dire sur lequel, j’ai le flash, mais quand je revois les images, pour moi, c’est un des deux… Je ne peux pas être plus précis. Cela fait un an que les faits se sont déroulés, mais ça n’enlève rien à ma certitude sur l’un des deux individus… « 

A la demande des avocats de la défense qui considèrent que ce témoignage n’a pas de valeur, puisque le témoin hésite entre l’un et l’autre des frères Bengler, le président de la cour d’assises a délivré à l’encontre du jeune garçon un mandat d’amener. En clair, la force publique, policiers ou gendarmes vont se lancer à sa recherche pour le présenter à la cour le mardi 4 octobre à 9 heures.

Les frères Bengler menacent

Pour illustrer ce climat de peur qui plane au-dessus du procès. Au cours d’une garde à vue, à l’évêché (siège de la PJ de Marseille en novembre 2011, ), les conversations entre les frères Bengler sont enregistrées alors qu’il se trouvent dans les  geôles. Extraits.
François : «Le témoin sous X je suis sûr que c’est .. » (inaudible).
Nicolas : « Hein? »
François: « Le témoin sous X, je suis sûr que c’est …» (peu audible mais pourrait être R)
Nicolas: « Et ouais, et ouais frère, et ouais je voulais pas qu’on le prénomme tout à l’heure. Tu vois pas sur les gardes à vue, il est jamais là ce bâtard ? « 
François : « C‘est lui le témoin sous X ce gros bâtard de sa mère. »
Nicolas :  » Et ouais, et ouais « 
François : « De toutes façons.. .(inaudible)… ce gros PD ha! »
Nicolas : « Hein, et ouais et ouais »
François : … (inaudible)
Nicolas : « Et ben, quand vous arrivez aux Baumettes il faut le déchirer »..  silence.
«Hein ? Quand vous arrivez aux baumettes il faut le déchirer. Deux ou trois … » ( inaudible) « dans sa figure au moins vingt ou trente points il faut lui faire. »
François : inaudible… « faut le déchirer hein ! »»
Nicolas : « Et ouais ouais ! Parce que lui à chaque fois, jamais ils le mettent en garde à vue hein! Ce gros bâtard de sa mère. »
François : inaudible
Nicolas : « Et ouais et ouais « 
François : « Ce gros bâtard de sa mère » inaudible
Nicolas : « Et ouais il faut le faire caner (le tuer), il faut ! Il faut le faire caner il faut lui faire quelque chose ». Silence. « C’est comme la dernière fois, la deuxième garde à vue : pourquoi toi tu y étais et lui non ? Parce que c’est lui qu’à dit que c’était toi hein ! Pour se sortir de la (inaudible) ce gros bâtard. Ho! La dernière fois quand j’étais aux baumettes, qu’on m’a laissé deux ou trois jours aux arrivants Il était tout bizarre avec moi hein ... (inaudible) ..juste une fois hein ! »

Le procès reprend lundi 3 octobre à 9 heures.

26 Sep

Des vieux bandits marseillais jugés pour une ancienne affaire de machines à sous

Dernière minute

Le jugement vient d’être rendu ce mercredi après-midi.

  • André Cermolacce alias gros Dédé est condamné à 30 mois de prison dont 24 mois avec sursis. Il doit s’acquitter d’une amende de  10 000 €uros
  • Richard Laaban est condamné à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis. Il doit s’acquitter d’une amende 5000 €uros d’amende
  • les condamnations pour les 6 autres complices vont de 2000 €uros d’amende à 18 mois de prison avec sursis.
Les avocats des deux principaux protagonistes  avaient plaidé la relaxe pour leurs clients. Maître Antoine Versini pour « gros Dédé » avait comparé ce dossier « à une relique, des cendres, un vrac judiciaire ». Pierre Caviglioli pour une petite main du réseau a parlé de « commémoration de période désuète ».
Hier, dans son réquisitoire, le procureur a expliqué ne pas pouvoir soutenir l’accusation contre  André Cermolacce et Richard Laaban. Selon le magistrat les éléments de l’enquête sont parcellaires et des vérifications n’ont pas été réalisées. Contre les six autres, prévenus le procureur a réclamé des peines allant de 6 à 18 mois de prison avec sursis.
Le procès a duré trois jours

Compte rendu du premier jour du procès et résumé de l’affaire

 En tête de liste André Cermolacce dit « Gros Dédé »,  61 ans et Richard Laaban, 71 ans, jugés en compagnie de six autres présumés complices, par le tribunal correctionnel de Marseille, pour notamment, association de malfaiteurs et non justifications ressources.

 

Saisie de machines à sous de type Bingo en avril 2005. Elles venaient de toute la région Paca. © MAGNIEN Patrice / pmagnien@msn/MAXPPP

© MAGNIEN Patrice / pmagnien@msn/MAXPPP Saisie de machines à sous de type Bingo en avril 2005. Elles venaient de toute la région Paca.

La justice reproche aux prévenus d’avoir organisé, à des niveaux d’implication différents, un réseau d’exploitationde machines à sous, de type bingo. D’après l’enquête, les machines étaient installées dans une vingtaine de bars marseillais. Selon les policiers, chaque machine rapporte entre 9000 €uros et 11 000 €uros par mois. La répartition des gains serait de 70 % pour le réseau et 30 % pour les cafetiers. Aucun gérant de bar n’a été retenu dans cette procédure. Les faits datent de 2005 à 2007.Le 30 septembre 2005 la sous-direction des courses et des jeux est informée de l’existence d’un réseau de machines à sous clandestines à Marseille et dans sa région. Rapidement l’enquête s’oriente vers 8 personnes susceptibles d’être les auteurs des infractions. Au cours de leurs surveillances les enquêteurs constatent que les protagonistes se retrouvaient régulièrement dans une brasserie installée dans le quartier des Catalans (7ème arrondissement de Marseille) non loin du bord de mer.

De nombreuses écoutes téléphoniques sont réalisées où il est question de « comtées » et de « petits paquets ».

Les prévenus contestent et disent avoir parlé de contrée (partie de cartes) et de pieds paquets, un plat provençal bien connu.

Une villa à Cassis avec piscine

André Cermolacce au tribunal le lundi 26 septembre 2016. © Jean-François Giorgetti / France 3 Provence-Alpes

© Jean-François Giorgetti / France 3 Provence-Alpes André Cermolacce au tribunal le lundi 26 septembre 2016.

André Cermolacce vit avec sa compagne, au chômage, à Cassis dans une luxueuse villa avec piscine pour un loyer mensuel de 2400 €uros. Se déplaçant uniquement en voiture de location en raison d’une tentative d’assassinat dont il avait été victime, « Gros Dédé » avait offert à sa compagne une Audi au prix de
25.000 €uros. Elle expliquera aux enquêteurs que son conjoint, sans connaître son activité, « gagnait bien sa vie ».

Une Mercedes au prix de 100 000 €uros

Richard Laaban au tribunal le lundi 26 septembre 2016. © Jean-François Giorgetti / France 3 Provence-Alpes

© Jean-François Giorgetti / France 3 Provence-Alpes Richard Laaban au tribunal le lundi 26 septembre 2016.

Richard Laaban et son épouse ont acheté entre 2003 et 2006, 21 voitures dont une Mercedes au prix de 100.000 €uros. La plupart de ces véhicules ont été en partie achetés en espèces et les crédits soldés en numéraires. Dans le même laps de temps 123.100 €uros en liquide ont été versés sur son compte bancaire. Madame Laaban sans revenus déclarés percevait un salaire de 1000 €uros par mois pour un emploi  dans une société d’intérim. Sa maîtresse bénéficiait d’un emploi fictif, pour un salaire de 500 €uros par mois dans la même entreprise.

Le procès doit se terminer ce mercredi.

Autre affaire en cours

Les deux amis ont été mis en examen en 2015 dans une affaire de tentative d’extorsion de fonds en compagnie d’un administrateur judiciaire qui souhaitait rapidement recouvrir 15 millions d’€uros auprès de Jean-Pierre Bernès. Cette somme correspond à des dommages et intérêts que l’agent de joueurs doit verser suite à une condamnation qui date de 1998, pour abus de bien sociaux au préjudice de l’Olympique de Marseille.

27 Juil

Du Rififi sur le Cours Mirabeau

Bastide du Cours Aix en Provence

Bastide du Cours Aix en Provence

Bataille pour un hôtel restaurant

à Aix en Provence

La Bastide du Cours installée sur le cours Mirabeau, fait l’objet d’une lutte acharnée entre deux hommes.

 

Tout commence le 15 juillet 2014. Michel Scotto, cède à Serge Kasparian, les parts de la société. Les créances pour un montant de quatre millions d’euros. Dans le même temps une caution pour un emprunt d’un million d’euros est transférée entre les deux parties.

L’acquéreur commence à régler suivant l’échéancier prévu. Un litige survient. Les paiements s’arrêtent. L’imbroglio judiciaro-économico-commercial commence.

La justice est saisie et le parquet d’Aix en Provence veille.

La Procureure de la République:

il y a eu des comportements déplacés.

La Bastide du cours, une belle affaire. Les spécialistes du secteur pourraient dire qu’elle ronfle…

En 2013 le chiffre d’affaires approche les quatre millions d’euros. Une trentaine de salariés s’affairent dans cet établissement de luxe ouvert tous les jours

de 7h30 à minuit, 7 jours sur 7.

Photo JFGiorgetti

 

Parmi les nombreuses décisions judiciaires, celle du Tribunal de Commerce du 28 juin dernier.  La Bastide du Cours est placée en redressement judiciaire, après une longue période d’observation. Les juges relèvent que « plusieurs éléments n’ont pas permis de présenter un plan de sauvegarde au tribunal » notamment dû aux « difficultés pour obtenir une comptabilité fiable… » , »des difficultés de gouvernance liées aux différents mouvements des titres dans la société. » Dans ses conclusions la juridiction consulaire évoque « un risque inéluctable de liquidation judiciaire ».

La dette de la SAS Bastide du Cours s’élève à

7 millions d’euros

D’après les observateurs de ce dossier, la situation de la société devra être résolue avant la fin de l’année.

 

Deux rivaux au profil particulier

Michel Scotto

Le vendeur, Michel Scotto

Ce marseillais, aujourd’hui âgé de 75 ans a commencé sa carrière, en 1966, dans la chaussure, plus précisément dans les articles chaussants. Son entreprise est installée à La Ciotat. Quelques années plus tard, ce passionné de foot devient président du club de Cassis-Carnoux avant de présider l’AS Cannes. Aujourd’hui, il est à la tête d’une kyrielle de sociétés dans des domaines divers tels que l’édition, la géothermie ou la distribution de boissons.

Affaire Cercle Concorde

Le nom de Michel Scotto apparait en 2006, dans l’affaire du Cercle Concorde installé à Paris. Dans ce dossier, l’instruction judiciaire révèlera que deux clans corses se disputaient la gestion de l’établissement et surtout les gains colossaux générés, par les parties de poker. Certains protagonistes lui avaient donné le surnom de « poule aux oeufs d’or ». 

L’homme d’affaires provençal, apparaît à de nombreuses reprises dans les écoutes téléphoniques. Michel Scotto converse souvent avec Paul Lantieri, (patron de la Rotonde, un restaurant situé à quelques centaines de mètres de la Bastide) l’un des personnages centraux dans cette affaire d’extorsion et de blanchiment. Par exemple en novembre 2006, à propos d’un match de football qui doit se tenir en Corse, Michel Scotto explique qu’il « ne veut pas acheter le match, mais veut que ça se passe correctement. » Réponse de Paul Lantieri : « je vais m’en occuper. » Dans ce dossier tentaculaire, Michel Scotto aura le statut de témoin assisté.

 

Michel Scotto a investi 100 000 euros

dans le Cercle Concorde

Le sept juin dernier, à l’audience du tribunal de commerce d’Aix en Provence, Michel Scotto était accompagné par son expert comptable, Jean-Luc Berthon.

En octobre 2013, ce spécialiste du chiffre a été condamné, dans l’affaire du Cercle Concorde à six mois de prison avec sursis pour complicité d’abus de biens sociaux. Il était entre autre l’expert comptable du cercle de jeux parisien.

Paul Lantieri sera condamné à trois ans de prison avec l’interdiction de gérer une entreprise pendant 5ans.

 

Serge Kasparian

L’acheteur Serge Kasparian

« Sarkis » est lui aussi passionné par les brasseries, le foot et les cercles de jeux parisiens.

Il a commencé sa carrière dans l’immobilier pour ensuite se lancer dans la restauration.

Après la fermeture, en 2007, du Cercle de Concorde, consécutive à l’affaire judiciaire, Serge Kasparian, devient, en 2009, le nouveau patron l’établissement qui devient le Cercle Cadet. Brice Hortefeux, le Ministre de l’Intérieur de l’époque viendra assister à l’inauguration.

Un magistrat du palais de justice de Marseille dira sous le sceau de la confidence que le nouveau propriétaire de cet établissement de jeux « porte un nom à consonance arménienne ayant un fort accent Corse… »

L’aventure dans le jeu va durer cinq ans…

Octobre 2014 le cercle Cadet est perquisitionné et fermé. Parmi la quinzaine de personnes interpellées se trouve « le beau Serge ». A l’issue de la garde à vue, il est mis en examen pour notamment extorsion, blanchiment de fraude fiscale et association de malfaiteurs. Saris passera quelques mois en détention provisoire.

mis en examen pour notamment

extorsion, blanchiment de fraude fiscale et

association de malfaiteurs

…dans le football, six mois.

Au cours de l’enquête sur le cercle de jeux, les policiers découvrent que l’actionnaire principal du Nîmes Olympique, depuis avril 2014, « arrange » plusieurs matches de ligue 2 au cours de la saison 2013-2014. Dans cette deuxième affaire judiciaire, il est mis en examen entre autre pour corruption passive et active.

mis en examen entre autre pour corruption passive et active

Les deux affaires concernant Serge Kasparian, sont encore à l’instruction.

 

 

 

 

28 Juin

Le fils de Martine Vassal a nouveau condamné

 

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La 11ème chambre du tribunal correctionnel de Marseille, a relaxé aujourd’hui mardi 28 juin, Pierre Vassal pour violences et outrage sur les policiers de la brigade canine qui l’avaient contrôlé le 31 janvier 2016, au cours d’un banal contrôle routier dans le centre-ville de Marseille.

En revanche, le fils de la Présidente du Conseil Départemental des Bouches du Rhône a été condamné à :

 2 mois de prison avec sursis pour :

– rébellion

– refus de se soumettre au dépistage de stupéfiants

Des amendes :

– trois contraventionnelles à 150 euros chacune

– 150 euros pour les deux feux rouges grillés

– 400 euros pour la conduite sous l’empire d’un état alcoolique

Pour terminer, le jeune homme doit verser 500 euros en réparation du préjudice moral à chacun des deux policiers qui se sont constitués partie civile.

A l’audience, qui s’est tenue le 24 mai dernier, le procureur de la République avait requis six mois de prison avec sursis et 700 euros d’amende.

C’est la deuxième condamnation en un mois pour Pierre vassal. Le 16 juin dernier, il avait écopé de six mois de prison ferme pour notamment des faits de rébellion, d’outrage et menace.

 

 

17 Juin

6 mois de prison pour le fils de Martine Vassal

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Le fils de la Présidente « Les Républicains » du Conseil Départemental des Bouches du Rhône condamné par le tribunal correctionnel de Marseille.

Pierre Vassal 21 ans, a écopé de six mois de prison ferme en comparution immédiate, le 16 juin en fin d’après-midi.

La justice reprochait au jeune homme né en 1995 des faits :

– de rébellion, commis à Marseille le 10 mars 2016

– d’outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique, commis

à Marseille le 10 mars 2016

menace ou acte d’intimidation pour déterminer une victime à ne pas porter plainte ou à se rétracter, commis à Marseille le 10 mars 2016

violence commise en réunion suivie d’incapacité n’excédant pas 8 jours faits commis le 27 septembre 2015 à Marseille.

Pour cette affaire, Pierre Vassal a été placé en détention du 12 au 14 mars.

Pierre Vassal n’en n’a pas terminé avec la justice.

Le 28 juin, le tribunal correctionnel doit rendre une décision concernant d’autres faits qui se sont produits dans le centre ville de Marseille le 31 janvier dernier  au cours d’un banal contrôle routier.

Il est reproché au jeune homme :

– des violences sur des policiers,

outrage,

rébellion,

conduite sous l’empire d’un état alcoolique

refus de se soumettre au dépistage des stupéfiants

et inobservation de deux feux rouges.

Les faits se sont produits le 31 janvier dernier, dans le centre ville de Marseille, lors d’un banal contrôle routier.

A l’audience, qui s’est tenue le 24 mai dernier, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis et 700 euros d’amende.